2030 : l'ère des seniors

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En 2030, si les tendances de la période 1982-1999 se maintiennent, la population du Centre devrait avoisiner 2 667 000 habitants soit 227 000 personnes de plus qu'en 1999. L'âge moyen passerait de 40 ans en 1999 à 46 ans en 2030. La région resterait donc plus âgée que la moyenne nationale. Les populations du Loiret, de l'Indre-et-Loire, de l'Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher devraient augmenter tandis que le Cher et l'Indre perdraient des habitants. La population devrait augmenter de plus d'un cinquième dans quatre zones d'emploi et elle diminuera dans onze autres zones. Celle des jeunes de moins de 20 ans ne s'accroîtra que dans les zones d'emploi de Pithiviers et d'Amboise. Dans les six aires urbaines chefs-lieux de département, les tendances sont similaires : hausse de la population dans les aires urbaines d'Orléans, Chartres, Tours et Blois et baisse dans celles de Bourges et Châteauroux..
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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2030 : l’ère des seniors
Unité Démographie Etudes Sociales
n° 111 septembre 2001
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En 2030, si les tendances de la période 19821999 se maintiennent, la population du Centre devrait avoisiner 2 667 000 habitants soit 227 000 personnes de plus qu’en 1999. L’âge moyen passerait de 40 ans en 1999 à 46 ans en 2030. La région resterait donc plus âgée que la moyenne nationale. Les populations du Loiret, de l’IndreetLoire, de l’EureetLoir et du LoiretCher devraient augmenter tandis que le Cher et l’Indre perdraient des habitants. La population devrait augmenter de plus d’un cinquième dans quatre zones d’emploi et elle diminuera dans onze autres zones. Celle des jeunes de moins de 20 ans ne s’accroîtra que dans les zones d’emploi de Pithiviers et d’Amboise. Dans les six aires urbaines chefslieux de département, les tendances sont similaires : hausse de la population dans les aires urbaines d’Orléans, Chartres, Tours et Blois et baisse dans celles de Bourges et Châteauroux.
En 2030, la population du Centre devrait atteindre 2 667 000 habitants soit une augmentation annuelle moyenne de 0,3 %. La hausse serait importante entre 1999 et 2010 (+ 0,4 %) puis elle ralentirait ensuite (+ 0,3 % entre 2010 et 2020 et + 0,2 % entre 2020 et 2030). La population du Loiret devrait dépasser 750 000 habitants en 2030, celle d’IndreetLoire devrait at teindre 613 000 habitants, l’EureetLoir compterait 471 000 habitants, le LoiretCher 337 000 habitants, le Cher 290 000 habitants et l’Indre à peine 206 000 personnes. Ces évolutions reposent sur l’hypothèse que les comportements migratoires de la période 1982  1999 se maintiendront à l’avenir, de même que la fécondité et la mortalité observées sur la période ré cente. Si ces tendances se poursuivent, dans les trente prochai nes années,les populations de l’Indre et du Cher continue raient à diminuer. L’Indre perdrait0,4 % de ses habitants par an entre 1999 et 2030 soit plus qu’entre 1990 et 1999 ( 0,3 % par an). Dans le Cher, la baisse serait de0,3 % par an sur cette même période comme sur la période 1990  1999. Aucun chan gement dans la classification des six départements du Centre ne devrait intervenir, le Loiret restant le plus peuplé, suivi de l’IndreetLoire, de l’EureetLoir, du LoiretCher, du Cher et de l’Indre. Les départements les plus peuplés sont aussi ceux qui connaissent les plus fortes hausses de population. Ainsi, entre 1999 et 2030 la population devrait augmenter de 0,6 % par an dans le Loiret, 0,5 % dans l’EureetLoir, 0,3 % dans l’IndreetLoire et 0,2 % dans le LoiretCher.
Le vieillissement de la population s’accentuera dans tous les départements Le Centre serait plus touché que la France par le vieillisse ment. La part des moins de 20 ans y serait plus faible qu’en moyenne nationale : 20 % dans le Centre en 2030 contre 21 % pour la métropole. L’âge moyen des habitants de la région pour rait gagner 6 ans entre 1999 et 2030 et approcher 46 ans en 2030 contre 44 ans pour la France. La base de la pyramide des âges de chaque département s’amoindrira. Comme en 1999, c’est dans l’Indre que la part de jeunes de moins de 20 ans devrait être la plus faible en 2030 : un peu plus de 20 % en 1999 et à peine 16 % en 2030. Dans le Cher, cette part sera aussi faible : 22 % en 1999 et 17 % en 2030. Suivent le LoiretCher (un peu moins de 23 % de moins de 20 ans en 1999 et 18 % en 2030), l’IndreetLoire (24 % en 1999 et 19 % en 2030), le Loiret (25 % en 1999 et 20 % en 2030) et l’EureetLoir qui est le département le plus jeune en 1999 comme en 2030 (respectivement 26 % et un peu moins de 21 % de personnes de moins de 20 ans). Parallèlement, le nombre de personnes de 60 ans et plus devrait fortement augmenter dans tous les départements de la région sous l’effet de l’allongement de la durée de vie et de l’arrivée dans cette tranche d’âge des fortes générations du baby boom nées après guerre. C’est dans l’EureetLoir et dans le Loiret, départements les moins âgés, que cette hausse devrait être la plus élevée : + 90 % de seniors entre 1999 et 2030. A
MOTSCLES du THESAURUS INSEEprojection démographique, vieillissement de la population, personne âgée, pyramide des âges
Directeur de la publication :Claude BASSO ISSN : 0986976X  Code SAGE : ICI11148 Abonnement: contacter le 02.38.69.53.64
INSEE Centre Service Etudes et Diffusion 43, avenue de Paris  BP 6719  45067 Orléans Cedex 2 Tél : 02.38.69.53.35  fax : 02.38.69.53.00 Internet: http://www.insee.fr
Hausses de population dans les franges franciliennes et sur le territoire de l’axe ligérien
Evolution de la population entre 1999 et 2030 (en %) 15 et plus de 0 à moins de 15 de 7,2 à moins de 0Franges franciliennes moins de  7,2Axe ligérien Limite de zone d’emploi Région Centre: + 9,3 % Source : INSEE, OMPHALE 2000 © Ign, INSEE 1999 Population en 1999 et 2030 dont moins de 20 ansdont moins de 20 ans Population Population pour 100 personnespour 100 personnes au 8.3.1999au 1.1.2030 de 60 ans ou plusde 60 ans ou plus Zones d'emploi Bourges 180000102169 00049 Vierzon 490008140 00042 SaintAmandMontrond 480006143 00036 Aubigny 380006938 00041 Chartres 194000145242 00073 Dreux 120000159141 00070 Châteaudun 570008053 00047 NogentleRotrou 360008235 00046 Châteauroux 11800086105 00044 ArgentonsurCreuse 500005643 00031 Issoudun 350006833 00046 La Châtre29 0005124 00027 Tours 380000116424 00064 Amboise 6800010687 00061 Loches 490007446 00041 Chinon 580008956 00047 Blois 17700096196 00051 Vendôme 680007669 00045 Romorantin 700008172 00044 Orléans 382000144476 00075 Montargis 11500089135 00055 Pithiviers 5700011073 00072 Gien 640009467 00050 Aires Urbaines Tours 368000121429 00064 Orléans 325000153442 00076 Chartres 117000149156 00068 Bourges 123000114116 00052 Blois 112000117132 00059 Châteauroux 8500010785 00051 Départements Cher 31400086290 00045 EureetLoir 408000128471 00066 Indre 23100070206 00039 IndreetLoire 554000106613 00060 LoiretCher 31500088337 00048 Loiret 618000121750 00068 Centre 2440 0001032 667 00057 La somme des zones d'emploi n'est pas toujours égale au totalSources : INSEE  OMPHALE 2000 du département en raison des arrondiset recensement de la population 1999
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l’inverse, dans l’Indre, qui est déjà en 1999 le département le plus âgé du Centre, la hausse du nombre de personnes de 60 ans et plus devrait être plus limitée mais elle atteindra tout de même près de 33 %. Entre ces deux extrêmes, on retrouve l’In dreetLoire (+72 %),le LoiretCher (+64 %)et le Cher (+ 46 %). Si les tendances démographiques observées sur la période récente se maintiennent, les personnes de 60 ans et plus devraient représenter plus de 30 % de la population de chaque département en 2030. Dans l’Indre, quatre habitants sur dix auraient 60 ans ou plus en 2030. Comme en 1999, les femmes représenteront toujours un peu plus de 50 % de la population de chaque département en 2030. Cette part varie selon les départements de un peu moins de 51 % en EureetLoir à 52 % en IndreetLoire. Entre 1999 et 2030, elle changera peu : elle augmentera au plus de 0,2 point dans le Cher et dans l’IndreetLoire et elle diminuera au maxi mum de 0,2 point dans l’Indre. Aux âges élevés, les femmes resteront davantage représentées.
La population devrait augmenter dans onze zones d’emploi de la région et diminuer dans les douze autres
Entre 1999 et 2030, la population devrait augmenter de plus de 20 % dans quatre zones d’emploi de la région Centre. C’est principalement dans les zones d’emploi proches de l’IledeFrance que les hausses de population devraient être les plus fortes : + 25 % dans les zones d’emploi de Pithiviers et de Chartres, +17 %dans celle de Dreux et +15 % dans celle de Montargis. Dans la zone d’emploi d’Amboise, la hausse atteindrait 26 % et 24 % dans celle d’Orléans. A l’inverse, dans les zones d’emploi du sud de la région la population devrait baisser. Au total, la population devrait augmenter de 21,6 % entre 1999 et 2030 sur le territoire des franges franciliennes (somme des zones d’emploi de Dreux, Chartres, Pithiviers et Montargis). La population de l’axe ligérien (somme des zones d’emploi de Tours, Amboise, Blois, Orléans et Gien) devrait aussi s’accroître plus que celle de l’ensemble de la région (+ 9,3 %) avec une hausse de 16,7 % durant la même période.
Plus de jeunes dans les zones d’emploi de Pithiviers et d’Amboise
Le nombre de jeunes de moins de 20 ans diminuera forte ment dans presque toutes les zones d’emploi au profit des per sonnes de 60 ans et plus. La zone d’emploi de Pithiviers verra sa population jeune augmenter sur toute la période 1999  2030 : + 0,5 % par an entre 1999 et 2010, + 0,2 % entre 2010 et 2020 et + 0,4 % entre 2020 et 2030. Pourtant, la part de ces jeunes dans la population totale devrait continuer à diminuer, la po pulation de 60 ans et plus augmentant plus rapidement. Dans la zone d’emploi d’Amboise, le nombre de personnes de moins de 20 ans devrait aussi augmenter : + 0,4 % entre 1999 et 2010, + 0,2 % entre 2010 et 2020 et entre 2020 et 2030. Dans la zone d’emploi de Chartres, la population jeune augmentera aussi sur toute la période : + 0,1 % entre 1999 et 2010, entre 2010 et 2020 et entre 2020 et 2030. Dans la zone d’emploi d’Orléans, la population des jeunes devrait fortement augmenter entre 1999 et 2010 (+ 0,5 % par an) mais ce dynamisme s’amoindrira, la hausse sera donc beaucoup plus faible entre 2010 et 2020 (+ 0,1 %) et la population jeune diminuera entre 2020 et 2030
( 0,2 %).C’est dans la zone d’emploi de La Châtre que la baisse du nombre de moins de 20 ans sera la plus importante :  1,5 % par an entre 1999 et 2030. Entre 1999 et 2030, dans la zone d’emploi de Bourges, la part des personnes de 60 ans et plus dans la population passera de 22 à 38 % soit une hausse de 16 points. Il s’agit de la hausse la plus importante. C’est ensuite dans les zones d’emploi de Châteauroux et de Vierzon que les hausses seront les plus for tes avec +15 points. La zone d’emploi de La Châtre est la moins touchée par cette augmentation mais la part des seniors devrait tout de même augmenter d’un peu plus de 5 points entre 1999 et 2030.
Vieillissement généralisé dans les six aires urbaines chefslieux de départements en 2030
La population de l’aire urbaine d’Orléans augmente de 24 % entre 1999 et 2030, soit 53 000 habitants supplémentaires. En
Ce type de graphique permet de visualiser la structure par âge d’une population en résumant près d’un siècle de son his toire démographique. En 1999, on lit :  l’effet indirect de la Première guerre mondiale qui s’est tra duit par un déficit important des naissances dont on voit les effets sur la tranche d’âge 8085 ans, largement déficitaires par rapport à celles qui l’encadrent. En 2030, cet accident démo graphique ne se voit plus. En outre, l’allongement de la durée de vie contribue à ce que les personnes de 8085 ans soient de plus en plus nombreuses ;  l’effet secondaire du précédent déficit suite au passage à l’âge de la fécondité de la première classe creuse ;  immédiatement après l’effet indirect du second conflit mon dial s’est traduit par un déficit des naissances ;  la reprise de la natalité après la deuxième guerre mon diale, aussi appelée babyboom, avec des naissances nom Cher EureetLoir
IndreetLoire
seconde position, vient l’aire urbaine de Chartres avec une crois sance de 19 %. Viennent ensuite les aires urbaines de Tours et de Blois, avec respectivement 14 et 13 % d’augmentation de la population. Ces augmentations sont dues à l’arrivée de nou veaux habitants qui compensent le déficit des naissances ainsi qu’à l’allongement de la durée de vie.Sous l’effet combiné d’une chute des naissances et d’un solde migratoire négatif, les aires urbaines de Bourges et de Châteauroux perdent environ 6 % de leurs habitants entre 1999 et 2030. Entre 1999 et 2030, la population de 60 ans et plus de ces six aires urbaines s’accroîtra très fortement : + 134 % pour l’aire urbaine de Chartres, + 129 % pour celle d’Orléans, + 91 % pour celle de Blois et +83 %pour celle de Tours. La population âgée des aires urbaines de Bourges et Châteauroux évoluera moins rapidement, de 63 et 66 % respectivement. La population de moins de 20 ans continuera de baisser en tre 1999 et 2030 dans les six aires urbaines des chefslieux de départements. C’est celle de Bourges qui perd le plus de jeunes
LoiretCher
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breuses jusqu’en 1965. Ces générations nombreuses fournis sent le haut de la pyramide de 2030 ;  la baisse de la fécondité (moins de 2 enfants par femme), dont on voit l’effet sur les 2025 ans. On perçoit bien ce creux en 2030 pour les personnes de 5055 ans ;  l’effet indirect du babyboom avec une classe nombreuse, issue des couples du babyboom. Ce « pic » se retrouve trente ans plus tard (entre 40 et 50 ans environ) ;  la stabilité de la natalité à un taux faible, rétrécit la base de la pyramide. Le rétrécissement de la base de la pyramide est appelé à se poursuivre, sauf si la fécondité s’accroît. En effet, l’arrivée aux âges de la procréation des générations peu nombreuses nées après 1973 tend à réduire le nombre de naissances. C’est pour quoi le bas de la pyramide en 2030 est si étroit.
Indre
Loiret
Source : INSEE, OMPHALE 2000
INSEE CENTRE INFO  n° 111  septembre 2001
( 29 %), suivie par celle de Châteauroux ( 28 %). L’aire ur baine d’Orléans est la seule où la population jeune ne devrait pas diminuer. Dans les aires urbaines de Chartres, Tours et Blois la baisse sera comprise entre 8 et 11 %. En 1999, pour 100 personnes âgées de 60 ans et plus dans l’aire urbaine d’Orléans, on comptait 153 jeunes ; ce chiffre
passe à 76 en 2030. Dans celle de Chartres, on passe de 149 jeu nes pour 100 personnes âgées en 1999 à 68 en 2030 ; ce rap port passe de 121 à 64 dans l’aire urbaine de Tours et de 117 à 59 dans celle de Blois. Pour celles de Bourges et Châteauroux, le rapport jeunes / personnes âgées est proche de 50 en 2030 alors qu’il était audessus de 100 en 1999.
Note méthodologique
En se basant sur les résultats du recensement de 1999, l’INSEE a réalisé de nouvelles projections de population à l’aide d’un modèle appelé OMPHALE (Outil de Modélisation et de Projection d’Habitants, d’Actifs, de Logements et d’Elèves). A l’heure actuelle, seules sont disponibles les projections d’habitants. Le modèle OMPHALE permet de réaliser des projections par sexe et âge à moyen et long terme, sur toute zone formée d’un nombre entier de communes (sous réserve de seuils de population suffisants, de l’ordre de 50 000 habitants). Le principe consiste à déduire la population par sexe et âge d’une année en fonction des effectifs de l’année précédente, en les faisant vieillir, mourir ou migrer et en intégrant de nouvelles naissances. Les décès annuels résultent de l’application de quotients de mortalité par sexe et âge à la population susceptible de décéder au cours de l’année. De façon interactive, le solde migratoire de l’année s’obtient par application de quotients migratoires par sexe et âge à la population de la zone, en tenant compte des décès pouvant survenir dans l’année. Enfin, les naissances sont obtenues en appliquant des quotients de fécondité par âge aux effectifs de femmes de 15 à 50 ans, susceptibles d’avoir des enfants au cours de l’année. OMPHALE calcule tout d’abord des quotients de référence à partir des données du recensement et de l’état civil puis ces quotients sont projetés, année après année en fonction des hypothèses choisies. Le scénario central: les projections présentées ici ont été réalisées avec les hypothèses du scénario dit « central », fondé sur la reconduction des tendances passées pour chacune des variables :  la fécondité de chaque zone est maintenue à son niveau de 1999. Les quotients de référence par âge de la mère sont donc conservés durant toute la période de projection ;  la mortalité baisse dans chaque zone au même rythme que la tendance métropolitaine ;  les quotients migratoires de référence, calculés entre les recensements de 1982 et 1999 sont maintenus sur toute la période de projection. Les quotients migratoires sont le rapport entre les migrations nettes (arrivées – départs) survenues dans la zone au cours de l’année et la population de cette même zone à sexe et âge donné. Ils sont négatifs dans le cas où le nombre d’émigrants est supérieur à celui des immigrants. Les quotients de référence sont des quotients annuels moyens sur la période intercensitaire 19821999. Ils sont lissés d’un âge à l’autre de façon à obtenir un profil par âge rapidement interprétable. Il n’est pas affecté de probabilité a priori aux hypothèses retenues ; il ne s’agit pas de prévisions. Avertissement concernant les projections de population pour les zones d’emploi:les projections de population ne sont réali sées que sur des zones comportant un nombre important d’habitants, dans un souci de qualité statistique. Le seuil de population habituellement requis est de l’ordre de 50 000 habitants. Ce document présente des projections de population départementale avec un calage sur les projections de population régionale, et des projections pour les zones d’emploi avec un calage sur le niveau départemental. Ce calage réduit les risques dûs à l’existence de zone d’une taille inférieure au seuil de 50 000 habitants. Avertissement concernant les projections de population pour les aires urbaines :les agglomérations (ou aires urbaines) universitaires (Orléans et Tours notamment pour ce qui nous concerne) accueillent de nombreux étudiants dont une partie quittera l’aire urbaine une fois leurs études terminées. Cette attractivité des pôles universitaires s’est beaucoup développée à la fin des années 80 et au début des années 90. Le modèle OMPHALE prend bien en compte cette augmentation mais laisse vieillir ces étudiants sur place lorsque l’on prend comme période de référence 19821999 (ce qui est la période de référence utilisée dans ce document). La population âgée de 50 à 58 ans projetée en 2030 est de ce fait surestimée. Pour en savoir plus « Projections de population à l’horizon 2050 – un vieillissement inéluctable »,INSEE Première, n° 762, mars 2001. « Les migrations en France entre 1990 et 1999 »,INSEE Première, n° 758, février 2001. « Quelle population pour les régions en 2015 »,Economie et Statistique, n° 274, 19944. A paraître, un cédérom sur les projections de population dans la collectionINSEE Résultats,une disquette de projections de popula tions régionales 2000  2030 détaillées dans quatre scénarios. Définitions Zones d’emploi :effectué conjointement par l’INSEE et les Services Statistiques du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité, le découpage en zones d’emploi constitue un cadre géographique adapté aux études locales sur l’emploi et son environnement. Pour chaque région, le découpage respecte, dans la mesure du possible, certains critères et certaines règles : homogénéité et solidarités économiques, migrations alternantes, critères de taille minimum, respect des limites administratives (la région nécessaire ment, le canton presque toujours). Aires urbaines: les aires urbaines sont composées d’un « pôle urbain » et de sa « couronne périurbaine ». Un pôle urbain est une unité urbaine offrant 5 000 emplois ou plus. Une aire urbaine est un ensemble de communes, d’un seul tenant, constitué par un pôle urbain et par des communes urbaines ou rurales dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celuici. Le contour des aires urbaines a été remanié après le recensement de 1999. Dans ce document, les projections ont été réalisées pour les aires urbaines dans leur nouveau contour.
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