En Haute-Garonne : deux dynamiques démographiques bien distinctes.

De
Publié par

Le département de la Haute-Garonne dépasse aujourd'hui le million d'abitants. C'est le département français qui a connu, avec l'Hérault, la plus forte progression au cours de ces dernières années. Ce dynamisme démographique d'ensemble masque cependant l'opposition entre le nord du département qui, sous l'influence de Toulouse, connaît une forte croissance et le sud qui continue de se dépeupler.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 31
Nombre de pages : 6
Voir plus Voir moins

R
E
C
S
E
N20
F
N
I
S
T
Ariège
E
I
M
N
E
I
F
N
N20
É
T
A62
D
A61
D
E
S
L
T
N113
A
N124
A
© Insee 1999 - IGN 1999
Numéro 34-31 : mars 2000
En Haute-Garonne : deux
dynamiques démographiques
bien distinctes
Variation annuelle
TARN-ET-GARONNEde population
par commune Villemur-
sur-Tarnentre 1990 et 1999
Fronton
GERS TARNGrenade
Toulouse
Saint-Lys
Revel
Villefranche-
de-Lauragais
AuteriveCarbonne
Cazères
Saint- AUDE
Gaudens
Salies-
du-SalatTaux de variation (en %) Montréjeau
très forte hausse (plus de 5) HAUTES-
forte hausse (de 1 à 5)
PYRENEEShausse (de 0,2 à 1)
stabilité (de - 0,2 à 0,2) ARIEGE
baisse (de - 0,2 à - 0,6)
Bagnères-forte baisse (moins de - 0,6)
de-Luchon
ANDORRE
Source : Insee - Recensements de la population
Le département de la Haute-Garonne dépasse INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION REGIONALEaujourd’hui le million d’habitants. C’est le département DE MIDI-PYRENEES
Téléphone : 05 61 36 61 36
Télécopie : 05 61 36 62 00français qui a connu, avec l’Hérault, la plus forte
Adresse : 36, rue des Trente-Six-Ponts
31054 TOULOUSE CEDEX 4
progression au cours de ces dernières années. Directeur de la publication :
Benjamin Camus
Rédacteur en chef :Ce dynamisme démographique d’ensemble masque
Bruno Mura
Imprimeur : Reprographie Moderne,cependant l’opposition entre le nord du département 31770 Colomiers
Dépôt légal : mars 2000
ISSN : 1262-442Xqui, sous l’influence de Toulouse, connaît une forte CPPAP : 183AD
SAGE : SIP343176
croissance et le sud qui continue de se dépeupler. Prix : 15 F - 2,29
T
P
N126
A64
L
O
U
P
U
S
Ta n
r
A68
L
É
A
N117
R
T
I
O
N
Save
Garonne
GersN20
Ariège
N20
A62
A61
N113
N124
© Insee 1999 - IGN 1999
En Haute-Garonne : deux dynamiques
démographiques bien distinctes
n neuf ans, entre 1990 et 1999, de-Rouergue. Seul l’Hérault connaît un ment connaît une forte croissance
la Haute-Garonne a gagné démographique qui lui a permis derythme de progression aussi élevé sur laE120 300 habitants. La popula- décennie. doubler sa population en cinquante ans.
tion s’est accrue au rythme annuel élevé
de 1,4 %. En moyenne, le département Ce rythme de croissance est dans Plus d’un million
gagne environ 13 000 habitants chaque la lignée de ceux observés précédem- d’habitants
année, soit l’équivalent d’une ville ment. En effet, depuis la fin de la
comme Graulhet ou Villefranche- deuxième guerre mondiale, le départe- En cette fin de siècle, le départe-
ment de la Haute-Garonne franchit
Un déficit naturel très prononcé dans le sud donc le cap du million d’habitants. Il
compte 1 046 300 habitants au 8 marsVariation annuelle de population par commune
1999 et fait ainsi partie des douzedue au solde naturel entre 1990 et 1999
départements de province qui dépassent
le million d’habitants. C’est, de loin,TARN-ET-GARONNE
Villemur- le département le plus peuplé de la
sur-Tarn
région ; il concentre à lui seul 41 % de
TARN
Fronton la population de Midi-Pyrénées.
GERS
Grenade
L’essentiel de l’essor démographi-
que est dû à des arrivées de nouveauxToulouse
habitants dans le département
Saint-Lys
beaucoup plus nombreuses que les
Revel départs. Dans ses échanges migratoires,
Villefranche-
la Haute-Garonne gagne 81 000de-Lauragais
personnes entre 1990 et 1999 auxquel-Carbonne Auterive
les viennent s’ajouter un excédent des
naissances sur les décès de 39 300
Cazères
AUDE personnes. Le département cumule ainsi
Saint-Gaudens Salies-du-
les effets d’une forte attractivité et d’uneSalat
Montréjeau population jeune, du moins dans les
zones les plus urbanisées.HAUTES-
PYRENEES
ARIEGE Croissance au nord,
Taux de variation (en %)
dépeuplement au sudtrès forte hausse (plus de 2)Bagnères-
forte hausse (de 0,6 à 2)de-Luchon
hausse (de 0,2 à 0,6)
Ces résultats d’ensemblestabilité (de - 0,2 à 0,2)
baisse (de - 0,2 à - 0,6) masquent deux dynamiques démogra-ANDORRE forte baisse (moins de - 0,6)
phiques très différentes entre le nord et
Source : Insee - Recensements de la population le sud du département. Sous l’influence
2
N126
A64
A68
Tarn
N117
Garonne
Save
Gersde quelques communes rurales. Cet devançant maintenant celle dede la métropole régionale, les arrondis-
sements de Muret et de Toulouse espace urbain continue d’afficher une Bordeaux. La ville centre de Toulouse
poursuivent leur remarquable crois- croissance très forte. Il a progressé de compte 390 350 habitants et se situe
sance démographique alors que l’arron- près de 120 000 habitants sur ces neuf également au quatrième rang des villes
dissement de Saint-Gaudens continue dernières années et atteint aujourd’hui de métropole derrière Paris, Marseille,
914 500 habitants. Lyon et devant Nantes et Nice, commede se dépeupler.
aux recensements précédents. La popu-
Les arrondissements de Toulouse L’agglomération toulousaine lation des 57 communes de sa banlieue
et de Muret sont composés d’un vaste rassemble désormais 741 120 habitants. est de 350 800 habitants. Parmi elles,
espace urbain s’étalant tout autour de Elle devient la quatrième agglomération plusieurs ont atteint des tailles tout à
de métropole, hors Ile-de-France, fait notables : Colomiers, Tournefeuille,Toulouse et, à la frange de cet espace,
Muret et Blagnac dépassent les 20 000
habitants et font ainsi partie des 500
La population du département a doublé en cinquante ans plus grandes villes de France. Elles sont
Evolution de la population du département et des arrondissements
suivies par un groupe de communes dede la Haute-Garonne depuis le début du siècle
Nombre d'habitants plus de 10 000 habitants : Plaisance-
1 200 000
du-Touch, Cugnaux, L'Union, Balma,
1 046 338
1 000 000 Ramonville-Saint-Agne, Saint-Orens-
de-Gameville et Castanet-Tolosan.
800 000 Haute-Garonne
Toulouse,819 507600 000
à nouveau attractiveArrondissement de Toulouse
400 000
La ville de Toulouse est à nouveau
Arrondissement de Muret 154 872200 000
attractive. Dans les années 80, sa crois-Arrondissement de Saint-Gaudens 71 959
sance n’était due qu’à un solde naturel0
190119061911 1921 192619311936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 largement excédentaire, les départs étant
Source : Insee - Recensements de la population alors plus nombreux que les arrivées de
Evolution de la population de 1982 à 1999
Population Taux de variation (en %) Taux de variation (en %)
(en milliers) 1990-1999 1982-1990
1999 1990 1982 Total dû au solde dû au solde Total dû au solde dû au solde
naturel apparent des naturel apparent des
entrées-sorties entrées-sorties
Haute-Garonne 1 046,3 926,0 824,5 + 1,4 + 0,5 + 0,9 + 1,5 + 0,4 + 1,1
arrondissement St-Gaudens 71,9 74,2 75,5 - 0,3 - 0,6 + 0,3 - 0,2 - 0,6 + 0,4
espace urbain 20,8 21,2 20,8 - 0,2 - 0,2 0 - 0,2 - 0,2 0
- pôle urbain de St-Gaudens 13,1 13,6 14,1 - 0,5 - 0,3 - 0,2 - 0,4 - 0,1 - 0,3
- couronne périurbaine 7,7 7,6 6,7 + 0,3 - 0,1 + 0,4 + 1,4 - 0,3 + 1,7
espace rural 51,1 53,0 54,7 - 0,4 - 0,7 + 0,3 - 0,4 - 0,8 + 0,4
arrondissements Toulouse + Muret 974,4 851,8 749,0 + 1,5 + 0,5 + 1,0 + 1,6 + 0,4 + 1,2
- arrondissement Toulouse 819,5 717,8 635,0 + 1,5 + 0,6 + 0,9 + 1,5 + 0,5 + 1,0
- arrondissement Muret 154,9 134,0 114,0 + 1,6 + 0,2 + 1,4 + 2,0 + 0,1 + 1,9 974,4 851,8 749,0 + 1,5 + 0,5 + 1,0 + 1,6 + 0,4 + 1,2
espace urbain 914,5 795,1 695,2 + 1,6 + 0,6 + 1,0 + 1,7 + 0,5 + 1,2
- pôle urbain de Toulouse 741,1 650,3 574,7 + 1,5 + 0,7 + 0,8 + 1,6 + 0,6 + 1,0
. Toulouse 390,3 358,7 348,0 + 0,9 + 0,7 + 0,2 + 0,4 + 0,6 - 0,2
. banlieue 350,8 291,6 226,7 + 2,1 + 0,6 + 1,5 + 3,2 + 0,6 + 2,6
- couronne périurbaine 173,4 144,8 120,5 + 2,0 + 0,3 + 1,7 + 2,3 + 0,1 + 2,2
espace rural 59,9 56,7 53,8 + 0,6 - 0,2 + 0,8 + 0,7 - 0,4 + 1,1
Midi-Pyrénées 2 551,7 2 430,7 2 325,3 + 0,5 0 + 0,5 + 0,6 0 + 0,6
France métropolitaine 58 518,7 56 615,2 54 334,9 + 0,4 + 0,4 0 + 0,5 + 0,4 + 0,1
Source : Insee - Recensements de la population
32,3 %. La croissance démographique est
A Toulouse, la population augmente particulièrement soutenue dans les
dans deux quartiers sur trois communes situées à l’est de Toulouse,
le long de certains axes de circulation
La plupart des quartiers de Toulouse, 43 sur les 60 que compte la ville, ont comme la N20 en direction de Foix ou
connu une hausse de leur population entre 1990 et 1999. Il s'agit essen- la N124 vers Auch et dans le triangle
tiellement des quartiers de la périphérie : les progressions les plus formé par les autoroutes A20 en direc-
fortes s'observent dans les quartiers de Lalande, Croix-Daurade et tion de Cahors et A68 vers Albi.
Gramont au nord, de Purpan, Lardenne, Les Pradettes, Basso-Cambo et
Saint-Simon à l’ouest, de Pouvourville au sud, Lafourguette au sud-ouest
Autour de Toulouseet de Château-de-l’Hers à l’est. Mais quelques quartiers situés plus au
l'espace ruralcentre voient également leur population croître de façon importante : Les
se développe aussiAmidonniers, Compans et Matabiau gagnent à eux trois
5 600 habitants, tandis que Saint-Michel et Les Arènes enregistrent
Les communes de l’espace ruralrespectivement des gains de 1 900 et 1 600 personnes.
des arrondissements de Toulouse et
Quelques quartiers au contraire perdent des habitants. Dans le centre,
Muret se développent également mais
c’est le cas des quartiers Saint-Georges, Saint-Etienne, et Les
de façon beaucoup plus lente. La
Carmes qui perdent entre 300 à 600 habitants chacun. Proche du centre-
population totale de cet espace s’accroît
ville, les quartiers du Ramier, d'Empalot, du Busca et de Sauzelong-
d’environ 3 000 habitants et compteRangueil comptent entre 200 à 800 habitants de moins que neuf ans plus
aujourd’hui près de 60 000 habitants.tôt. La population est également en baisse dans nombre de quartiers au
Même si les décès sont toujours plussud-ouest de la commune comme Croix-de-Pierre, Papus, Bellefontaine,
nombreux que les naissances, le déficitLa Reynerie, Mirail-Université et, de façon plus marquée, La Faourette,
naturel est en recul par rapport à laBagatelle et les Zones d’activités sud ; cet ensemble de quartiers aura perdu
décennie précédente, conséquence de4 800 habitants sur la période 1990-1999. Au cœur d’une périphérie est
en pleine croissance, le quartier de Soupetard se distingue par une baisse l’installation de populations jeunes dans
de 400 habitants. ces communes à proximité de l’aire
urbaine de Toulouse et premier signe
baine » : ce sont des communes sous de son extension.nouveaux habitants. Sur la décennie 90,
l’influence du pôle toulousain dans lale solde des flux migratoires devient
positif et la ville gagne plus d’habitants mesure où une large part de la popula- Le déficit naturel,
tion s’y rend quotidiennement pour y principal facteurqu’elle n’en perd. Au solde des entrées-
travailler. Cet espace périurbain conti- du dépeuplementsorties d’environ 9 000 habitants
nue de se développer à un rythme du Commingess’ajoute un excédent naturel de 22 600
comparable à celui des années 80. Ilpersonnes qui au total permet à la
population de s'accroître de près de atteint aujourd’hui 173 400 habitants, Au sud du département, l’arron-
soit 29 000 de plus qu’en 1990. dissement de Saint-Gaudens continue32 000 habitants. Ce retour d'attrac-
de se dépeupler lentement. En untivité de la ville centre est aussi observé
Durant les années 90, les trois siècle, il a perdu 37 000 habitants. Surdans d’autres métropoles régionales
composantes de cet espace urbain du la dernière décennie, le dépeuplementcomme Lyon, Nantes, Montpellier,
Strasbourg. nord du département - commune s’effectue à un rythme légèrement plus
centre, agglomération et couronne soutenu (- 0,3 % par an) qu’au cours
périurbaine - progressent à des rythmes des années 80 (- 0,2 % par an). Ainsi,Entre 1990 et 1999, la banlieue
plus proches que durant les années 80. entre 1990 et 1999, l’arrondissementtoulousaine continue à se développer
Même si la croissance de la banlieue perd 2 200 habitants. Cette partie dumais à un rythme moins soutenu que
précédemment : elle gagne 59 000 et celle de la couronne périurbaine sont département abrite une population
deux fois plus rapides que celle de particulièrement âgée : plus de 30 %habitants en neuf ans alors que sa
Toulouse (respectivement + 2,1 % et de la population a plus de 60 anspopulation avait augmenté de 65 000
2 % contre 0,9 % pour la ville centre), contre 18 % seulement sur lespersonnes au cours des huit années
les écarts se sont réduits. En effet, dans arrondissements de Muret et deprécédentes.
les années 80, Toulouse connaissait un Toulouse. Dans ce contexte, les décès
taux de croissance annuel de 0,4 % alors l’emportent largement sur les naissan-Autour de l’agglomération
que celui de sa banlieue était de 3,2 % ces et sous l’effet de ce mouvementtoulousaine, près de 200 communes
et celui de la couronne périurbaine de naturel l’arrondissement perd près deconstituent la « couronne périur-
4N20
Ariège
N20
A62
A61
N113
N124
© Insee 1999 - IGN 1999
Au total, la croissance de ces Dans cet espace rural, les cantons3 800 habitants entre 1990 et 1999. Le
communes périurbaines est insuffisante situés les plus au sud connaissent poursolde des entrées-sorties, bien que positif
pour compenser l’évolution du pôle la plupart une relative stabilité de leurd'environ 1 600 personnes, est
urbain et l’espace urbain de l’arrondis- population voire une hausse, cas duinsuffisant pour compenser ce déficit
canton de Barbazan qui gagne 200sement de Saint-Gaudens perd 365naturel.
habitants entre les deux derniers recen- habitants. Seul le canton de Saint-Béat
sements. fait exception avec une populationLa comparaison avec les deux
chutant de 4 231 à 3 722 habitants surarrondissements voisins situés égale-
Dans le reste de l’arrondissement, ces neuf années. A l'opposé, les cantonsment en zone de montagne, ceux de
situés au nord et à l’ouest de l’arrondis-le dépeuplement s’effectue au mêmeSaint-Girons dans l’Ariège et Bagnères-
rythme qu’au cours des années 80 sement se dépeuplent le plus. Globale-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées,
(- 0,4 % par an) soit une diminution ment, les cantons de Montréjeau, L'Isle-montre que la situation du sud de la
de 1 700 habitants entre 1982 et 1990 en-Dodon, Boulogne sur Gesse,Haute-Garonne n’a rien d’exceptionnel.
et d’environ 1 800 entre 1990 et 1999. Aurignac et Saint-Martory ont perduEn effet, dans ces deux arrondissements
1 200 habitants, dont 400 pour le seulCes communes voient cependant plusun solde migratoire positif ne suffit pas à
d’habitants arriver que partir. L’apport canton de Boulogne-sur-Gesse. Cescompenser un solde naturel déficitaire et,
migratoire s’établit à 1 600 habitants cantons pâtissent des effets d’unau total, ces arrondissements continuent
entre 1982 et 1990 et à 1 500 entre déficit naturel marqué.de se dépeupler au rythme de - 0,5 %
1990 et 1999. Là encore, l’excès despar an pour celui de Saint-Girons et de
décès sur les naissances explique la- 0,4 % pour celui de Bagnères-de-
baisse de la population.Bigorre. Ce type d’évolution démogra- Caroline ESCAPA
phique se retrouve plus largement dans
La moitié nord du département très attractive
de nombreux cantons du piémont
Variation annuelle de population par commune due pyrénéen.
au solde apparent des entrées-sorties entre 1990 et 1999
Le pôle urbain de Saint-Gaudens,
TARN-ET-GARONNEconstitué des communes de Saint-
Villemur-Gaudens, Estancarbon, Miramont-de-
sur-Tarn
Comminges et Valentine, a perdu TARNFronton
environ 500 habitants comme lors de GERS
Grenadela période intercensitaire précédente
(1982-1990). Déficit naturel et migra-
toire s’y conjuguent. Toutefois, entre Toulouse
1990 et 1999, le principal responsable
Saint-Lysde la baisse de population est le déficit
naturel : il s'élève à - 334 personnes Revel
Villefranche-contre - 217 pour le déficit migratoire.
de-LauragaisA l'inverse, entre 1982-1990, c'était le
AuteriveCarbonnedéficit migratoire le principal respon-
sable de la baisse : le solde migratoire
Cazèresétait alors de - 375 contre - 140 pour AUDE
Saint-Gaudensle solde naturel. Salies-du-
Salat
Montréjeau
Les communes périurbaines,
ARIEGEHAUTES-situées autour de Saint-Gaudens
PYRENEESgagnent un peu moins de 200 habitants
alors que l’accroissement de leur Taux de variation (en %)
population était supérieur à 800 Bagnères- très forte hausse (plus de 5)
forte hausse (de 1 à 5)de-Luchonhabitants lors de la décennie précédente.
hausse (de 0,2 et 1)
Les arrivées l’emportent toujours sur les stabilité (de - 0,2 à 0,2)
baisse (de - 0,2 à - 0,6)départs mais le solde de ces entrées- ANDORRE forte baisse (moins de - 0,6)
sorties est inférieur à 300 personnes
contre presque 1 000 précédemment. Source : Insee - Recensements de la population
5
N126
A64
A68
Tarn
N117
Save
Garonne
GersLes personnes ayant leur résidence principale dans la commune (y compris les élèves internes et militaires du contingent résidant
temporairement dans un établissement d'une autre commune).
Les personnes vivant dans une collectivité située sur la commune (foyers de travailleurs, cités universitaires et foyers
d'étudiants, maisons de retraite, personnes en séjour de longue durée dans un établissement hospitalier ou de convalescence,
communautés religieuses, centres d'hébergement ou d'accueil, établissements d'hébergement pour handicapés).
Les personnes sans abri ou vivant dans des habitations mobiles.
En matière électorale, c'est ce chiffre qui est utilisé. Ainsi lors des élections municipales, le mode de scrutin et le nombre de
conseillers municipaux sont déterminés par la population municipale.
La population des établissements pénitentiaires situés sur la commune.
Les élèves internes et les militaires logés dans un établissement de la commune sans autre résidence personnelle.
La population sans doubles comptes est la population utilisée dans les études et les analyses démographiques. En effet, c'est la seule
notion de population où toutes les personnes sont comptées une fois et une seule. C'est donc cette population qui, seule, est additive si on
procède à des regroupements géographiques. Elle est aussi comparable d'un recensement à un autre. C'est cette population qui est
présentée dans ce 6 pages.
Les doubles comptes
- les élèves internes et les militaires logés dans un établissement de la commune ayant une résidence personnelle dans une autre commune
- les personnes sans domicile fixe rattachées administrativement à la commune mais qui n'y ont pas été recensées
- les membres des collectivités d'autres communes ayant conservé une résidence personnelle dans la commune et y séjournant une partie de
l'année
- les étudiants résidant dans un logement ordinaire d'une autre commune et ayant une résidence personnelle dans la commune.
De nombreux textes législatifs font référence à cette population totale avec doubles comptes. C'est le cas notamment du calcul de la dotation
globale de fonctionnement versée par l'Etat aux communes. La population totale avec doubles comptes issue du recensement de 1999 n'est pas
directement comparable avec celle de 1990, sa composition ayant changé.
Note mNote mNote méééthodologiquethodologiquethodologiqueNote mNote mééthodologiquethodologique
Les résultats présentés ici se réfèrent aux chiffres définitifs du dénombrement de la population au 8 mars 1999,
officialisés fin 1999, et publiés à tous les échelons administratifs par un décret dans le Journal Officiel du
30 décembre 1999.
Les données de l'état-civil (naissances et décès au lieu de domicile) mesurent la part due au solde naturel dans
l’évolution de la population observée entre deux recensements. Elles sont encore provisoires. La contribution du
solde apparent des entrées-sorties est calculée par différence entre d'une part la variation de population entre les
deux recensements de 1990 à 1999, d'autre part le solde naturel (naissances moins décès). Ainsi, elle totalise le
solde des flux de population ayant affecté le territoire (entrées moins sorties) avec le solde des erreurs de dénom-
brement affectant les deux recensements.
Les résultats par aires urbaines et unités urbaines font référence aux zonages élaborés à partir du recensement
de la population de 1990. L'aire urbaineest un ensemble de communes d'un seul tenant et sans enclave,
constitué par un pôle urbain et par des communes rurales ou par des unités urbaines dont au moins 40 % de la
population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.
L'ensemble des aires urbaines constitue avec les communes multipolarisées l'espace à dominante urbaine.
Une unité urbaine (ou agglomération) est constituée d'une ou de plusieurs communes comprenant des ensembles
d'habitations qui présentent entre elles une continuité du bâti et comportent au moins 2 000 habitants.
Un pôle urbain est une unité urbaine offrant 5 000 emplois ou plus et n'appartenant pas à la couronne
périurbaine d'un autre pôle urbain.
6

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.