Des ménages plus petits pour d'autres besoin en logements

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Malgré la faible augmentation de la population régionale, le nombre de ménages augmentera sensiblement et leur taille moyenne diminuera. Les besoins en logements continueront donc d'augmenter et la confirmation de modes de cohabitation moins traditionnels font émerger des besoins nouveaux. Dans la quasi totalité des zones d'habitat c'est essentiellement le vieillissement qui contribue à multiplier le nombre de ménages
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Des ménages plus petits
pour d’autres besoins
en logements
La région, qui comptait 3 993 000 habitants
en 1999, passerait à 4 058 000 en
2015 (cf. Graphique 1), soit une augmentation
de 1,6%. Le Nord-Pas-de-Calais conserverait
à cette date son rang de 4ème région française
la plus peuplée, derrière l’Île-de-France,
Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.Malgré la faible augmentation de la population
Cependant, cette croissance de la population
régionale resterait parmi les plus faibles par rap-
port aux autres régions : sur la même période,régionale, le nombre de ménages augmentera
le nombre d’habitants en France augmenterait
de presque 6%.
sensiblement et leur taille moyenne diminuera.
En dépit de cette quasi stagnation de la popula-
tion, le nombre de ménages s’élèverait de 12%
sur la période, pour atteindre 1 668 000 en 2015.Les besoins en logements continueront donc
UNE POPULATION STABLE,
DES MÉNAGES PLUS PETITSd’augmenter et la confirmation de modes de
ET PLUS NOMBREUX
cohabitation moins traditionnels font émerger Au-delà de l’effet mécanique provoqué par la
légère croissance de la population, deux fac-
teurs expliquent l’augmentation plus sensible du
des besoins nouveaux. Dans la quasi totalité nombre de ménages : le vieillissement, effet
démographique, se combine à des change-
ments d’ordre sociologique relatifs aux compor-
des zones d’habitat c’est essentiellement le tements de cohabitation. Ces deux effets
aboutissent à une multiplication du nombre
de ménages, avec une diminution de leurvieillissement qui contribue à multiplier taille moyenne.
L’IMPACT DU VIEILLISSEMENTle nombre de ménages.
DE LA POPULATION SUR
LE NOMBRE DE MÉNAGES
La population du Nord-Pas-de-Calais vieillirait
fortement d’ici 2015 [1] : le nombre de ménages
« Cette étude est le résultat d’une collaboration entre la direction régionale de
de moins de 50 ans diminuerait de presque 4%,l’Équipement et la direction régionale de l’Insee. »
tandis que celui des plus de 50 ans augmente-
rait de plus de 30% (cf. Tableau). Ceci s’explique
par le vieillissement des générations nom-
Bruno Clément-Ziza Hélène Chesnel breuses issues du baby-boom qui, de plus,
voient leur espérance de vie s’allonger paral-Direction Régionale de l’Équipement INSEE
lèlement à une amélioration des conditions
de santé et de maintien au domicile.
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS - 130 AVENUE DUPJRÉSIDENT .F.KENNEDY - 59034LILLECEDEX -TÉL. : 03 20 62 86 29 -TÉLÉCOPIE : 03 20 62 86 00N°2
NPORD- AS-DE-CALAIS
Or ces ménages âgés sont par la force des d’une moindre stabilité familiale. La séparation plus souvent seuls après une séparation du
choses de taille réduite : les enfants sont partis des couples, plus fréquente, donne naissance couple dans la mesure où les femmes obtien-
et le veuvage est plus fréquent. Ainsi à deux foyers distincts composés d’un homme nent plus fréquemment la garde des enfants.
presque la moitié des ménages dont la per- ou d’une femme seule, ou d’une famille mono- Le nombre de familles monoparentales devrait
sonne de référence est âgée de plus de 65 parentale. La constitution de familles recom- augmenter de 7,7% pour cette tranche
ans sont, en 1999, composés d’une seule posées ne suffit pas à contrebalancer ce d’âge.
personne. phénomène.
Les évolutions dans les modes de cohabita-
Au total, le vieillissement de la population Un cinquième de la croissance du nombre tion auraient également des conséquences
expliquerait les deux tiers de la croissance du de ménages s’explique par ces effets de importantes pour les ménages plus âgés,
nombre de ménages. Il se traduirait chez les décohabitation. qui seraient plus souvent constitués d’une
plus de 50 ans par une forte augmentation du personne seule. Entre 50 et 64 ans, les effets
nombre de couples et de personnes seules, UNE TRANSFORMATION de décohabitation et de vieillissement se
notamment pour les femmes. conjugueraient, augmentant de 65% l’effectifDE LA STRUCTURE DES MÉNAGES
des personnes seules.
DES SÉPARATIONS DE CONJOINTS Le vieillissement de la population et la banali-
À PETITS MÉNAGESDE PLUS EN PLUS FRÉQUENTES sation d’autres modes de cohabitation vont
modifier le poids respectif des différents types LOGEMENTS ?
Les changements dans les modes de coha- de ménages (cf. Tableau). À l’horizon 2015,
bitation renforcent la tendance à la diminution alors que l’ensemble des ménages augmen- L’accroissement du nombre de ménages
de la taille des ménages. terait de 12%, le nombre de couples n’augmen- tend mécaniquement à augmenter la de-
terait que de 5%. Il diminuerait même entre mande potentielle en logements. Celle-ci
Les jeunes qui ont quitté le foyer parental vi- 30 et 49 ans. Dans cette tranche d’âge, le pourrait donc s’accroître d’environ 11 000
vent plus souvent seul qu’auparavant du fait nombre de personnes seules s’élèverait de résidences principales par an, sans compter
d’études plus longues et d’une entrée dans plus de 25% pour les hommes comme pour les besoins en renouvellement du parc. Le fait
la vie professionnelle plus tardive que pour les femmes. Cette croissance aurait un impact que le nombre de petits ménages augmente
les générations précédentes. d’autant plus important sur le nombre pourrait suggérer que la construction de petits
d’hommes seuls qu’ils sont plus souvent dans logements et la segmentation des grands
Mais les comportements de cohabitation cette situation en 1999 que les femmes. En logements actuels pourraient répondre à
évoluent surtout après 30 ans sous l’effet effet, les hommes se retrouvent aujourd’hui ces besoins.
Graphique 1 : Évolution projetée de la population et des ménages
Population
France
Ménages
Littoral de la région
Métropole lilloise
Arras
Nord-Pas-de-Calais
Reste Pas-de-Calais
Reste Nord
Bassins industriels
Est-Nord
-10 -5 0 +5 +10 +15 +20
taux de croissance en %
Source : Insee - Omphale
Tableau : ÉVOLUTION PROJETÉE DU NOMBRE DE MÉNAGES ENTRE 1999 ET 2015
PAR ÂGE ET TYPE DE MÉNAGE DANS LE NORD-PAS-DE-CALAIS
Unité : %
Ménage formé
Famille de personnes Ensemble des
Homme seul Femme seule Couple
monoparentale sans lien ménages
familial
-3,7 +5,0 -11,6 -7,2 -9,4 -6,9Moins de 30 ans
+25,1 -9,7 +7,7 -4,1 -2,8Entre 30 et 49 ans +25,7
+61,0 +67,2 +33,2 +42,2 +36,7 +40,7Entre 50 et 64 ans
+34,4 +21,3 +19,6 +11,6 +5,1 +20,865 ans et plus
+27,1 +27,3 +5,4 +13,5 +4,2 +12,0ensemble des ménages
Source : Insee - Omphale
Guide de lecture : le nombre de ménages composés d'une femme seule de moins de 30 ans augmentera de 5% à l'horizon 2015, tandis que le nombre
de couples du même âge diminuera de 11,6%.N°2
NPORD- AS-DE-CALAIS
Plusieurs éléments viennent modérer cette Les demandes à venir de ces petits ménages du fait de la capacité de ce territoire à attirer les
supposition, à commencer par l’augmentation risquent donc d’être en inadéquation avec étudiants et les actifs. Par contre, les évolutions
continue de la surface moyenne des loge- l’offre immobilière. dans les comportements de cohabitation y
ments, qui correspond à un souhait de tous les seraient assez marquées. Sur vingt ménages
Les ménages de taille plus importante, notam-types de ménages [2]. De plus, les ménages qui se dirigent vers Lille, par exemple, douze
ment les couples avec enfants, se tournentd’une ou deux personnes, en particulier ceux sont constitués d’une personne seule et cinq
davantage vers de plus grands logements. Laqui atteignent l’âge mûr, souhaitent occuper de deux personnes.
construction neuve répond à cette demande,un logement avec confort sanitaire, séjour et
particulièrement hors des zones fortement Roubaix-Tourcoing ne bénéficierait pas ducuisine, soit une surface « incompressible » qui
urbanisées. De tels logements sont également même dynamisme démographique : l’augmen-tend à maintenir une dimension respectable
mis sur le marché dans les pôles urbains. Ils tation du nombre de ménages y serait surtoutà l’habitation.
sont prisés par des ménages qui choisissent soutenue par le vieillissement de ses habitants.
La multiplication des couples séparés ne plaide une vie citadine et qui peuvent assumer finan-
pas non plus obligatoirement pour de petits cièrement le coût de ces logements. Les ten- VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION
logements [2]. En effet, la personne seule qui sions et les coûts sur le marché immobilier en DANS L’OUEST ET L’ARRAGEOIS
n’assure pas la garde des enfants peut sou- zone fortement urbanisée pourraient obliger
haiter les accueillir dans de bonnes conditions. les grands ménages moins aisés à se tourner Le littoral, le pays arrageois et les zones rurales
Le cas des familles recomposées est plus vers les périphéries ou vers des logements du Pas-de-Calais verraient également s’élever
évident puisque le logement vaste s’impose de de moindre qualité. le nombre de leurs ménages sans que l’accrois-
façon à héberger les enfants des précédentes sement de la population soit sensible : à
L’autre segment de parc en plein développe-unions. peine 0,5% pour le bassin d’Arras et 1,3%
ment entre 1999 et 2001 dans les pôles urbains pour les territoires ruraux du Pas-de-Calais ; le
Par ailleurs, les personnes âgées, plus aisées et est constitué de logements de moins de 35 m². Dunkerquois connaîtrait même une diminution
plus souvent propriétaires que les générations Ce type d’habitation convient particulièrement de sa population. Dans les autres bassins du
précédentes, déménagent rarement lors du aux ménages jeunes de petite taille, principa- littoral, il dépasserait cependant 3% avec un
départ des enfants ou du décès de leur lement des étudiants vivant le plus souvent maximum de 4,4% dans le Calaisis.
conjoint. Elles occupent donc un logement seuls.
relativement grand par rapport à la taille de Sur ces territoires, l’augmentation du nombre de
leur ménage. UN BASSIN LILLOIS ménages s’explique surtout par l’élévation de la
EN PLEINE ÉVOLUTION moyenne d’âge : si le nombre d’habitants reste
COMMENT LA TAILLE DES LOGEMENTS stable globalement, l’effectif des plus âgés,
RÉPOND-ELLE AUX NOUVEAUX Globalement, la croissance du nombre de qui forment surtout des ménages de petite
BESOINS ? ménages est la plus forte sur le littoral et dans la taille, est en augmentation. Dans les zones
métropole lilloise, tandis que les bassins in- rurales du Pas-de-Calais, dans les bassins
A l’horizon 2015, les personnes seules, les dustriels et les zones « est-nord » connaissent d’Arras et de Dunkerque, cette augmentation du
familles monoparentales ainsi que les couples une progression plus lente (cf. Graphique 1). nombre de personnes âgées serait à l’origine
sans enfants d’âge mûr, de plus en plus nom- des trois quarts de l’augmentation du nombre
Si le nombre de ménages augmente partout,breux, pourraient souhaiter habiter des loge- de ménages. Cette proportion est légèrement
les explications diffèrent sensiblement selonments de taille relativement grande. En 2001, la inférieure dans le reste du littoral. La décoha-
les territoires. Dans la métropole, le bassinmoitié des logements du Nord-Pas-de-Calais bitation ne fait que légèrement augmenter le
de Lille aurait la croissance de population laont une surface comprise entre 35 et 95 m² et nombre des ménages sur l’ensemble de ces
plus forte, atteignant presque 6% entre 1999 etsemble donc correspondre à ces besoins. territoires.
2015. Le vieillissement y serait un peu moinsCependant, entre 1999 et 2001, ce segment de
net que dans le reste du Nord-Pas-de-Calaisparc n’a pas ou peu connu d’offres nouvelles.
Graphique 2 : Évolution du nombre des logements
selon leur surface habitable entre 1999 et 2001
+6
Villes-centres et pôles urbains
Autres territoires
Guide de lecture : entre+4
1999 et 2001, le nombre total
de logements de moins de
35 m² a augmenté de 2,7%
dans les villes-centre et les+2
pôles urbains. Il a diminué de
2,1% dans les autres
territoires.
0
-2
-4
22 22 22 22Moinsde35m 35 m à 54 m 55 m à 74 m 75 m à 94 m 95 m et plus
Surface du logement
Source : Direction régionale de l'Équipement - Filocom
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS - 130 AVENUE DUPJRÉSIDENT .F.KENNEDY - 59034LILLECEDEX -TÉL. : 03 20 62 86 29 -TÉLÉCOPIE : 03 20 62 86 00Le bassin de Saint-Omer pourrait bénéficier BAISSE DU NOMBRE D’HABITANTS Les ménages seraient cependant plus
d’une croissance démographique relativement nombreux à cette date en raison d’un fortET VIEILLISSEMENT DANS L’EST
importante de 3,5% et verrait sa population vieillissement de la population, en particulierDE LA RÉGION
fortement vieillir [1]. Ces deux effets se cumu- dans le territoire « est-nord ». Ce phéno-
lant, ce territoire connaîtrait l’augmentation du mène compenserait la diminution de la popu-Les populations des bassins industriels et du
nombre de ménages la plus importante du lation et expliquerait une augmentation deterritoire « est-nord » (cf. « Le zonage d’étude »)
Nord-pas-de-Calais : elle dépasserait 20% 5,7% du nombre des ménages pour le bassindiminueraient respectivement de 2,7% et
entre 1999 et 2015. « est-nord » et de 7,3% pour les bassins in-de 6,6% d’ici 2015. Cette baisse du nombre
dustriels. Les autres zones du Nord seraientd’habitants serait surtout marquée pour
dans une situation comparable.Maubeuge, Hénin-Carvin et Auchel-Bruay.
Seules certaines zones comme Valenciennes
et Denain-Douchy seraient relativement
préservées.
POUR COMPRENDRE CES RÉSULTATS
Le zonage d’étude
Cette étude fait suite à une demande de l’Observatoire régional de l’Habitat et de l’Aménagement qui visait à préciser les besoins en logement d’ici à
2010. Des projections de ménages ont donc été réalisées par l’Insee, par type de ménage, sur l’ensemble de la région ainsi que sur les différentes zones
et bassins d’habitat.
Ces deux zonages ont été construits par l’Orha. « Le bassin d’habitat correspond au territoire de localisation résidentielle des ménages qui consomment
les services urbains offerts sur ce même territoire dont ils ont besoin dans leur vie quotidienne » [3]. Les zones d’habitat sont des regroupements de
bassins d’habitat homogènes entre eux. Elles sont composées ainsi :
la métropole lilloise : bassins de Lille et Roubaix-Tourcoing ;
le littoral : bassins de Dunkerque, Boulogne, Calais, Saint-Omer et Côte d’Opale ;
les bassins industriels : bassins de Béthune, Lens-Liévin, Auchel-Bruay, Hénin-Carvin, Valenciennes et Denain-Douchy ;
Arras : bassin d’Arras ;
Est-Nord : bassins de Cambrai et Maubeuge ;
Autres zones du Nord : bassins d’Hazebrouck, Le Quesnoy, Avesnes et Fourmies ;
du Pas-de-Calais : bassins de Saint-Pol, Aire sur la Lys et Hesdin.
Comment est réalisée une projection ?
A partir de la population recensée en 1990 et 1999, l’Insee réalise des projections de population et de ménages à l’aide du modèle Omphale. Le principe
consiste à obtenir la population d’une année en fonction de la population de l’année précédente. La population vieillit, meurt ou migre et s’accroît des
naissances.
Afin d’estimer le nombre de ménages, la population projetée est ensuite répartie par sexe et âge selon les différents modes de cohabitation : une
personne peut vivre seule, en couple, à la tête d’une famille monoparentale, être enfant d’un couple ou d’une famille monoparentale, former un ménage
avec d’autres personnes sans avoir de lien familial avec elles ou encore appartenir à la population « hors ménage ordinaire » c’est-à-dire vivant dans des
collectivités ou dans des habitations mobiles. Partant de la situation au recensement de de 1999, cette répartition est supposée évoluer dans
la région comme au niveau national, en fonction des changements observés entre 1982 et 1999 : sur cette période, pour un âge et un sexe donnés, la part
des personnes vivant seules a augmenté, de même que celle des familles monoparentales, tandis que la proportion de couples diminuait.
Une projection n’est pas une prévision. Elle est fortement dépendante des hypothèses posées au départ. Elle permet d’intégrer les différentes tendances
observées et d’en mesurer les impacts.
Pour en savoir plus
[1] Projection de population du Nord-Pas-de-Calais en 2050 : un vieillissement inéluctable - Insee - Profils Nord-Pas-de-Calais n°10,
novembre 2001.
[2] Le logement en Nord-Pas-de-Calais : un parc en mutation face à des besoins diversifiés - Insee, Orha - Les dossiers de profils - à paraître.
[3] Délimitation des bassins d’habitat du Nord-Pas-de-calais en 1997 - Typologie de communes - Orha, décembre 1998.
Projection infrarégionales de population pour 2030 : des situations contrastées sur les différents territoires du Nord-Pas-de-Calais - Insee
Profils Nord-Pas-de-Calais n°9, novembre 2001.
Projections de ménages pour la France métropolitaine, ses régions et départements - Insee, Insee Résultats Société n°19, octobre 2003.
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