En 2008, la consommation des ménages sinfléchit mais résiste

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En 2008, la dépense de consommation des ménages ralentit significativement, mais résiste : + 1,0 % en volume, après + 2,4 % en 2007. La hausse des prix est plus soutenue (+ 2,8 % après + 2,1 %) sous l’effet de la forte progression des prix des produits alimentaires et de l’énergie. Le pouvoir d’achat du revenu s’accroît dans ces conditions moins vite qu’en 2007, ce qui tend à pénaliser la consommation. Pour préserver leurs dépenses de consommation, les ménages réduisent légèrement leur taux d’épargne. Le ralentissement affecte la plupart des biens et services, y compris dans les secteurs liés aux technologies de l’information, jusqu’ici très dynamiques. Les achats d’automobiles en volume diminuent. La préférence pour des modèles plus petits et moins chers s’est accentuée, encouragée par l’introduction début 2008 du bonus pour l’achat de véhicules peu polluants. En 2008, les ménages réduisent le rythme de leurs dépenses Les produits technologiques ralentissent Les ménages délaissent les biens et services de loisirs Les automobiles de petite cylindrée plébiscitées Rebond des dépenses de chauffage Les dépenses de santé à la charge des ménages toujours en hausse La consommation alimentaire subit le contrecoup de la hausse des prix Encadré Les produits alimentaires et énergétiques à l’origine du surcroît d’inflation en 2008
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1241 - JUIN 2009
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En 2008, la consommation des
ménages s’infléchit mais résiste
Georges Consalès, division Synthèses des biens et services, Insee
n 2008, la dépense de consomma- Malgré ce ralentissement, elle reste le principal
soutien de l’activité : elle contribue pour 0,5 pointtion des ménages ralentit signifi-
à la croissance du produit intérieur brut, quiEcativement, mais résiste : + 1,0 %
n’augmente que de + 0,4 % en 2008 après
en volume, après + 2,4 % en 2007. La
+ 2,3 % en 2007. Le revenu disponible brut des
hausse des prix est plus soutenue ménages progresse de + 3,4 %, après + 5,2 %
(+ 2,8 % après + 2,1 %) sous l’effet de la en 2007. Cette évolution reste proche de la pro-
forte progression des prix des produits gression moyenne des quinze années précéden-
tes (+ 3,6 %). Mais compte tenu d’unealimentaires et de l’énergie. Le pouvoir
accélération des prix à + 2,8 % contre + 2,1 %d’achat du revenu s’accroît dans ces
l’année précédente (encadré), le pouvoir d’achat
conditions moins vite qu’en 2007, ce qui
de l’ensemble des ménages ralentit plus nette-
tend à pénaliser la consommation. Pour ment encore, à + 0,6 %, la hausse la plus faible
préserver leurs dépenses de consomma- depuis 1996 (graphique).
tion, les ménages réduisent légèrement Pour refléter l’évolution individuelle moyenne,
cette augmentation du pouvoir d’achat doit êtreleur taux d’épargne.
corrigée du dynamisme démographique. Rap-Le ralentissement affecte la plupart des
portée au nombre d’unités de consommation,
biens et services, y compris dans les sec-
pour tenir compte à la fois de l’évolution du
teurs liés aux technologies de l’informa- nombre des ménages et de leur composition, le
tion, jusqu’ici très dynamiques. Les pouvoir d’achat stagne en 2008. En déduisant
achats d’automobiles en volume dimi- les dépenses pré-engagées (définitions), le
pouvoir d’achat du revenu arbitrable baisse,nuent. La préférence pour des modèles
quant à lui, de 0,7 %, après avoir augmenté deplus petits et moins chers s’est ac-
3,1 % en 2007.
centuée, encouragée par l’introduction
Pour limiter l’infléchissement de leur consom-
début 2008 du bonus pour l’achat de mation, les ménages abaissent légèrement
véhicules peu polluants. leur taux d’épargne, qui passe de 15,6 % en
2007 à 15,3 % en 2008 (tableau 1). Malgré le
ralentissement économique et ses premiers
En 2008, la dépense de consommation des effets sur le marché du travail, le comporte-
ménages en volume (définitions) n’augmente ment de précaution semble avoir relativement
que de 1,0 % après + 2,4 % en 2007. C’est la peu joué. Des taux d’intérêt réels faibles ont pu
progression la plus faible depuis plus de dix ans. limiter ce comportement.
Évolutions de la dépense des ménages, du pouvoir d'achat du revenu disponible brut
et du taux d'épargne
évolution annuelle en % taux d'épargne en %
7 17
6 16
Taux d'épargne
5 15
4 14
Dépense en volume
3 13
2 12
1 11
Pouvoir d'achat du revenu disponible brut
0 10
–1 9
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Source : Insee, comptes nationaux, base 2000.
INSEE
PREMIEREfaible progression depuis quinze ans. de baisser (respectivement – 3,3 %Les produits technologiques
Seuls les ordinateurs portables tirent la et – 14,8 % en volume), à un rythmeralentissent
demande en matériel informatique, proche de celui de 2006 et 2007. En 2008,
En 2008, les achats de biens et services notamment grâce à la percée du le marché numérique global (télécharge-
des technologies de l’information et de la « mini-PC ». ments, sonneries pour mobiles) représente
communication (TIC) restent dynamiques, 12,5 % du chiffre d’affaires des ventes au
mais ils progressent beaucoup moins rapi- détail de musique enregistrée, en progres-
Les ménages délaissentdement qu’en 2007 : + 6,9 % en volume, sion de 5,4 points par rapport à 2007.
après + 14,4 %. Comme la consommation Les dépenses en hôtels, cafés et restau-les biens et services de loisirs
ralentit globalement, ils contribuent toute- rants se replient de 0,7 % en volume. La
fois pour un tiers à la croissance de la En 2008, la consommation de biens et baisse est particulièrement marquée
dépense totale des ménages (contre un services de loisirs et de culture n’aug- pour les cafés (– 4,5 %) qui ont pu souf-
quart en 2007, pour un poids en niveau de mente plus globalement que de 2,1 % frir de l’interdiction de fumer à compter
4,3 %). Les prix continuent de baisser mais (après + 6,5 % en 2007), malgré l’évolu- du début de l’année. Le recul est
à un rythme un peu moins rapide qu’en tion relativement dynamique des TIC. Le moindre pour les restaurants (– 1,5 %).
2007 (– 6,4 % après – 8,0 %). Cela tient ralentissement affecte davantage les Les touristes étrangers, notamment
notamment aux services de télécommuni- biens que les services, notamment les européens, sont moins nombreux en
cations, dont les prix s’accroissent légère- équipements de sport, camping et plein 2008. Leurs achats diminuent de 9,2 %
ment (+ 0,5 % après – 1,1 %), et dont les air (– 1,9 % après + 6,2 % en 2007), ainsi en volume, ce qui contribue notamment
dépenses en volume continuent de ralentir que les matériels de transport liés aux loi- à la baisse des dépenses en hôtels
(+ 3,0 % après + 6,1 % en 2007 et + 8,6 % sirs (camping-cars, caravanes, bateaux). (– 2,2 % en volume).
en 2006). Parallèlement, les achats de Les achats de jeux et jouets stagnent en
matériel téléphonique progressent de volume, alors qu’ils progressaient de plus
Les automobiles de petite8,4 %, après + 16,2 % en 2007. de 4,5 % par an depuis 1999.
Les achats d’appareils de réception, de Dans le domaine des services, l’année est cylindrée plébiscitées
reproduction et d’enregistrement du son et particulièrement mauvaise pour les jeux de
de l’image sont beaucoup moins soutenus hasard avec une baisse de 5,0 %. Les jeux En volume, les dépenses de transports
qu’en 2007 (+ 13,7 % après + 29 % en de tirage ont pâti de la baisse de la fréquen- diminuent de 2,3 % en 2008. En particu-
moyenne les deux années précédentes). tation des cafés. En revanche, les services lier, les achats d’automobiles se replient
Les téléviseurs demeurent le produit le plus sportifs et de loisirs conservent leur dyna- de 5,3 % en volume (tableau 2), sur les
en vogue, mais la progression des écrans misme (+ 3,9 % après + 3,0 %). Les marchés du neuf (– 5,7 %) comme de
plats se modère (+ 24,7 % après + 50 % entrées dans les salles de cinéma pro- l’occasion (– 4,4 %). Pourtant, les imma-
les deux années précédentes). gressent de 11 millions d’entrées, à 189 triculations de voitures neuves ne baissent
Les achats de matériel de traitement de millions, grâce notamment au succès de que de 0,7 % en raison de la forte progres-
l’information augmentent de + 10,9 %, « Bienvenue chez les ch’tis ». Les ventes sion de la part des petites cylindrées dans
après + 23,7 % en 2007. C’est la plus de DVD et de CD enregistrés continuent les ventes. La tendance à acheter des
modèles plus petits et moins chers s’est
Évolutions de la consommation, des prix et du revenu, taux d'épargne brusquement accentuée, favorisée par la
en % mise en place du système de
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
bonus-malus qui rend financièrement plus
Dépense de consommation (en volume) 2,2 2,2 2,6 2,6 2,4 2,4 1,0
attractives les voitures moins polluantes.Prix de la dépense de consommation 1,1 1,8 1,8 1,8 2,1 2,1 2,8
Les voitures de marques françaises résis-Pouvoir d'achat du revenu disponible brut 3,6 0,8 2,6 1,6 2,6 3,1 0,6
Taux d'épargne (en % du revenu disponible brut) 16,9 15,8 15,8 14,9 15,1 15,6 15,3 tent mieux avec une hausse des immatri-
Taux d'épargne financière (en % du revenu disponible brut) 8,0 6,6 6,2 5,0 4,7 4,7 4,5 culations de 1,2 %, tandis que celles de
Source : Insee, comptes nationaux, base 2000.
marques étrangères diminuent de 2,7 %.
La part de marché de ces dernières perd Consommation de biens durables
en % ainsi un point par rapport à 2007, à 47,2 %.
Évolution en volume Poids dans la Les achats de carburants baissent de
valeur de la
3,2 % en volume. Le repli constaté depuisconsommation2004 2005 2006 2007 2008
en 2008 2002 s’amplifie. C’est la baisse la plus
Automobiles 3,1 3,0 – 2,1 4,3 – 5,3 3,2 marquée depuis 1974. Deux raisons prin-
Automobiles neuves 3,5 3,4 – 4,2 3,3 – 5,7 2,2 cipales : les prix des carburants progres-
1
Automobiles d'occasion 2,5 2,3 2,5 6,2 – 4,4 1,1
sent fortement (+ 12,8 %) sous l’effet de laTéléviseurs 32,4 31,7 49,9 51,1 24,7 0,4
hausse des cours du pétrole et le revenuRéfrigérateurs, congélateurs 4,6 2,5 7,3 – 0,6 – 1,8 0,2
Lave-linge 7,1 4,2 7,0 7,7 0,2 0,1 disponible des ménages augmente moins
Meubles 3,3 4,8 1,6 4,5 – 4,2 1,3 que l’année précédente.2
Autres biens durables 15,4 16,0 13,5 12,8 5,2 2,5
Les dépenses de transports collectifsEnsemble des biens durables 8,0 8,4 5,8 9,3 0,0 7,8
ralentissent pour la quatrième année1. Véhicules de démonstration, véhicules appartenant aux loueurs, véhicules des ménages lorsque la vente est réalisée par des intermé-
diaires (dans ce cas sont comptées uniquement les marges réalisées par l'intermédiaire). consécutive : + 2,1 % après + 3,8 % en
2. Matériel téléphonique, magnétoscopes, lave-vaisselle, appareils de cuisson, caravanes, cycles et motocycles, etc.
2007. C’est surtout le fait des transportsSource : Insee, comptes nationaux, base 2000.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREaériens, dont le volume de consommation dépenses en chauffage et en éclairage 2007. Cette hausse s’explique en partie
baisse de – 0,7 % (après + 4,7 % en constitue le principal facteur d’accéléra- par la mise en place des franchises sur les
er2007). Les voyages sur les vols intérieurs tion des dépenses « pré-engagées ». boîtes de médicaments au 1 janvier
continuent de baisser sous l’effet de la 2008. À l’inverse, les dépenses de
concurrence accrue du TGV, en particulier consommation des administrations publi-
Les dépenses de santéavec la montée en puissance du TGV Est, ques, c’est-à-dire la partie des soins rem-
lancé en 2007. De fait, le transport ferro- àlachargedesménages boursés par la collectivité, ralentissent
viaire de voyageurs progresse fortement (+ 2,1 % en volume, après + 2,9 % entoujours en hausse
(+ 6,9 %), profitant également d’une 2007). Pour la dépense des seuls ména-
hausse importante du nombre de voya- Les dépenses de santé restant à la charge ges, les prix continuent d’augmenter à un
geurs sur les TER. des ménages (couvertes ou non par une rythme modéré (+ 0,6 % en 2008), avec
assurance complémentaire) augmentent notamment une baisse de 1,0 % pour les
de 5,9 % en volume après + 4,2 % en médicaments et biens médicaux.
Rebond des dépenses
Évolution de la consommation des ménages par fonctionde chauffage
en %
Poidsdansla
En 2008, la part des dépenses que les valeur de la Valeur 2008Évolution en volume Évolution en prix
dépense deménages consacrent au logement (défi- (en milliards
consommation d'euros)nitions), à son chauffage et à son éclai-
1998 2008 2006 2007 2008 2006 2007 2008
rage progresse significativement pour
Alimentation et boissons non alcoolisées 14,7 13,5 0,6 1,5 0,1 1,8 1,3 4,9 146,9
atteindre 25,4 % de leur consommation,
Produits alimentaires, dont : 13,7 12,4 0,5 1,4 0,0 1,8 1,2 5,0 135,1
après 24,9 % en 2007. Ce poste repré- pain et céréales 2,1 1,8 1,6 1,2 0,0 0,7 0,9 5,7 20,1
viandes 4,1 3,5 – 0,2 0,6 – 2,3 2,0 2,0 4,4 37,6sente 75 % des dépenses « pré-enga-
poissons et crustacés 1,1 1,1 0,3 3,0 2,5 3,3 1,2 2,5 11,7gées », sur lesquelles les ménages
lait, fromages et œufs 2,1 2,0 1,7 3,0 1,2 – 0,1 0,4 9,7 21,6
peuvent difficilement arbitrer à court fruits et légumes 2,4 2,2 – 0,6 0,5 – 0,5 3,8 2,1 2,3 24,1
terme. La part de ces dernières dans le Boissons non alcoolisées 1,1 1,1 2,2 2,9 1,2 2,0 1,9 3,6 11,8
Boissons alcoolisées et tabac 3,5 2,9 1,0 – 0,6 – 1,6 0,4 1,9 3,7 31,2revenu disponible brut des ménages
Boissons alcoolisées 1,7 1,4 0,5 0,9 – 0,8 0,5 1,2 3,5 15,0
continue ainsi de progresser : elle atteint
Tabac 1,7 1,5 1,5 – 1,9 – 2,4 0,4 2,6 3,9 16,2
28,6 % en 2008, en augmentation de Articles d'habillement et chaussures 5,6 4,4 1,6 1,9 – 2,3 0,2 0,7 0,7 47,9
Articles d'habillement 4,6 3,6 1,1 2,1 – 2,5 0,2 0,5 0,6 39,2+ 0,5 point, ce qui correspond à la pro-
Chaussures 1,0 0,8 3,9 1,2 – 1,3 0,0 1,4 1,0 8,7gression de la part du logement, du
Logement, chauffage, éclairage, dont : 23,8 25,4 1,8 1,4 2,4 3,8 3,2 3,2 275,6
chauffage et de l’éclairage. location de logement 17,1 18,5 2,1 2,2 2,2 3,4 3,3 2,1 201,5
En valeur, les loyers (hors aides au loge- chauffage, éclairage 3,8 3,9 0,0 – 3,7 4,3 6,2 2,3 9,2 42,5
Équipement du logement, dont : 6,2 5,9 3,0 4,4 – 0,8 0,7 1,1 1,6 64,1ment) ralentissent (+ 4,4 % en 2008 après
meubles, tapis 1,7 1,5 1,9 4,4 – 4,1 1,9 2,3 2,6 16,1
+ 5,6 %) en raison de prix à la location
appareils ménagers 0,9 0,8 5,6 4,9 1,5 – 2,8 – 1,9 – 2,1 9,0
moins dynamiques (+ 2,1 % après Santé, dont : 3,3 3,6 7,2 4,2 5,9 0,2 0,5 0,6 39,2
+ 3,3 %). En effet, l’indice de référence des médicaments 1,5 1,6 10,5 4,9 9,1 – 2,4 – 1,4 – 1,0 17,6
médecine non hospitalière 1,4 1,5 2,8 3,3 3,7 2,7 2,3 1,5 16,1loyers décélère légèrement en moyenne
Transport, dont : 14,8 14,6 0,2 2,3 – 2,3 3,0 2,5 5,3 159,0
annuelle (+ 2,5 % après + 2,7 %) ; surtout,
achats de véhicules 4,3 3,6 – 1,5 4,4 – 4,6 0,6 1,5 1,0 38,7
dans le secteur libre, les hausses de loyers carburants, lubrifiants 3,4 3,6 – 1,5 0,6 – 3,2 5,8 1,8 12,8 39,1
services de transports 1,9 2,1 4,6 3,8 2,1 1,8 1,5 3,0 22,9non liées à l’indice sont moins nombreuses
(t)Communications , dont : 2,0 2,7 8,8 6,3 2,9 – 6,4 – 1,8 – 0,4 29,3et plus modérées qu’en 2007.
services de télécommunications 1,6 2,4 8,6 6,1 3,0 – 6,2 – 1,1 0,5 25,8
Après une baisse en 2007 due à des tem- Loisirs et culture, dont : 9,0 9,0 6,2 6,5 2,1 – 1,6 – 2,4 – 1,7 97,8
(t)pératures clémentes durant l’hiver, les appareils électroniques et informatiques 2,1 2,0 17,9 19,5 9,0 – 11,0 – 13,8 – 12,8 21,3
services culturels et récréatifs 3,2 3,4 2,5 2,1 0,8 2,2 2,0 2,0 36,9dépenses de chauffage et d’éclairage
presse, livres et papeterie 1,5 1,2 0,4 0,4 – 1,1 1,1 1,8 2,0 13,3
rebondissent en 2008 : + 4,3 % en Éducation 0,7 0,8 5,7 4,0 3,3 5,5 4,1 6,2 8,8
volume, après – 3,7 % (tableau 3). Les Hôtels, cafés et restaurants 6,0 6,2 2,5 2,1 – 0,7 2,3 2,8 2,9 67,9
Autres biens et services, dont : 11,8 11,6 3,3 1,4 0,1 5,3 5,8 2,3 125,9températures restent supérieures à la
soins personnels 2,4 2,3 2,7 2,8 – 0,3 1,7 1,2 2,3 24,9moyenne de la période 1960-1990 au pre-
action sociale 1,7 1,7 1,9 2,4 1,4 3,3 3,5 2,4 18,8
mier trimestre, mais pas autant qu’en assurances 3,1 3,3 7,0 – 1,0 – 0,4 2,5 2,5 0,1 36,0
12007. Les prix augmentent pourtant forte- Sifim 1,7 1,7 1,0 1,5 2,3 34,1 34,9 6,0 18,8
Correction territoriale – 1,4 – 0,6 11,5 4,9 – 40,7 2,1 2,1 2,8 – 6,6ment pour les combustibles liquides
Dépense de consommation des ménages 100,0 100,0 2,4 2,4 1,0 2,1 2,1 2,8 1 086,8
(+ 25,7 %) et le gaz naturel (+ 9,9 %), ce 2
Dépense de consommation des ISBLSM /// /// 2,9 4,5 3,1 2,9 2,2 2,5 27,3
3qui n’a pas empêché la hausse de leur Dépense de consommation des APU , dont : /// /// 1,4 1,6 1,6 2,1 2,1 1,9 295,5
santé /// /// 2,3 2,9 2,1 1,2 1,0 1,0 130,7volume consommé. C’est cependant l’é-
éducation /// /// – 0,7 – 0,7 – 0,9 2,5 3,1 3,0 86,1lectricité qui contribue le plus à la progres-
Consommation effective des ménages /// /// 2,2 2,3 1,1 2,1 2,1 2,6 1 409,6
sion de la consommation en volume
1. Services d'intermédiation financière indirectement mesurés.
(5,5 %), alors que les prix progressent peu 2. Dépenses de consommation des institutions sans but lucratif au service des ménages.
3. Dépenses de consommation des administrations publiques en biens et services individualisables.(+ 1,4 %) par rapport aux autres énergies.
(t) Principaux postes concernés par les TIC.
Au total, la forte progression en valeur des Source : Insee, comptes nationaux, base 2000.
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INSEE
PREMIERELa consommation alimentaire Les produits alimentaires et énergétiques
subit le contrecoup à l’origine du surcroît d’inflation en 2008
de la hausse des prix Les prix de la dépense de consommation des ménages augmentent en moyenne an-
nuelle de 2,8 % en 2008 (comme, cette année, l’indice des prix à la consommation)
La consommation en produits alimentaires, après + 2,1 % en 2007. Les prix des produits alimentaires très rapidement
hors boissons alcoolisées et tabac, pro- (+ 5,0 %, après + 1,2 % en 2007) et plus encore ceux des produits énergétiques
(+ 10,5 % après + 2,1 %). Ils expliquent à eux seuls plus que la totalité de cette accélé-gresse de 0,1 % en 2008, après + 1,5 % en
ration de 0,7 point (leurs contributions sont respectivement de 0,5 et 0,6 point).2007. Comme les prix alimentaires aug-
Au sein des produits alimentaires, ce sont les produits laitiers, le pain, les céréales et les vian-mentent de 4,9 % (après + 1,3 % en 2007),
des qui contribuent le plus à la hausse des prix. Ils ont été affectés par la hausse des coursla consommation en valeur s’accroît de
des matières premières, notamment céréalières. Pour les produits énergétiques, ce sont es-
+ 5,0 %. Ainsi, la part de ces produits pro-
sentiellement les prix des produits pétroliers (carburants et fiouls) qui progressent fortement,
gresse légèrement dans le budget des
sous la poussée des prix du pétrole brut (+ 24 % en euros pour le baril de Brent en 2008).
ménages (12,4 % après 12,3 %), ce qui
La hausse des prix a été forte au premier semestre, mais suivie d’un repli au second,
apparait comme une rupture par rapport à conséquence du retournement de conjoncture à compter du printemps.
une tendance à la diminution de long terme Par ailleurs, avec la baisse des taux d’intérêt, le prix des services financiers a un effet mo-
(– 0,15 point par an au cours des dix der- dérateur (+ 4,7 % après + 24,5 % en 2007), qui infléchit la hausse des prix de – 0,3 point.
nières années). Le ralentissement des Si l’on exclut les dépenses en services financiers, tabac, produits alimentaires et pro-
duits énergétiques, les prix progressent en fait à un rythme quasiment constant depuisachats alimentaires en volume s’explique
2002, aux alentours de + 1,6 % (graphique).surtout par la baisse de la consommation
de viande : – 2,3 % après + 0,6 % en 2007.
Évolution annuelle des prix de la dépense de consommation des ménages
En revanche, les hausses de prix des pro-
3,0duits laitiers, des œufs, des huiles, du pain Contribution des services financiers
à l'évolution des prix de la dépense2,5et des céréales n’ont qu’un impact limité des ménages
Contribution des produits alimentairessur la consommation de ces produits : sou- 2,0
et du tabac à l'évolution des prix de la
dépense des ménagesvent de première nécessité, ces dépenses 1,5
Contribution des produits énergétiques à
sont habituellement peu affectées par les l'évolution des prix de la dépense des1,0
ménagesmouvements conjoncturels des prix ou des
0,5 Dépense des ménages hors services
revenus. financiers, tabac, produits alimentaires
0,0 et énergétiques
1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 Dépense des ménages totale– 0,5Définitions
– 1,0
Source : Insee, comptes nationaux, base 2000.
Dans l’ensemble du texte, les évolutions
Les dépenses en logement incluent les – les frais de cantine ;sont en volume, aux prix de l’année précé-
loyers versés par les locataires (aides au – les services de télévision (redevance té-dente, sauf mention contraire.
logement déduites) mais également les lévisuelle, abonnements à des chaînesLa consommation effective des ménages
loyers imputés, que les propriétaires au- payantes) ;est la somme de la dépense de consomma-
raient à payer s’ils étaient locataires du lo- – les assurances (hors assurance-vie) ;tion des ménages et des consommations indi-
gement qu’ils habitent. – les services financiers.vidualisables incluses dans la dépense de
Les dépenses « pré-engagées » sont cel- Le revenu arbitrable retire du revenu dis-consommation finale des administrations pu-
les qui sont supposées réalisées dans le ponible brut les dépenses pré-engagées.bliques (APU) et des institutions sans but lu-
cadre d’un contrat difficilement renégociablecratif au service des ménages (ISBLSM). La
à court terme. Suivant les préconisations dudépense de consommation des ménages
Bibliographierapport de la Commission « Mesure du pou-se limite aux dépenses que les ménages sup-
voir d’achat des ménages » (février 2008),portent directement. Elle comprend la part
ces dépenses comprennent :des dépenses de santé et d’éducation restant
«Les comptesdelaNationen2008: un– les liées au logement, y comprisà leur charge. Les consommations indivi-
fort ralentissement de l’activité », Inseeles loyers imputés et les dépenses relativesdualisables sont celles dont les bénéficiaires
Première n° 1236, mai 2009.à l’eau, au gaz, à l’électricité et aux autrespeuvent être précisément définis. C’est le cas
Dossier base 2000 sur www.insee.fr, ru-combustibles utilisés dans les habitations ;en particulier des dépenses pour l’éducation,
brique Comptes nationaux annuels.– les services de télécommunications ;la santé et l’action sociale.
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