Evolution de la population active par zone d'emploi - Démographie, taux d'activité, migrations : de fortes disparités

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Les jeunes de moins de 25 ans bougent beaucoup et quittent majoritairement la campagne pour rejoindre la ville alors que les personnes de 50 ans semblent au contraire vouloir quitter les pôles. Les femmes sont de plus en plus actives mais surtout en milieu urbain. L'arrivée des baby boomers à la cinquantaine concerne peu les territoires ruraux. Toutes ces tendances ont des répercussions dans les zones d'emploi et, selon la structure de la zone, les variations de population n'ont pas les mêmes causes et sont assez hétérogènes.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 7 - Septembre 2001
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
ZONES D’EMPLOI,
PAYS ET COMMUNAUTÉS
D’AGGLOMÉRATION
On reproche parfois à l’INSEE d’utiliser plu-
sieurs découpages différents du territoire et LE MARCHÉ DU TRAVAIL DANS LES ZONES D’EMPLOI
de rendre ainsi la statistique encore un peu
plus compliquée qu’elle l’est naturellement. Moins d’emplois à Fécamp, Dieppe,
Mais ces découpages répondent à des be-
soins différents : il y a les découpages techni- Bernay et Pont-Audemer
ques tels que les zones d’emploi, les unités
urbaines ou encore les aires urbaines. Leur in-
térêt est de permettre une bonne analyse des François GITTON
réalités et de mieux comprendre les
phénomènes.
Les déplacements quotidiensOn trouve maintenant des territoires de projet TAUX DE STABILITÉ DES ACTIFS PAR ZONE D’EMPLOI
tels que les pays et les communautés d’agglo- En 1990 En 1999qu’effectuent les actifs entre
Le Havre 89,6 90,3mération : ceux-ci ont besoin de données sta-
Rouen 81,4 90,0leur résidence et leur lieu detistiques pour asseoir leur action et de
Dieppe 91,2 86,1
diagnostics pour orienter leurs travaux. travail, appelés aussi navettes Évreux 79,6 74,4
Enfin, il reste toujours une troisième catégorie Verneuil-sur-Avre 82,6 73,5
(pour simplifier) constituée des découpages «domicile-travail», servent à Pays de Bray 78,3 71,5
administratifs ou électoraux : communes, can Bernay 79,3 70,3- déterminer des zones Fécamp 76,5 68,9tons, arrondissements, départements et ré-
Vallée de la Bresle 74,7 68,7
gions. Ces entités requièrent bien entendu, géographiques cohérentes pour
Pont-Audemer 74,1 67,3
pour leur bonne gestion, une production sta- Lillebonne 78,2 64,9étudier l’emploi. Ainsi, entretistique particulière. Vernon 73,3 64,8
Je passe sous silence, par souci de clarté, les Gisors 62,4 50,9deux recensements, l’Insee peut
découpages infra-communaux liés à la poli Source : INSEE - Recensements Unité : % d’actifs résidant-
de la population de 1990 et 1999 et travaillant dans la même zonesuivre l’évolution du marché dutique de la ville, ceux qui permettent l’attribu-
tion des fonds européens, ceux des Note de lecture : en 1990 78,3% des actifs résidant dans le Pays de Braytravail dans ces zones d’emploi.
travaillaient dans le Pays de Bray ; ils ne sont plus que 71,5% en 1999.
différentes administrations publiques ou pri-
La population active, l’emploi etvées, ou encore des grandes entreprises (je ci-
vail sont la variable de base pour laterai en vrac, à titre d’exemple, la carte le chômage ont évolué de
scolaire de l’Education nationale, les circons détermination des zones d’emploi. Ils-
criptions EDF, les caisses de l’URSSAF ou les manière assez différente d’une permettent de mesurer la cohérence
découpages paroissiaux). d’un territoire.zone à l’autre. Ainsi, par
L’INSEE essaie bien sûr de satisfaire chaque Le recensement de 1999 nous
demande particulière. exemple, le nombre d’actifs permet de voir si le découpage actuel
S’agissant de travaux d’analyse à vocation gé- (actualisé en 1994 suite au recensementrésidant dans les deux grandesnérale (pour tenter de comprendre), nous
de 1990) est toujours pertinent et en par-
choisissons le découpage qui nous semble le zones de Rouen et du Havre et ticulier si les déplacements domicile-tra-plus pertinent.
vail ont fortement évolué entre les deuxtravaillant à l’extérieur aC’est la zone d’emploi qui est retenue ici. Mais
recensements.cela ne nous dispense pas, nous le savons, de diminué alors que, pour les Dans la majorité des zones d’emploi,faire à peu près le même exercice sur les pays
autres zones, ce même nombre la proportion d’actifs occupés résidant etet sur les communautés d’agglomération.
Il n’y a pas de découpage universel. travaillant dans la zone parmi les actifs
a augmenté.
Jean LEMATTRE occupés résidant dans la zone n’a pas
Chef du service des études et de la diffusion très fortement évolué. On peut quand
’analyse du fonctionnement local même noter plusieurs phénomènes inté-L du marché du travail nécessite ressants : tout d’abord les deux gros
pôles de la région, Rouen et Le Havre atavant tout de définir un découpage perti --S O MM A IRE
tirent de plus en plus les actifs qui rési-nent de l’espace afin d’étudier les problè-
dent dans leur zone d’influence : on peutEMPLOI mes de chômage, de variation de
donc se demander si cette zone d’in-LE MARCHÉ DU TRAVAIL DANS LES ZONES D’EMPLOI population active ou encore de localisa-
Moins d’emplois à Fécamp, Dieppe, Bernay fluence s’accroît et si l’emploi setion de l’emploi. Les zones d’emploi ontet Pont-Audemer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 concentre à proximité des pôles. Ensuite,
été constituées pour répondre à ce
Vernon et surtout Gisors sont des zones
POPULATION besoin. Bien que les frontières adminis- relativement mal définies : on bute sur la
ÉVOLUTION DE LA POPULATION ACTIVE tratives n’aient pas nécessairement un contrainte du respect des frontières ad-PAR ZONE D’EMPLOI
lien avec les systèmes d’emploi locaux,Démographie, taux d’activité, migrations : ministratives (régionales) pour le décou-
de fortes disparités. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 les zones d’emploi regroupent par défini- page de ces zones qui sont sous
tion un nombre entier de communes et l’influence du bassin parisien. Enfin,
ANALYSES CONJONCTURELLES
constituent une partition de l’espace ré- hormis les deux grands pôles, dans
LA CONJONCTURE EN HAUTE-NORMANDIE
gional. Les déplacements domicile-tra toutes les zones d’emploi, les actifs résiAU 2E TRIMESTRE 2001 - -
L’infléchissement se poursuit . . . . . . . . . . . . . . . 6
EMPLOIdents sont de plus en plus nombreux à
travailler en dehors de leur zone.
EN HAUTE NORMANDIE,
LA POPULATION ACTIVE A ÉVOLUÉ
DE MANIÈRE TRÈS DISPARATE
SELON LES ZONES
Ainsi, la zone d’emploi de Gisors se
distingue par une très forte hausse de sa
population active alors que l’emploi sur
place a faiblement évolué et que l’augmen-
tation du chômage n’est pas particulière-
ment plus marquée qu’ailleurs. En fait, la
zone de Gisors, située à proximité de la
région parisienne a renforcé son caractère
résidentiel, les actifs résidant dans cette
zone et travaillant à l’extérieur sont passés
de 3 600 à 5 400 en neuf ans (soit une
hausse de 50%). La zone d’emploi voisine,
Vernon, qui compte environ trois fois plus
d’actifs, a connu une évolution similaire
mais moins marquée en termes d’évolu-
tion de la population active, le phénomène
étant plus dilué.
Les zones de Fécamp, Dieppe, Ver-
neuil-sur-Avre et Bernay ont ce point
commun d’avoir connu une baisse de
l’emploi sur place. Pour la zone de Ver-
neuil-sur-Avre, l’équation est même
presque trop simple puisque la baisse de
l’emploi sur place correspond à la
hausse du chômage. Cette remarque
peut rester valable pour la zone d’emploi
de Dieppe qui est relativement peu
concernée par une évolution du solde
LA POPULATION ACTIVE
La population active au lieu de résidence se
décompose entre les actifs ayant un emploi,
les chômeurs et les militaires du contingent.
Cela dit, si on s’intéresse au système produc-
tif local, il nous faut considérer les emplois
sur place, c’est-à-dire qu’il faut distinguer
l’emploi au lieu de travail de l’emploi au lieu ÉVOLUTION DE LA POPULATION ACTIVE ENTRE 1990 ET 1999 PAR ZONE D’EMPLOI
de résidence. L’emploi au lieu de résidence Solde des Nombre
d’une zone correspond à l’emploi au lieu de navettes de militaires
Population active Emploi Chômage “domicile-travail” du contingent (1)travail de cette zone, plus des per-
Gisors 14,0 0,7 3,4 -10,8 -0,9sonnes résidant dans la zone et travaillant à
Pont-Audemer 7,3 5,1 3,2 0,0 -0,9l’extérieur, moins l’emploi des personnes qui
Évreux 7,0 2,0 3,7 -1,8 -0,6viennent de l’extérieur pour travailler dans la
Vernon 6,2 -0,2 2,7 -4,3 -0,6zone. La différence entre les entrants et les
sortants pour une zone donnée constitue le Lillebonne 3,1 3,4 1,8 1,3 -0,8
solde des navettes domicile-travail relatif à Fécamp 3,0 -3,3 3,8 -3,3 -0,9
cette zone. Bernay 2,6 -4,3 3,7 -4,0 -0,8
Ainsi, pour une zone donnée, une variation de Rouen 2,2 0,5 2,1 -0,4 -0,8
population active entre deux recensements Le Havre 1,9 0,7 2,6 0,7 -0,8
peut se décomposer comme la variation de Verneuil-sur-Avre 0,9 -4,7 4,9 -1,5 -0,8
l’emploi sur place (c’est-à-dire les emplois Dieppe 0,8 -2,6 2,7 -1,7 -1,0
liés au système productif de la zone), plus la Vallée de la Bresle 0,5 2,9 1,3 2,6 -1,1
variation du nombre de chômeurs, plus la va- Pays de Bray -0,3 4,8 0,9 5,1 -0,9
riation du nombre de militaires du contingent,
Source : INSEE - Recensements de la population de 1990 et 1999 Unité : % (de la population active de 1990)
moins la variation du solde des navettes do-
(1) La diminution du nombre de militaires du contingent est générale et n’a rien de spécifique à la région. Elle correspond à la disparition progressive de lamicile-travail (entrants - sortants).
conscription, les personnes nées après le 31 décembre 1978 n’ayant plus à effectuer un service national.
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 7 - Septembre 2001due à un effet de génération : les person-
nes en âge de travailler sont nombreu-
ses (influence du baby boom), la
différence avec d’autres zones connais-
sant, elles aussi, un effet de génération
(comme Dieppe ou Lillebonne par
exemple) est que cet effet n’est pas com-
pensé par un solde migratoire déficitaire.
Dans ces deux zones, le chômage a for-
tement augmenté. A Pont-Audemer, la
variation du solde des navettes est nulle
mais il ne faut pas s’y tromper : les dé-
placements domicile-travail hors de la
zone sont de plus en plus nombreux ; la
variation du nombre d’entrants est sim-
plement égale à la variation du nombre
de sortants. Le nombre d’entrants est
passé de 1 500 à 2 800 actifs et celui de
sortants de 3 900 à 5 200 personnes.
Enfin les deux grands pôles, Rouen et
Le Havre, ont connu des évolutions simi-
laires : une faible hausse de l’emploi sur
place, une variation de la population active
de 2%, une hausse du chômage moyenne
et une faible variation du solde des navet-
tes, ce qui permet de répondre à l’une des
questions jusqu’ici en suspens : la zone
d’influence de ces deux métropoles
s’étend-t-elle ? Au Havre, la situation est
simple ; le nombre d’entrants n’a quasi-
ment pas varié en neuf ans et celui des
sortants a faiblement diminué. La zone
d’emploi du Havre n’est donc pas dans
une phase d’expansion géographique
mais plutôt de stabilité. La zone d’emploi
de Rouen est assez vaste et une grande
partie de l’emploi est concentrée autour
de la capitale haut-normande. En neuf
ans, le nombre d’entrants dans la zone a
très sensiblement diminué (de 47 000 à
22 000) et celui des sortants aussi (de
52 000 à 28 000). Ceci n’est ni la consé-
quence d’une expansion de la zone d’in-
des navettes domicile-travail. Dans les térieur : nombre d’autant plus grand que fluence de Rouen (le nombre d’entrants
zones de Bernay et Fécamp, cette égali de plus en plus de résidents du Pays de- diminue) ni l’inverse (le de sor-
té comptable est trop simpliste et il faut Bray travaillent à l’extérieur de la zone tants diminue, donc la zone ne perd pas
tenir compte de l’évolution du solde des d’emploi. En neuf ans, le nombre d’en- de son influence) mais plutôt le résultat
navettes. Un constat s’impose : dans ces trants (personnes résidant à l’extérieur d’une concentration des actifs à proximité
quatre zones où l’emploi a diminué, le mais travaillant dans la zone) est passé raisonnable de l’emploi.
chômage a fortement augmenté et la va de 2 100 à 3 900. Au nord du Pays de- Ce dernier point est certainement
riation du solde des navettes traduit la Bray, la Vallée de la Bresle a connu une l’enseignement essentiel à retenir de
nécessité pour un plus grand nombre évolution similaire en tendance, l’emploi l’observation des navettes domicile-tra-
d’actifs de travailler à l’extérieur de leur sur place a plus augmenté que la popula- vail entre zones d’emploi. En effet, on
zone de résidence. tion active et le flux d’entrants s’est peut constater par exemple que la zone
Le Pays de Bray constitue une zone accru. Cette remarque reste valable pour d’influence d’une grande métropole
d’emploi presque atypique dans la la zone de Lillebonne bien que les diffé- comme Paris s’est agrandie : les emplois
mesure où c’est la seule zone ayant rences soient moins nettes. Une conclu- sont toujours concentrés autour de la ca-
connu une baisse de sa population active sion s’impose, c’est dans ces zones où le pitale et les actifs viennent de plus en
depuis 1990. Dans le même temps, nombre d’emplois créés est important plus loin pour les occuper : Gisors et
l’emploi local s’est développé et la varia que le chômage a le moins progressé.- Vernon subissent directement cette at-
tion du solde des navettes montre que La zone de Pont-Audemer est celle traction. Rouen et Le Havre, qui sont les
cette hausse du nombre d’emplois sans qui a créé le plus d’emplois, mais cette deux grands pôles cristallisant une forte
hausse de la population active sur place zone se distingue aussi avec Évreux par part de l’emploi régional à proximité des
a dû être compensée par un plus grand une très forte hausse de la population villes, ne semblent pas étendre sur le
nombre de travailleurs provenant de l’ex active. Cette est essentiellement- territoire leur zone d’influence
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 7 - Septembre 2001 3ÉVOLUTION DE LA POPULATION ACTIVE PAR ZONE D’EMPLOI
Démographie, taux d’activité, migrations : de fortes disparités
François GITTON
Les jeunes de moins de 25 ans vanche, la variation de population ne se LES JEUNES ACTIFS SE CONCENTRENT
résume pas seulement à une «arrivée DANS LES GRANDES VILLES
bougent beaucoup et quittent massive des baby boomers à l’âge de 50
ans ou plus» mais aussi à un important De toutes les zones d’emploi, seulemajoritairement la campagne
effet taux d’activité pour les femmes, qui celle de Rouen semble avoir attiré des
pour rejoindre la ville alors que explique une hausse de 10% du nombre actifs de moins de 25 ans et la zone du
d’actives, et un léger recul de l’activité Havre a vu partir beaucoup moins deles personnes de 50 ans
des hommes. Les actifs de 25 à 49 ans jeunes que le reste du territoire haut-nor-
sont eux aussi plus nombreux ; les raisemblent au contraire vouloir - mand. Ce phénomène de concentration
sons sont un peu les mêmes que pour des jeunes dans les pôles urbains et,quitter les pôles. Les femmes leurs aînés : les femmes sont plus actives mécaniquement, d’exode des parties
et les générations sont plus nombreusessont de plus en plus actives plus rurales de la région, n’est pas com-
alors que les soldes migratoires sont lé- plètement surprenant. Tout d’abord, ces
mais surtout en milieu urbain. gèrement déficitaires, ce qui limite la
deux grandes villes et leur agglomération
croissance de cette population.
L’arrivée des baby boomers à la proche offrent de nombreuses opportuni-
Certains phénomènes, à l’instar de
tés pour de jeunes actifs à la recherche
l’arrivée massive des baby-boomerscinquantaine concerne peu les
d’un emploi, qu’ils soient chômeurs ou
dans les tranches d’âge de 45 à 55 ans,
employés à durée déterminée ou indé-territoires ruraux. Toutes ces sont communs à toutes les zones
terminée ou encore dépendants d’une
d’emploi et ne participent pas à expliquertendances ont des répercussions agence d’intérim. Ensuite, cette polarisa-
une évolution particulière d’une zone par
tion des jeunes n’est pas nouvelle et ondans les zones d’emploi et, rapport à une autre. La flexion des taux
peut penser que ces deux grandes zones
d’activité, par exemple, ne semble passelon la structure de la zone, les d’emploi sont désormais mieux adaptées
être liée aux territoires. Dans toutes les
que leurs voisines, moins importantes,variations de population n’ont zones, les femmes de plus de 25 ans
pour accueillir de jeunes actifs en termes
sont plus nombreuses à travailler et lespas les mêmes causes et sont de logements, de réseaux routiers ou de
hommes de plus de 50 ans légèrement
transports en commun. Enfin, Le Havreassez hétérogènes. moins souvent actifs qu’il y a une dizaine
et Rouen sont les lieux de résidence
d’années. Seule la zone du Pays de Bray
d’une importante population d’étudiants ;
échappe à la règle et fait figure d’excep-
il n’est donc pas étonnant que de nom-
tion puisque les actifs de plus de 50 ans
breuses personnes qui entrent dans la
sont moins nombreux qu’en 1990 et le
vie active habitent encore à proximité devant d’analyser les résultats à un taux d’activité des femmes de plus de 50
leur ancien lieu d’étude. Dans ces deuxAniveau géographique plus fin, on ans a diminué.
peut brièvement évoquer le cas de la
Haute-Normandie. Entre 1990 et 1999, le
nombre d’actifs de la région a augmenté
EFFETS «GÉNÉRATION», «TAUX D’ACTIVITÉ», «SOLDE MIGRATOIRE»
de 3,2% pour atteindre 804 000 person-
nes dont 365 000 femmes. Le nombre Sans regarder où ces personnes vont travailler, il peut-être intéressant de voir comment la population
d’hommes n’a pas varié alors que celui des actifs résidant dans un territoire donné, une zone d’emploi par exemple, a évolué entre deux re-
des femmes a augmenté de 7,2%. Glo censements, surtout en termes quantitatifs, et d’essayer de repérer les causes de ces changements-
et tenter de mesurer les impacts respectifs de chacune de ces causes.balement, le nombre d’actifs de moins de
On peut distinguer trois grandes causes pour une variation d’un nombre d’actifs. Tout d’abord, les25 ans a diminué de plus de 30%. Les
générations en âge de travailler sont-elles plus ou moins nombreuses en 1999 qu’en 1990 ? Ensuite,
trois cinquième de cette baisse peuvent
les taux d’activité ont-ils évolué ? Par exemple, est-ce que la proportion de femmes de 25 à 49 ans qui
être imputés à la flexion des taux d’activi- travaillent est relativement plus importante qu’il y a dix ans ? Enfin, les mouvements de population à
té et le reste aux soldes migratoires défi- caractère définitif, c’est-à-dire les changements de lieu de résidence, peuvent jouer un rôle important
sur le nombre d’actifs du territoire étudié.citaires pour cette tranche d’âge et à un
Pour mesurer l’impact de ces trois causes, on distinguera trois effets, baptisés respectivement « effeteffet génération. Cet effet génération est
génération»«effet taux d’activité » et « effet solde migratoire ». L’effet génération correspond à
beaucoup plus marqué pour les actifs de
l’évolution de la population active due aux mouvements démographiques naturels, c’est-à-dire qu’il
plus de 50 ans (qui sont 20% plus nom- est égal à la variation de population en l’absence de migrations entre les deux recensements et à taux
breux que leurs homologues de 1990). d’activité constant. L’effet taux d’activité correspond à la variation de population active due à la
Dans ces tranches d’âge, les mouve flexion des taux d’activité entre les deux recensements en l’absence de migrations. Enfin, l’effet-
solde migratoire est tout simplement une estimation de la variation de population active due auxments de population sont plus rares et
migrations.les soldes migratoires influent peu. En re-
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 7 - Septembre 2001
POPULATIONgrandes zones, les soldes migratoires nombre de femmes actives de plus de 50 NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS A
ans a progressé de 46% en neuf ans.d’actifs de plus de 25 ans sont déficitai-
res mais sont très largement compensés MARCHÉ DU TRAVAIL ET FEMMES IMMIGRÉES
par des effets générations positifs.
Parmi la population immigrée, on compte de plus
BERNAY, PONT-AUDEMER... en plus de femmes actives. Changement de compor-
tement ou effet de génération, le taux d’activité des
femmes immigrées âgées de 15 à 64 ans est passéLes deux zones d’emploi voisines duDES ZONES QUI SE RESSEMBLENT
de 41% en 1982 à 57% en 1999. En fait, les compor-Calvados, globalement sous faible in- tements diffèrent selon le pays d’origine. Ainsi, les
Les zones sous forte influence ur fluence urbaine, semblent être un terrain plus actives sont les femmes nées au Portugal et-
celles nées en Asie du Sud-Est alors que lesd’accueil pour les actifs de plus de 50baine, Évreux, Lillebonne, Dieppe,
femmes algériennes ou turques sont beaucoup
ans. Comme dans la plupart des zones,Vernon et Fécamp présentent des carac- moins présentes sur le marché du travail.
les jeunes partent de Bernay et Pont-Autéristiques relativement proches. Le - Les femmes immigrées, encore plus que les
hommes, sont fortement touchées par le chômage.demer et la population des 25 à 49 ansnombre de jeunes actifs a fortement di-
Leur taux de chômage s’établit à 25%.
minué et cela est en grande partie dû à apparaît relativement stable. A Bernay, la
Elles occupent plus souvent que les autres des
plus rurale des deux zones, l’effet généun départ massif, probablement vers des - emplois à temps partiel (37% contre 31%) et d’une
durée inférieure à celle des emplois occupés par lesration concernant habituellement et prinzones encore plus urbaines. Un effet taux -
autres femmes.cipalement les personnes nées après lad’activité assez prononcé vient confirmer
Elles sont sur-représentées dans le secteur des
seconde guerre mondiale est assezcette tendance à la baisse du nombre services aux particuliers : 50% d’entre elles occupent
des emplois peu qualifiés dans les services persond’actifs de moins de 25 ans. En re faible. Les variations de population dues --
nels et domestiques, dans l’hôtellerie et laà la flexion des taux d’activité dans cesvanche, l’effet génération est peu signifi- restauration.
deux zones sont au total peucatif, sauf pour Vernon qui enregistre une Recensement de la population de 1999 : de plus en
significatives.hausse de 10% du nombre de jeunes plus de femmes immigrées sur le marché du travail /
Borrel C. et Boeldieu J. – In : INSEE Première –due à une classe d’âge de 15 à 24 ans
N° 791 (2001, juil.) ; 4 p.plus nombreuse qu’il y a dix ans. Pour les
tranches d’âge supérieures, les mouve ...PAYS DE BRAY, VALLÉE DE LA BRESLE- PLUS DE QUATRE-VINGT-DIX SITES POLLUÉS
ET VERNEUIL-SUR-AVREments de population n’ont pas un impact CONNUS EN HAUTE-NORMANDIE
très important, la flexion des taux d’acti POUR LES QUINQUAS- Des années d’activité industrielle sans réelle
préoccupation pour l’environnement ont favorisé levité des 25 à 49 ans est conforme à la
développement de la pollution.moyenne régionale, et celle des plus de La zone d’emploi de Verneuil-sur-Avre
93 sites pollués, dont cinq présentant des problè-
semble, elle aussi, être appréciée des50 ans diffère selon les zones : Lille- mes de radioactivité et un dont l’urgence a nécessité
l’intervention de l’ADEME, ont été répertoriés enactifs de plus de 50 ans puisque le soldebonne, Dieppe et Vernon connaissant les
Haute-Normandie (73 en Seine-Maritime et 20 dansmigratoire relatif à ces personnes estplus fortes progressions de la proportion
l’Eure).
nettement excédentaire. Mais cette zone,d’actives parmi les femmes. Enfin, le Ce sont surtout d’anciennes usines à gaz, des
stockages pétroliers (raffineries) ou chimiques désafbaby-boom ne concerne pas uniformé au sud de la région, est assez rurale et --
fectés, des carrières transformées en déchargesressemble en de nombreux points aument toutes les zones. Il est beaucoup
sauvages et d’anciens ateliers industriels.
Pays de Bray et, dans une certaineplus marqué dans les zones d’Évreux et En 1999, 45 de ces sites ont fait l’objet d’un traite-
mesure, à la partie nord de la région : la ment, 37 sont en cours de traitement et 11 nécesside Vernon (effet génération des plus de -
tent une étude plus approfondie des sols.Vallée de la Bresle. Tout d’abord, l’effet50 ans de +30%) que dans les autres ter-
Par ailleurs, de nouveaux sites sont régulièrement
ritoires (effet génération d’environ génération des plus de 50 ans est négatif découverts, soit par hasard à l’occasion de travaux,
dans le Pays de Bray et cela semble être+13%). soit dans le cadre de recherche.
L’industrie et l’environnement en Haute-Normandie :lié au caractère rural du territoire. Plus de
édition 2000 / Direction régionale de l’industrie de la60% des habitants de la zone d’emploi
recherche et de l’environnement de Haute-Nor-
de Verneuil-sur-Avre habitent dans desGISORS : UN CAS PARTICULIER mandie. – 2001. – 2 vol. (90, 14 p.) ; 30 cm
communes appartenant au rural isolé, et
MOINS D’EMPLOIS AGRICOLES EN 2000cette zone présente la particularité deAu nombre d’emplois sur place,
Au recensement agricole de l’an 2000, lavoir son nombre d’actifs de plus de 50Gisors est la plus petite des zones
Haute-Normandie compte 16 300 exploitations agri-ans stagner à cause d’un effet générad’emploi haut-normande. Celle-ci pré -- coles sur lesquelles vivent environ 30 100 actifs agri-
tion légèrement négatif. Dans la Valléesente la particularité d’être assez forte- coles permanents et travailleurs saisonniers.
Parmi eux, on compte 18 300 chefs d’exploitationment tournée vers la région parisienne et de la Bresle, moins rurale, l’effet généra-
ou coexploitants. Leur population a diminué de 6 700tion des plus de 50 ans est certes positifcette zone est avant tout résidentielle.
depuis 1988, soit plus de 2% par an. 9 500 femmes
mais faible.Les soldes migratoires jouent un rôle très contribuent à l’activité des exploitations dont plus de
Un autre constat semble s’appliquer la moitié se déclarent chef ou coexploitante.important dans l’évolution de cette popu-
Hommes ou femmes, ces responsables sont se-aux zones les plus rurales (le Pays delation et permettent d’expliquer la forte
condés par divers membres de la famille, soit 7 700
croissance de la population active depuis Bray, Verneuil-sur-Avre, Bernay et personnes, et font appel à 4 100 salariés perma-
Pont-Audemer) : la flexion des taux d’ac nents. Les saisonniers ou travailleurs occasionnels1990 (+15%), malgré un départ impor --
ont vu leur nombre divisé par deux depuis 1988.tivité des plus de 50 ans a une incidencetant des jeunes. Les générations en âge
Recensement agricole : premiers résultats / DRAF,moins forte sur la variation de la populade travailler de plus de 50 ans sont beau --
service de statistique agricole. - In : Agreste
tion active. Ceci est lié au fait qu’encoup plus nombreuses et la proportion Haute-Normandie. - N° 88 (2001, juin) ; 4 p
de femmes actives parmi les plus de 25 1990, les taux d’activité des plus de 50
ans étaient plus élevés que dans leans a considérablement augmenté. Pour
Nelly LANNEFRANQUEreste de la régionillustrer ces changements hors du
Florence PIMENTAcommun, on peut souligner que le
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 7 - Septembre 2001 5ANALYSES CONJONCTURELLES
LA CONJONCTURE EN HAUTE-NORMANDIE AU 2E TRIMESTRE 2001
L’infléchissement se poursuit
Francis COUVOUT
TENDANCES RÉCENTE ET PRÉVUE DES EFFECTIFS DANS L’INDUSTRIEn Haute-Normandie, au 2e trimestre 2001, l’activité dans
EN HAUTE-NORMANDIEEl’industrie continue à ralentir mais demeure encore sou- 20
tenue. Les demandes totale et étrangère ont nettement fléchi et
retombent à des niveaux inconnus depuis deux ans. Après avoir
10
culminé au 1er semestre 2000, les prévisions générales de pro-
Tendance récente des effectifs
duction ne cessent de se dégrader et se situent à leurs plus bas
0niveaux depuis près de trois ans. A contrario, les stocks suivent
la tendance inverse et s’alourdissent de plus en plus. Les effec-
tifs continuent à progresser mais sur un rythme ralenti. Les évo -10-
Tendance prévue des effectifslutions par secteur reflètent les tendances globales avec
cependant quelques contrastes. -20
Les IAA se remettent lentement des crises de l’encéphalite
spongiforme et de la fièvre aphteuse. Les prévisions d’activité
-30
sont réservées. Les effectifs sont en baisse, apparemment de
moindre amplitude qu’au trimestre précédent, mais les prévi-
-40
sions restent négatives.
Janvier Janvier Janvier Janvier Janvier Janvier Janvier
1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001Le raffinage du pétrole est un secteur particulier dont l’évo-
Source : INSEE - Enquête trimestrielle dans l’industrie Unité : solde d’opinions en %lution est fort contrastée par rapport aux cinq autres de l’in-
dustrie, mais on ne saurait le négliger, vu son importance en
Haute-Normandie. L’activité y est très soutenue et les capacités Par contre, les prévisions générales de production s’effondrent.
de production sont quasi saturées. Néanmoins, les effectifs Les effectifs progressent néanmoins et devraient continuer à le
sont en recul ce trimestre. faire dans les prochains mois.
L’automobile maintient un haut niveau d’activité avec des
TENDANCES RÉCENTE ET PROBABLE DANS L’INDUSTRIE EN HAUTE-NORMANDIE capacités de production presque totalement utilisées. Les
50 stocks sont sollicités pour répondre à la demande. Les effectifs
sont renforcés et devraient conserver la même tendance dans
Tendance récente de la production les prochains mois.40
Dans les biens de consommation, l’activité est soutenue et
devrait le rester le trimestre prochain. Néanmoins, la demande
30
ne présente plus le même dynamisme qu’en 2000. Les effectifs
sont en augmentation constante.
20
Tendance probable de la production
10 BÂTIMENT : LE LOGEMENT NEUF TIRE L’ACTIVITÉ
VERS LE BAS
0
Au 2e trimestre 2001, l’activité dans le bâtiment haut-nor-
mand continue à ralentir et se situe à un niveau équivalent à-10
Juillet Janvier Juillet Janvier Juillet Janvier Juillet celui d’il y a deux ans. Le coup de frein sur les prévisions est
1998 1999 2000 2001
plus sec et elles chutent à leur plus bas niveau depuis trois ans.
Source : INSEE - Enquête mensuelle dans l’industrie Unité : solde d’opinions en %
Cela tient en grande partie au renversement de tendance dans
le bâtiment neuf et plus encore dans le logement neuf.
Dans les biens intermédiaires, l’activité ralentit plus nette Le gros œuvre est ainsi plus touché que le second œuvre.-
ment que dans l’ensemble de l’industrie haut-normande et la Les perspectives générales s’y dégradent davantage et le
chute des prévisions générales de production s’accélère. Les niveau des carnets de commandes est jugé insuffisant. Néan-
coups de frein les plus brutaux surviennent dans les compo moins, les capacités de production sont encore largement solli- -
sants électriques et électroniques et, dans une moindre citées, les entreprises continuent à investir et elles éprouvent
mesure, dans le « bois et papier ». En revanche, les matériaux toujours autant de difficultés à recruter. La progression des ef-
de construction et produits minéraux reprennent un certain dy fectifs ralentit mais la tendance demeure positive.-
namisme mais sans doute de courte durée. Les effectifs suivent Dans le second œuvre, l’activité se ressaisit après le creux
la tendance générale. du trimestre précédent et les prévisions suivent la même ten-
Dans les biens d’équipement, l’activité ralentit comme dans dance. Les carnets de commandes sont jugés bien garnis par
l’ensemble de l’industrie mais conserve une certaine vigueur. les entrepreneurs. Les délais de paiement sont écourtés mais
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 7 - Septembre 2001ANALYSES CONJONCTURELLES
les difficultés de trésorerie réapparaissent conjointement à des continuent à s’infléchir, en dépit d’un coup de frein sur les prix
prix en plus faible évolution. Le rythme d’augmentation des ef de vente. En revanche, les effectifs ne cessent d’augmenter-
fectifs faiblit légèrement. Les trois sous-secteurs, char dans tous les secteurs.-
pente-couverture, travaux d’installation et travaux de finition
présentent des contrastes assez importants selon leur situation VENTES PASSÉES ET TENDANCE PRÉVUE DANS LE COMMERCE DE GROS
vis-à-vis du neuf. L’activité s’infléchit à nouveau dans la char EN HAUTE-NORMANDIE-
pente-couverture tandis qu’elle se redresse dans les deux
30
autres sous-secteurs après le creux du 1er trimestre. Les prévi-
sions d’activité suivent la même tendance que celle de l’activité
20
passée dans les trois sous-secteurs et se révèlent même excel-
Tendance prévuelentes dans les travaux de finition. En revanche, les trois s’ac-
10cordent pour reconnaître que leurs carnets de commandes sont
bien remplis en dépit d’une dégradation des perspectives géné-
0rales d’évolution du secteur. Enfin, ce sont les travaux d’installa-
tion qui sont les plus dynamiques en matière d’emploi.
Selon les statistiques de l’Equipement, au 1er semestre -10
2001, en Haute-Normandie, le nombre des logements com-
Ventes passées
mencés ne s’élève qu’à 3 200, en recul de -10% sur un an et de -20
-33% sur deux ans. La situation est équivalente pour les autori-
-30
TENDANCES DE L’ACTIVITÉ DANS LE BÂTIMENT EN HAUTE-NORMANDIE
Janvier Mai Septembre Janvier Mai Septembre Janvier Mai
1999 2000 200150
Source : INSEE - Enquêtes bimestrielles dans le commerce de gros Unité : solde d’opinions en %
40
Tendance passée COMMERCE DE DÉTAIL : DES VENTES DYNAMIQUES
DANS LES GRANDES SURFACES
30
En mai et juin 2001, les ventes dans les grandes surfaces à
prédominance alimentaire retrouvent un niveau assez proche
20
de celui du printemps 2000. Les stocks accumulés en mars et
Tendance prévue avril tendent à retrouver un niveau normal. Les effectifs aug-
mentent sur un rythme accéléré comme un an auparavant. En10
revanche, l’activité ralentit encore davantage dans les autres
commerces où les stocks restent au-dessus de la normale. Tou-
0 tefois, cela n’empêche pas la poursuite de la progression des
1 2341 2341 23
effectifs dans les deux secteurs1999 2000 2001
Source : INSEE - Enquêtes trimestrielles dans le bâtiment Unité : solde d’opinions en %
VENTES PASSÉES ET TENDANCE PRÉVUE DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL*
EN HAUTE-NORMANDIE
sations dont le nombre de 3 410 est en baisse de -17% sur un
40an et de -22% sur deux ans. En revanche, dans le non résiden-
tiel les surfaces commencées progressent de +23% sur un an
et de +6% sur deux ans. Cette évolution, apparemment plus fa 30-
vorable, doit être relativisée à cause de l’ouverture d’un chan-
tier exceptionnel dans l’Eure dont l’autorisation remonte au 1er 20
semestre 2000. Les surfaces autorisées reculent ainsi de -19%
Tendance prévue
sur un an et de -6% sur deux ans.
10
0
COMMERCE DE GROS : LES VENTES RESTENT BIEN
ORIENTÉES DANS LES BIENS DE CONSOMMATION
Ventes passées
-10
Au 2e trimestre 2001, les ventes dans le commerce de gros
ont poursuivi leur déclin amorcé à l’été 2000. Les stocks sont -20
Janvier Mai Septembre Janvier Mai Septembre Janvier Maimaîtrisés à un niveau un peu supérieur à la normale. Les sec- 1999 2000 2001
teurs les moins touchés sont ceux des biens de consommation,
Source : INSEE - Enquêtes trimestrielles dans le commerce de détail Unité : solde d’opinions en %
* Uniquement grandes surfaces à prédominance alimentaireen particulier les biens de consommation non alimentaires pa-
raissent épargnés et progressent à contre courant de l’en-
semble. Ainsi, les ventes dans les biens d’équipement
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 7 - Septembre 2001 7L’ACTUALITÉ À L’INSEE
Du nouveau sur www.insee.fr
Depuis le 25 juin 2001, l’INSEE a ouvert la partie commerciale de son site. Vous avez
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Ce site commercial vous propose toutes les publications nationales ainsi que les principa-
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Directeur régional : Jacques JACOBLes montants minimum et maximum de chaque versement sont fixés respectivement à 20
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euros (ou 131 francs) et 762 euros (ou 5000 francs).
Service statistique : Christian COPENOLLE
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