Diagnostic du Pays Saint-Lois - PME et banque dynamiques

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La population du Pays Saint-Lois diminue légèrement depuis le début des années quatre-vingt. Les départs, en particulier de jeunes, ne sont plus compensés par l'excédent des naissances sur les décès. Au cours des années quatre-vingt-dix, l'agglomération saint-loise a perdu des habitants, mais sa périphérie en a gagné. L'emploi a baissé de 3,4 % entre 1990 et 1999 suite à la concentration de l'activité agricole et aux restructurations dans l'industrie. Dans ce secteur, les petites et moyennes entreprises ont néanmoins été dynamiques en créant des emplois. Les services non marchands, et plus particulièrement l'administration, tiennent une part importante dans l'emploi, de même que les activités bancaires.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Diagnostic du Pays SaintLois
PME ET BANQUE DYNAMIQUES
itué dans la Manche, le Pays SaintLois compte 76 500 habi haSbitants vivent dans l’aire urbaine de tants en 1999. Les deux tiers des SaintLô qui constitue le cœur du terri toire (un tiers dans l’agglomération et un tiers dans la couronne périurbaine). L’espace périurbain situé autour de la
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capitale administrative de la Manche continue de s’étendre, surtout à l’ouest du territoire vers Marigny, le long de la D 972 reliant Coutances à SaintLô. Le reste de la population vit à Tori g n i  s u r  V i r e , s e c o n d e v i l l e d u SaintLois, et dans les zones rurales du P a y s s i t u é e s a u n o r d a u t o u r d e
n° 116  février 2003
% L a p o p u l a t i o n d u P a y s SaintLois diminue légèrement de p u i s l e d é b u t d e s a n n é e s quatrevingt. Les départs, en parti culier de jeunes, ne sont plus com p e n s é s p a r l ' e x c é d e n t d e s naissances sur les décès. % A u c o u r s d e s a n n é e s q u a t r e  v i n g t , l ' a g g l o m é r a t i o n saintloise a perdu des habitants, mais sa périphérie en a gagné. % L'emploi a baissé de 3,4 % entre 1990 et 1999 suite à la concentration de l'activité agricole et aux restructurations dans l'in dustrie. Dans ce secteur, les petites et moyennes entreprises ont néan moins été dynamiques en créant des emplois. % Les services non marchands, et plus particulièrement l'adminis tration, tiennent une part importante dans l'emploi, de même que les ac tivités bancaires.
Cet article est extrait du diagnostic de territoire du Pays SaintLois réalisé par l'Insee BasseNormandie, suite à un partenariat avec l'agence SaintLô Développement et l'universi té de Caen. Le périmètre retenu délimite le ter r i t o i r e d ' a c t i o n d e l ' a g e n c e S a i n t  L ô Développement et de l'association de Promo tion du Pays SaintLois. Le Pays SaintLois n'est pas reconnu à ce jour au sens de la loi Voynet.
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SaintJeandeDaye et au sud autour de Percy et de TessysurVire. Le Pays est constellé d’une quinzaine de bourgs répartis sur l’ensemble du territoire qui confèrent aux habitants une grande proximité de commerces et services à la population. Le SaintLois fait ac tuellement l’objet d’un grand pro gramme de travaux routiers visant à r e l i e r d u n o r d a u s u d l ’ A 1 3 (CaenCherbourg) à l’A84 (CaenRen nes) en contournant SaintLô par l’ouest. La mise aux normes autorou tières de la RN 174 et les investisse ments ferroviaires devraient améliorer l e s c o n d i t i o n s d e d e s s e r t e d u CentreManche.
La population diminue depuis vingt ans
La population du SaintLois baisse lé gèrement depuis le début des années quatrevingt. Entre 1982 et 1999, le ter ritoire a ainsi perdu 650 habitants, dont près de 450 sur la dernière décennie. Ce recul s’explique par deux raisons : une réduction du solde naturel et un déficit migratoire persistant. L’excédent des naissances sur les décès est passé de + 370 personnes par an entre 1982 et 1990, à + 200 personnes par an en m o y e n n e a u c o u r s d e s a n n é e s quatrevingtdix. Cette baisse est la conséquence directe d’une chute de plus de 30 % du nombre annuel moyen d e n a i s s a n c e s e n t r e l a p é r i o d e 19751982 et la dernière décennie, tra duction du vieillissement rapide de la
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1 population. Dans la région , le recul est plus modéré, proche de 14 % entre les mêmes périodes.
Depuis 1962, il y a plus de personnes qui quittent le territoire que de person nes qui s’y installent, mais le déficit s’est réduit. La perte annuelle atteint en effet 250 personnes en moyenne dans les années quatrevingtdix, contre 400 entre 1982 et 1990. Ce déficit migra toire est surtout lié aux départs de jeu nes âgés de 18 à 32 ans, partis étudier ou travailler hors du territoire. Ils sont particulièrement attirés par le dyna misme économique de la région pari sienne et des grandes agglomérations du GrandOuest, où se situent par ail leurs les principales structures univer sitaires. Rennes, Rouen, Nantes, Le Havre et surtout Caen sont particulière ment prisées. En l’absence de migra tions, le nombre de jeunes de 20 à 26 ans du SaintLois serait supérieur de plus de 21 %. La situation s’est cepen dant améliorée, puisque cette propor
Le taux de solde migratoire correspond au solde des arrivées sur les départs pour un âge donné rapporté à la population qui aurait été celle du territoire sans migration.
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tion était de 27 % pour la période 19821990. Les départs de jeunes âgés de 20 à 26 ans se sont en effet atténués entre 1990 et 1999, et le déficit migra toire de cette classe s’est réduit.
Le bilan est en revanche légèrement excédentaire pour les 3444 ans, donc pour les familles avec enfants. Ce ré sultat contraste avec le déficit de la pé riode 19821990. Outre l’apport de personnes dans la force de l’âge, cette arrivée de familles d’actifs permet au SaintLois d’afficher un excédent pour les jeunes enfants (+ 280 jeunes de moins de 15 ans), alors qu’il en avait perdus par le biais des migrations au cours de la décennie précédente. L’im pact est cependant limité et influe peu sur le dynamisme global du territoire.
Vieillissement de la population
L’avancée en âge des générations nombreuses dubaby boom(personnes nées à partir de 1946), l’allongement de la durée de vie, la baisse de la natali té, entraînent, comme ailleurs, un vieillissement de la population du SaintLois, qu’accélèrent encore les départs de jeunes. Le nombre d’habi tants de plus de 60 ans progresse ainsi de plus de 18 % entre 1990 et 1999, plus que sur l’ensemble du territoire (+ 13 %). Ils représentent 23 % de la
1. Le pays SaintLois est systématiquement comparé à la BasseNormandie sans l’aire ur baine caennaise. La mention “BasseNor mandie” ou “région” se réfère donc à cet espace dans la suite de l’article.
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population en 1999, soit trois points de plus qu’en 1990. Cette part reste ce pendant légèrement inférieure à la moyenne régionale hors Caen (25 %). Dans le même temps, la part des moins de 30 ans a diminué de 42 % à 37 %, re joignant pratiquement la moyenne ré gionale (36 %). Malgré ce vieillisse ment plutôt rapide, le SaintLois reste donc un territoire relativement jeune à l’échelle de la région.
La population baisse à SaintLô Les évolutions sont cependant très contrastées au sein du Pays. La ville de SaintLô a en effet perdu 1 100 habi tants entre 1990 et 1999, soit une baisse de 4,2 % en neuf ans. L’espace périur bain et les zones rurales ont en re v a n c h e g a g n é d e s h a b i t a n t s (respectivement 450 et 230 personnes), mais la population ne s’est accrue pra tiquement que dans les bourgs de servi ces, et le long des principaux axes de communication. Les autres communes ont quasiment toutes perdu des habi tants. L’espace périurbain s’est par conséquent globalement peu dévelop pé (+ 1,6 %) par rapport aux autres vil les basnormandes (+ 4,8 % sans Caen).
Un bassin économique tertiaire
Le SaintLois compte 31 400 emplois en 1999. Les deux tiers se situent dans le tertiaire : un tiers dans le commerce et les services marchands, et un tiers dans la sphère non marchande. La ter tiarisation de l’activité est ainsi plus poussée que la moyenne régionale (hors Caen), où ces secteurs offrent 62 % de l’emploi total.
Le territoire a perdu 1 100 emplois entre 1990 et 1999, soit une baisse de 3,4 %. Cette diminution, plus marquée qu’au niveau régional ( 2,1 % hors Caen), est liée à une croissance mo dérée des services et du commerce, mais surtout aux restructurations dans l’agriculture et l’industrie.
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Le développement du commerce et des services a créé 1 700 emplois entre 1990 et 1999, soit une progression de 9 % en neuf ans (+ 12 % dans la région).
La croissance du tertiaire repose d’abord sur les services non mar chands, dont le développement a susci té la création de 1 100 emplois supplémentaires en neuf ans (+ 11 %). Le secteur de la santé et de l’action so ciale (3 980 emplois en 1999) et les ac tivités associatives (665 emplois) ont accru leurs effectifs d’un quart en neuf ans (contre respectivement + 31 % et + 50 % dans la région). L’Administra tion publique (3 720 emplois) et l’Edu cation (2 430 emplois) ont au contraire
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très peu embauché. Pour autant, les emplois publics sont très présents sur le territoire en raison du statut et du rôle 2 économique de SaintLô, cinquième ville de BasseNormandie et cheflieu administratif de la Manche.
Si la plupart des secteurs du tertiaire se développent donc à un rythme infé rieur à la moyenne régionale, le com m e r c e d e d é t a i l , l e s a c t i v i t é s financières et le conseilassistance aux
2. Sur le plan démographique, l’agglomération de SaintLô se situe derrière Caen, Cherbourg, Alençon et Lisieux, et devant Flers, Trou villeDeauville et Granville.
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Guide de lecture: l’industrie des biens de consommation emploie 5,5 % des personnes travaillant dans le SaintLois en 1999. La proportion n’est que de 3,1 % en France (hors IledeFrance). Le rapport (5,5 x 100) / 3,1 = 177 définit l’indice de spécificité locale du secteur. La valeur étant supérieure à 100, l’activité est économiquement plus présente sur le territoire qu’au niveau national. Elle est également plus affirmée qu’au niveau régional puisque l’indice de spécificité locale de l’industrie des biens de consommation n’est que de 129 en BasseNormandie (hors Caen). La situation est inverse dans l’industrie des biens intermédiaires : l’activité est relativement peu présente dans la région (indice égal à 89, donc inférieur à 100), particulièrement dans le SaintLois (43).
entreprises, sont eux particulièrement dynamiques.
Le commerce et les activités financières se développent
Le commerce a ainsi créé au total 280 emplois entre 1990 et 1999 (+ 7 %) et les services marchands 320 postes (+ 5 %). Le développement de la grande distribution a en effet stimulé la croissance du commerce de détail (2 385 emplois en 1999). Le secteur a accru globalement ses effectifs de 18 % entre 1990 et 1999, alors que le nombre de commerçants a diminué de 17 % sur la même périodetraduction de la fermeture de nombreux commer ces de proximité.
Dans le domaine des activités financiè res (1 125 personnes), l’emploi a pro gressé de 14 % dans le SaintLois, alors que ce secteur a perdu 8 % de ses effec tifs en BasseNormandie. La forte spé cialisation bancaire, liée surtout à la présence duCrédit Agricole Normand, s’est donc renforcée en l’espace de neuf ans.
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Les services aux entreprises ont été sti mulés notamment par la politique d’ex ternalisation des entreprises. Les activités de conseilassistance (815 emplois en 1999) ont fait ainsi un bond de 46 % en neuf ans. Les services opé rationnels aux entreprises (1 045 em plois) ont connu une progression encore plus fulgurante avec une crois sance de 69 %, liée surtout au dévelop pement du travail intérimaire et du nettoyage industriel. Les postes et télé communications (800 emplois) ont ré duit au contraire leurs effectifs sur cette période (près d’un salarié sur cinq), mais ce secteur occupe malgré tout une place majeure dans l’économie avec la présence deFrance Télécomet deLa Poste.
Les autres secteurs marchands du com merce et des services ont tous faible m ent progressé, voire régressé, notamment les services aux particu liers (1 400 emplois) freinés, pour cer t a i n s p a r l e m o d e s t e p o t e n t i e l touristique du territoire, et la perte de vitesse dans le rural.
Finalement les nouveaux emplois ter tiaires n’ont qu’en partie compensé les pertes cumulées dans la construction, l’industrie et surtout l’agriculture.
Recul de l’agriculture L’agriculture occupe une place impor tante dans l’économie du SaintLois. En 1999, elle offre 2 800 emplois, soit 9 % du total du territoire (10 % en BasseNormandie hors Caen).
Pour autant, la décennie a été délicate. La restructuration de l’activité a été du rement ressentie, provoquant la perte de 2 000 emplois entre 1990 et 1999. Le nombre d’exploitants agricoles a notamment été divisé par deux. Les terres libérées lors des cessations ont permis aux agriculteurs de s’agrandir. La taille moyenne des exploitations s’est ainsi fortement accrue : elle at teint 55 hectares en 2000, soit une vingtaine de plus qu’au début de la dé cennie. Elles sont cependant plus petites que la moyenne régionale (64 hectares en BasseNormandie).
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Par ailleurs, même s’il reste peu fré quent, le salariat agricole s’est déve l o p p é a u c o u r s d e l a d é c e n n i e quatrevingtdix : une centaine d’em plois a été créée, soit une progression de 26 %.
L’industrie emploie 5 000 personnes, soit 16 % des actifs travaillant dans le SaintLois. Ce secteur est relativement peu présent comparé au reste de la BasseNormandie (22 % des emplois). Il a perdu en outre 700 emplois entre 1990 et 1999, soit une baisse de 12 % en neuf ans. Les pertes sont concen trées dans les deux principaux secteurs industriels du Pays, les biens de consommation et l’agroalimentaire.
Les biens de consommation emploient en 1999 le tiers des effectifs industriels du territoire, principalement dans l’in dustrie des équipements du foyer (970 emplois) dominée par la présence de SEBetEuromoteur, exMoulinex. Ce secteur a perdu 250 emplois (un salarié sur cinq) suite aux restructurations de Moulinexentre 1990 et 1999, puis 270 nouveaux postes environ après le dé mantèlement définitif du groupe.
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L’industrie des biens de consomma tion repose également sur l’éditionim primeriereproduction (365 emplois en 1999) et le cuirhabillement (325 em plois) qui évoluent selon des tendances opposées. Le premier secteur a en effet accru ses effectifs d’un quart entre 1990 et 1999. Le second a réduit au contraire les siens d’un quart suite à la fermeture de plusieurs petits établisse ments. Les principales entreprises du Pays,Manche Confectionà PontHé bert etLaujacà SaintLô, ont maintenu leur emploi sur cette période mais cette dernière rencontre actuellement des difficultés.
L’agroalimentaire emploie un quart des effectifs industriels du SaintLois en 1999. Prolongeant l’activité agri cole, le secteur est fortement spécialisé dans l’industrie laitière que domine la Compagnie Laitière Européenne (CLE), exUnion Laitière Normande (ULN), filiale du groupeBongrain. Cet acteur principal contrôle notamment la Compagnie des Fromagesà Tori gnisurVire et les entreprisesElvir, Sofivoet laCompagnie laitière N o r m a n d i e B r e t a g n eo nà C
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désurVire. L’agroalimentaire a perdu 750 emplois en neuf ans, soit le tiers de ses effectifs, suite à la fermeture de l’établissementBesnierPontHébert et aux restructurations de l’ULN.
Un tissu de PME dynamiques Le reste de l’industrie se compose de tout un ensemble de petites et moyen nes entreprises diversifiées et particu lièrement dynamiques. Tous secteurs confondus, ces PME ont créé au total 360 emplois entre 1990 et 1999, soit une croissance de 24 % en neuf ans. Au niveau régional, les secteurs auxquels elles appartiennent ont globalement perdu 7 % de leurs effectifs.
Outre les deux piliers industriels, les équipements mécaniques offrent 370 emplois en 1999, en hausse de 40 % sur neuf ans. La métallurgietransforma tion des métaux (350 emplois) a connu une progression encore plus impor tante avec une croissance de 59 % entre 1990 et 1999, liée en grande partie au développement de l’entrepriseTech nov Donaldsonà Domjean.
Guide de lecture: le nombre d’emplois dans l’industrie des biens de consommation a baissé de 16 % dans le SaintLois entre 1990 et 1999. Les pertes se sont élevées à 20 % en BasseNormandie (hors Caen). L’industrie des biens intermédiaires a au contraire accru ses effectifs de 20 % dans le SaintLois sur la même période. La progression n’a été que de 2 % dans la région (hors Caen).
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Guide de lecture: dans la sphère marchande, hors agriculture, 9 % des salariés du SaintLois travaillent en 2000 dans un établissement appartenant à un groupe dont le siège social se situe sur le territoire et 31 % dans un établissement dépendant d’un groupe ou d’une entre prise extérieurs au territoire (ligne ensemble).
D’autres entreprises conditionnent le maintien et le dynamisme de certaines activités industrielles, notamment dans le secteur automobile (250 emplois) avec l’entrepriseLecapitaine, l’in dustrie du bois et du papier (290 em plois) avecOtor Normandie, la chimiecaoutchoucplastiques (165 emplois) avecSaintAndré Plastiqueet l’industrie des équipements électriques et électroniques (110 emplois) avec l’entrepriseGuérin.
Hors industrie, la construction (2 300 emplois) se distingue également par la bonne résistance de ses entreprises. Le secteur n’a en effet perdu que 3 % de ses effectifs entre 1990 et 1999 contre 12 % sur l’ensemble de la BasseNor mandie. Le boom du marché de la construction a cependant redynamisé ce secteur depuis 1997.
SaintLô concentre les nouveaux emplois
En neuf ans, les emplois se sont surtout créés au sein de l’agglomération de SaintLô (+ 730 emplois) qui renforce donc son poids économique au sein du
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Pays : elle regroupe en 1999 près de trois emplois du SaintLois sur cinq. En parallèle, l’emploi a diminué dans la plupart des autres parties du terri toire, en raison surtout du déclin de l’activité agricole. Les bourgs de servi ces perdent d’une manière générale de l’emploi. Les seuls qui ne se dévitali sent pas sont ceux qui bénéficient de la périurbanisation comme Marigny (+ 100 emplois) ou SaintClair surL’Elle (+ 60 emplois). L’installa tion de nouveaux habitants suscite en effet le développement de commerces et de services. L’agglomération de To rignisurVire a quant à elle été très ébranlée par les restructurations dans l’industrie agroalimentaire ( 700 em plois).
Un tiers des emplois dépend d’entreprises et de groupes extérieurs
Dans le SaintLois, à la fin de l’année 2000, un tiers seulement des salariés du secteur privé (non agricole) travaillait dans un établissement dépendant d’une entreprise ou d’un groupe extérieurs au territoire. La situation varie cependant
beaucoup d’un secteur à l’autre. Les groupes contrôlent ainsi presque tota lement les activités financières (neuf salariés sur dix), particulièrement le Crédit Agricole, principal employeur de ce secteur au sein du Pays. La pré sence des établissementsSEBet Euromoteurconfère également une autonomie locale limitée à l’industrie des biens de consommation (un salarié sur deux). Ces deux secteurs occupent une place prédominante dans l’éco nomie du SaintLois.
L’autre pilier industriel du SaintLois, l’industrie agroalimentaire, est au con traire organisé autour d’établissements dont le centre de décision se situe sur le territoire. Les groupes locaux contrô lent la moitié des emplois, laCom pagnie Laitière Européenne(CLE) dominant largement le secteur. L’indé pendance est cependant limitée, car ce groupe est une filiale minoritaire du groupeBongrain.
Dans le commerce, un tiers des salariés travaille pour des entreprises ou des groupes extérieurs au Pays, notam
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Forte spécialisation économique dans les activités bancaires L’Insee a identifié au sein des grandes villes françaises des em plois à haute qualification, de niveau cadre et ingénieur, qui ani ment et dynamisent l’économie. Classés par fonction, ces emplois métropolitains supérieurspermettent de préciser les points forts de chaque grande ville. En 1999, 16 300 emplois de cette nature s’exercent en BasseNormandie, dont plus de la moitié dans l’aire urbaine caennaise. Avec un potentiel global de 925 emplois métropoli tains supérieurs, SaintLô est la quatrième aire urbaine basnor mande derrière Caen (8 980 emplois), Cherbourg (1 460) et Alençon (1 060). Le cheflieu de la Manche devance Lisieux (650), Flers (450) et Vire (360). Rapporté au nombre total d’em plois (4,1 %), l’aire urbaine de SaintLô se situe en deuxième po sition juste derrière la capitale régionale (6,2 %). En neuf ans, leur nombre a progressé globalement de 17 % dans la région, marquant une élévation générale et continue des quali fications. Ces emplois ont tendance à se concentrer dans les grandes aires urbaines, en témoigne la forte évolution observée à Caen entre 1990 et 1999 (+ 27 %). Hors Caen, le développement de ces emplois métropolitains supérieurs a été plus marqué dans le SaintLois (+ 11 %) qu’en BasseNormandie (+ 7 %), SaintLô affichant même un réel dynamisme par rapport aux autres gran des aires urbaines de la région. La croissance a été plus marquée dans les petites villes, mais le nombre d’emplois concernés reste cependant limité. Dans le SaintLois, la moitié des emplois hautement qualifiés concerne deux secteurs, les services aux entreprises (220 em plois en 1999) et la banqueassurance (200). Le nombre de pos tes à responsabilité dans ce dernier secteur s’est fortement accru entre 1990 et 1999 (+ 26 %), confortant la forte spécialisation économique du territoire dans le domaine des activités ban caires. Ainsi, plus du quart des cadres basnormands (hors Caen) de ce secteur travaillent à SaintLô, plaçant la ville en pre mière position régionale. La spécialisation est liée surtout à la présence du Crédit Agricole Normand à SaintLô.
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En revanche, malgré le développement des services aux entre prises, les emplois supérieurs dans ce domaine n’ont pas pro gressé dans le SaintLois. Le cheflieu de la Manche se situe malgré tout en quatrième position dans la région, derrière Alen çon et surtout Cherbourg et Caen, où les services aux entreprises constituent un réel atout économique, particulièrement dans la sphère du conseil et de l’assistance. Comme pour la banqueassurance, le poids économique des pos tes et télécommunications dans le SaintLois explique la présence notable de cadres et d’ingénieurs dans ce domaine, plaçant le cheflieu de la Manche en troisième position juste derrière Alençon et Caen. C’est aussi la place de SaintLô avec une centaine de ca dres travaillant dans le commerce de gros et interindustriel. L’existence du pôle agroalimentaire a par ailleurs entraîné une forte progression du nombre d’emplois supérieurs dans le do maine de la recherche. Celuici a été renforcé en 1999 par l’arrivée de l’Association pour le Développement de la Recherche dans les Industries Agricoles et Alimentaires (ADRIA) de Normandie. Les cadres et ingénieurs travaillant dans l’industrie sont en revanche moins nombreux. Ce faible potentiel limite par conséquent la capa cité de développement de ce secteur, d’autant que les effectifs ont notablement baissé en l’espace de neuf ans.
Lesemplois métropolitains supérieursdéfinis par l’Insee
Art: artistes et emplois supérieurs artistiques, artisans d’art Banqueassurance: cadres des banques et des assurances Commerce: cadres des commerces de gros et interindustriel Industrie: cadres de direction, d’administration et de finance (gestion), ingénieurs et cadres commerciaux, technicocommer ciaux (commercial), ingénieurs et cadres de l’informatique (infor matique) Information: cadres et emplois supérieurs de l’information Recherche: ingénieurs et cadres techniques de recherche, étu des ou développement industriels, chercheurs de la recherche publique, emplois supérieurs des établissements de recherche et d’enseignement supérieur Services aux entreprises: cadres des services aux entreprises Télécommunications: ingénieurs et cadres des postes et télé communications Transports: ingénieurs et cadres des transports.
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Dépôt légal : février 2003
Code SAGE : Cent11670 © Insee 2003
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L’espace à dominante ruralecomprend : les pôles d’emploi de l’espace rural (pôles ruraux): commu nes qui regroupent entre 1 500 et 5 000 emplois ; les couronnes des pôles d’emploi de l’espace rural: com munes dont 40 % ou plus des actifs travaillent dans le pôle d’em
L’espace à dominante urbainecomprend : le pôle urbain: unité urbaine qui offre 5 000 emplois ou plus et n’appartient pas à la couronne périurbaine d’un autre pôle ur bain ; la couronne périurbaine: ensemble des communes dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle urbain ou dans des communes attirées par celuici. Uneaire urbaineest constituée du pôle urbain et de sa couronne périurbaine ; les communes multipolarisées: communes situées hors des aires urbaines, dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans plusieurs aires urbaines, sans at teindre ce seuil avec une seule d’entre elles.
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Les pôles de services intermédiaires et leurs aires d’in fluence: Les commerces et les services sont plus ou moins dispersés sur le territoire selon leur nature. On définit quatre gammes d’équi pements se retrouvant souvent dans les mêmes communes : une gamme de base, une gamme de proximité, une gamme su périeure et une gamme intermédiaire. Cette gamme intermé diaire comprend des commerces, des services financiers, des services locaux de l’Etat et des professions de santé. Présents dans une commune, alors appeléepôle de service intermé diaire, ces équipements exercent une certaine attraction sur les habitants des communes alentour moins bien équipées. L’aire d’attraction ainsi définie est désignée par le termed’aire d’in fluence des pôles de services intermédiaires. Ces aires d’influence ont été définies à partir des données de l’inventaire communal, recensant tous les équipements, com merces et services présents sur le territoire des communes (en quête réalisée en 1998 par l’Insee et le service statistique du ministère de l’Agriculture).
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ploi ou dans une autre commune de la couronne. Uneaire d’emploi de l’espace ruralest constituée d’un pôle d’emploi de l’espace rural et de sa couronne ; les autres communes de l’espace à dominante rurale: communes qui ne font pas partie des deux catégories précé dentes. Ces zonages ont été conçus à partir d’une analyse des déplace ments domiciletravail observés lors du Recensement de la po pulation de 1999.
Ethel CHARBONNIER étudiante en DESS “chargé d’études économiques”
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JeanPhilippe BRIAND Insee de BasseNormandie
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Le zonage en aires urbaines et en ai res d’emplois de l’espace rural : Les populations et les activités écono iques se concentrent à l’intérieur et autour es pôles urbains et ruraux. Pour mesurer cette dynamique, l’Insee a créé lezonage en aires urbaines et en aires d’emplois de l’espace rural, dont l’ambition est de fournir une description du territoire et un outil d’analyse des phénomènes qui le font évoluer.
La santé Les revenus fiscaux
ment dans des magasins à enseignes commeChampion,Leclerc,Décathlon ouPinault. La proportion est identique dans les services aux entreprises domi nés parLa Poste,France Télécomet la présence d’entreprises d’interim
commeManpower,Vediorbisou Adecco. Enfin, dans la construction, composée de PME, plus de neuf sala riés sur dix travaillent dans un établis sement dont le centre de décision est situé dans le SaintLois.
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ISSN 12672769
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