Consommation des ménages

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Quels lieux d'achat pour quels produits ? En 2006, 70 % des dépenses alimentaires se font dans les grandes surfaces d'alimentation, 40 % des dépenses d'habillement dans les petits commerces et 42 % des dépenses de biens durables en grandes surfaces spécialisées. Mais les comportements d'achat dépendent beaucoup des caractéristiques du ménage telles que son lieu de résidence ou son niveau de vie. Ainsi, les plus aisés et les Parisiens favorisent plutôt les petits commerces, alors que les ménages ayant de bas revenus se tournent de plus en plus vers le maxi-discount pour leurs achats alimentaires : 18 % en 2006 contre 14 % en 2001. Malgré leur progression, les achats par Internet concernent encore peu de produits et représentent une part assez faible des dépenses. Les ménages modestes continuent de choisir plus largement le maxi discount Les Parisiens recourent plus aux petits commerces alimentaires Les populations les moins aisées choisissent les grandes surfaces pour s'habiller Pour s'habiller, les Parisiens, les couples sans enfant et les célibataires préfèrent les petits commerces La vente de biens durables reste une affaire de spécialistes Les grandes surfaces spécialisées en biens durables drainent tous types de ménages
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1165 - NOVEMBRE 2007
Prix : 2,30€
Consommation des ménages
Quels lieux d'achat pour quels produits ?
Vanessa Bellamy, Laurent Léveillé, division Conditions de vie des ménages, Insee
n 2006, 70 % des dépenses alimen- Les Parisiens recourent plus
taires se font dans les grandes aux petits commerces alimentairesEsurfaces d'alimentation, 40 % des
Les ménages s'adaptent, surtout pour les
dépenses d'habillement dans les petits
achats d'alimentation, aux magasins dont ils
commerces et 42 % des dépenses de disposent localement. Ainsi, la structure des
biens durables en grandes surfaces spé- dépenses d'alimentation des Parisiens est par-
ticulière, puisque près d'un quart des dépensescialisées.
alimentaires est réalisée dans les commercesMais les comportements d'achat dépen-
de détail, dits « de proximité », tels que les bou-dent beaucoup des caractéristiques du
cheries, poissonneries, cavistes ou épiceries
ménage telles que son lieu de résidence
spécialisées (tableau 1). Inversement, la part
ou son niveau de vie. Ainsi, les plus aisés des achats en maxi-discount et surtout en
et les Parisiens favorisent plutôt les pe- hypermarchés « classiques » y est largement
inférieure à la moyenne, reflétant aussi bien latits commerces, alors que les ménages
nature du tissu commercial que le niveau de vieayant de bas revenus se tournent de plus
des ménages parisiens, sensiblement plusen plus vers le maxi-discount pour leurs
élevé qu'ailleurs. De plus, tandis qu'entre 2001
achats alimentaires : 18 % en 2006 contre
et 2006 la part dépensée dans les commerces
14 % en 2001. Malgré leur progression, de détail s'érode partout ailleurs, elle augmente
les achats par Internet concernent encore légèrement à Paris.
Dans les grandes communes (hors Paris), où lapeu de produits et représentent une part
densité d'hypermarchés est plus forte, lesassez faible des dépenses.
ménages y dépensent davantage, jusqu'à 36 %
des dépenses alimentaires pour les ménages
Les consommateurs préfèrent les grandes sur- habitant des communes de plus de 100 000
faces à prédominance alimentaire (sources) habitants hors agglomération parisienne (38 %
pour leurs achats de nourriture : ils y réalisent en 2001). C'est à la périphérie de Paris que les
70 % des dépenses de ce type (tableau 1), ménages dépensent le plus sur les marchés ou
dont 13 % dans les magasins maxi-discount. auprès des producteurs, soit 8 %, en légère
Cette part a presque doublé entre 2001 et baisse par rapport à 2001 (10 %).
2006, passant de 7 à 13 %, aux dépens des De même, dans les communes rurales où les
hypermarchés mais aussi des supermarchés hypermarchés sont plus rares, les ménages
(respectivement – 2 et – 4 points entre les deux réalisent une part un peu plus importante que la
dates). En revanche, pour la quasi-totalité moyenne de leurs dépenses d'alimentation
des ménages, le poids des achats d'alimenta- dans les supermarchés « classiques » (31 %
tion par l'internet reste encore très faible en contre 27 %) et les petites et moyennes surfa-
2006. ces alimentaires.
La hausse du recours au maxi-discount alimen-
taire est générale, mais les achats dans ce type
Les populations les moins aiséesde magasins continuent à caractériser le com-
portement des ménages les plus modestes. choisissent les grandes surfaces
Les 20 % des ayant le niveau de vie pour s'habiller
le plus faible (définitions) y réalisent près de
20 % de leurs dépenses d'alimentation. Cette Les ménages achètent leurs vêtements d'abord
part tombe à 5 % pour les 10 % les plus aisés dans les magasins spécialisés : on y effectue
(graphique 1). À l'inverse, ces derniers dépen- 67 % des dépenses d'habillement et de chaus-
sent davantage que la moyenne dans les com- sures. Cette part est en légère baisse depuis
merces de détail (18 %) et les marchés (9 %), 2001 (71 %). Le tassement profite d'abord aux
voire directement auprès des producteurs. grandes surfaces alimentaires, dont la part de
INSEE
PREMIEREmarché pour ce type de dépenses passe ménages les plus modestes contre 28 % niveau de vie (autour de 26 %). Ce constat
de 14 % à 17 % entre 2001 et 2006. pour les 10 % les plus aisés (tableau 2). ne s'est pas modifié entre 2001 et 2006
Un ménage achète d'autant plus ses Au sein des grandes surfaces, les plus (graphique 2).
vêtements dans les grandes surfaces pauvres privilégient les magasins ali- À l'inverse, les 10 % des ménages les
(alimentaires ou spécialisées) que son mentaires tandis que la part des Gran- plus aisés réalisent près de 56 % de leurs
niveau de vie est bas : 45 % des dépen- des Surfaces Spécialisées (GSS) reste achats d'habillement dans le petit com-
ses vestimentaires pour les 10 % des relativement stable quel que soit le merce de détail spécialisé (tableau 2)
Part des dépenses alimentaires selon le lieu d’achat et les caractéristiques des ménages
en %
Grandes Petites et moyennes Commerces de
Hyper- Super- Catalogue,
surfaces Maxi surf . alimentation détail alimentaire Marchés,
marchés marchés internet, Autres
à dominante discount générale - magasins producteurs
« classiques » « classiques » téléphone
alimentaire + surgelés spécialisés
Décile de niveau de vie
D1 67,4 23,4 26,2 17,8 7,4 13,2 8,3 0,4 3,3
D2 69,4 25,8 24,6 19,0 5,6 15,1 6,1 0,2 3,6
D3 71,9 27,2 28,9 15,8 5,1 13,2 6,3 0,2 3,3
D4 72,4 31,1 26,0 15,3 5,6 12,1 5,9 0,1 3,9
D5 74,4 31,1 29,0 14,3 4,5 11,2 5,5 0,3 4,1
D6 73,5 30,8 28,6 14,1 4,4 12,6 5,0 0,1 4,4
D7 73,6 35,1 26,9 11,6 3,7 12,3 6,0 0,3 4,1
D8 70,7 33,0 27,2 10,5 4,0 14,2 6,2 0,2 4,7
D9 69,6 34,7 26,0 8,9 4,5 14,4 6,6 0,2 4,7
D10 60,1 27,5 27,2 5,4 5,1 18,2 9,0 0,6 7,0
Lieu d'habitation
Commune rurale 71,0 27,3 31,1 12,6 6,1 13,0 6,6 0,2 3,1
Moins 20 000 habitants 73,0 24,1 35,3 13,6 4,4 12,8 6,2 0,1 3,5
20 000 à 100 000 habitants 72,3 35,1 23,8 13,4 4,3 13,3 6,1 0,2 3,8
Plus de 100 000 habitants 70,4 35,9 22,0 12,5 4,8 13,7 6,2 0,2 4,7
Paris 54,9 11,6 35,6 7,7 5,9 23,1 6,9 1,1 8,1
Agglomération parisienne
hors Paris 65,8 34,7 20,0 11,1 4,3 15,0 7,9 0,5 6,5
Ensemble 2006 70,0 30,4 27,1 12,5 4,9 13,8 6,5 0,3 4,5
Ensemble 2001 69,9 32,0 30,7 7,2 5,4 15,8 6,7 0,2 2,0
Champ : France métropolitaine
Source : Insee, enquêtes Budget de famille 2006 et 2001.
Part des dépenses en habillement selon le lieu d’achat et les caractéristiques des ménages
en %
Magasins spécialisésGrandes Internet,
Grands magasins VP
surfaces Marchés téléphone, AutresGrandes Petits commerces
non spécialisés sur catalogue
alimentaires téléachatsurfaces de détail
Décile de niveau de vie
D1 20,5 24,5 34,8 3,5 5,9 8,0 0,4 2,4
D2 19,2 28,4 30,7 2,7 8,4 7,5 0,8 2,3
D3 21,9 29,1 30,2 3,3 6,2 6,3 0,8 2,2
D4 20,7 25,7 34,8 3,7 7,3 4,7 0,9 2,2
D5 17,7 30,7 34,6 3,6 6,7 4,0 0,8 1,9
D6 18,3 29,8 35,6 2,9 7,8 3,4 0,3 1,9
D7 18,0 27,5 39,0 4,0 7,3 1,8 1,0 1,4
D8 16,7 27,9 40,6 3,1 7,2 2,2 0,6 1,7
D9 13,9 27,3 43,5 5,7 5,8 2,0 0,7 1,1
D10 9,9 18,3 55,8 8,0 3,9 1,7 0,7 1,7
Lieu d’habitation
Commune rurale 18,9 26,1 37,9 2,7 8,4 3,1 0,5 2,4
Moins 20 000 habitants 17,3 26,3 38,2 2,9 8,5 3,8 0,9 2,1
20 000 à 100 000 habitants 16,7 25,8 41,8 2,5 7,1 4,1 0,7 1,3
Plus de 100 000 habitants 16,4 27,4 41,1 5,8 4,7 2,7 0,5 1,4
Paris 9,8 18,4 51,7 11,7 3,6 1,8 0,4 2,6
Agglomération parisienne hors Paris 14,7 26,8 39,9 5,8 4,7 5,2 1,3 1,6
Ensemble 2006 16,6 26,2 40,3 4,5 6,4 3,5 0,7 1,8
Ensemble 2001 13,5 28,1 42,6 5,7 4,9 2,6 0,7 1,9
Champ : France métropolitaine
Source : Insee, enquêtes Budget de famille 2006 et 2001.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREcontre un tiers environ chez les ména- monoparentales, dont le budget est sou- restent marginales (12 % des dépenses).
ges les plus pauvres. Chez ces ména- vent plus réduit et qui ne disposent pas Les ventes par Internet ont toutefois légè-
ges aisés, la part des grands magasins toujours du temps nécessaire, optent plu- rement progressé, passant de moins de
non spécialisés (Printemps, Galeries tôt pour les achats en grandes surfaces. 1 % en 2001 à plus de 2 % en 2006, avec
Lafayette…) dans les dépenses d'habil- Néanmoins, depuis 2001, la part des de larges disparités : si les ménages décla-
lement est presque deux fois plus élevée dépenses d'habillement dans les gran- rent réaliser 15 % des dépenses en équi-
que la moyenne, et s'élève à 8 %. des surfaces alimentaires progresse pement photographique et 11 % des
pour tous les types de ménages. dépenses en équipement informatique sur
L'achat de vêtements par correspon- Internet, ils déclarent très rarement ache-
Pour s'habiller, les Parisiens, dance est plus souvent le fait des habi- ter par ce biais l'outillage de bricolage ou
les couples sans enfant tants de petites communes et des de jardinage ainsi que les meubles.
et les célibataires préfèrent ruraux (8 % des dépenses), favorisé par À l'instar de l'alimentation ou de l'habille-
l'éloignement ou la rareté des magasins. ment, plus le niveau de vie est élevé,les petits commerces
Enfin, les ménages déclarent très peu plus la part des dépenses effectuées
À Paris, 52 % des dépenses de vête- d'achats vestimentaires par Internet dans les petits commerces spécialisés
ments sont réalisées dans les petits com- (sources). augmente : de 20 % pour les 10 % des
merces spécialisés. Cette part, largement ménages les plus pauvres à 42 % pour
plus élevée que la moyenne (40 %), est les plus aisés. De manière symétrique,
La vente de biens durablesstable depuis 2001. À l'inverse, tout en les ménages les moins aisés réalisent
conservant une part deux fois plus élevée 21 % de leurs dépenses en biens dura-reste une affaire de spécialistes
à Paris qu'en moyenne, les grands maga- bles dans les grandes surfaces alimen-
sins non spécialisés, très présents dans la Avec 73 % des dépenses, les magasins taires, contre 10 % pour les ménages au
capitale, attirent de moins en moins les spécialisés dominent le commerce des niveau de vie le plus élevé.
Parisiens, qui n'y effectuent plus que 12 % biens durables (tableau 3). C'est une pro- La part des dépenses réalisées dans les
de leurs dépenses d'habillement contre portion analogue à celle de 2001 (74 %), grands magasins non spécialisés, par
21 % en 2001. malgré une érosion de la part des GSS correspondance (VPC) ou sur Internet
L'achat vestimentaire dans les petits (42 % en 2006 contre 46 % en 2001). n'est pas liée au niveau de vie et reste
commerces est d'abord le fait des céliba- La part des hypermarchés dans les faible pour tous les ménages. On ne note
taires et des couples sans enfant (46 % dépenses de biens durables a peu pro- pas d'évolution significative par rapport à
de leurs dépenses, comme en 2001). gressé : 15 % en 2006 contre 14 % en 2001, hormis une fréquentation accrue
Les couples avec enfants et les familles 2001. Les autres formes de commerce des petits commerces spécialisés par les
ménages au niveau de vie élevé (42 %
des dépenses contre 33 % en 2001). Dépenses alimentaires selon le Dépenses d’habillement selon le
lieu d'achat et le niveau de vie lieu d'achat et le niveau de vie
Maxi-discount Grandes surfaces alimentaires
D10 D10 Les grandes surfaces
D9 D9
D8 D8 spécialisées en biens durables
D7 D7
D6 D6 drainent tous types de ménages
D5 D5
D4 D4
Si les grandes surfaces alimentairesD3 D3
D2 D2 sont plus fréquentées par les ménages
D1 D1
aux revenus modestes et les petits com-
Commerces de détail alimentaire Grandes surfaces spécialisées
merces de détail privilégiés par les
D10 D10
D9 D9 ménages plus aisés, les GSS attirent lar-
D8 D8
gement tous les ménages sans distinc-D7 D7
D6 D6 tion de revenu. Ainsi, les neuf premiers
D5 D5
déciles de niveau de vie y réalisent entreD4 D4
D3 D3 42 et 48 % de leurs dépenses en biens
D2 D2
durables. Seuls les ménages ayant leD1 D1
niveau de vie le plus élevé (D10) fré-
Marchés et producteurs Petits commerces spécialisés
quentent moins ce type de magasin etD10 D10
D9 D9 n'y réalisent que 35 % de ces dépenses.
D8 D8
Enfin, la taille de la commune de rési-D7 D7
D6 D6 dence a un impact limité sur le lieu d'a-
D5 D5
D4 chat des biens durables et seul ParisD4
D3 D32006 2006 apparaît un peu atypique : comme pourD2 D2
2001 2001D1 l'alimentation et les vêtements, les Pari-D1
0 5 10 15 20 010 20 30 40 50 60 siens achètent plus que la moyenne
% %
leurs biens durables dans les petits com-Champ : France métropolitaine. Champ : France métropolitaine.
Source : Insee, enquêtes Budget de famille 2006 et 2001. Source : Insee, enquêtes Budget de famille 2006 et 2001. merces de détail (tableau 3).
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE Part des dépenses en biens durables selon le lieu d’achat et les caractéristiques des ménages
en %
Magasins spécialisésGrandes Internet,
Grands magasins VPC
surfaces téléphone, AutresPetits commerces non spécialisés sur catalogueGrandes surfacesalimentaires téléachatde détail
Décile de niveau de vie
D1 21,0 46,4 20,2 1,6 2,6 1,4 6,8
D2 23,0 41,5 24,0 3,5 2,1 0,9 5,0
D3 18,3 43,4 27,1 2,1 2,8 1,5 4,8
D4 23,2 42,7 22,8 1,2 4,3 1,3 4,5
D5 18,5 42,8 28,6 1,7 2,2 1,9 4,3
D6 15,2 43,1 29,5 1,8 3,4 1,6 5,4
D7 12,0 48,3 27,8 2,0 2,8 1,9 5,2
D8 15,0 41,7 29,7 1,9 3,6 2,1 6,0
D9 11,7 42,0 32,4 1,9 4,8 3,3 3,9
D10 10,3 35,3 41,5 2,4 3,3 2,7 4,5
Lieu d’habitation
Commune rurale 14,3 41,2 32,8 1,5 3,1 1,8 5,3
Moins 20 000 habitants 14,3 38,8 34,6 1,6 3,5 2,4 4,8
20 000 à 100 000 habitants 18,1 40,9 28,5 1,9 3,7 1,7 5,2
Plus de 100 000 habitants 17,7 41,3 29,1 2,0 3,7 2,2 4,0
Paris 4,0 36,5 42,8 5,0 2,2 2,3 7,2
Agglomération parisienne hors Paris 12,5 50,8 23,1 2,7 2,9 2,4 5,6
Ensemble 2006 15,1 41,8 30,7 2,0 3,4 2,1 4,9
Ensemble 2001 14,0 46,0 28,1 2,2 3,4 0,7 5,6
Champ : France métropolitaine
Source : Insee, enquêtes Budget de famille 2006 et 2001.
- Petits commerces spécialisés produits alimentaires et boissons, les arti-Sources
- Vente par correspondance (VPC) sur cata- cles d'habillement et chaussures ainsi que les
logue général ou spécialisé (ex : La Redoute) biens durables (ameublement, équipement
L'enquête Budget de famille 2006 a été réa- - Vente par Internet, téléphone ou téléachat ménager, équipement audiovisuel, photogra-
lisée auprès de 10 240 ménages en métro- - Vente sur les marchés, commerces ambu- phique, informatique et électronique).
pole et 3 134 dans les Dom (non exploités lants ou directement chez les producteurs.
ici). Effectuée tous les cinq ans environ Hors alimentation, les enquêtés choisis-
(1979, 1984, 1989, 1995, 2001, 2006), elle sant eux-mêmes la manière de déclarer le Définitions
reconstitue toute la comptabilité des ména- lieu d'achat, les achats via Internet peuvent
ges. Pour chaque ménage enquêté, on col- être déclarés comme des achats auprès
lecte la nature des dépenses, leur montant, d'une enseigne « classique » (un achat à la
Le niveau de vie :afindecomparerlesre-
et le cas échéant la quantité achetée ainsi FNAC via Internet pourrait être classé dans
venus de ménages de compositions diffé-
que le lieu d'achat. Toutes les dépenses « GSS ») comme des achats sur catalogue
rentes, on divise le revenu total (collecté
sont couvertes : logement, alimentation, (pour la VPC), ou directement comme des
par l'enquête) par le nombre d'unités de
habillement, santé, transports, loisirs... achats sur Internet.
consommation, calculé comme suit : la per-
La nomenclature des magasins est La nomenclature des produits est celle re-
sonne de référence a un poids de 1, les au-
propre à l'Insee et comprend 6 grands pos- commandée par Eurostat : la COICOP-HBS
tres personnes de 14 ans ou plus ont un
tes, eux-mêmes éclatés en 100 postes en- (Classification of Individual Consumption
poids de 0,5 et les enfants de moins de
vironauniveauleplusfin.Parmi ceux-ci, by Purpose - Household Budget Survey).
14 ans, un poids de 0,3. Ce revenu par uni-
nous avons retenu les postes suivants : Elle se décompose en 12 grands postes ; un
té de consommation est un indicateur du ni-
e- Grandes surfaces alimentaires (hypermar- 13 poste a été créé afin de rassembler les
veau de vie des ménages.
chés, supermarchés, dont le maxi-discount) débours des ménages qui ne sont pas consi-
- Petites surfaces (petits com- dérés comme de la consommation par les
merces d'alimentation générale, supérettes) comptables nationaux (impôts, gros tra- Bibliographie
- Grands magasins non spécialisés (ex : vaux…). Toutes les dépenses sont codées
BHV, Printemps) dans cette nomenclature qui comporte plus
- Grandes surfaces spécialisées ou GSS de 900postesauniveauleplusfin.Ceux « Le budget des familles en 2001 », Insee
(ex : Darty, Kiabi, Conforama) utilisés pour cette étude concernent les Résultats série société, n° 29, avril 2004.
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