Après le confort de base, de nouvelles aspirations

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Après la généralisation du confort le plus élémentaire, d'autres enjeux émergent pour l'amélioration des conditions de vie : disposer de l'eau chaude, meilleure évacuation des eaux usées, installation du chauffage dans les Hauts, de la climatisation dans les Bas...

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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dos sier L’état du lo ge ment en 1999
Après le con fort de base,
près la gé né ra li sa tion du et bai gnoire ou douche) est en core bien
confort le plus élé men taire, in suf fi sante. Il est sûr que cet équi pe -A d’au tres en jeux émer gent pour ment man quait cruel le ment en 1982 :
l’amé lio ra tion des condi tions de vie : près de la moi tié des lo ge ments n’avaient
dis po ser de l’eau chaude, meil leure pas de WC in té rieurs et au tant n’avaient
éva cua tion des eaux usées, ins tal la tion ni bai gnoire ni douche. Ces ra tios sont
du chauf fage dans les Hauts, de la cli - des cen dus, en 1990, à 30 % et 26 % ; ils
ma ti sa tion dans les Bas… sont au jourd’hui res pec ti ve ment de 9 %
et 8 %.
Il y a vingt-cinq ans, la moi tié des ré si -
den ces prin ci pa les n’étaient pas rac cor -
L’eau chaude :dées au ré seau élec trique et les deux tiers
déjà bien ré pandue-n’avaient pas de point d’eau po table in
té rieur. Des pro grès consi dé ra bles ont
Outre l’équi pe ment de tous en sa ni tai res, été réa li sés entre 1974 et 1982 : à cette
Ma jo ri tai res en 1974, les lo ge -l’e n jeu d’au jourd’hui, en ma tière de confort date seu le ment 13 % des mé na ges ne
ments qui ne dis po sent pas dude la mai son, pa raît être l’ins tal la tion dedis po saient tou jours pas de l’élec tri ci té
confort sa ni taire de base sont de -l’eau chaude pour tous les mé na ges. Leset 29 % de point d’eau in té rieur. Ces mé - ve nus ra res au jourd’hui.
-na ges vi vaient presque tous dans des lo Réu nion nais en ont déjà cons cience
ge ments de type tra di tion nel. En 1990, -puisque 63 % d’entre eux en sont équi 66 % à Sa lazie. Dans cer tains quar tiers
on en re gis trait en core 16 % de mé na ges pés au jourd’hui contre 38 % en 1990. Cet ai sés, plus de 80 % des mé na ges en dis -
pri vés de point d’eau in té rieur. Au - élé ment de confort est iné ga le ment ré - p o sent no tam ment à Etang Salé les Bains, jourd’hui seu le ment 2 500 soit 29,16 % pan du à tra vers le ter ri toire : le taux Saint De nis Centre, Saint Gil les les Bains, mé na ges n’ont tou jours pas de point d’équi pe ment des ré si den ces prin ci pa les La Sa line les Bains.d’eau po table à l’in té rieur de leur lo ge - va de 42 % au Port à 89 % à la Plaine
ment. -L’eau chaude re pré sente une charge fi des Pal mis tes. Les mé na ges vi vant dans
nan cière lourde pour cer tai nes fa mil lesles com mu nes les plus fraî ches en dis po -Alors que l’on peut sup po ser l’équi pe -
due au prix du gaz. Il reste un peu moinssent plus sou vent que les au tres : 80 % àment en eau sur le point d’être ré so lu,
de 80 000 mé na ges qui n’ont que l’eaul’ins tal la tion en sa ni tai res (WC in té rieurs Ci laos, 83 % au Tam pon, et «seu le ment»
L’équi pe ment des lo ge ments par com mune
Nombre de % de % sans
% % de % avec % de
ré si den ces chauffe-eau sys tème
d'eau chaude tout-à-l'égout chauf fage cli ma ti sa tionprin ci pa les so laire d'éva cua tion
Les Avi rons 2 253 60,3 9,5 5,5 7,2 5,0 2,4
Bras-Pa non 2 656 62,9 7,1 15,6 4,7 6,1 4,2
Entre-Deux 1 642 77,6 13,3 26,4 6,6 5,2 1,2
L'Etang-Salé 3 585 60,6 9,2 34,0 6,9 0,8 9,0
Pe tite-Ile 3 351 69,4 8,8 1,9 11,5 2,4 0,9
La Plaine des Pal mis tes 1 085 89,2 5,7 0,1 3,4 28,6 0,2
Le Port 11 007 41,7 9,3 83,2 3,5 6,7 6,6
La Pos ses sion 6 526 66,7 8,7 45,9 5,1 5,0 8,2
Saint-André 12 264 59,2 5,7 26,5 4,7 4,8 3,3
Saint-Be noît 9 173 54,9 4,3 39,6 5,2 0,7 3,5
Saint-De nis 44 085 75,5 5,9 66,0 8,2 4,9 10,3
Saint-Jo seph 9 460 60,5 6,3 5,4 13,0 3,9 3,0
Saint-Leu 7 335 46,7 6,0 18,3 11,7 7,1 3,9
Saint-Louis 12 458 45,0 5,3 26,8 11,2 6,8 2,9
Saint-Paul 25 794 58,4 7,2 27,4 10,2 4,1 11,4
Saint-Pierre 21 613 59,1 6,7 35,5 6,3 2,2 4,7
Saint-Phi lippe 1 418 63,9 3,3 0,3 3,2 8,0 0,7
Sainte-Marie 7 529 65,7 8,0 29,8 3,7 2,5 5,7
Sainte-Rose 1 880 49,5 4,8 19,0 8,0 1,0 1,2
Sainte-Su zanne 5 018 54,3 6,0 35,3 6,1 2,8 2,7
Sa lazie 2 053 66,5 3,8 0,4 7,2 5,8 0,1
Le Tam pon 19 204 83,0 11,8 13,9 3,0 12,2 0,6
Trois Bas sins 1 839 53,7 4,6 8,6 16,1 5,2 2,2
Ci laos 1 816 80,3 7,3 8,3 6,9 11,1 0,2
Réu nion 215 044 63,3 7,1 36,1 7,4 5,2 5,9
Source : INSEE, re cen se ment de 1999
20dos sier
de nou vel les as pi ra tions
froide. L’uti li sa tion de l’énergie so laire de Nè fles, Bel le mène, Saint Paul Bar - Le tiers d’une pièce en plus !pour rait être la so lu tion de de main, si rage-Saint-Coeur et Saint Paul Sans Sou -
l’in ves tis se ment ini tial n’en était pas aus - ci où le pour cen tage est de 55 %.
En 1982, il y avait en moyenne 4,21si coû teux. On dé nombre au jourd’hui
per son nes par lo ge ment et les15 000 ré si den ces prin ci pa les équi pées Chauf fage et cli ma ti sa tion lo ge ments étaient plu tôt pe tits : und’un chauffe-eau so laire, soit 7 %. A lo ge ment sur cinq était cons ti tué deres tent très li mi tés-l’Entre Deux et au Tam pon, se sont res une ou deux piè ces. Les mé na ges
pec ti ve ment 13 % et 12 % des lo ge ments dis po saient à peine de 0,86 piè ce par
Dans cer tai nes par ties des Hauts, lequi uti li sent l’énergie so laire. A Ma fate, per sonne. De 1982 à 1990 une partie
chauf fage de vient un élé ment in dis pen -le manque de route a pous sé les ha bi tants des ca ses tra di tion nel les a été
sable contre la fraî cheur de l’hi ver. Il est rem pla cée par des mai sonsà ins tal ler un chauffe-eau so laire : 37 %
pour tant peu cou rant à Sa lazie et à Ci - in di vi duel les en dur, plus spa cieu ses.-des ré si den ces en sont équi pées. Les ha
laos. Il est plus ré pan du à la Plaine des La taille moyenne des lo ge ments abi tants d’au tres quar tiers de l’île, par mi
ain si aug men té de 7%. Dans le mêmePal mis tes et à la Plaine des Ca fres où une les plus iso lés, se sont aus si do tés d’un temps, la taille des mé na ges aré si dence sur trois est chauffée. Si ontel équi pe ment : 23 % aux 19ème et for te ment di mi nué (3,76) ce qui atrouve des lo ge ments chauf fés dans tou -23ème km du Tam pon, 20 % dans les don né plus d’es pace pour cha cun des
tes les com mu nes de l’île, cet élé ment deHauts de Bel le pierre à Saint De nis. Les mem bres des mé na ges : 1,03 piè ce
confort est plus sou vent im plan té dansci tés du Port, éga le ment, sont mieux par per son ne.
Les Hauts : Le Té ve lave (22 %), Dos-pour vues qu’ail leurs de tel les ins tal la
d’âne (20 %), Bras des Che vret tes ettions : 28 % à 37 % dans la cité Ma loya,
Hauts de Saint André (29 %), la Plainela cité du Stade, les ci tés Ver gès et Le -
des Grè gues (19 %).per vanche.
La cli ma ti sa tion reste une ex cep tion dans
L’éva cua tion des eaux l’équi pe ment des lo ge ments réu nion nais,
alors qu’elle re pré sente la norme dansusées se fait sur tout par
cer tains états amé ri cains de la ti tude équi -fos ses sep ti ques
va lente. Pour l’ins tant, un cer tain consen -
sus existe au tour de l’opi nion se lon la -On est loin au jourd’hui de l’époque où
quelle une bonne ven ti la tion vaut mieuxl’éva cua tion des eaux usées se fai sait par
qu’une cli ma ti sa tion. Très peu de mé na -un simple trou à l’ar rière des ca ses ; ou
ges dis po sent d’une pièce cli ma tisée. Ilsbien par le ra mas sage des ti net tes par les
ne sont que 12 500, soit 5,8 % alors quepri son niers dans les rues du chef-lieu.
pen dant l’été, les tem pé ra tu res dé pas sentPour tant de gros pro grès res tent à faire. De 1990 à 1999, la taille des-ré gu liè re ment les 30° sur cer tai nes par lo ge ments est qua si ment stable : laLes dif fi cul tés du ter rain dans l’île, la
ties de l’île. On trouve des lo ge ments au di mi nu tion de l’ha bi tat tra di tion nel est grande part d’ha bi tat dif fus ou iso lé ne
com pensée par la montée de l’ha bi tatmoins par tiel le ment cli ma ti sés sur toutefa ci lite pas la mise en place d’un sys tème
col lec tif qui offre éga le ment de pe titsl’île, y com pris à Ci laos. Mais ils sontd’égout dans tou tes les zo nes ha bi tées. lo ge ments. La taille des mé na gesconcen trés sur cer tains quar tiers, au cli -Actuel le ment 36 % de ré si den ces prin ci - baisse en core plus ra pi de ment que-mat chaud et aux po pu la tions les plus ai pa les sont rac cor dées au tout-à-l’égout pen dant la dé cennie pré cé dente
sées. Dans les sta tions bal néai res de (3,26). Les fa mil les sont moinsalors qu’el les n’étaient que 29 % en 1990.
l’Ouest, 27 à 43 % des lo ge ments en sont nom breu ses et de plus en plus dePlus de la moi tié des ré si den ces rac cor -
per son nes vi vent seu les. En moyenneéqui pés : St Gil les les Bains, La Sa linedées font partie d’im meu bles col lec tifs
chaque per sonne a donc en core ga gné les Bains, Etang Salé les Bains. Dans cer -(au moins deux lo ge ments). Seu le ment le en es pace : 1,18 piè ce par per son ne,tains cen tres vil les la pro por tion avoi sinequart des mai sons in di vi duel les en dur soit le tiers d’une pièce en plus de puis
les 20 % : Saint De nis, Saint Paul, Le 1982.-bé né fi cient du tout-à-l’égout. Ce pour
Port, La Pos ses sion (16 %). C’est ain sicen tage des cend à 11 % dans l’en semble Mais cette moyenne est à nuan cer du
que les com mu nes de Saint Paul et de fait qu’il y a moins de jeu nes en fantsde l’ha bi tat tra di tion nel.
Saint De nis ras sem blent 60 % des lo ge - au jourd’hui dans les fa mil les et que les
Pour com plé ter le ré seau d’égout, la ma - ments cli ma ti sés. Ce sont très ma jo ri tai adul tes né ces si tent sou vent une pièce-
isolée quand plu sieurs en fants peu vent jo ri té des lo ge ments sont pour vus de fos - re ment des mai sons in di vi duel les en dur
se par ta ger la même chambre. Ilses sep ti ques (58 %). Il reste 13 000 (65 %) mais on y trouve aus si de nom-
fau dra at tendre la suite des ré sul tats du mé na ges sans rac cor de ment au tout-à- breux ap par te ments (27 %) n re cen se ment pour ana ly ser de fa çon
l’égout, ni fosse sep tique. Dans cer tains
Nel ly ACTIF plus ap pro fondie les phé no mè nes de
quar tiers de l’île, plus d’une ré si dence sous-peu ple ment ou de surpeu ple ment
sur cinq n’a au cun sys tème d’éva cu a tion : des mé na ges.
Saint Jo seph Jean Pe tit, Saint Paul Bois
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