Enquête annuelle de recensement 2004 : Les Haut-Normands de plus en plus attirés par les autres régions

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Les premiers résultats extraits de l'enquête annuelle de recensement 2004 permetent d'avoir une vision socio-démographique de la Haute-Normandie en 2004. La région perd de plus en plus d'habitants par le jeu des migrations et cela à tous les âges. Cela n'affecte pas le caractère "jeune" de la région même si l'avantage par rapport à la moyenne française s'amenuise pour les moins de 40 ans. La population active continue de croître et les chômeurs sont moins nombreux en 2004 qu'en 1999. Le taux de chômage régional se rapproche de celui de la France. En Haute-Normandie comme en France, la croissance du nombre de logements reste soutenue et le nombre moyen de personnes par logement est toujours en diminution. Les plus grands logements en habitat individuel se développent.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 46 - Juin 2005
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
LA FRANCE QUI BOUGE ENQUÊTE ANNUELLE DE RECENSEMENT 2004
Les résultats nationaux de l’enquête an- Les Haut-Normands de plus en plusnuelle de recensement de 2004 font appa-
raître des changements de résidence (1) attirés par les autres régionsplus nombreux que ceux observés en 1999,
en particulier ceux se traduisant par un
changement de région. Les flux migratoires Jean LEMATTRE
restent orientés du nord et de l’est (y com-
pris l’Ile-de-France) vers le sud et l’ouest et
avec une ampleur accrue. L’Ile-de-France est
la région la plus déficitaire alors que le Lan-
es estimations de population deLes premiers résultats extraitsguedoc-Roussillon est la plus attractive. Ll’Insee pour la région Haute-Nor-La Haute-Normandie appartient au groupe de l’enquête annuelle de
des régions septentrionales qui enregistrent mandie, à partir de toutes les sources
recensement 2004 permettentplus de départs que d’arrivées. Les caracté- d’information utilisables, donnent un
ristiques sont les mêmes : une mobilité d’avoir une vision chiffre de 1 805 000 habitants au 1er jan-
accrue avec les entrées de population qui socio-démographique de la vier 2004. Ce chiffre tient compte en par-
progressent, mais moins vite que les sorties,
Haute-Normandie en 2004. ticulier des résultats de la premièreet donc un déficit migratoire qui s’accroît
enquête annuelle de recensement (EAR)par rapport à la période 1990-1999. Toute- La région perd de plus en plus
fois, à l’image des régions Centre et Pi- de la population réalisée en 2004, pre-d’habitants par le jeu des
cardie, le solde des migrations est positif mière d’un cycle de cinq enquêtes an-
migrations et cela à tous lesavec l’Ile-de-France.
nuelles qui fournira des données
Comme dans le nord et dans l’est, à l’excep- âges. Cela n’affecte pas le
définitives fin 2008. Dès à présent, l’en-tion de l’Alsace, les déficits concernent
caractère “ jeune ” de la région quête annuelle de recensement 2004toutes les tranches d’âge. L’âge des migrants
même si l’avantage par rapportconstitue un premier indice des raisons qui permet d’étudier au plan régional, la po-
peuvent expliquer la mobilité. Elle est forte pulation des ménages de Haute-Nor-à la moyenne française
entre 20 et 29 ans en lien avec la poursuite mandie, évaluée à 1 779 000 habitants.s’amenuise pour les moins dedes études supérieures et les premières ex-
La Haute-Normandie reste une des
périences professionnelles. Au-delà de 60 40 ans.
régions les plus jeunes de France etans, à l’âge des départs à la retraite, le choix La population active continue de
l’évolution de sa population par le mou-de sa résidence « définitive » est plus sen-
croître et les chômeurs sontsible au cadre de vie et aux origines vement naturel est toujours favorable. En
familiales. moins nombreux en 2004 qu’en revanche, le solde migratoire interne
1999. Le taux de chômage continue à se détériorer comme dans
Denis CAVAUD
toutes les régions situées au nord d’unerégional se rapproche de celuiChef du Service des Études
ligne allant du Mont-Saint-Michel àet de la Diffusion de la France.
Genève. Les échanges migratoires ont
En Haute-Normandie comme en
(1) Migrations internes au sein de la France métropoli- évolué défavorablement vis-à-vis de tous
taine (exclusion des mouvements avec les départe- France, la croissance du nombre
les groupes de régions (nord, sud, est,
ments d'outre-mer et l'étranger). de logements reste soutenue et ouest et Ile-de-France).
le nombre moyen de personnes
par logement est toujours en
L’ÉMIGRATION VERS LES AUTRESdiminution. Les plus grands
RÉGIONS S’ACCENTUElogements en habitat individuel
se développent.
La région Haute-Normandie a connuS O MM A IRE
un solde migratoire interne positif entre
la fin de la seconde guerre mondiale et le
POPULATION
CHAMP DE L’ÉTUDE milieu des années 70, pendant sa pé-ENQUÊTE ANNUELLE DE RECENSEMENT 2004
Les Haut-Normands de plus en plus attirés riode d’industrialisation. Depuis, la ré-L’étude porte sur le seul champ des ménages.par les autres régions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Sont donc exclues les populations des com- duction des effectifs dans l’industrie
munautés (cités universitaires, maisons de re-ANALYSES CONJONCTURELLES traditionnelle conduit à une inversion du
traite, etc) dont la collecte est trop partielle àLA CONJONCTURE
l’issue d’une seule vague d’enquête. solde. Jusqu’en 1990, les départs deEN HAUTE-NORMANDIE AU 1er TRIMESTRE 2005
Une activité industrielle en perte de vitesse . . 6
POPULATIONSeine-Maritime sont en grande partie métropolitaine viennent s’installer en était constaté entre 1990 et 1999.
compensés par l’excédent migratoire de Haute-Normandie. Le solde net de ces La Haute-Normandie a un solde migra-
l’Eure, avec notamment l’arrivée de nom- mouvements migratoires est de -3 pour toire négatif à tous les âges, et plus parti-
breux Franciliens. mille habitants, soit le double de ce qui culièrement entre 20 et 29 ans. De plus, il
De 1975 à 1990, le déficit migratoire s’est creusé par rapport
interne de la région se trouve ainsi conte- à la période intercensi-SOLDE MIGRATOIRE DES RÉGIONS ENTRE 1999 ET 2004
Population âgée de plus de 4 ans en 2004nu à moins de mille personnes par an. taire précédente et ce
Entre 1990 et 1999, le ralentissement pour tous les âges.
des arrivées en provenance de Entre 1990 et 1999, la
l’Ile-de-France augmente nettement le Haute-Normandie gardait
déficit migratoire interne régional qui un solde migratoire positif
passe à environ 2 600 par an. vis-à-vis de cinq régions :
Les résultats de la première enquête Ile-de-France, Picardie,
de recensement indiquent une accentua- Nord-Pas-de-Calais,
tion de cette dégradation puisque le défi- Champagne-Ardenne et
cit migratoire interne de la région serait Lorraine. Entre 1999 et
de l’ordre de 5 000 personnes par an 2004, l’avantage de la
entre 1999 et 2004. Haute-Normandie ne
porte plus que sur 4 ré-
gions (Ile-de-France,
DES MOUVEMENTS PLUS NOMBREUX Centre ,
Nord-Pas-de-Calais et
Entre 1990 et 1999, les régions si- Champagne-Ardenne) et
tuées au nord d’une ligne Le Havre-Lons a globalement faibli. En
le Saunier, à l’exception de l’Alsace, outre, le déficit vis-à-vis
avaient un solde migratoire négatif et des autres régions,
celles situées au sud un solde positif
avec le reste des régions métropolitai-
SOLDES MIGRATOIRES ANNUELS MOYENS ENTRE LA HAUTE-NORMANDIE
nes. Entre 1999 et 2004, toutes les ré- ET DES GROUPES DE RÉGIONS FRANÇAISES DE 1999 À 2004
Population âgée de plus de 4 ans en 2004gions situées au nord d’une ligne reliant
le Mont-Saint-Michel à Genève sont dé-
sormais dans le négatif (y compris le
Centre et la Bourgogne). Toutes les
autres ont un solde positif.
Globalement, sur l’ensemble de la
France, le nombre de déplacements s’est
nettement accru et la disparité
nord-est/sud-ouest s’est fortement ac-
centuée. En Haute-Normandie, le rythme
annuel des entrées a augmenté de 18%,
tandis que celui des sorties progressait
de 29%. Ainsi, chaque année, sur 1 000
Haut-Normands, 19 quittent la région
pour une autre de la métropole, mais
dans le même temps 16 personnes en
provenance d’une autre région de France
MIGRATIONS INTERNES
Les éléments sur les migrations présentés ici
ne portent que sur la population des ménages
de cinq ans et plus qui résidait en France mé-
tropolitaine en 1999 et 2004, les échanges
avec les DOM et avec l’étranger ne sont pas
intégrés. Le solde migratoire interne d’une ré-
gion est estimé par différence entre les arri-
vants et les sortants de la région, il ne
concerne que les échanges entre régions de
France métropolitaine.
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 46 - Juin 2005TAUX ANNUELS DE SOLDE MIGRATOIRE INTERNE pour la part des moins de 20 ans en DÉFINITIONS
DE LA HAUTE-NORMANDIE, ENTRE 1999 ET 2004
1999, avec une proportion de 28%. En Pour plus d’informations sur le recensement,
0 2004, elle garde cette position bien que www.insee.fr, rubrique Recensement
Toutes les définitions sont disponibles surcette proportion ait légèrement diminué,
www.insee.fr, dans la rubrique
-20 comme dans l’ensemble des régions Nomenclatures-définitions-méthodes.
(26,9%).
-40 En revanche, la part des 60 ans et fluence limitée sur cet indicateur dans la
plus est parmi les plus faibles de France, mesure où la région perd à la fois des
-60
de l’ordre de 19%. jeunes et des personnes âgées ; en
Le rapport des moins de 20 ans aux outre, les flux migratoires sont relative-
-80
plus de 60 ans y est donc très favorable ment modestes par rapport à la popula-20-29 ans 30-39 ans 40-59 ans 60 ans et +
comme pour l’Ile-de-France, le tion totale. On notera cependant que leSource : INSEE - Unités : pour 10 000
Recensement de la population 1999 (exploitation principale) et Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. Le niveau de cet indicateur est très variableenquête annuelle de recensement 2004
solde migratoire négatif n’a qu’une in- d’une région à l’autre. Il est notamment
qu’elles soient situées au sud, à l’ouest et
même à l’est s’est accentué.
LA HAUTE-NORMANDIE EST UNE DES RÉGIONS LES PLUS JEUNES
La Haute-Normandie, entre 1999 et
2004, a donc moins bénéficié des ap-
ports de l’Ile-de-France et des régions du
nord et a enregistré bien plus de départs
vers les autres régions. Ainsi, l’avantage
par rapport aux septentrionales
avec lesquelles le solde était positif en
1999, s’est-il réduit de 10%. Pendant ce
temps, le déficit vis-à-vis des régions mé-
ridionales s’accroît de 45%, et de 50%
avec l’est et l’ouest (1). Quant au solde
positif avec la région francilienne, il s’est
réduit de 25% malgré un accroissement
des flux dans les deux sens.
LA HAUTE-NORMANDIE RESTE
UNE DES RÉGIONS LES PLUS JEUNES
La région Haute-Normandie se situait
dans les premières régions françaises
(1) Les régions ont été regroupées de la façon sui-
vante : Nord : Nord-Pas-de-Calais, Cham-
pagne-Ardenne, Picardie, Lorraine. Sud : PACA,
Languedoc-Roussillon, Auvergne, Limousin, Midi-Py-
rénées, Aquitaine, Poitou-Charentes, Centre, Corse.
Est : Franche-Comté, Alsace, Bourgogne,
Rhône-Alpes,. Ouest : Basse-Normandie, Bretagne,
Pays de la Loire.
RÉPARTITION DE LA POPULATION DES MÉNAGES SELON LE SEXE ET L’ÂGE
Haute-Normandie Province
1999 2004 1999 2004
Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble
Moins de 20 ans 29,5 26,7 28,0 28,5 25,3 26,9 27,1 24,5 25,8 26,4 23,6 25,0
20 à 39 ans 28,6 27,6 28,1 26,7 26,0 26,3 28,2 26,9 27,5 26,5 25,4 25,9
40 à 59 ans 26,1 25,1 25,6 28,2 27,7 27,9 26,1 25,3 25,7 28,0 27,2 27,6
60 à 74 ans 11,6 13,4 12,5 11,5 12,9 12,2 13,4 15,1 14,2 13,1 14,3 13,7
75 ans et plus 4,2 7,1 5,8 5,2 8,1 6,7 5,2 8,3 6,8 6,1 9,4 7,8
Ensemble 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 (exploitation principale) et enquête annuelle de recensement 2004 Unité : %
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 46 - Juin 2005 3rence entre les deux s’est réduite. Malgré2 fois plus élevé en Haute-Normandie LA NOUVELLE MÉTHODE
DE RECENSEMENT cette baisse, le taux de chômage desque dans le Limousin, région la moins fa-
jeunes reste très élevé : il est le double devorisée. Ceci devrait constituer un atout Depuis 2004, le comptage traditionnel effec-
tué tous les huit à neuf ans est remplacé par la moyenne régionale. Par ailleurs, lesintéressant pour la région dans l’hypo-
une technique d’enquêtes annuelles. Le re-
femmes demeurent plus touchées quethèse parfois avancée d’une future pé- censement a lieu désormais chaque année,
en janvier et en février. Tous les habitants ne les hommes avec un écart d’environnurie de main-d’oeuvre.
sont pas recensés la même année, mais l’en-
quatre points entre les deux sexes.
semble du territoire français est pris en
compte au bout d’un cycle de cinq ans. Le
premier cycle s’achèvera en 2008.UN NOMBRE D’ÉTRANGERS
La méthode est différente selon la taille des
LE NOMBRE DE LOGEMENTSFAIBLE ET STABLE communes.
Les communes de moins de 10 000 CONTINUE À AUGMENTER
habitants :
La part de la population étrangère Tous les cinq ans, elles font l’objet d’un re-
censement exhaustif. Elles sont réparties en De 1999 à 2004, le nombre de loge-dans la population des ménages de
cinq groupes. Un groupe est recensé ex- ments s’est accru d’environ 5,5% dans laHaute-Normandie n’a pas changé entre
haustivement chaque année, ce qui repré-
région. Ce sont les résidences principa-1999 et 2004 (2,3% pour les hommes et sente plus de 7 000 communes par an en
France et 279 en Haute-Normandie. En cinq les qui ont connu l’augmentation la plus1,9% pour les femmes). En revanche,
ans, la totalité des habitants des communes
sensible (environ 6,6%), tandis que lescelle des Français par acquisition de 18 de moins de 10 000 sont recensés.
Les communes de 10 000 habitants ou plus : résidences secondaires bénéficient d’uneans ou plus a légèrement progressé
Elles sont toutes concernées chaque année
variation plus modeste (environ 3,6%).(1,8% contre 1,6% en 1999 pour les
par une enquête de recensement portant sur
Une légère régression est constatée pourhommes comme pour les femmes). La 8 % des logements. La France compte envi-
ron 900 communes de 10 000 habitants ou les logements vacants ou occasionnels.tendance est la même pour l’ensemble
plus, dont 25 en Haute-Normandie. En cinq
La région Haute-Normandie, commede la France métropolitane, mais à des ans, tout le territoire est pris en compte et
environ 40% de la population des commu- les régions du nord et de l’est, a un taux deniveaux environ deux fois plus élevés.
nes de 10 000 habitants ou plus est en-
résidences secondaires modeste. Malgré
quêtée. Les logements nouvellement
construits sont recensés de façon la présence de la mer et la proximité de
exhaustive. Paris, la Haute-Normandie fait partie,LE NOMBRE D’ACTIFS
encore en 2004, du tiers des régions fran-CONTINUE À AUGMENTER
çaises les moins dotées à cet égard et
cette situation ne semble pas évoluer.La population active totale de la région 50 ans, le taux d’activité s’est accru plus
L’habitat individuel reste prépondérantcontinue à progresser, de 5,5% entre 1999 sensiblement (un peu plus de 5 points).
par rapport au collectif, environ 63%, ceet 2004, presque autant qu’en France mé- Ici encore, l’activité des femmes a aug-
qui est proche du taux de la France detropolitaine (+6,1%). Alors que le nombre menté plus fortement que celle des
province. Cette tendance s’est à nouveaude chômeurs est en diminution sensible, le hommes (près de 7 points contre
renforcée entre 1999 et 2004, un peu plusnombre d’actifs ayant un emploi augmente 4 points). Globalement, les taux d’activité
rapidement en Haute-Normandie quede 8,1% de 1999 à 2004 soit plus vite tous âges confondus restent un peu su-
dans l’ensemble des autres régions.qu’en métropole (+7,2%). Dans le même périeurs en Haute-Normandie à ceux de
temps, les retraités, les élèves et étudiants, la France de province.
(2) Toutefois, une évolution du questionnaire quiainsi que les autres inactifs connaissent
conduit à intégrer aux actifs les étudiants ou retraités
une baisse de près de 7% (2). ayant une activité même réduite rend la comparaison
avec 1999 délicate pour ces catégories de person-Les taux d’activité de la population de UN TAUX DE CHÔMAGE
nes.
plus de 25 ans ont un peu augmenté, DES JEUNES TOUJOURS ÉLEVÉ (3) Le taux de chômage publié ici s’appuie sur la dé-
claration des personnes recensées. Il diffère du tauxsurtout pour les plus de 50 ans. Dans la
de chômage selon la définition du BIT diffusé tous
tranche d’âge 25-49 ans, la légère aug- Le taux de chômage (3) régional est
les trimestres. Ainsi, à la fin du 1er trimestre 2004, le
mentation du taux tient uniquement à la plus faible au début 2004 qu’au début taux de chômage (au sens du BIT) était de 10,8% en
Haute-Normandie contre 10,0% au niveau national. Aprogression de l’activité des femmes 1999. Le taux régional reste supérieur à
la fin du 1er trimestre 1999, ces chiffres étaient res-
(+3 points environ). Chez les plus de celui de la France entière mais la diffé- pectivement de 11,3% et 9,8%.
TAUX DE CHÔMAGE DE LA POPULATION DES MÉNAGES (DE 14 À 64 ANS)
1999 2004
Haute-Normandie France métropolitaine Haute-Normandie France métropolitaine
Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble
Moins de 25 ans 26,4 32,5 29,1 21,8 27,7 24,4 23,3 26,6 24,8 21,1 23,0 22,0
25 à 49 ans 10,2 15,7 12,7 9,4 14,0 11,5 8,7 13,3 10,9 9,1 13,1 11,0
50 ans et plus 10,3 13,7 11,8 9,8 11,8 10,7 8,1 10,5 9,2 8,3 10,0 9,1
Ensemble 12,1 17,2 14,4 10,8 15,0 12,7 10,5 14,4 12,3 10,4 13,5 11,9
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 (exploitation principale) et enquête annuelle de recensement 2004 Unité : %
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 46 - Juin 2005RÉPARTITION DES LOGEMENTS ORDINAIRES SELON LA CATÉGORIE DE LOGEMENT
Haute-Normandie Province NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS AVONS LU POUR VOUS2004 1999 (%) 2004 (%) 1999 (%) 2004 (%)
Résidence principale 744 702 89,1 90,1 81,7 82,6 secondaire 39 789 4,9 4,8 10,8 10,8
Logement vacant ou occasionnel 42 434 6,0 5,1 7,5 6,7
LES ÉTABLISSEMENTS DE TRAVAIL
Ensemble 826 925 100,0 100,0 100,0 100,0 PROTÉGÉ
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 (exploitation principale) et enquête annuelle de recensement 2004 Unités : nombre, % Au 15 décembre 2004, 32 centres d’aide par le
travail (CAT) et 24 ateliers protégés (AP) sont re-
censés en Haute-Normandie, soit un taux d’équipe-
RÉPARTITION DES LOGEMENTS ORDINAIRES SELON LE TYPE D’HABITAT
ment de 2,9 places en CAT et 0,7 en AP pour 1 000
Haute-Normandie Province personnes âgées de 20 à 59 ans. Ce taux d’équipe-
ment en établissement de travail protégé est relati-2004 1999 (%) 2004 (%) 1999 (%) 2004 (%)
vement semblable à celui observé en France.
Habitat individuel 523 043 62,2 63,3 61,9 62,2
Le département de l’Eure possède une capacité
Habitat collectif 303 882 37,8 36,7 38,1 37,8 d’accueil plus élevé en atelier protégé que celui de
Seine-Maritime, respectivement 1,3 place contreEnsemble 826 925 100,0 100,0 100,0 100,0
0,5 place pour 1 000 personnes.
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 (exploitation principale) et enquête annuelle de recensement 2004 Unités : nombre, %
Le canton de Dieppe-Est dispose de la plus im-
portante capacité d’accueil de la région en établis-
pour atteindre 56,2% en 2004. Corrélati- sement de travail protégé avec 44,7 places pourDES MÉNAGES PLUS PETITS,
1 000 personnes âgées de 20 à 59 ans.vement, la part des locataires tend, bienDES LOGEMENTS PLUS GRANDS
Observation santé/social des territoires : données
sûr, à diminuer. et profils pour la région Haute-Normandie. - Rouen :
Drass, 2005. - 89 p.Alors que le nombre moyen de pièces La proportion de propriétaires varie
par logement passe de 3,92 à 4,09 entre fortement en fonction de l’âge. C’est
BILAN DE FRÉQUENTATION
1999 et 2004, dans la région, le nombre dans la tranche d’âge de 60 à 74 ans
DES HÔTELS
de personnes par logement suit la ten- qu’elle atteint son maximum (72%) pour EN HAUTE-NORMANDIE EN 2004
dance inverse, passant de 2,50 à 2,39, redescendre un peu à partir de 75 ans. La Haute-Normandie propose 265 hôtels clas-
sés de tourisme pour une capacité de près deobservation conforme à la tendance na- Chez les moins de 30 ans, elle n’est que
14 300 lits.
tionale. Les ménages de grande taille de- de 15 %. La répartition par catégorie montre une large
majorité d’hôtels de 2 étoiles (62%) et un poids im-viennent de plus en plus rares ; aussi les Il existe également une relation très
portant des hôtels 3 étoiles (17%) (les hôtels non
Normands en profitent-ils pour “prendre forte entre la proportion de propriétaires
classés ne représentent que 7% du nombre total
leurs aises” : on assiste même à une aug- et la taille du logement. Alors que seule- d’hôtels.).
La fréquentation des hôtels est en hausse dementation du nombre de logements de ment 6% des occupants de logements
6,2% par rapport à 2003. Les Français représentent
plus de 5 pièces qui représentent mainte- d’une pièce sont propriétaires, le pour- 70% des nuitées totales. Les Britanniques sont la
première clientèle étrangère avec 38% de part denant plus du tiers des logements. centage monte à 81% pour les loge-
marché. Pays-Bas, Etats-Unis et Japon sont en
ments de 5 pièces. forte hausse de fréquentation en 2004.
Il est clair que l’âge des occupants d’un Bilan de fréquentation des hôtels classés en Nor-
mandie en 2004 / CRT.- In : Observatoire Régional
logement, la taille de celui-ci, la taille duDE PLUS EN PLUS DE PROPRIÉTAIRES du Tourisme. - (2004) ; 12 p.
ménage et le statut d’occupation ne sont
Si la proportion de ménages proprié- pas indépendants ÉVALUATION D’ANGLAIS
DANS L’ACADÉMIE DE ROUENtaires de leur logement reste un peu plus
POUR EN SAVOIR PLUS Au début de l’année scolaire 2004-2005, unefaible en Haute-Normandie que dans Des changements de région plus fréquents qui bé-
évaluation de l’enseignement de l’anglais a été
néficient aux régions du sud et de l’ouest, Inseel’ensemble de la province, elle n’en est menée auprès des élèves de 6e des collèges pu-
Première, n° 1 028.
blics de trois Réseaux d’Unités d’Enseignementpas moins en augmentation sensible
(RUE) : Bernay-Pont-Audemer, Dieppe-Neufchâtel
et Le Havre. Dans 54 collèges, quelques 5 700
INDICATEURS DE TAILLE ET DE PEUPLEMENT DES RÉSIDENCES PRINCIPALES élèves, représentant des zonages diversifiés en
terme de ruralité, de zones d’éducation prioritaire etHaute-Normandie Province
de catégories sociales, ont été concernés.
1999 2004 Variation 1999 2004 Variation
Les exercices de compréhension orale de l’an-
Nombre moyen de pièces par logement 3,92 4,09 0,17 3,99 4,13 0,14 glais connaissent le pourcentage de compétences
acquises le plus élevé puisqu’ils s’approchent desNombre moyen de personnes par logement 2,50 2,39 -0,11 2,41 2,31 -0,10
90% de réussite pour les trois RUE.
Nombre moyen de par pièce 0,64 0,58 -0,06 0,60 0,56 -0,04
Le RUE du Havre obtient le meilleur taux de
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 (exploitation principale) et enquête annuelle de recensement 2004 Unités : nombre, % réussite global : 75% des élèves ayant acquis l’en-
semble des compétences ; il est suivi par le RUE de
Dieppe avec un taux de 72% puis par celui deRÉPARTITION DES RÉSIDENCES PRINCIPALES SELON LE STATUT
Bernay avec un taux de 70%.
Haute-Normandie Province
Evaluation académique d’anglais classes de 6e,
2004 1999 (%) 2004 (%) 1999 (%) 2004 (%) septembre 2004 / S.Pré.S.E.R. - In : Note d’Informa-
tion 05/01 - (2005, avr.) ; 8 p.
Propriétaire 418 268 53,7 56,2 57,2 59,1
Locataire d’un logement vide 302 806 42,1 40,7 36,4 36,0
Nelly LANNEFRANQUE d’un meublé ou logé gratuitement 23 628 4,2 3,1 6,4 4,9
Corinne MARISSIAUX
Ensemble 744 702 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 (exploitation principale) et enquête annuelle de recensement 2004 Unités : nombre, %
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 46 - Juin 2005 5

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