En attendant le recensement : combien sommes-nous ?

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Lors d'un jeu organisé à l'attention du public du « rallye des géants » de 1995, l'animateur posait cette question : « Combien le Nord-Pas-de-Calais compte-t-il d'habitants ? » Je m'empressais de répondre 3 984 000. Pendant que j'empochais le lot offert, l'animateur, peu amateur de précision, reprenait à l'attention de l'auditoire, « En effet, le Nord-Pas-de-Calais compte 4 millions d'habitants... » Les dernières estimations de la population tendent à prouver que cette dernière réponse est plus proche de la réalité. La population du Nord-Pas-de-Calais est estimée à 3 994 000 habitants au 1er janvier 1995, et aurait franchi la barre des 4 000 000 millions d'habitants au cours de cette même année.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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NORD-P AS-DE-CALAIS
ROFILS
JANVIER 1998Prix : 15 francs N°1P
La population régionale augmente deLors d’un jeu organisé à l’attentionEn attendant
6 600 habitants par an en moyenne entredu public du “rallye des géants” de
1990 et 1995, croissance pratiquement1995, l’animateur posait cette
double de celle observée entre 1975 etle recensement question : “Combien le Nord-Pas-de-
1990. Cependant, le rythme annuel deCalais compte-t-il d’habitants ?” Je
croissance de la population du Nord-
m’empressais de répondre 3 984 000.de 1999 : Pas-de-Calais, 1,66 habitant pour mille,
Pendant que j’empochais le lot offert, est trois fois moins important que celui
l’animateur, peu amateur de précision, de la population nationale (5,05‰).combien reprenait à l’attention de l’auditoire,
“En effet, le Nord-Pas-de-Calais Un regain de croissance
démographiquecompte 4 millions d’habitants...”sommes-nous ?
Les dernières estimations de la
Le département du Nord bénéficie pluspopulation tendent à prouver que
que le Pas-de-Calais de cette remontéecette dernière réponse est plus proche
de la croissance démographique. Lade la réalité. La population du
baisse de la natalité y est moins forteNord-Pas-de-Calais est estimée à
er que dans le Pas-de-Calais, et jouant3 994 000 habitants au 1 janvier
dans le même sens, la baisse de la mor-1995, et aurait franchi la barre desJoël Dekneudt
talité y est un peu plus marquée. Aussi4 000 000 d’habitants au cours de
Division Synthèses la composante naturelle de l’évolutioncette même année.
démographiques et sociales
Les estimations de population par zone d’emploi
Unités : milliers, ‰
Taux de variation annuel entre 1990 et 1995
Population au
Zone d’emploi dont dû au solde
er1 janvier 1995
naturel (1) migratoire (2)
Roubaix-Tourcoing 418,5 + 2,8 + 7,5 - 4,6
Lille 761,8 + 6,2 + 7,5 - 1,3
Dunkerque 265,9 + 2,7 + 7,0 - 4,3
Flandre-Lys 114,7 + 4,3 + 4,1 + 0,1
Douaisis 245,2 - 1,3 + 3,7 - 5,0
Valenciennois 347,8 - 0,8 + 3,4 - 4,3
Cambrésis 177,5 - 2,0 + 1,7 - 3,7
Sambre-Avesnois 242,1 - 2,6 + 4,5 - 7,1
Artois-Ternois 230,2 + 1,0 + 3,0 - 2,0
Lens-Hénin 372,9 - 1,9 + 4,7 - 6,5
Béthune-Bruay 289,4 - 0,6 + 2,0 - 2,6
Saint-Omer 111,9 + 4,4 + 5,6 - 1,3
Calaisis 156,7 + 4,6 + 6,8 - 2,2
Boulonnais 160,8 + 2,8 + 5,3 - 2,5
Berck-Montreuil 99,2 + 2,0 + 1,8 + 0,1
Nord 2 556,6 + 2,1 + 5,7 - 3,6
Pas-de-Calais 1 438,0 + 0,8 + 4,0 - 3,2
Nord-Pas-de-Calais 3 994,6 + 1,7 + 5,1 - 3,4
France 58 020,1 + 5,1 + 3,7 + 1,3
(1) naissances moins décès.
(2) arrivées moins départs.
Source : Insee - ELP - Recensement de la population 1990
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00de la population, excédent des naissances zones d’emploi de la région se répartissent
Projection ou
sur les décès, en recul dans les deux en cinq groupes de trois zones chacun.
Une projection démographique est un exercice départements, se réduit moins rapidement
d’une population donnée selon des hypothèsepour le Nord. L’axe gagnant
à priori.
Les mouvements migratoires (arrivées et
Les estimations de population sont un exercice ré
départs) contribuent aussi à accroître la Le Calaisis, Saint-Omer et Lille forment brement, la population sur la base de données o
différence d’évolution entre les deux le groupe des zones qui ont eu une
départements. Entre 1982 et 1990, la croissance plus importante que la Cinq profils d’évolution de la popu
Évolution des taux de variation annuellediminution annuelle de la population moyenne régionale entre chaque recen-
qui leur est attribuée atteignait 6,3‰ sement depuis 1968. Leur point commun Les zones à croissance nettement
au-dessus de la moyenne régionalehabitants dans le Nord, alors qu’elle est le développement d’activités écono- ‰
20n’était que de 3,8‰ dans le Pas-de- miques au cours de la période : lien
15Calais. Au cours des années récentes, transmanche, industrie du verre et
les départs n’excèdent plus les arrivées activités tertiaires. 10
que de 3,6 ‰ habitants dans le Nord, L’augmentation de la population des 5
soit une réduction de près de la moitié. zones d’emploi du Calaisis et de Saint-
0
Pour le Pas-de-Calais, les comportements Omer est relativement moins forte entre
-5migratoires semblent s’être moins modi- 1990 et 1995 qu’au cours des années
fiés : le déficit migratoire a peu baissé -10précédentes. Par contre, pour la zone
Lille Saint-Omer Calaisis
et s’établit à 3,2‰ habitants. de Lille, la croissance démographique
Les zones à croissance en dents de scie est plus élevée depuis 1990. La baisse
par rapport à la moyenne régionaleL’atténuation des mouvements du déficit migratoire y est en effet plus ‰
20
migratoires importante que pour les deux autres
15zones.
10Le découpage de la région en deux
La croissance tranquille 5groupes de zones d’emploi révèle
mieux les différences d’évolution de la 0
Un niveau en dessous des précédentes,population au sein de la région que le
-5
simple découpage en départements. Six Berck-Montreuil, la Flandre-Lys et l’Artois-
-10zones d’emploi perdent de la population : Ternois connaissent depuis une trentaine Roubaix-Tourcoing Dunkerque Boulonnais
l’ancien bassin minier et les deux zones d’années une croissance continue de leur
Les zones en croissance nettement sous la moyenne régionale
population. Cette croissance est toutefoisd’emploi du sud du département du ‰
20modérée et en perte de vitesse.Nord. Les neuf autres zones d’emploi,
15formant un fer à cheval enserrant Ces zones, plutôt rurales, ont des flux
Béthune-Bruay et Lens-Hénin, gagnent migratoires peu importants ce qui 10
de la population. Au sein de celles-ci, explique qu’elles ne perdent pas de 5
la croissance de la population est plus population : entre 1990 et 1995, Berck-
0
élevée le long de l’axe Calais-Lille. Montreuil et la Flandre-Lys auraient
-5
Présentant le dynamisme démographique même des soldes migratoires très légè-
-10rement excédentaires. Par contre, lahabituel des environs des capitales Valenciennois Cambrésis Sambre-Avesnois
relative stabilité de la population entraînerégionales, la zone de Lille affiche
même une croissance supérieure à la son vieillissement dans un contexte Le fer à che
Évolution de la pomoyenne nationale. général de baisse de la mortalité et de
En dépit de ces différences, un fait mar- la fécondité. La réduction progressive Dunkerque
Calaisisquant de la période 1990 à 1995 est la de l’excédent des naissances sur les
Roubaix-Tourcréduction par rapport aux années précé- décès rogne la croissance démogra-
Flandre-Lys
dentes des écarts entre les zones d’emploi phique de ces trois zones. Boulonnais
Saint-Omerpour ce qui est de l’évolution de la
Des jours meilleurspopulation. Comme pour les autres Lille
Béthune-Bruayrégions françaises, l’atténuation des
Berck-Montreuil
mouvements migratoires en est la cause. Depuis 1962, les zones de Roubaix- Lens-Hénin
DEn effet, se sont réduits à la fois, l’excé- Tourcoing, du Boulonnais et de
dent des arrivées sur les départs pour Dunkerque ont connu alternativement
Artois-Ternois
les zones les plus attractives et à l’opposé une période de croissance démogra-
le déficit des arrivées sur les départs pour phique, puis une période de diminution,
les zones les moins attractives. ou au plus de stabilité, de la population
Au regard de l’évolution de leur popu- Source : Insee - ELP et enfin un retour récent à la croissance
lation depuis une trentaine d’années, les démographique.
130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00 INSEE NORD-PAS-DE-CALAISAu cours des années soixante et au Une remontée difficileestimations ?
début des années soixante-dix, Roubaix-
mathématique qui consiste à simuler le devenir Tourcoing et le Boulonnais ont une Venant en fin de peloton pour leur crois-
es de fécondité, mortalité et migrations choisies croissance démographique moyenne. sance démographique au cours des trente
À Dunkerque, avec le développement dernières années, le Valenciennois, leétrospectif qui consiste à évaluer, faute de dénom-
de la sidérurgie sur le littoral, la crois-observées, jugées significatives de son évolution. Cambrésis et la Sambre-Avesnois pré-
sance de la population atteint près de sentent malgré tout une baisse de leur
2% par an entre 1968 et 1975. ulation pour quinze zones d’emploi déficit migratoire entre 1990 et 1995
e de la population pour 1 000 habitants Pour les deux premières zones citées, le par rapport aux années précédentes.
choc pétrolier de 1975, qui accroît Les zones à croissance un peu Ces zones connaissent le même scénario
au-dessus de la moyenne régionale sensiblement le déficit migratoire, met que les trois précédentes mais à‰
20 un terme à cette croissance jusqu’au quelques années d’intervalle. De fait, la
15 début des années quatre-vingt-dix : la réduction des flux migratoires, constatée
population du Boulonnais est stable,10 entre 1982 et 1990 pour les trois zones
celle de Roubaix-Tourcoing diminue. Ce du bassin minier, n’a lieu qu’actuellement.5
n’est qu’après 1982 que Dunkerque Aussi, ces zones pourraient connaître
0
connaît le même sort. dans un avenir proche une réduction
-5 Depuis 1990, le déficit migratoire de de l’excédent naturel du fait du vieillis-
-10 ces trois zones s’est nettement atténué. sement de la population.Flandre-Lys Artois-Ternois Berck-Montreuil
En outre, les moindres départs de Dans ce contexte difficile, le Valenciennois
Les zones en croissance inférieure jeunes, voire les installations pour prend une place à part. La diminution
à la moyenne régionale Dunkerque, ont contribué à maintenir‰ de la population s’est très fortement
20 aujourd’hui un taux de natalité un peu ralentie depuis 1990, beaucoup plus que
15 supérieur à la moyenne, et un taux de pour le Cambrésis et la Sambre-
mortalité un peu moindre. Aussi, l’accrois-10 Avesnois. Les installations annoncées
sement naturel de la population compense5 récemment de nouvelles entreprises,
l’excédent des départs sur les arrivées. Toyota et le centre de tri postal, enraye-0
Avec ce groupe, se termine la liste des ront peut-être les pertes de population.
-5 zones dont la population a augmenté
-10 entre 1990 et 1995. Les six autres Moins de naissances, moins deDouaisis Lens-Hénin Béthune-Bruay
zones d’emploi ont des situations moins décès, moins de départs
favorables.
Les projections démographiques, dont
Des perpectives défavorables les hypothèses reconduisent les évolutions
1968-1975 pour l’ex-bassin minier observées entre 1975 et 1990 (en termes
1975-1982
1982-1990 de fécondité, mortalité et migrations), ne
1990-1995
Trois zones du bassin minier, Béthune- permettent jamais à la région d’atteindre
Source : Insee - ELP - Recensements de la population 1968, 1975,
1982, 1990 les quatre millions d’habitants aprèsBruay, Lens-Hénin et le Douaisis, ont
1990. Quelque chose a donc changéperdu beaucoup de population entre
depuis. En fait, deux évolutions contra-1962 et 1982, du fait de la fermeture des
dictoires se sont produites : la féconditéHouillères. La période 1982 à 1990
paraissait plus favorable, en particulier a fortement chuté, ce qui tend à réduireeval de la croissance
opulation entre 1990 et 1995 pour Béthune-Bruay et le Douaisis qui ont la population, mais l’excédent des
gagné de la population. Cette amélio- départs par rapport aux arrivées a lui
Taux d'évolution annuel moyen pour 100 habitants
aussi diminué, ce qui a l’effet inverse. Laration ne se prolonge pas au cours desde - 0,26 à moins de - 0,15
oing de -0,15 à moins de 0,00 seule constante par rapport aux annéesannées récentes. Ce groupe rassemble les
de 0,00 à moins de + 0,20
de + 0,20 à moins de + 0,40 antérieures est le maintien de la progres-seules zones pour lesquelles le solde
de + 0,40 à moins de + 0,62
sion de l’espérance de vie. Les naissancesmigratoire ne s’est pas réduit significative-
Moyenne régionale : + 0,17
sont en moyenne de 57 000 par anment entre 1990 et 1995 par rapport àMoyenne nationale : + 0,51
la période 1982-1990. À l’inverse des depuis 1990, contre une moyenne de
trois zones précédentes, l’émigration 65 000 entre 1975 et 1990. La baisse
Douaisis Valenciennois importante de jeunes au cours des années de la mortalité réduit de moitié cette
perte de croissance “naturelle” de lasoixante et soixante-dix a accéléré le
population : le nombre moyen de décèsvieillissement de la population. Les taux
Sambre-Avesnois annuels passe de 40 700 entre 1975 etde natalité sont faibles, et les taux de mor-
Cambrésis
1990, à 36 500 depuis cette date.talité plutôt forts. En conséquence, la crois-
Dans ce contexte, si l’excédent dessance naturelle de la population se réduit,
et accentue la baisse de la population. départs sur les arrivées s’était maintenu
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00(en moyenne 21 000 habitants de moins celui de 1995. L’autre hypothèse offre
par an), la population de la région aurait un point de vue plus positif pour la
légèrement diminué. Ce n’est pas le cas, région : la reconversion industrielle de
puisque depuis 1990, il semble que les la région et les efforts consentis pour
départs ne seraient plus supérieurs que de améliorer son image ont sans doute
14 000 aux arrivées. accru le maintien sur place des jeunes à
la recherche d’un emploi, et ont pu rendre
Des hypothèses à confirmer la région plus attractive.
Les estimations de population ne permet-
Deux phénomènes concourent à ce tent pas de confirmer cette idée. Pour en
savoir plus, il faudra attendre le prochainralentissement. D’une part, la population
recensement de la population. Celui-cides 15 à 25 ans, qui est la plus encline au
départ est aujourd’hui moins nombreuse : permettra en outre de valider la nouvelle
ceci explique environ 10% de l’écart méthode d’estimation et en donnera les
entre le solde migratoire de 1990 et limites de confiance.
Pour comprendre ces résultats
Une nouvelle approche des estimations locales de population
Une inconnue : le solde migratoire
Lorsque l’on connaît la population d’un territoire déterminé à une date donnée, pour chiffrer cette population à une date ultérieure il suffit
d’ajouter la différence entre les naissances et les décès entre les deux dates (le solde naturel) et la différence entre les arrivées et les départs
au cours de la période (le solde migratoire).
En France, l’état civil permet de connaître le solde naturel avec une grande précision. Par contre, le solde migratoire ne peut être évalué qu’à
l’aide d’informations indirectes.
Exemple de l’utilisation d’une source
Les statistiques de l’Éducation nationale fournissent à chaque rentrée scolaire le nombre d’enfants scolarisés. L’évolution des effectifs d’une
année sur l’autre, compte tenu des entrées et sorties du système scolaire, donne le solde migratoire de ces enfants. Le rapport de ce solde
à la population au début de période donne un “taux de solde migratoire” pour l'année.
Les migrations des enfants sont liées à celles de leurs parents. Pour quantifier ce phénomène, la méthode ELP suppose que les variations du
taux obtenu pour les enfants scolarisés sont égales aux variations de celui de la population totale à un coefficient près. Diverses études et
essais sur les périodes intercensitaires précédentes ont validé cette relation, pour un coefficient de 0,7.
Une méthode multisource
L’élaboration d’un taux de solde migratoire de la population totale est généralisée à l’ensemble des sources permettant de suivre une partie
de la population d’une année sur l’autre. L’avantage est de rendre la méthode indépendante d’une source qui viendrait à défaillir ou à l’inverse,
d’inclure de nouvelles informations.
Au niveau départemental, les six sources utilisées sont : les informations des organismes versant des prestations familiales, les statistiques
des enfants scolarisés, les données issues du fichier général des électeurs, les informations fournies par les distributeurs d’énergie électrique
(EDF et régies), les données fiscales du fichier de la taxe d’habitation et enfin l’évolution tendancielle du taux de solde migratoire.
Les six taux de solde migratoire obtenus sont soumis à un traitement statistique rigoureux qui permet d’éliminer les valeurs douteuses et de
corriger des biais nationaux des sources. Le taux synthétique final assure la cohérence entre les populations nationales et départementales.
erLes populations des arrondissements et des zones d’emploi au 1 janvier 1995 ont été estimées avec les mêmes méthodes, à l’aide des
trois dernières sources.
Les corrections apportées aux estimations antérieures
Les estimations antérieures de la population du Nord-Pas-de-Calais étaient calculées à partir de l’évolution des résidences principales des
fichiers de la taxe d’habitation. Ces estimations étaient ajustées sur l’évolution de la population active masculine et l’évolution des effectifs
d’enfants scolarisés entre 6 et 11 ans.
La nouvelle méthode conforte les estimations antérieures pour l’ensemble de la région. Pour les départements, les nouvelles estimations
apportent une correction annuelle du solde migratoire d’environ mille habitants par an de plus pour le Nord et mille de moins pour le
Pas-de-Calais. Les méthodes régionales antérieures supposaient une transformation similaire des profils migratoires de la période 1982-1990,
pour chacun des départements. La nouvelle méthode dite ELP, qui estime indépendamment le Nord du Pas-de-Calais prend bien mieux en
compte l’information locale.
Pour en savoir plus
• Les évolutions récentes de population dans les départements et les régions - Insee - Insee
Première n°511, février 1997.
• Odyssée 2020 : vers un papy-mamy - boom - Insee - Profils de l’économie Nord-Pas-de-
Calais n°4, juillet 1994.
• Bilan économique 1996 - Insee - Les Dossiers de Profils n°46, juin 1997.
Directeur de la publication : Jean-Claude HAUTCŒUR - Service Administration des Ressources : Daniel HUART - Service Études Diffusion : François HOUSSIN
Service Statistique : Robert MORIZUR - Rédactrice en chef : Élisabeth VILAIN - Secrétaire de fabrication : Jean-Claude DELEHAYE
Vente : Bureau de vente, 130 avenue J.F. Kennedy - BP 769 - 59034 LILLE CEDEX - Tél : 03 20 62 86 66 - Télécopie : 03 20 62 86 00
CPPAD en cours - ISSN 1269-0260 - Dépôt légal janvier 1998 - © Insee 1998 - Code Sage PR0980120 - UNIVERS LILLE Tél : 03 20 63 10 07
130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00 INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS

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