Chaque année, quatre Français sur dix ne partent pas en vacances

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En 1999 comme dix ans plus tôt, quatre Français sur dix ne sont pas partis en vacances. Le plus souvent, ils invoquent des raisons financières, loin devant les motifs professionnels, familiaux ou de santé. Les enfants et les adolescents sont les plus nombreux à partir : 70 % des moins de 20 ans ont fait au moins un voyage au cours de la saison touristique 1998-1999. Les seniors figurent toujours parmi les personnes les moins mobiles, mais ils rattrapent peu à peu leur retard. Le nombre de jours passés en vacances a diminué. En outre les séjours sont de plus en plus fractionnés. Plus de huit séjours sur dix se déroulent en France, en hiver comme en été. Cependant les séjours à l'étranger se sont développés, notamment l'hiver. La part des séjours à la mer durant la période estivale s'est effritée en dix ans, au profit des séjours à la campagne et à la ville.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 734 - AOÛT 2000
PRIX : 15 F (2,29€)
Chaque année, quatre Français
sur dix ne partent pas en vacances
Céline Rouquette, Division Conditions de vie des ménages, Insee
n 1999 comme dix ans plus tôt, congés hors de leur domicile en 1998-1999, contre
89 % des personnes dont le ménage a un revenuquatre Français sur dix ne sont
d’au moins 25 000 francs par mois.Epas partis en vacances. Le plus
Les dépenses de vacances ne sont en effet pas
souvent, ils invoquent des raisons finan- négligeables. En 1999, 37 % des ménages partis
cières, loin devant les motifs profession- déclaraient avoir dépensé entre 1 000 et 5 000 francs
pour leurs vacances d’été, et autant entre 5 000 etnels, familiaux ou de santé. Les enfants et
15 000 francs. Pour les vacances d’hiver, 45 % des
les adolescents sont les plus nombreux à
ménages déclaraient avoir dépensé entre 1 000 et
partir : 70 % des moins de 20 ans ont fait 5 000 francs, et 28 % entre 5 000 et 15 000 francs.
au moins un voyage au cours de la saison Les enfants et jeunes adolescents sont ceux qui
partent le plus ; entre octobre 1998 et septembretouristique 1998-1999. Les seniors figu-
1999, 70 % des moins de 14 ans et 68 % des
rent toujours parmi les personnes les
14-19 ans sont partis en vacances. Les 20-24 ans
moins mobiles, mais ils rattrapent peu à figurent parmi ceux qui partent le moins ; manque
peu leur retard. Le nombre de jours pas- d’argent et contraintes d’emploi expliquent que
seulement 58 % d’entre eux soient partis ensés en vacances a diminué. En outre les
vacances pendant la saison touristique
séjours sont de plus en plus fractionnés.
1998-1999 (tableau 2). Les trois quarts des jeu-
Plus de huit séjours sur dix se déroulent nes chômeurs ne partent pas par manque
en France, en hiver comme en été. Cepen- d’argent ; c’est le cas de quatre actifs occupés
et étudiants sur dix. Les étudiants qui ne par-dant les séjours à l’étranger se sont déve-
tent pas pour raisons professionnelles mettent
loppés, notamment l’hiver. La part des
sans doute à profit la période estivale pour
séjours à la mer durant la période estivale gagner un peu d’argent ou enrichir leur C.V.
s’est effritée en dix ans au profit des sé- avec des stages en entreprise.
En revanche, les 20-24 ans sont davantage par-jours à la campagne et à la ville.
tis pour des week-ends et autres courts séjours
que les autres personnes : durant la période esti-
vale, 44% d’entre eux avaient effectué au moins
En 1999 comme en 1989, près de six Français
un court séjour d’agrément (contre 34% toutes
sur dix étaient partis en vacances (cf. Pour com-
tranches d’âge confondues).
prendre ces résultats). Il y a toujours deux fois
Si environ les deux tiers des personnes d’âge
plus de personnes qui partent en été qu’en hiver
actif (entre 25 et 60 ans) prennent des congés
(tableau 1). Environ un tiers des Français sont
hors de leur domicile, à partir de 60 ans les
partis en court séjour durant la période estivale.
Ce sont souvent les mêmes personnes qui par-
tent en vacances et en week-ends : 41% de ceux Les départs en vacances stagnent
depuis dix ansqui sont partis en vacances ont aussi effectué
Proportion de personnes qui partentdes courts séjours d’agrément pendant l’été, contre
en vacances
22% de ceux qui ne sont pas partis en vacances.
En %
L’absence de long séjour n’est donc pas nécessai-
1989 1994 1999
rement compensée par des courts séjours.
Été 575857Les personnes qui ne sont pas parties en vacan-
Hiver 27 30 28ces invoquent le plus souvent des raisons finan-
Ensemble 61 62 62cières (37 %). D’ailleurs, les ménages aux
revenus les plus élevés partent plus que les
erLecture : 62 % des Français sont partis en vacances entre le 1 oc-ménages modestes ; ainsi, moins de 40 % des
tobre 1998 et le 30 septembre 1999.
personnes appartenant à un ménage gagnant Source : enquête permanente sur les conditions de vie 1999 et en-
quête quadrimestrielle 1989 et 1994, Inseemoins de 6 600 francs par mois ont pris des
INSEE
PREMIEREvoyages d’agrément se raréfient. Ainsi, cinq) et raisons professionnelles (un pour quatre nuits ou plus ; seulement un
seuls 38 % des septuagénaires et octogé- sur dix) se conjuguent pour expliquer tiers d’entre eux l’avaient fait sur la
naires sont partis en vacances sur la sai- cette diminution. Ceux qui ne partent période. Les contraintes engendrées par
son 1998-1999. Toutefois, les personnes pas en long séjour pour cause de con- une exploitation agricole expliquent ce
âgées partent beaucoup plus souvent en traintes d’emploi ont parfois pu com- faible taux de départ. En effet, 58 %
vacances aujourd’hui qu’il y a dix ans. Les penser par des courts séjours d’entre eux évoquent des raisons profes-
taux de départ ont ainsi nettement aug- d’agrément. Ainsi, 38 % des 30-49 sionnelles pour expliquer qu’ils ne sont
menté entre 1989 et 1999 pour les person- ans qui ne sont pas partis pour rai- pas partis en vacances (contre 8 % en
nes âgées de 50 ans et plus (graphique 1). sons professionnelles ont effectué au moyenne dans l’ensemble de la popula-
Plusieurs facteurs expliquent que les moins un court séjour d’agrément tion). Les ouvriers partent également
seniors partent de plus en plus : leur niveau (contre 25 % des 30-49 ans qui ne moins que la moyenne. Près de la moitié
de vie a augmenté, leur espérance de vie sont pas partis en vacances). des ouvriers qui sont restés à la maison
sans handicap s’est allongée, et les géné- l’ont fait pour des raisons financières.
rations qui ont pris l’habitude de partir en Entre 1994 et 1999, le taux de départ
La proportion d’ouvriersvacances continuent à le faire l’âge venant des agriculteurs et, dans une moindre
(graphique 2). À partir de 60 ans, les per- et d’employés qui partent mesure, des artisans, commerçants et
sonnes qui ne partent pas invoquent d’ail- chefs d’entreprise a progressé (gra-en vacances a diminué
leurs plus souvent un choix délibéré ou des phique 3). En revanche, le taux de
raisons de santé que des raisons financiè- Les cadres et membres des professions départ des ouvriers et des employés a
res (tableau 2). intellectuelles supérieures sont ceux qui diminué. Les contraintes professionnel-
Les 30-49 ans sont moins partis en partent le plus en vacances ; en les des indépendants semblent donc se
vacances en 1999 qu’en 1989 (63 % 1998-1999, 87 % d’entre eux avaient desserrer tandis que les contraintes
contre 66 %). Raisons financières (près effectué un voyage d’agrément. A contra- financières pour les salariés augmente-
d’un sur deux), choix délibéré (un sur rio, les agriculteurs s’absentent rarement raient. En effet, les actifs à faible niveau
Les seniors sont davantage Les personnes qui ne sont pas parties invoquent principalement
partis en 1999 qu’en 1989 des raisons financières
%
En %
70 1989 Profes-
Raison principale Financière Santé Familiale Choix Autre Total
1999 sionnelle60
20-24 ans 47 1 21 7 14 10 100
25-29 ans 46 1 21 17 10 5 10050
30-39 ans 47 3 15 13 17 5 100
40-49 ans 49 5 11 9 21 5 10040
50-54 ans 42 5 12 14 22 5 100
55-59 ans 50 5 5 12 24 4 100
30
60-64 ans 29 10 2 23 31 5 100
65-69 ans 26 18 3 18 27 8 10020
70 ans et + 17 38 1 17 22 5 1000-19 20-29 30-39 40-49 50-59 60-69 70 et +
Âge Ensemble 37 10 8 18 19 8 100
Lecture : parmi les 60-69 ans, 52% sont partis en vacances
Lecture : 38% des personnes de 70 ans et plus qui ne sont pas parties en vacances en 1999 l’ont fait pour raisons de santé.en 1989, et 58% en 1999.
Source : enquête permanente sur les conditions de vie 1999, InseeSource : enquête permanente sur les conditions de vie
1999 et quadrimestrielle 1989, Insee
Au même âge, les générations Les agriculteurs partent beaucoup moins que les autres
les plus récentes partent
Agriculteurs 1999
plus que leurs aînées
1994
% Ouvriers
70
Artisans, commerçants,
1970-1979 chefs d'entreprise
65
1950-1959 Employés1960-1969
60
Professions intermédiaires
55
Cadres et professions1940-1949
intellectuelles supérieures
50
1930-1939
1920-1929
45
1Divers inactifs
1910-1919
40
Retraités et inactifs
de 60 ans et plus
35
Enfants de moins de 15 ans,1900-1909
élèves, étudiants
30
20-29 30-39 40-49 50-59 60-69 20 30 40 50 60 70 80 90
Génération 1900-1909 : personnes nées entre 1900 et 1909. %
Source : enquête permanente sur les conditions de vie 1999 1. Personnes au foyer, militaires du contingent, chômeurs n’ayant jamais travaillé...
et enquête quadrimestrielle 1969, 1979 et 1989, Insee Source : enquête permanente sur les conditions de vie 1999 et enquête quadrimestrielle 1994, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREde vie sont partis moins souvent en 1999 d’été qui ont raccourci, passant de 17,2 hiver ; proximité géographique, patri-
qu’en 1994 (34 % contre 38 % pour le à 13,5 nuitées. En dix ans, la proportion moine historique et culturel, et variété des
premier décile de niveau de vie). des séjours d’été de plus de quatre régions combinant mer et montagne
Les habitants des grandes villes partent semaines a été divisée par deux, pas- expliquent le succès de ces deux desti-
plus que ceux des communes rurales ; sant de 16%à8%. Dans le même nations tout au long de l’année. En été, le
67 % des habitants des villes de plus de temps, les séjours d’été de 14 nuitées ou Portugal prenait la troisième place du pal-
100 000 habitants, agglomération pari- moins sont passés de 44%à71%.En marès, tandis qu’en hiver, c’est le soleil
sienne exclue, sont partis en 1998-1999, hiver, les séjours de quatre à sept jours de la Tunisie qui recueillait nos faveurs.
contre 51 % des habitants des communes se sont développés au détriment des
rurales. Les Parisiens partent même séjours plus longs (de 43%à61%).De Atlantique et Méditerranée
davantage ; plus des trois quarts d’entre fait, en dix ans, le nombre global de nui-
eux ont pris des congés hors du domicile tées de longs séjours a diminué, passant En France, les grandes régions touristi-
durant la saison 1998-1999. La présence de 927 à 912 millions (tableau 3). ques n’ont pas changé entre 1994 et
d’agriculteurs, catégorie s’absentant très La part des séjours d’hiver à l’étranger a 1999. Les vacanciers plébiscitent toujours
peu du domicile, dans les communes augmenté depuis 1994 (tableau 4). En le littoral méditerranéen ou atlantique pour
rurales, explique en partie ce phénomène. 1999, l’Italie et l’Espagne arrivaient en leurs séjours estivaux (carte 1). La
Dans les communes rurales, près de 97 % tête des pays visités, en été comme en Haute-Savoie figure aussi parmi les
des ménages vivent dans une maison Les vacances sont de plus en plus fragmentées
individuelle (contre 23 % des ménages de
l’agglomération parisienne) et 90 % dispo- 1989 1994 1999
sent d’un jardin (25 % dans l’aggloméra- Nombre de longs séjours (millions) 63,9 69,1 75,7
tion parisienne). Ceci pourrait expliquer Été 42,0 44,0 52,3
Hiver 21,9 25,1 23,4pourquoi les habitants des communes
Nombre de nuitées des longs séjours (millions) 926,9 947,1 911,6
rurales partent moins que les autres.
Été 720,7 716,1 705,4
Mais la position sociale et la taille de la Hiver 206,2 231,0 206,2
Nombre moyen de longs séjours par personne partie 1,9 2,0 2,1commune n’expliquent pas tout, puisque
Durée moyenne des longs séjours (nuitées) 14,5 13,7 12,0les habitants de l’Île-de-France, indépen-
Été 17,2 16,3 13,5
damment de ces variables, partent plus Hiver 9,4 9,2 8,8
que les habitants des autres régions. En
Source : enquête permanente sur les conditions de vie 1999 et enquête quadrimestrielle 1989 et 1994, Insee
effet, 77 % des Franciliens ont pris des
congés hors domicile, contre 62 % en La part des séjours à l’étranger reste stable en été, augmente en hiver
moyenne pour la France métropolitaine.
Été HiverRépartition des séjoursDans les régions touristiques, les départs
(en %)sont moindres ; ainsi, dans les régions 1989 1994 1999 1989 1994 1999
méditerranéennes (Languedoc-Roussil-
En France 818181858783
lon, Provence-Alpes-Côte d’Azur,
À l'étranger 19 19 19 15 13 17
Corse) et du Sud-Ouest (Aquitaine,
Total 100 100 100 100 100 100
Limousin, Midi-Pyrénées), seulement
Source : enquête permanente sur les conditions de vie 1999 et enquête quadrimestrielle 1989 et 1994, Insee55 % des habitants sont partis en vacan-
ces. Mais ce sont les habitants de la
Carte 1 - L’été à la mer Carte 2 - L’hiver à la montagnerégion Nord-Pas-de-Calais qui partent le
moins souvent (52 %). Répartition des nuitées Répartition des nuitées
par département de destination par département de destination
Des séjours plus nombreux
et plus courts
Si la part de Français partant en vacan-
ces est restée stable sur la période, en
revanche le nombre et la durée des
séjours ont changé ; plus nombreux, les
séjours sont aussi plus courts. Le
nombre de séjours d’au moins quatre
nuits est passé de 64 millions en 1989 à
76 millions en 1999, soit une augmenta-
tion de près de 20 % en dix ans, alors
© Insee© Inseeque la population a augmenté de moins
En % En %de 4 %. Dans le même temps, la durée
0-0,8 0,8-1,5 1,5-3 3-5,3 0-0,8 0,8-1,7 1,7-4 4-10,5
moyenne des séjours est passé de 14,5
Source : enquête permanente sur les conditions de vie 1999, Inseeà 12 nuitées. Ce sont surtout les séjours
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE La structure des séjours s’est davantage modifiée en hiver jusqu’à Mantes-la-Jolie, Roissy, Evry. On a
appelé par commodité “ Parisiens ” les mé-En %
nages habitant cette agglomération, et non
Été Hiver
la seule ville de Paris. Le niveau de vie estType de séjours
1989 1999 1989 1999 mesuré par le revenu par unité de consom-
Circuit 8866 mation. Le premier décile de niveau de vie
Mer 46432022
groupe ainsi les 10 % de ménages dont le
Sports d'hiver 0 1 22 26
niveau de vie est le plus faible.Montagne sans sports d’hiver 14 11 8 6
Campagne 22 25 26 21 Les vacances des Français sont étudiées
Ville 10121819
régulièrement depuis les années soixante.
Total 100 100 100 100
Les informations sur les départs en vacan-
Source : enquête permanente sur les conditions de vie 1999 et enquête quadrimestrielle1989, Insee
ces entre le premier octobre 1998 et le 30
départements les plus visités. L’hiver, les d’amis, 17 % dans des locations, 14 % septembre 1999 proviennent de l’enquête montagnards figurent en dans des hôtels ou des pensions de permanente sur les conditions de vie des
tête du palmarès, notamment le massif famille. L’été, le climat permet plus sou- ménages réalisée en octobre 1999. Les en-
des Alpes, les Pyrénées, le Jura. A elles vent le séjour sous la tente ou dans la quêtes permanentes sur les conditions de
seules, les deux Savoie concentrent près caravane. Le repos (31 %) et les visites vie des ménages permettent d’étudier
de 20% des nuitées d’hiver. Mais Paris, le aux parents et amis (30 %) étaient les l’évolution annuelle d’indicateurs sociaux.
Finistère et la Côte d’Azur sont aussi des deux principaux motifs de séjours de Réalisées auprès d’un échantillon de 8 000
destinations de prédilection (carte 2). vacances, sur la période estivale. ménages en France métropolitaine, elles
Environ 1 % des séjours se déroulent ont lieu chaque année en janvier, mai et oc-
dans les DOM-TOM, mais l’outremer est tobre, depuis 1995. Les questions sur lesPour comprendre ces résultats
plus fréquenté l’hiver (2,5 % des séjours). vacances sont posées tous les cinq ans en-
Le climat tropical attire des vacanciers avi- viron, et l’ont été en octobre 1999. Avant
des de chaleur et de baignades au cœur 1995, les informations sur ce sujet prove-Dans cet article, on appelle vacances les
de l’hiver. naient de l’enquête de conjoncture auprèsvoyages d’agrément d’au moins quatre
Les séjours aux sports d’hiver ont signifi- nuits hors du domicile. Les vacances se dé- des ménages, enquête quadrimestrielle
cativement augmenté en dix ans composent en longs séjours (ou séjours) et menée depuis les années cinquante. Ega-
(tableau 5). A contrario, les autres circuits. Un long séjour (ou séjour) est lement réalisée sur environ 8 000 ména-
une période de quatre nuits ou plus passéeséjours à la montagne ont plutôt ten- ges, cette enquête posait des questions sur
au même endroit. Lors d’un circuit d’unedance à diminuer, de même que les les vacances deux fois par an, en mai sur la
période au moins égale à quatre nuits, laséjours à la campagne (un cinquième saison d’hiver s’achevant, en octobre sur la
personne n’est pas restée plus de troisdes séjours d’hiver contre plus d’un quart d’été.
nuits consécutives au même endroit.
dix ans plus tôt). L’été, les séjours à la
Sont exclus des vacances les déplace-
mer ont toujours les faveurs des Français
ments professionnels, les voyages d’étu- Pour en savoir plus(43 % des séjours d’été), mais leur part
des, les séjours motivés par la maladie ou
s’érode au profit des séjours à la cam- le décès d’un proche, les séjours dans des
pagne ou à la ville. “ Les vacances d’été des enfants de 5 àétablissements de santé, les courts séjours
18 ans ”, Analyse et Perspectives duEn 1999 comme en 1989, les ménages d’agrément.
Tourisme n°59, janvier 2000, Directionpartent en vacances avec leur propre voi- Dans les enquêtes auprès des ménages,
du Tourisme.
ture : en 1999, c’était le cas pour les deux on appelle “ Français ”, par un abus de lan- “ Temps disponible et rythmes touristi-
tiers des séjours d’été. Cependant, gage commode, les personnes, même ques ”, Les Essentiels du tourisme n°12,
d’autres moyens de transport (voiture Observatoire du tourisme, juillet 1999.étrangères, qui vivent en France, dans des
“ Réinventer les vacances, la nouvellelouée ou prêtée, avion) se sont dévelop- ménages ordinaires ; les personnes vivant
galaxie du tourisme ”, Commissariat Gé-pés sur la période tandis que le train per- en collectivité (casernes, maisons de re-
néral du Plan et Direction du Tourisme,
dait des parts de marché. Les vacances traite, couvents, cités universitaires...) ne La documentation française, avril 1998.
se passent souvent dans la famille ; en sont pas enquêtées. L’agglomération pari- “ Les vacances à la maison ; choix ou
1999, un tiers des séjours se déroulaient contraintes ”, Insee Première n°402,sienne couvre l’ensemble de l’unité urbaine
septembre 1995.dans la résidence principale de parents ou de Paris, un espace qui s’étend aujourd’hui
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
Direction Générale :BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE
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