Familles élargies: une solidarité avec la parenté

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Un peu plus d'une famille sur dix accueille dans son logement une personne isolée ou même une autre famille. Il s'agit la plupart du temps d'une manifestation de la solidarité familiale. Des jeunes en cours d'étude ou d'insertion professionnelle sont hébergés par des parents. Des grands-parents sont accueillis dans le foyer de leurs enfants. Des jeunes mères de famille mono-parentales continuent à vivre avec leur parents.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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dos sier Fa mil les
Fa milles élargies : une
taille moyenne en 4 adul tes cons ti tuantn peu plus d’une famille sur dix -moyenne de ces ména ges est de 4,7 per
les deux cou ples et 2 personnes sup plé -accueille dans son loge ment une son nes, soit les deux adul tes com po santU men tai res (enfants, autres parents, etc.).per sonne isolée ou même une le couple, 1,7 enfants en moyenne et 1
Ces ména ges sont com po sés de cou plesautre famille. Il s’agit la plu part du seul indi vi du iso lé pré sent dans le
appar te nant à des géné ra tions dif fé ren tes temps d’une mani fes ta tion de la soli - ménage. On trouve là aus si plus de “col -
da ri té fami liale. Des jeu nes en cours et unis par un lien de filia tion direct la té raux” que d’ascen dants héber gés
d’étude ou d’inser tion pro fes sion nelle (parents/enfants/petits- enfants). dans le ménage de leur enfant. La grande
sont héber gés par des parents. Des majo ri té de ces “autres parents” sont des
Lien des mem bres des ména ges com plexesgrands-parents sont accueil lis dans le céli ba tai res qui trou vent refuge chez un
à la per sonne de réfé rence du ménagefoyer de leurs enfants. Des jeu nes couple appa ren té. Il s’agit dans près d’un
mères de famille mono pa ren tale conti - cas sur deux de neveux, niè ces ou encore
nuent à vivre avec leurs parents. frè res ou sœurs accueil lis pen dant leurs
étu des, leur ser vice mili taire, leur
Si la plu part des famil les occu pent seu les
recherche d’emploi. Les col la té raux plus leur loge ment cer tai nes vivent avec une âgés peu vent être des oncles ou des tan -
autre famille ou héber gent une per sonne tes iso lés.
qui ne fait pas partie du noyau
parent-enfants. On peut par ler dans ce Les ascen dants vivant dans le ménage de
cas de famille élargie ou de ménage leurs fils ou de leur fille sont moins
complexe selon la ter mi no logie du nom breux que les col la té raux et près de
recen se ment. Cette situa tion est plus rare huit sur dix sont des fem mes. On peut
Source : INSEE, recen se ment de 1999que dans le pas sé, elle ne concerne plus avan cer deux prin ci pa les rai sons à ce
que 11 % des ména ges en 1999, au lieu phé no mène : tout d’abord, la soli da ri téLes per son nes ac cueil lies dans lesde 14 % en 1990. Cha cun aspire fami liale inter gé né ra tion nelle fonc tionne -fa mil les sont plus sou vent des pa aujourd’hui à vivre dans un loge ment rents col la té raux (au tres pa rents) mieux entre fem mes, de plus elles vivent
sépa ré du reste de la paren té. Pour tant la que des as cen dants. plus long temps que les hom mes et sont
famille élargie sub siste et assure une cer - donc plus nom breu ses à se retrou ver iso -
taine soli da ri té. Au total 120 000 Réu - lées voire dépen dan tes. Les trois quartsLa situa tion de coha bi ta tion la plus fré -nion nais vivent dans ce type de ménage de ces fem mes accueil lies dans lequente est celle des per son nes iso léessoit 16 % de la popu la tion. ménage de leur fils ou fil les sont en effet -qui vivent avec une famille. Sans appar
des veu ves. Il est assez rare que deste nir à la famille même (noyau
petits-enfants vivent dans le ménage dePlu sieurs géné ra tions parent-enfant) les per son nes iso lées lui
leurs grands-parents (8 % des iso lés).sont presque tou jours appa ren tées. Ilsous le même toit
s’agit le plus sou vent de “col la té raux”
(oncles, tan tes, frè res, sœurs, cou sins,La coha bi ta tion de deux famil les était Les famil lesneveux, niè ces…). Ils sont envi ron-encore fré quente en 1990, elle se ren mono pa ren ta les accueil lent15 000 et près de la moi tié d’entre euxcontre moins aujourd’hui. Seu le ment
ont moins de trente ans ; ils sont sou vent sou vent un iso lé7 700 ména ges sont dans ce cas ; ils
étu diants, mili tai res du contin gent ourepré sen tent 3,6 % des ména ges mais
chô meurs. Il s’agit là d’une forme deprès de 7 % de la popu la tion réu nion - Les famil les mono pa ren ta les héber gentsoli da ri té fami liale tem po raire qui dure
naise. plus sou vent un iso lé que les cou ples,le temps néces saire à l’inser tion du jeune
elles sont près de 6 000 dans ce cas. Deparent dans la socié té. Les ascen dants ou Dans la moi tié des cas les deux famil les
plus les hom mes éle vant seuls leursdes cen dants (grands-parents, petits enfants) vivant ensemble sont un couple et une
enfants vivent plus sou vent avec d’autres sont moins nom breux (envi ron 10 000).famille mono pa ren tale. Le plus sou vent
parents que les fem mes. Alors que lesLes trois quarts sont des fem mes âgéesle couple héberge sa fille qui élève seule
accueil lies dans le ménage de leur fils ou famil les mono pa ren ta les sim ples sontson enfant. Mais il peut aus si s’agir
neuf fois sur dix diri gées par une femme, fille, sou vent après le décès de leurd’une parente (nièce, sœur..). Il y a en
le quart des famil les mono pa ren ta lesconjoint. Les amis héber gés sont trèsmoyenne un petit-fils ou petite-fille par
rares (1,3 %). élar gies sont diri gées par un homme. Laménage. Plus des deux tiers des hom mes
taille moyenne de ces famil les élar giesqui sont per son nes de réfé rence du
ne dif fère pas selon le sexe de la per -ménage ont plus de 45 ans. Les cou ples accueil lent sonne de réfé rence du ménage, elle est
plu tôt des jeu nes parentsLes autres ména ges com por tant deux égale à 4,1 per son nes. Ces ména ges sont
famil les sont com po sés de deux cou ples. com po sés du parent seul et de deux de
Ces ména ges sont de taille impor tante On compte un peu plus de 10 000 cou - ses enfants en moyenne ain si que d’un
puis qu’ils réu nis sent en moyenne 6,4 ples avec ou sans enfant(s) qui héber gent membre appa ren té iso lé qui vit dans le
personnes. On peut décom po ser cette un iso lé au sein de leur ménage. La taille même loge ment.
20dos sier
so li da ri té avec la parenté
Les dif fé rents ty pes de mé nage et leur évo lu tion de 1990 à 1999 Mé na ges et fa m il les
1990 1999 Evo lu tion
90/99 Un ménage est le groupe de per son nes,
Ensemble % Ensemble % en % ou la per sonne seule, qui occupe un
loge ment. Sept ména ges sur dix sont
Mé na ges sim ples 109 277 69,2 148 750 69,2 36,1 des famil les sim ples, c’est-à-dire
Fa mille mo no pa ren tale 20 311 12,9 30 910 14,4 52,2
uni que ment com po sées d’un ou desCou ples sans en fants 15 483 9,8 25 296 11,8 63,4
parents et de leur(s) enfant(s). CetteCou ples avec en fants 73 483 46,6 92 544 43,0 25,9
pro por tion est cons tante depuis 1990,
Mé na ges com plexes 22 447 14,2 23 459 10,9 4,5 mais la part des cou ples avec enfants
Fa mille mo nop + iso lé(s) 4 196 2,7 5 620 2,6 33,9 diminue au pro fit des cou ples sans
1,3 1,3 34,3Couple sans en fants + iso lé(s) 2 019 2 712 enfants et des famil les mono pa ren ta les.
Cou ples avec en fants + iso lé(s) 6 783 4,3 7 459 3,5 10,0 L’aug men ta tion plus rapide des
Plu sieurs fa mil les 9 449 6,0 7 668 3,6 - 18,8
cou ples sans enfant s’explique par le
vieil lis se ment de la population quiMé na ges sans fa mil les 26 129 16,6 42 835 19,9 63,9
Per son nes seu les 20 481 13,0 36 580 17,0 78,6 accroît le nombre de cou ples âgés dont
3,6 2,9 10,7 les enfants ont quit té le domi cileSans fa mille 5 648 6 255
paren tal pour fon der leur propre
Ensemble 157 853 100,0 215 044 100,0 36,2 famille.
Les ména ges com plexes, ici appe léssource : INSEE, re cen se ments de 1990 et 1999
famil les élar gies, voient leur part
bais ser. En addi tion nant ména ges
On dé fi nit les mé na ges “com plexes” par op po si tion aux mé na ges sim ples. Les mé na ges
sim ples et ména ges com plexes la part
sim ples, sont com po sés d’une seule fa mille (conjoint/pa rent/en fants) sans in di vi dus sup - des ména ges com pre nant au moins
plé men tai res dans le même mé nage. Les mé na ges com plexes quant à eux com pren nent une famille s’éta blit à 80 % en 1999,
une fa mille prin ci pale (pa rent/en fants/conjoints) à la quelle s’ajoute un ou plu sieurs in di vi - au lieu de 83 % en 1990.
-du(s) iso lé(s) (sans liens fa mi liaux di rects) qui vi vent dans le même lo ge ment. Les mé na
La pro por tion de ména ges sans familleges sans fa mille sont es sen tiel le ment des per son nes seu les, ils peu vent aus si re grou per
a quant à elle for te ment aug men té audes per son nes qui n’ont pas de liens fa mi liaux di rects.
cours de la der nière décennie. On
compte en effet près de 20 % de
ména ges sans famille en 1999, contre
Dans les ména ges com po sés d’un pour les hom mes. Les rela tions de paren - seu le ment 16 % en 1990.
L’accrois se ment du nombre dehomme seul et de ses enfants les per son- té se font en ligne hori zon tale, c’est-à-
ména ges d’une per sonne explique à lui nes iso lées sont pour une grande majo ri dire avec un col la té ral d’une classe d’âge -
seul cette aug men ta tion puisque lesté des “autres parents” sans liens fami - proche de celle de la per sonne de réfé -
autres ména ges com po sés d’indi vi dusliaux directs. Il peut s’agir de frère/sœur, rence.
sans liens fami liaux directs
neveu/nièce, oncle/tante ou encore de (colo ca tai res par exemple) ont vu leurAu con traire dans les ména ges com po sés cou sins. La majo ri té de ces autres part bais ser entre 1990 et 1999. Lesd’une femme seule et de ses enfants seu - per son nes seu les repré sen tentparents ont entre vingt et qua rante-cinq
le ment 60 % des per son nes héber gées main te nant 17 % des ména ges et 5 %ans, les fem mes sont âgées de qua rante
sont des col la té raux et 40 % sont des de la popu la tion.et un ans en moyenne contre trente-sept
ascen dants. Il est plus fré quent pour les
fem mes d’accueil lir leur père ou leur
Les types de ména ges com plexes mère dans leur loge ment. Dans la grande
de 1990 à 1999
majo ri té des cas il s’agit des mères,
elles-même mères de famille mono pa-
ren tale, ou qui se sont retrou vées iso lées
-après la mort de leur mari. Il est beau
coup plus rare qu’un homme accueille
son père ou sa mère dans son loge ment,
ce type de soli da ri té fami liale vis à vis
des per son nes âgées est lar ge ment assu -
mé par les fem mes. n
Franck TEMPORAL
source : INSEE, recen se ment de 1999.
La co ha bi ta tion de deux fa mil les se
ra réfie mais l’ac cueil de per son nes
iso lées continue à se dé ve lop per.
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