Troisième trimestre 2009 : Un fragile rétablissement

Publié par

Troisième trimestre 2009 : Un fragile rétablissement CONTEXTE NATIONAL eAu3 trimestrelePIBenvolume augmente de 0,3 %, au même rythme qu'au trimestre précédent. Cetteévolutionestlerésultatd’une forte croissance des exportations En dépit d'un redressement de l’activité dans certaines industries et d'une fréquen- françaises(+2,3%après + 0,6 %). tation touristique comparable avec celle de l’année précédente, la Basse-Nor- Les dépenses des ménages sont mandie, comme l’ensemble de la France, tarde à redémarrer. La stabilisation du stables (+ 0 %, après + 0,3 %), nombre de demandeurs d’emploi a été éphémère à la fin de l’été et, malgré une tandis que l’investissement se fortehaussedeseffectifsdansl'intérimau troisième trimestre, la situation écono- contracte de nouveau, - 1,4 %, mique difficile se traduit par une nouvelle contraction des effectifs salariés, bienque après - 1,2 %. Les stocks dimi- de moindre ampleur qu’au cours des deux trimestres précédents. nuent encore légèrement, mais eLe léger revirement de l’activité industrielle entamé au 2 trimestre a été en partieleur contribution à l’évolution du confirmé à la rentrée. L’industrie régionale a connu une remontée de faible ampleurproduit intérieur passe à - 0,1 %, maisconstantedepuislafindel’été,avecuneévolutionplusfavorablepourlessec-après trois trimestres de déstoc- teurs de l’industrie agroalimentaire, des biens de consommation et de l’automobile.
Publié le : samedi 29 décembre 2012
Lecture(s) : 8
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

Troisième trimestre 2009 :
Un fragile rétablissement
CONTEXTE
NATIONAL
eAu3 trimestrelePIBenvolume
augmente de 0,3 %, au même
rythme qu'au trimestre précédent.
Cetteévolutionestlerésultatd’une
forte croissance des exportations En dépit d'un redressement de l’activité dans certaines industries et d'une fréquen-
françaises(+2,3%après + 0,6 %). tation touristique comparable avec celle de l’année précédente, la Basse-Nor-
Les dépenses des ménages sont mandie, comme l’ensemble de la France, tarde à redémarrer. La stabilisation du
stables (+ 0 %, après + 0,3 %), nombre de demandeurs d’emploi a été éphémère à la fin de l’été et, malgré une
tandis que l’investissement se fortehaussedeseffectifsdansl'intérimau troisième trimestre, la situation écono-
contracte de nouveau, - 1,4 %, mique difficile se traduit par une nouvelle contraction des effectifs salariés, bienque
après - 1,2 %. Les stocks dimi- de moindre ampleur qu’au cours des deux trimestres précédents.
nuent encore légèrement, mais
eLe léger revirement de l’activité industrielle entamé au 2 trimestre a été en partieleur contribution à l’évolution du
confirmé à la rentrée. L’industrie régionale a connu une remontée de faible ampleurproduit intérieur passe à - 0,1 %,
maisconstantedepuislafindel’été,avecuneévolutionplusfavorablepourlessec-après trois trimestres de déstoc-
teurs de l’industrie agroalimentaire, des biens de consommation et de l’automobile.kagemassifquiontfortementpéna-
Les carnets de commandes apparaissent toujours insuffisamment garnis pour lalisé la croissance.
plupartdes industriels de la région etla production estencore de 10 % à 15 % infé-
L’emploi salarié du secteur rieure aux niveaux d’avant crise, surtout pour les industries des biens intermédiai-
concurrentiel se contracte de res et pour les biens d’équipement.
e
nouveau au 3 trimestre d’environ
Laconjoncturedanslecommerceetlesservices s’améliore au troisième trimestre,
93000postes(-0,6%).L’industrie
mais les évolutions sont contrastées et les progressions encore faibles. Malgré une
perd encore près de 49 000 em-
demande encore diminuée pour les services aux entreprises et des perspectives in-
plois (soit toujours - 1,4 %) et la e
certaines, les effectifs globaux des services marchands se stabilisent au 3 trimestre,
constructionsecontractede16000
après trois trimestres de forte baisse. En revanche, les effectifs salariés dans le
emplois (- 1,1 %, après - 0,8 % au
e commerce enregistrent une nouvelle contraction, alors que les ventes du com-
2 trimestre).Letertiaireenregistre
merce de détail se revigorent légèrement. La construction neuve se maintient à des
aussi une baisse de plus de 27 000
niveaux bas, l’activité du bâtiment dans son ensemble enregistre une légère baisse.emplois(-0,2%),malgréleredé-
L’emploi salarié des secteurs marchands diminue pour le quatrième trimestremarrage de l’intérim, en hausse de
consécutif dans sa composante permanente (- 0,6 %), l’industrie, le commerce et37 000 emplois.
la construction étant touchées. Les effectifs d’intérimaires augmentent d’envi-
eEn moyenne surle troisième tri- ron1400personnesau3 trimestre,cequiramènelacontractiondel’emploisalarié
mestre,letauxdechômageau total à 500 postes.
sens du BIT se maintient à 9,1 %
Après une pause à la fin de l'été, le nombre de chômeurs est reparti à la hausse dèspourlaFrancemétropolitaine(9,5%
septembre, pour dépasser, fin octobre, 54 500 demandeurs de catégorie A.aveclesDom)soit toujours 2,6 mil-
elions de personnes. En incluant les Les créations d’entreprises enregistrent un tassement au 3 trimestre, tant dans
autres catégories de chômeurs, on la composante auto-entrepreneurs que pour le total. Le nombre de défaillances
atteint 3,3 millions de personnes enregistre,luiaussi,unebaisse,aprèsavoiratteintunpicaupremiertrimestre.
ne travaillant pas mais souhaitant
le faire.
DragosIOANFabienneFUSIL PhilippeLEMARINEL
InseeBanquedeFrance DRTEFP
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIERepriseprogressivedelaproductionindustrielle
La reprise technique de la production industrielle observée
en juillet a été confirmée en septembre et en octobre. Le
taux moyen d’utilisation des capacités de production est re-
monté de 3 points sur le trimestre, mais il se situe encore à
environ 8 en dessous de la moyenne de long terme.
Cette évolution a été plus favorable au secteur automobile, à
l’agroalimentaire et aux biens de consommation. La remontée
dusecteurautomobiles’estpoursuivieaprèsunepauseenaoût,
eson activité et ses ventes (+ 2 % de chiffres d’affaires au 3 tri-
mestre) étant de nouveau en hausse après trois trimestres de
fort recul. La hausse de la production a été aussi significative
pour le secteur des biens de consommation, où la pharmacie et
l’édition ont enregistré un raffermissement net de la demande.
Le secteur des biens d’équipement ainsi que celui des biens in-
termédiaires ont connu une plus faible progression sur la pé-
riode. Le secteur agroalimentaire, après un deuxième trimestre
en demi-teinte, a retrouvé des cadences plus soutenues.
Reconstitution partielle des carnets
Lareconstitutiondesstocksaétélemoteurdelahaussedelapro-
duction observée dans la plupart des secteurs industriels à partir
du deuxième trimestre. À l’exception notable du secteur agroali-
mentaire,lademandedemeuretoutdemêmeencorefaible,no-
tamment à l’export, et les carnets de commande apparaissent
encore insuffisamment garnis. Lesprisesd’ordresontétéplusnom-
e
breuses au cours du 3 trimestre et le mouvement de reconstitution
descarnetss’estpoursuivi.Danspresquetouslessecteursunallon-
e
gement de la durée des carnets est attendu pour le 4 trimestre.
Lesstocksdeproduitsfinisrecouvraientunniveaujugéquasi-nor-
mal, voire insuffisant dans l’industrie automobile.
Hausse d’activité dans l’agroalimentaire
L’industrie agroalimentaire, après une contraction de ses ventes
e
au 2 trimestre, a connu une évolution favorable à partir de sep-
tembreetlaproductionalégèrementaugmenté.Àlafaveurd’une
demandebienorientéedepuisplusieursmois,lesecteurdesvian-
des indique une hausse de 0,8 % de ses ventes, tandis que le
e
chiffre d’affaires des entreprises du lait se maintient au 3 tri-
mestre,+0,2%.Lesecteurafficheglobalementunniveaud’acti-
e
vité normal et les perspectives pour le 4 trimestre sont
favorables, avec des carnets de commandes étoffés.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEConjoncture régionale
décembre 2009
Moins de créations d'entreprises
En données corrigées des variations saisonnières, les créations
ed’entreprisesdiminuentde5 % au3 trimestrepar rapportautri-
mestre précédent. 62 % du total des créations de la période sont
toujours le fait des autocréateurs, mais leur nombre, en données
brutes,diminuefortementàuntrimestred’écart.Lesdéfaillances
ed’entreprises (données jugées) sont en diminution aussi au 2 tri-
mestre (+ 28 % à un an d’écart, contre + 50 % un trimestre plus
tôt),etun retour à la moyenne de longue durée semble se confir-
emer à travers les données de défaillances publiées au 3 tri-
mestre.
Le commerce redémarre doucement
L’améliorationdelaconjoncturedanslecommerceetlesservices
e
s’estpoursuivie,àdesdegrésvariables,aucoursdu3 trimestre,
en particulier pour le commerce de détail, par contraste avec le
commercedegros.Sil’activitédanslecommercegénéralistede-
meure encore déprimée, un revirement s’est fait sentir au cours
de la période, après trois trimestres de baisse. Les ventes des
grandessurfacesà prédominancealimentairedela régionontlé-
egèrement augmenté au cours du 3 trimestre, + 0,6 %, bien que
leurs chiffres d’affaires soient encore de 5 à 10 % inférieurs à
ceux d’il y a un an. Le commerce spécialisé, en particulier pour
l’aménagementdel’habitat,indiqueaussiuneactivitéenhausse,
depuis plusieurs mois déjà. Le commerce automobile se main-
tient bien orienté, notamment grâce aux ventes de voitures neu-
ves, alors que les immatriculations de véhicules utilitaires et
industriels enregistrent une forte baisse.
Bien que légèrement meilleure, la conjoncture dans les services
emarchands apparait encore déprimée au 3 trimestre, en raison
de la situation encore tendue pour les services aux entreprises,
hors intérim. Après un an de baisse, le chiffre d’affaires du trans-
portdemarchandisesestquasimentstable.Lesservicesàlaper-
sonne affichent en revanche une évolution favorable au cours de
la période, à l’image de la fréquentation hôtelière, supérieure de
e1%au3 trimestre à celle de l’année dernière.
Construction : activité encore déprimée
A la lecture des résultats de l'enquête trimestrielle de la Fédéra-
tion du Bâtiment, l’activité du secteur apparaît encore déprimée
e
au 3 trimestre, notamment pour le gros œuvre. Le repli sur le
marché du neuf s’est poursuivi au même rythme que les trimes-
tres précédents, avec une baisse plus prononcée pour les entre-
prises artisanales du gros œuvre dans le Calvados et la Manche.
Le nombre de mises en chantiers n’évolue quasiment pas depuis
le trimestre précédent, mais demeure toujours inférieur de plus
de 30 % à celui de l’année dernière.
Les carnets de commandes globaux s’érodent légèrement, pas-
sant de 4,5 mois à 4,4 fin juillet, sous l’impact d’une nouvelle di-
minution des dans le second œuvre.
WWW.INSEE.FR/BASSE-NORMANDIEÉvolution de l'emploi salarié bas-normand
L’emploisalariépermanentseréduitdenouveau Secteurs marchands non agricoles (hors intérim)
(Données CVS*)
104
e
Malgré le renforcement des effectifs dans l'intérim au 3 tri-
103mestre,l’emploisalariédanssonensembleenregistreunenou- Base 100 : moyenne de l'année 2005
velle baisse, - 0,6 %. Si la contraction des emplois industriels
102
ralentit à - 0,6 % après quatre trimestres de baisse soutenue,
101le commerce et la construction perdent 1,2 %, respectivement
1,3 % de leurs effectifs, étant fortement touchés pour le
100
deuxième trimestre consécutif. L’emploi salarié des services se
99maintient. Au total, la baisse de l’emploi permanent s’élève à
près de 1 900 postes, les destructions d’emplois sur un an tou-
98
chant plus de 6 000 personnes. Lahaussedel’intérimaétéforte
e 97au3 trimestre,+12%,soitprèsde1400équivalentstempscom-
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
plet,maisleseffectifstotauxnerepresententencoreque81%dela
moyenne d’avant crise. Basse-Normandie France
(*) CVS : corrigées des variations saisonnières
Lenombredesdemandeursd’emploiànouveauenhausse
Le nombre de chômeurs a connu un léger reflux en juillet et août,
pourrepartiràlahaussedèsseptembre.Finoctobre,lenombrede
demandeurs d’emploi de catégorie A atteignait 54 500 personnes
en données corrigées des variations saisonnières (56 700 en don-
nées brutes), les trois départements étant touchés. La hausse du
nombredechômeursdecatégorieAsurunanrestemoinsforteen
Basse-Normandie,+20,2%,qu'enFrancemétropolitaine(+25,3%).
Quelle que soit la tranche d’âge, les hommes sont toujours plus
touchésparlaprogressionduchômagequelesfemmes,etced’autant
plus qu’ils sont jeunes (moins de 25 ans) ou âgés (50 ans et plus).
Le taux d’utilisation des capacités de production, le niveau des carnets
de commandes et des stocks sont calculés à partir de l’enquête conjoncture
DIRECTION
réalisée tous les mois par la Banque de France. Le premier indicateur est une
REGIONALEDEL'INSEE
moyenne d’une variable numérique, les deux autres sont des soldes d’opinions
DE BASSE-NORMANDIE (une valeur proche de 0 indique une relative égalité des réponses à la hausse
par rapport aux réponses à la baisse). L’agrégation des réponses est faite selon
93, rue de Geôle
le poids de chaque unité répondante au sein de la branche (en termes d’ef-14052 CAEN CEDEX 4
fectifs et de chiffred’affaires),ensuiteparlepoidsrespectifdusecteurdansleTél. : 02.31.15.11.00
Fax : 02.31.15.11.80 total. Cette enquête de conjoncture est réalisée chaque mois auprès de 150 en-
treprises représentatives de l'industrie régionale.
www.insee.fr/basse-normandie
Les indices de chiffre d’affaires sont calculés à partir des déclarations fisca-
les mensuelles (source CA3) des entreprises dont le siège ou une partie im-Directeur régional :
Michel GUILLEMET portante de leur activité sont situés dans la région. Les courbes représentent la
tendance après désaisonnalisation des valeurs brutes.
Service études et diffusion :
L’évolution des effectifs salariés est calculée à partir des données trimestriel-Julien BECHTEL
les Urssaf. Les indices de variation sont exprimés en données désaisonnalisées.
Rédacteur en Chef : Le taux de chômage, calculé en moyenne trimestrielle, est estimé au sens du
Didier BERTHELOT
Bureau International du Travail (BIT) à partir de la nouvelle enquête emploi en
continu eten adoptantlescritèreseuropéensplusrestrictifs.Estdéfiniecomme
Composition PAO :
chômeur toute personne qui déclare ne pas avoir travaillé au cours d’une se-Marie-Isabelle LARDET, Françoise LEROND
mainedéterminée,êtreàlarechercheactived’emploietêtredisponibledansles
Crédit photos : 15 jours qui suivent pour prendre un travail.
Comité régional du tourisme ; Chambre régio-
nale d'agriculture ; Comité départemental du
tourisme de la Manche ;
Attaché de presse : Lesmembresdu Pôle de Gestion Publique et de Développement Économique,regroupant
Philippe LEMARCHAND souslaresponsabilitéduTrésorier-PayeurGénéral,lesserviceséconomiquesdel’Étatenrégion,
02.31.15.11.14 ainsiquedesinstitutionstellesquelaCaissedesDépôtsetConsignationsetlaBanquedeFrance,
ont décidé en 2007 de s’associer pour réaliser conjointement une note de conjoncture trimes-
© INSEE 2009 trielle.
LaconduitedecetteactionaétéplusparticulièrementconfiéeàlaBanquedeFranceetàl’INSEE,
à partir de données collectées auprès des différents partenaires.
Source : Insee, Urssaf

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.