L'année économique et sociale 2005 - Population

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Au 1er janvier 2005, la population francilienne est estimée à 11,36 millions d'habitants soit 18,7 % de la population métropolitaine. Portée par un fort dynamisme naturel, entre 1999 et 2005 la croissance démographique de l'Ile-de-France est équivalente à celle de la France métropolitaine (+ 0,62 % en croissance annuelle moyenne). Au sein de l'Europe des quinze, l'Ile-de-France, qui arrive en tête des régions européennes en termes de population, se caractérise par la jeunesse de sa population. Elle enregistre les taux de natalité et de fécondité les plus élevés.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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10
Population
L’Ile-de-France :
la région européenne la plus peuplée
elon les résultats des enquêtes A l’inverse, en Ile-de-France, la crois- (16 %). A l’opposé, un habitant sur
annuelles de recensement de sance démographique est portée par un quatre a 60 ans ou plus dans 3 régions :S2004 et 2005, la population de très fort dynamisme naturel (cf. chapitre Lombardie, Düsseldorf, Latium.
er
l’Ile-de-France est estimée, au 1 janvier démographie). Ce dynamisme est cepen- Pour 100 Franciliens de moins de
2005, à 11,36 millions d’habitants, soit dant tempéré par un solde migratoire 20 ans, il y a 62 Franciliens de 60 ans ou
18,7 % de la population métropolitaine. (différence entre les entrées et les sorties) plus. L’Ile-de-France détient l’indicateur
Au sein de l’Europe des quinze, négatif avec la province. Chaque année, de vieillissement le plus favorable
l’Ile-de-France est la seule région (parmi environ 220 000 personnes quittent la (0,62), juste devant le Grand Londres
les 254 régions de niveau NUTS 2) à affi- région francilienne pour la province, (0,65). Cette jeunesse de la population
cher un chiffre de population supérieur à contre seulement 150 000 qui font le tra- francilienne se traduit également par
10 millions d’habitants. La deuxième ré- jet inverse. L’Ile-de-France occupe une des taux de natalité et de fécondité les
gion française la plus peuplée, place centrale dans les échanges entre plus élevés : 15,6 naissances pour mille
Rhône-Alpes, arrive loin derrière avec régions ; elle attire de plus en plus de jeu- habitants (taux de natalité) et 80 nais-
près de 6 millions d’habitants. nes actifs, mais enregistre simultanément sances pour mille femmes entre 20 et
de nombreux départs de familles avec 44 ans (taux de fécondité).Une croissance démographique
enfants ou de retraités. Néanmoins, ce e
La région Rhône-Alpes, en 6 positionsoutenue par un fort solde déficitaire avec la province est en
parmi les régions européennes les plus
dynamisme naturel partie compensé par un solde positif
peuplées, présente un profil assez simi-
avec les DOM-TOM et l’étranger d’envi-Avec plus de 400 000 habitants gagnés
laire à celui de l’Ile-de-France.
ron 35 000 personnes.entre 1999 et 2005, la population fran-
■■■■ Brigitte DEBRAScilienne augmente aussi vite que celle L’Ile-de-France : Insee, Service études et diffusion
de la France métropolitaine : 0,62 % en
la région européenne la plus
croissance annuelle moyenne. Au cours
Définitionjeune et la plus peupléede l’année 2004, l’Ile-de-France gagne
71 000 habitants supplémentaires. Au sein de l’Europe des quinze, La nomenclature des unités territoriales
l’Ile-de-France arrive en tête des ré- statistiques (NUTS)Les régions du Sud et de l’Ouest, très at-
gions européennes en termes de popu-tractives, enregistrent les croissances Eurostat met à disposition dans sa base de
lation. La Lombardie occupe ladémographiques les plus fortes, en rai- données « Regio » un ensemble de statisti-
deuxième place avec plus de 9 millionsson d’un excédent migratoire élevé : ques régionales harmonisées. Pour l’en-
d’habitants, devant deux régions espa-1,43 % d’évolution annuelle moyenne semble des Etats-membres, ces données
gnoles : l’Andalousie et la Catalogne. agrégées sont fournies selon la nomenclaturepour le Languedoc-Roussillon, 1,15 %
des unités territoriales statistiques (NUTS). Lepour Midi-Pyrénées, plus de 0,90 % Si l’on considère le Grand Londres, en
niveau correspondant aux régions françaisespour l’Aquitaine et la Corse. agrégeant les deux régions Londres-Centre
est le niveau NUTS 2 qui regroupe 254 ré-et Londres-Périphérie, il dépasse les 7 mil-
Les estimations localisées e gions. Le découpage NUTS 2 est utilisé dans
lions d’habitants et arrive en 4 position
de population (ELP) le cadre des institutions européennes pour la
juste devant la Catalogne.
mise en œuvre de politiques régionales. Pour-Chaque année, l’Insee établit des estima
La communauté de Madrid se place en la plupart des pays, dont la France, il corres-tions de population par sexe et âge. La po-
e
er 8 position. Les régions de Berlin et Lis- pond à un découpage administratif qui existepulation au 1 janvier de l’année n
bonne avec respectivement 3,4 et au niveau national.s’obtient en ajoutant à celle de n-1
2,7 millions d’habitants ne figurent pasle solde naturel obtenu à partir des don-
Pour en savoir plusparmi les régions européennes les plusnées de l’Etat civil et le solde migratoire
Morel B., Redor P. : « Enquêtes annuellespeuplées.estimé annuellement à partir de sources
de recensement 2004 et 2005 - La croissanceadministratives (taxe d’habitation, abon- L’Ile-de-France se distingue par la jeu-
démographique s’étend toujours plusnés EDF, fichier électoral, allocations fa- nesse de sa population, comptant plus
loin des villes », Insee première, n° 1058,miliales…). Pour 2004, les estimations de de 26 % d’habitants de moins de
er janvier 2006.population au 1 janvier tiennent égale- 20 ans.Elle se situe en tête de classe-
ment compte des données issues des en- Site internet Eurostat :
ment. Elle détient le plus faible pour-
quêtes de recensement 2004 et 2005. http://epp.eurostat.cec.eu.int
centage de personnes de 60 ans ou plus
Insee Ile-de-France 2006 Regards sur... l’année économique et sociale 2005L'Ile-de-France : la région européenne la plus peuplée 11
Evolution de la population par région de 1999 à 2005
Estimations Variation relative annuelle Estimations Variation relative annuelle
er erau 1 janvier 1999-2005 au 1 janvier 1999-2005
(milliers) (%) (milliers) (%)
due au solde due au solde
2004 2005 totale 2004 2005 totale migratoiremigratoirenaturel naturel apparent (1)apparent (1)
Languedoc-Roussillon 2 462 2 497 1,43 0,12 1,32Alsace 1 794 1 805 0,68 0,46 0,22
Aquitaine 3 045 3 072 0,93 0,07 0,86 Limousin 722 724 0,29 -0,32 0,61
Lorraine 2 331 2 334 0,16 0,27 -0,11Auvergne 1 326 1 330 0,26 -0,07 0,33
Basse-Normandie 1 442 1 445 0,26 0,27 0,00 Midi-Pyrénées 2 701 2 731 1,15 0,11 1,04
Nord-Pas-de-Calais 4 028 4 032 0,15 0,49 -0,35Bourgogne 1 623 1 626 0,16 0,03 0,13
Bretagne 3 021 3 044 0,78 0,21 0,58 Pays de la Loire 3 358 3 385 0,84 0,43 0,41
Picardie 1 875 1 877 0,17 0,44 -0,27Centre 2 482 2 490 0,34 0,20 0,14
Champagne-Ardenne 1 336 1 334 -0,11 0,29 -0,40 Poitou-Charentes 1 691 1 701 0,62 0,02 0,59
Provence-Alpes-Côte d'Azur 4 703 4 743 0,87 0,22 0,65Corse 273 275 0,95 0,00 0,95
Franche-Comté 1 139 1 143 0,38 0,37 0,01 Rhône-Alpes 5 896 5 947 0,89 0,52 0,37
France métropolitaineHaute-Normandie 1 802 1 806 0,24 0,42 -0,19 60 340 60 702 0,62 0,39 0,23
Ile-de-France 11 291 11 362 0,62 0,89 -0,26 m et DOM 62 130 62 519 0,64 0,42 0,23
(1) Le solde apparent des entrés-sorties est obtenu par différence entre la variation de population et le solde naturel.
Source : Insee, recensement de la population 1999, enquêtes annuelles de recensement 2004 et 2005
er
Population par âge au 1 janvier 2004
Population au 01/01/2004 Taux d'évolution annuel Part des moins de 20 ans (%) Part des 60 ans ou plus (%)
(milliers) par rapport à 1999 (%)
Paris 2 163,5 0,4 19,4 19,0
Hauts-de-Seine 1 494,3 0,9 25,1 17,3
Seine-Saint-Denis 1 416,6 0,5 29,2 14,7
Val-de-Marne 1 258,6 0,5 26,0 17,1
Petite couronne 4 169,4 0,7 26,8 16,4
Seine-et-Marne 1 256,6 1,1 29,0 14,2
Yvelines 1 390,2 0,5 28,0 16,1
Essonne 1 172,3 0,7 27,9 15,8
Val-d'Oise 1 138,8 0,6 29,5 14,0
Grande couronne 4 957,9 0,7 28,6 15,1
Ile-de-France 11 290,8 0,6 26,1 16,3
France métropolitaine 60 340,0 0,6 25,0 20,7
Source : Insee, estimations localisées de population (ELP) 2004, révision de janvier 2006
Caractéristiques démographiques des régions européennes les plus peuplées
Population Part des Part des Indicateur de Taux de natalité Taux de fécondité
Région (nomenclature NUTS 2) moyenne en 2003 moins de 20 ans 60 ans ou plus vieillissement (1) (2) (3)
(milliers) au 01/01/2003 au 01/01/2003
1 Ile-de-France 11 234,6 26,2 16,2 0,62 15,6 8,0
2 Lombardie 9 177,7 17,7 25,1 1,42 9,3 5,1
3 Andalousie 7 502,8 23,9 18,9 0,79 11,1 5,6
4 Grand Londres 7 394,0 24,2 15,8 0,65 nd nd
Londres périphérie 4 486,0 25,0 17,6 0,70 13,4 6,9
Londres centre 2 908,0 23,2 13,1 0,56 16,3 7,1
5 Catalogne 6 565,1 19,2 21,9 1,14 10,5 5,3
6 Rhône-Alpes 5 864,4 26,0 19,6 0,76 13,2 7,5
7 Campanie 5 742,7 25,0 19,4 0,77 11,5 6,1
8 Madrid (Communauté de) 5 639,5 20,0 19,0 0,95 11,4 5,4
9 Danemark 5 390,6 24,1 20,1 0,83 12,2 7,0
10 Düsseldorf 5 247,2 20,3 25,6 1,26 9,2 5,2
11 Latium 5 175,5 18,8 24,6 1,31 9,0 5,0
12 Mazovie 5 132,2 24,7 18,5 0,75 9,3 5,1
er
(1) Indicateur de vieillissement : rapport entre le nombre de personnes de 60 ans ou plus et le nombre de personnes de moins de 20 ans, au 1 janvier 2003.
Plus cet indicateur est élevé, plus il est révélateur d’un niveau de vieillissement important.
(2) Taux de natalité : rapport entre le nombre de naissances vivantes et la population moyenne de l’année.
(3) Taux de fécondité (moyenne 2000-2002) : rapport du nombre de naissances de l’année au nombre total de femmes en âge de procréer (20-44 ans).
Source : Eurostat
Insee Ile-de-France 2006 Regards sur... l’année économique et sociale 2005

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