L'aire toulonnaise, un espace démographiquement et socialement très contrasté

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Le territoire des onze communes de plus de 10 000 habitants du SCoT Provence Méditerranée présente une grande hétérogénéité de situations sociales. Les ménages jeunes habitent surtout dans les centres-villes, puis tendent à s'en éloigner pour s'installer aux périphéries des villes et aux abords du littoral à l'âge de la retraite. Les zones privilégiées par les ménages les plus aisés se situent sur le littoral ou sur les hauteurs avec vue sur la mer. À l'inverse, les populations les plus fragilisées se concentrent dans les centres-villes de Toulon et de La-Seyne-sur-Mer. Sommaire Un lien fort entre géographie des âges et géographie de l'habitat Une géographie assez tranchée de la structure des revenus Des zones de précarité dans les grands centres-villes Un lien fort entre géographie des âges et géographie de l'habitat Une géographie assez tranchée de la structure des revenus Des zones de précarité dans les grands centres-villes
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 135 - août 2009 l'essentiel
L’aire toulonnaise, un espace
démographiquement et socialement
très contrasté
Le territoire des onze communes de 2006. Ce vaste territoire est situé entre
reliefs,plainesviticolesetMéditerranée.plus de 10 000 habitants du SCoT
D’unecommuneàl’autre,ilprésenteune
Provence Méditerranée présente une
grande diversité de situations démogra-
grande hétérogénéité de situations phiques et sociales. Ainsi, l’indice de
vieillesse (personnes de 60 ans ou plussociales. Les ménages jeunes habi-
rapportéesauxmoinsde20ans)dépassetent surtout dans les centres-villes,
2,4àBandoletàSanary-sur-Mer,tandis
puis tendent à s’en éloigner pour qu’auRevest-les-EauxouàBelgentier,il
s’installer aux périphéries des villes est inférieur à 0,7 (la moyenne du SCoT
étant de 1,3 et la moyenne nationale deet aux abords du littoral à l’âge de la
0,9). Le revenu annuel médian par unité
retraite. Les zones privilégiées par les
de consommation en 2006 se situe
ménages les plus aisés se situent sur au-dessusde21000eurosàLaCadière-
d’Azur et en dessous de 17000 eurosle littoral ou sur les hauteurs avec
(médiane française et du SCoT) dansvue sur la mer. À l’inverse, les popu-
sept communes dont Toulon. Environ
lations les plus fragilisées se concen- 14% de la population de Provence
trentdansles centres-villesde Méditerranée vit en dessous du seuil de
bas revenus (880 euros par unité deToulon et de La-Seyne-sur-Mer.
consommation). Cette part est inférieure
à 7% au Revest-les-Eaux et à Solliès-
Les 31 communes composant le SCoT Ville, mais monte à 19% à Toulon et à
ProvenceMéditerranéecomptentunpeu 20% à La-Seyne-sur-Mer, la part natio-
nalesesituantà13%.plus d’un demi-million d’habitants en
L'aire toulonnaise entre Méditerranée et reliefs
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La surreprésentation géographique des âgesCesélémentsduportraitsocialdel’ag-
glomération toulonnaise sont pour la
première fois approfondis à l’échelle
desquartierspourles11communesdu
SCoT de plus de 10 000 habitants.
Elles rassemblent 80 % de la popula-
tion deProvenceMéditerranée.
Un lien fort entre
géographie des âges et
géographie de l’habitat
Les familles sont surreprésentées dans
les villes moyennes non littorales.
C’est le cas sur la totalité du territoire
de Solliès-Pont et de La Crau, dotées
d’un parc de logements pavillonnaires Note : les zones blanches signifient que l'analyse n'est pas significative en raison de la faible densité de population.
Source : Insee, Enquêtes Annuelles de Recensement 2004-2008important. On retrouve cette surrepré-
sentationentrelagaredeLaGardeetla oùilspeuventtrouverdeslogementslo- Une géographie assez
CoupianeàLaValette-du-Var,oùpré- catifs et collectifs. On observe égale- tranchée de la structure
domineunparcdelogementscollec- ment une représentation forte de cette des revenustifs. À l’ouest, elle concerne une large classe d’âge dans des secteurs plus iso-
partie d’Ollioules, hormis son centre lés et balnéaires, de Fabrégas aux Sa- À l’exception du centre ancien de
ancien,lenorddeLaSeyne-sur-Meret blettes(LaSeyne)ouàGiens(Hyères). Toulon, l’aire toulonnaise est com-les quartiers ouest et nord de Toulon.
posée de zones très contrastées où,
Là, on observe une relative diversité
souvent, seule l’une des trois catégo-Au-delà de 40 ans : à la périphériedel’offred’habitat,entrelocatifetac-
ries de revenus (salaires, retraites oudes villes moyennes et sur lecession, collectif et individuel, parc
revenus non salariaux) prédomine.littoralpublic et privé.
Lapartdesfamillesavecgrandsenfants
Deux profils de retraités, entreest plutôt forte dans les communes de Les 40-59 ans, moins souvent accom-
centres anciens et quartiersl’est et à Ollioules, alors que celle des pagnés d’enfants, privilégient des
résidentielsfamilles jeunes l’est plutôt à l’ouest et quartiers littoraux comme Costebelle
danslecentre-villedeLaCrau. et le Hameau de Giens (Hyères), le Les revenus issus des retraites et des
Cap Brun (Toulon) et la Coudoulière pensions sont surreprésentés dans un
(Six-Fours-les-Plages). Dans ce dernier
Les jeunes adultes dans les grand nombre de centres-villes de
cas, comme au nord de Sanary et decentres-villes l’aire toulonnaise, souvent dans les
La Valette(piémontsduGrosCerveau centres anciens ou leurs abords immé-
et du Coudon), leur surreprésentationLes jeunes adultes sont surreprésentés diats (Toulon, Hyères, La Seyne, Le
s’ajoute à celle des personnes âgées dedanslescentres-villesetdansquelques Pradet, La Garde, La Valette). Consti-
60à74ans.quartiersbalnéaires. tuéd’habitatlocatif,ancien,collectifet
La part des 18-24 ans est supérieure à de petite taille, bénéficiant d’une offre
lamoyenneàproximitédesdeuxcam- Plus largement, les personnes de plus de commerces et de services de proxi-
pusuniversitairesdel’airetoulonnaise, de60ansprivilégientlessecteursrési- mité relativement dense, le parc de lo-
entre La Garde et La Valette et dans le dentiels très valorisés de l’aire toulon- gements y reste accessible pour des
centre-villedeToulon,maisaussidans naise, en particulier le cordon littoral retraitésaux revenusmodestes.
le d’Hyères. C’est aussi le ouest, de Sanary à Six-Fours. Les
cas sur le littoral de l’est toulonnais, à 60-74 ans sont très présents sur les Enrevanche,àSanary,àSix-Foursetà
laGaronne(LePradet),àl’Ayguadeou contreforts du Faron à Toulon et du La Seyne, la surreprésentation des
au port d’Hyères, probablement avec Coudon à La Valette, surplombant la retraites s’étend plus largement sur le
unefréquenceélevéedelocataireshors Rade.Au-delàde75ans,lapréférence territoirecommunal,àproximitédulit-
saison estivale. s’accentue pour le Mourillon, quartier toralousurleshauteurs.Souvent,rési-
Les25-39ansprivilégientlesgrandscen- balnéaire de Toulon et son prolonge- der dans ces quartiers demande un
tres-villes de l’agglomération (Toulon, ment, la Rode, ainsi que pour le grand niveau de revenus plus élevé que dans
Hyères, La Seyne, Ollioules, La Crau) centre-villehyérois. lescentresanciens.
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La surreprésentation géographique des types de revenus
Des zones de précarité
dans les grands
centres-villes
La géographie de la précarité pré-
sentéeiciporteessentiellementsurles
populations allocataires de la Caf ou
ayant des difficultés d’accès à l’em-
ploi. Elle est relative à l’année 2006.
Comme cela a déjà été observé pour
d’autres agglomérations, l’habitat an-
cien des centres-villes joue souvent
un rôle d’accueil des populations fra-
gilisées.Laprécaritéestainsiparticu-
lièrement marquée dans les grandes
villes de TPM : Toulon, La Seyne-
Note : les zones grises de l'aire signifient que l'analyse n'est pas significative en raison de la faible densité de population.
sur-Meret,dansunemoindremesure,Source : Insee, Revenus fiscaux localisés 2005
Hyères.
Les revenus non salariaux dans les Une localisation des salariés
À Toulon, une zone de précarité s’é-quartiers les plus valorisés variable selon les professions
tendd’ouestenest,puisdépasselesli-
Les revenus non salariaux (professions La présence des ouvriers et des em- mites communales. Quatre secteurs se
non salariées et patrimoine) sont surre- ployés est surtout marquée dans les démarquentparticulièrement.
présentés en dehors des centres-villes. centres anciens ainsi que dans les sec- Le premier se situe entre le Pont du
C’est le cas sur le littoral (La Garde, teurs d’implantation des logements Las et La Rode. Cette zone étendue
Toulon, Sanary, Six-Fours, Le Pradet) sociaux ou aidés (Val des Rougières à intègre le centre ancien et la Zus
ou dans des quartiers situés en hauteur Hyères, Sainte-Christine à Solliès- correspondante, mais en dépasse très
offrant une vue sur la mer (Hyères, La Pont, Les Mouissèques et Berthe à La largement les limites. Un deuxième
Valette, La Crau, Toulon et, surtout à SeyneouRomainRollandàLaGarde). secteur est situé à l’ouest, partant
l’ouest, Sanary et Ollioules). La pré- Elles’accompagneparfoisd’unesurre- d’Ollioules et du sud de la Beaucaire
gnance de l’habitat individuel et l’en- présentation des bas salaires, comme à jusqu’auquartierdel’EscaillonàTou-
vironnement paysager de ces quartiers Toulon,LaGarde,LaSeyneetHyères. lon. Au nord-ouest de la ville, la Zus
enfontdessecteursrésidentielstrèsat- Ces communes abritent les quartiers duJonquetetsesalentoursconstituent
tractifspourlesménagesaisés. prioritaires Zus (Zones Urbaines Sen- unetroisièmezonedeprécarité,tandis
sibles)ouCucs(ContratUrbaindeCo- qu’unequatrièmezonesesitueàl’est,
hésion Sociale)del’airetoulonnaise.
autourdeSaint-Jean-du-Var.DanscesLes revenus salariaux dans les
quatre secteurs, la plupart des formescentres et à leur périphérie
Lesprofessionsintermédiairessontsur-
de précarité sont surreprésentées.
représentées en dehors des centres-vil-
La part des salaires est particulière- les dans plusieurs communes de l’aire
ÀLaSeyne-sur-Mer,unezonedepré-mentélevéedanslescentresdesvilles toulonnaise. On les retrouvera plutôt
carités’étendaunorddelacommune,moyennes (La Garde, Ollioules, La dans des zones pavillonnaires comme à
deBertheauxMouissèques,etintègreCrau, La Valette et Solliès-Pont), les LaCrau(quartierdelaMoutonne).
en partie les deux Zus du même nom.centralités secondaires des villes ma-
La précarité y est plus qu’ailleurs liéejeures (comme à la Bayorre/Les Mau- Les cadres sont particulièrement pré-
aux difficultés d’emploi et à la fai-relsàHyèresouàlaLoubière/Brunet à sentsàSix-FoursetàSanary,ainsique
blesse des revenus. Dans le centre an-Toulon) et certains quartiers résiden- surlelittoraletlessecteursrésidentiels
cien, la précarité est particulièrementtielspériphériquesdeToulon ou deLa culminants du territoire. La surrepré-
marquée et se caractérise par une trèssentation des hauts salaires ainsi queSeyne. Mais cette répartition géogra-
phique varie fortement selon les pro- desrevenusnonsalariauxdanslesmê- forte concentration de tous les
fessions et le niveau de revenu des mes secteurs confirme la ségrégation indicateurs, y compris ceux liés à la
actifssalariés. spatialedecesespaces. famille.
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Les zones de concentration des indicateurs de précarité Politique de la ville
Différentsdispositifsliésàlapolitiquedelaville
sont mobilisés par l’État et par les collectivités
sur certains territoires fragilisés. C’est le cas à
Toulon et à La Seyne-sur-Mer avec notamment
six Zones Urbaines Sensibles (Zus), deux Zo-
nesFranches(ZFU)etdeuxProgram-
mes de Rénovation Urbaine (PRU). En outre,
quatre communes possèdent des territoires de
Contrats Urbains de Cohésion Sociale (Cucs) :
Toulon, La Seyne, Hyères et La Garde.
celle des revenus. La proximité de la
mer,physiqueouvisuelle,latypologie
du parc de logements, ancien collectif,
social ou en accession individuelle, et
les époques d’urbanisation en sont des
déterminants essentiels. Cette frag-
mentation peut être considérée comme
garanted’unecertainediversité.Note : les zones blanches signifient que l'analyse n'est pas significative en raison de la faible densité de population ou que l'indice
synthétique de précarité est nul.
Mais elle est aussi à la source de désé-Sources : Insee, EAR 2004-2008 - Cnam 2006 - Caf 2006
quilibres,enparticulierlaconcentration
Hyères se singularise également par la marquée que dans les trois ensembles
spatiale de la précarité dans le cœur
présence de zones de précarité autour décrits précédemment, plusieurs zones
d’agglomération.Celle-cisecaractérise
du centre-ville, bien qu’elles soient defragilitémoyennesedistinguentsur
par saforteintensitédans le parc de lo-
moins concentrées qu’à La Seyne ou à le territoire, notamment dans certains
gements privés anciens. Les grands
Toulon. La précarité y concerne sur- centres anciens comme à Ollioules,
quartiersd’habitatssociaux,trèshétéro-
toutlessituationsfamilialesetlesreve- Sanary ou Solliès-Pont. gènesentermesdeprécarité,nerassem-
nus. Un autre secteur, de plus forte
blent donc pas la majeure partie des
précarité, se situe autour du Val des
populationsfragilisées.***
Rougières.
La précarité ne se limite pas aux quar- Lagéographiesocialedel’airetoulon- Gérard Davoult
tiers prioritaires ou aux centres des naiseesttrèsfragmentée,quel’onexa-
Joachim Timotéograndes villes. Même si elle est moins minelarépartitionspatialedesâgesou
L’indice synthétique de précarité
Certainsindicateursrévèlentlaprésencedepopulationsensituationdefragilitésurunterritoire.Unindicesynthétiqueaétéconstituéàpartirdelasurre-
présentation de neuf d’entre eux :
- deux indicateurs relatifs aux difficultés sur le marché du travail : chômage, chômage de longue durée ;
-quatreindicateursdepauvretémonétaire:RMI,CMUC(CouvertureMaladieUniverselleComplémentaire),individusdépendantàplusde50%desreve-
nus de la Caf, individus sous le seuil de bas revenus ;
-troisindicateursdepauvretéfamiliale:présencedefamillesmonoparentalesàbasrevenus,présencedecouplesdedeuxenfantsouplusàbasrevenus,
API (Aide Parent Isolé).
Lareprésentationsimultanéedetouscesindicateursrendraitlalectured’unecartetrèsdifficile.L’indicesynthétiquepermetunepremièrelecturedezones
de grande précarité : à chaque fois que la zone est surreprésentée pour l’un des indicateurs précédents, l’indice augmente de 1. Il s’échelonne de0à9
(faible=1-2,moyen=3-4,fort=5-6,trèsfort=7-9).Plusl’indiceestélevé,pluslafragilitédelapopulationestforte.Cependant,unefaiblevaleurdel’indice
ne signifie pas absence totale de fragilité, les difficultés pouvant prendre d’autres aspects.
Méthodologie de l’étude
Cetteétudeestréaliséeàpartirdedonnéeslocaliséessurdescarreauxde200mètresdecôté.Lesinformationsgéolocaliséesproviennentdesourcesdi-
verses : Enquêtes Annuelles de Recensement 2004-2008, Caf 2006, DADS 2006, revenus fiscaux localisés 2005.
L’intérêtdecetteméthodeestdes’affranchirdesdécoupagesexistants(institutionnelsoustatistiquescommelesIris).Sonobjectifn’estpasdedélimiter
des périmètres précis, mais de mettre en évidence des zones de surreprésentation calculées par rapport à la moyenne des 11 communes de plus de
10 000 habitants.
Ceszonesdesurreprésentationexprimentainsiquelaproportiond’individusdelacatégorieétudiéeestplusfortequ’enmoyennesurlepérimètreétudié.
Ceprocédénepeutêtreréaliséquesurdescommunesdeplusde10 000habitants.DansleSCotProvenceMéditerranée,ellessontaunombredeonze:
La Crau, La Garde, Hyères, Ollioules, Le Pradet, Sanary-sur-Mer, La Seyne-sur-Mer, Six-Fours-les-Plages, Solliès-Pont, Toulon et La Valette-du-Var.
Pour en savoir plus
"Accélérationdelacroissancedes aires urbaines de Provence-Alpes-Côte d’Azur". SUDINSEE l’essentiel n°110,octobre 2007.
"Marseille-Aix-en-Provence,Nice,ToulonetAvignon :des revenus peu élevés etplus dispersés que dans les autres aires urbaines".SUDINSEE l’essentiel
n°95, septembre 2006.
"Le Scot Provence Méditerranée : un territoire attractifmalgréuneoffrelimitéed’enseignementsupérieur".SUDINSEE l’essentiel n°75,novembre2004.
Institut National de la Statistique et des Études Économiques
© Insee 2009 Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Téléphone : 04 91 17 57 57Réf. : SIE913532 Rédacteur en chef : David Levy
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