L'Isère attire les jeunes

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En 1999, le département de l'Isère compte près de 1094000 habitants. Malgré une tendance au vieillissement de la population, plus du quart des Isérois ont moins de 20 ans. Le département est attractif, en particulier pour les étudiants et les jeunes actifs. Le nombre d'actifs a fortement augmenté depuis 1990, les deux tiers de ces actifs supplémentaires étant des femmes. Mais le nombre de chômeurs a augmenté encore plus rapidement ; le taux de chômage dépasse 11 % en 1999. Il est particulièrement élevé dans les grandes villes : Grenoble, Vienne. Depuis 1990, le nombre de logements a augmenté dans le département ; on note 58 000 résidences principales suplémentaires. La propriété individuelle se stabilise.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Insee Rhône-Alpes
Résultats
Numéro 65-66
Août 2000 RECENSEMENT DE LA POPULATION 1999
L’Isère attire les jeunes
En 1999, le département de l’Isère compte près de 1 094 000 habitants.ISERE
Malgré une tendance au vieillissement de la population, plus du quart des
Premiers chiffres Isérois ont moins de 20 ans. Le département est attractif, en particulier
pour les étudiants et les jeunes actifs.de l'exploitation
Le nombre d’actifs a fortement augmenté depuis 1990, les deux tiers de
ces actifs supplémentaires étant des femmes. Mais le nombre de chômeursprincipale
a augmenté encore plus rapidement ; le taux de chômage dépasse 11 % en
1999. Il est particulièrement élevé dans les grandes villes : Grenoble, Vienne.
Depuis 1990, le nombre de logements a augmenté dans le département ; on
note 58 000 résidences principales suplémentaires. La propriété indivi-
duelle se stabilise.
Brigitte Baccaïni
Les personnes âgées de 60 ans et plus
Ain
En % de la population
moins de 15,6
de 15,6 à 18,2
de 18,2 à 21,0Rhône
de 21,0 à 24,9
24,9 ou plus
V iiennei iiiV iii
Loire
Savoie
Font aine
Grenoble
Saint-Martin-d'HèresSaint-Martin-d'HèresSaint-Martin-d'HèresSaint-Martin-d'HèresSaint-Martin-d'HèresSaint-Martin-d'HèresSaint-Martin-d'HèresSaint-Martin-d'HèresSaint-Martin-d'Hères
ÉchirollesÉchirollesÉchirollesÉchirollesÉchirollesÉchirolles
Ardèche
Drôme
Hautes-Alpes
Source : INSEE - recensement de 1999
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990Population par âge et sexe en 1990 et 1999
1990 1999
Age*
Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble
De 0 à 24 ans 188 833 178 748 367 581 185 045 176 009 361 054
De 25 à 39 ans 118 070 117 407 235 477 123 318 121 389 244 707
De 40 à 59 ans 121 200 118 462 239 662 142 136 142 737 284 873
De 60 à 74 ans 53 002 61 786 114 788 62 934 71 023 133 957
75 ans et plus 20 006 39 021 59 027 24 956 44 239 69 195
Total 501 111 515 424 1 016 535 538 389 555 397 1 093 786
* L’âge «0» ne comprend que les enfants nés entre le 1er janvier et la date du recensement
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
En mars 1999, le département de moins de 20 ans, l'Isère ne compte
l'Isère comptait 1 093 786 habitants, encore en 1999 que 7 personnes âgées
soit plus de 77 000 de plus qu'en de 60 ans ou plus.
1990. Au cours de ces neuf années,
le taux de croissance annuel moyen Les communes «âgées», où les person-
s'élève ainsi à 0,8 %. nes de plus de 60 ans représentent
Les différentes classes d'âge sont ce- plus d'une personne sur cinq, sont
pendant inégalement touchées par ce pour la plupart des communes rura-
mouvement. les de montagne. Elles se localisent
Le nombre d'Isérois âgés de moins de dans trois zones distinctes du dépar-
25 ans a diminué (- 6 500 soit une tement : au sud-est (Trièves, Oisans,
baisse de 2 %), cette baisse étant par- Belledonne) ; dans la Chartreuse ;
ticulièrement forte pour les 20-24 ans. mais également à l'ouest, de Saint-
La population âgée de 25 à 39 ans a Marcellin à Saint-Jean-de-Bournay,
augmenté un peu moins rapidement dans la zone du plateau de
que l'ensemble (+ 9 200 soit une Chambaran et des Terres Froides. La
hausse de 4 %) alors que le nombre population est au contraire relative-
de personnes âgées de 40 ans et plus ment jeune dans la partie iséroise de
a fortement augmenté (+ 74 500, soit la région lyonnaise ainsi que dans la
une hausse de 18 %). région grenobloise avec ses prolonge-
ments vers Chambéry (Grésivaudan),
Avant l'âge de 31 ans, les hommes Voiron et Vif.
sont plus nombreux que les femmes.
Aux âges les plus élevés, les femmes
sont majoritaires : 18 femmes pour
10 hommes chez les plus de 75 ans ;
38 femmes pour 10 hommes au delà
de 90 ans.
Malgré un certain vieillissement,
l'Isère demeure un département rela-
tivement jeune. La part des moins de
20 ans régresse mais ils représentent
encore 26 % de la population totale
(28% en 1990). Celle des 60 ans et
plus progresse (18,5 % en 1999, con-
tre 17 % en 1990). Pour 10 jeunes de
Structure de la population par âge en 1990 et 1999 en milliers
* ** 1990 1999
Age Age
100100
9595
90 90
8585
8080
75 75
7070
65 65
6060
55 55
5050
Hommes Femmes 4545 Hommes Femmes
4040
3535
30 30
2525
2020
1515
10 10
55
00
10 86 4 2 0 0 2 4 6 8 10 10 86 4 2 0 0 2 4 6 8 10
* Au 5 mars 1990 ; âge au 1er janvier 1990 ** Au 8 mars 1999 ; âge au 1er janvier 1999
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
2Entre 1990 et 1999, les nouveaux ha- Nouveaux arrivants* par âge185 000 nouveaux
bitants venus s'installer en Isère ont arrivants Age Nombre %
été plus nombreux que ceux qui ont
quitté le département : 24 000 entrées De 0 à 24 ans 78 411 42,5
De 25 à 39 ans 66 716 36,1de plus que de départs, d'après le solde
De 40 à 59 ans 29 008 15,7
migratoire apparent. Ce solde migra-
De 60 à 74 ans 7 085 3,8
toire positif (0,3 % par an en moyenne) 75 ans et plus 3 470 1,9
explique toutefois moins du tiers de
Total 184 690 100,0la croissance démographique du dé-
* Voir définition page 8partement, le principal facteur étant
Source : Insee - recensement de 1999l'excédent des naissances sur les dé-
cès.
et traduit pour une large part la pro-Les nouveaux arrivants sont au nom-
pension plus forte des jeunes à la mo-bre de 185 000, soit 17 % de la popu-
bilité. L'excédent des arrivées sur leslation du département. Parmi eux,
départs, qui s'observe pour toutes les43 % viennent des autres départe-
classes d'âge, est toutefois particuliè-ments de la région.
rement important pour les personnesLes nouveaux arrivants sont plutôt des
âgées de 20 à 29 ans en 1999 (ellesjeunes : presque quatre sur cinq ont
avaient entre 11 et 20 ans en 1990),moins de 40 ans, alors que ces clas-
le département se révélant attractifses d'âge représentent 55 % de la po-
pour les étudiants et les jeunes actifspulation du département. Ceci n'est
à la recherche d'un emploi.pas propre au département de l'Isère
Comme dans le reste du territoirePlus du tiers de en milliersRépartition des ménages par
français, la taille moyenne des ména-
taille en 1990 et 1999la population vit seule ou en milliersges isérois continue de se réduire. Elle
à deux est passée de 2,7 personnes par mé- 60
1990
nage en 1990 à 2,5 en 1999. Le vieillis-
1999
50sement de la population, la baisse de
la natalité et la décohabitation sont
40
les principales causes de cette évolu-
tion. 30
36 % de la population vit désormais
dans un ménage d’une ou deux per- 20
sonnes alors que cette proportion
10n’était que de 30 % en 1990.
Le nombre de ménages d’une seule
0
personne a fortement augmenté : ils
1 2 3 4 5 et plus
représentent 29% de l’ensemble, con- Nombre de personnes du ménage
tre 25 % en 1990. La part des ména-
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
ges de deux personnes progresse éga-
lement : elle passe de 28 % à 30 %. Le personnes ou plus, ont vu leur nom-
nombre de ménages de trois ou qua- bre diminuer sensiblement.
tre personnes a aussi augmenté, mais Les ménages d’une seule personne ont
leur part dans l’ensemble des ména- un poids particulièrement important
ges a diminué : de 36 % en 1990 à dans la commune de Grenoble : ils
32 % en 1999. dépassent désormais 46 %.
Les ménages plus nombreux, de cinq
En 1999, l’Isère comptait 505 000 ac- actifs âgés de 60 ans ou plus sontHausse de l’activité entre
tifs, soit 44 000 de plus qu’en 1990. moins nombreux en 1999 qu’ils ne
45 et 60 ans mais forte Le nombre de personnes qui exer- l’étaient en 1990.
baisse avant 25 ans çaient un emploi ou qui en recher- La part des actifs âgés de 40 ans ou
chaient un a augmenté plus vite que plus est passée de 43,5 % à 49 % sur
le nombre d’habitants : accroissement la période.
de 9,5 % pour les actifs et de 7,5 %
pour la population. Le taux d’activité global de la popula-
L’évolution contrastée des différentes tion âgée de 15 à 64 ans a augmenté
classes d’âge d’actifs conduit à un entre 1990 et 1999, passant de 67 % à
vieillissement de la population active. 69 %. Mais les évolutions diffèrent
Le nombre d’actifs âgés de 15 à 24 ans d’une classe d’âge à l’autre. Le taux
a nettement diminué : il est passé de d’activité des jeunes de moins de 25 ans
57 400 à 42 300 personnes, soit une diminue (de 35 % à 27 %) de même que
baisse de 26% en neuf ans. Ce sont celui des personnes âgées de plus de 60
au contraire les actifs âgés de 45 à 54 ans. Pour les actifs âgés de 30 à 59 ans,
ans qui ont vu leur nombre augmen- on observe une augmentation, particu-
ter le plus fortement : de 90 000 à lièrement sensible pour la classe d’âge
131 000, soit une hausse de 46 %. Les des 50-59 ans (de 70 % à 76 %).
3


Taux d'activité par sexe et âge en 1990 et 1999 en milliers
Hommes Femmes
100
100
1999
1990 80
80
1990
60
60 1999
40
40
20
20
0 0
15/19 25/29 35/39 45/49 55/59 15/19 25/29 35/39 55/5945/49
20/24 30/34 40/44 50/54 60/64 20/24 30/34 40/44 50/54 60/64
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
Cette augmentation de l’activité en
Isère est en grande partie le fait des
femmes qui, comme dans tout le pays,
renforcent leur place sur le marché du
travail.
L’augmentation du nombre de femmes
actives (+ 31 000 soit une hausse de
16% en neuf ans) est beaucoup plus
forte que celle des hommes (+ 13 000
soit une hausse de 5 %). L’évolution
de l’activité féminine est également
plus contrastée d’une classe d’âge à
l’autre que ne l’est celle de l’activité
masculine : plus nette diminution chez
les moins de 25 ans et plus forte aug-
mentation entre 25 et 59 ans.
Entre 15 et 64 ans, le taux d’activité
de la population féminine est passé de
58 % à 63 % au cours de la période,
pendant que celui des hommes dimi-
nuait légèrement, passant de 76 % à
75 %. C’est entre 50 et 54 ans que la
hausse du taux d’activité féminine est
la plus nette, passant de 63 % à 75 %.
La part des femmes dans la popula-
tion active totale s’établit à 45% (43%
en 1990).
En 1999 dans l’Isère, 88 % des actifs
ayant un emploi sont salariés. Parmi
eux, 19 % sont titulaires de la fonc-
tion publique et 66 % bénéficient d’un
contrat à durée indéterminée. Le tra-
vail à temps partiel concerne 19 % des
Isérois ayant un emploi (36 % pour les
femmes contre moins de 6 % pour les
hommes).
Actifs et inactifs en 1990 et 1999
19991990Type d'activité
des 15 ans et plus
Nombre % Nombre %
Actifs 461 043 100 505 156 100
dont ayant un emploi 415 177 90,1 446 109 88,3
chômeurs* 42 015 9,1 57 610 11,4
militaires du contingent 3 851 0,8 1 437 0,3
Inactifs 350 483 382 326
Total 811 526 887 482
* Au sens du recensement (voir définition page 8) Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
4
Le chômage touche inégalement lesSi la population active a progressé de57 600 chômeurs
9,5 % entre 1990 et 1999, le nombre communes iséroises. Il est faible dansdont 56 % de femmes
d’actifs ayant un emploi n’a augmenté les communes rurales des zones de
que de 7 %, soit 31 000 de plus. Dans montagne : communes de l’Oisans et
le même temps, le nombre de chô- de Belledonne, communes de la Char-
1 treuse et du Vercors. Il est par contremeurs s’est accru de 16 000 person-
nes (hausse de 37 %). En1999, 57 600 particulièrement élevé à Grenoble
Isérois se déclarent au chômage. (16%) et dans les communes de sa
Le taux de chômage s’élève ainsi en proche banlieue, ainsi qu’à Vienne
Isère à 11,4 % en 1999. (15,5%).
Le chômage touche davantage les jeu-
nes. En 1999, 16% des 25-29 ans pré-
sents sur le marché du travail étaient
sans emploi et en recherchaient un.
Ce taux est d’environ 8 % chez les 50-
54 ans mais il remonte à 11 % chez
les 55-59 ans.
A âge égal, le chômage continue,
comme en 1990, de toucher davan-
tage les femmes que les hommes. Alors
que la population active féminine re-
présente 45 % de la population active
totale, 56 % des chômeurs sont des
femmes. La situation relativement dé-
favorable des femmes sur le marché
du travail par rapport à celle des hom-
mes se vérifie à tous les âges. Elle s’est
toutefois réduit entre 1990 et 1999,
la hausse du chômage ayant été plus
marquée pour les hommes que pour
les femmes. Le taux de chômage fémi-
nin dans l’Isère est ainsi passé de
13,6 % à 14,2 %, pendant que le taux
de chômage masculin passait de
5,8 % à 9,1%.
Le chômage
Ain
En % des actifs
moins de 6,2
de 6,2à7,8e
de 7,8à9,2
de 9,2 à 11,3
11,3 ou plus
Viiiiieennenneiiie
Savoie
Fontaiine Grrenobleii
Saiint-Marrtin-aiiinarrti
d'Hèrresèrres
Échiirrollesciirr
Drôme
Hautes-Alpes
Source : INSEE - recensement de 1999
1 La définition du chômage a changé entre 1990 et 1999 (voir définition page 8), ce qui conduit à faire légèrement baisser le taux de chômage.
5
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990En 1999, 138 000 Isérois travaillaient et de la Chartreuse. Cette proportion87 % des actifs isérois
dans leur commune de résidence, soit est également importante dans les vil-ayant un emploi 31 % de la population active ayant un les centres des grandes aggloméra-
travaillent dans emploi. Parmi les 308 000 actifs qui tions du département (Grenoble et
changent de commune pour aller tra- Vienne), qui sont des pôles d’emploi.leur département
vailler, 19 % changent aussi de dépar- Les actifs quittent au contraire sou-
tement mais seulement 2% travaillent vent leur commune pour aller tra-
hors de la région Rhône-Alpes. vailler dans les communes du nord du
Les actifs qui travaillent dans leur département, où l’attraction lyonnaise
commune de résidence sont relative- joue fortement, ainsi que dans les
ment nombreux dans les parties les communes du Y grenoblois (vallées de
plus rurales du département, en par- l’Isère et du Drac) qui ont connu une
ticulier dans les massifs montagneux importante densification de leur po-
du Vercors, de l’Oisans, de Belledonne pulation.
Actifs travaillant et résidant dans la même commune
Ain
En % des actifs occupés
moins de 14,5
de 14,5 à 21,7
Rhône de 21,7 à 32,7
de 32,7 à 51,0
51,0 ou plus
VVV iienneienneenneVVV iiiienneiienneenne
Savoie
Font aine Grenoble
Saint-Martin-dSaint-Martin-dSaint-Martin-d'''HHHèèèresresresSaint-Martin-dSaint-Martin-dSaint-Martin-dSaint-Martin-dSaint-Martin-dSaint-Martin-d''''''HHHHHHèèèèèèresresresresresres
ÉÉÉÉÉÉ chirolleschirolleschirolleschirolleschirolleschirollesÉÉÉ chirolleschirolleschirolles
Drôme
Ardèche
Hautes-Alpes
Source : INSEE - recensement de 1999
L’Isère compte, en 1999, 508 000 lo- ments occasionnels s'est réduit de58 000 résidences
3 000 logements. Le départementgements, soit 52 000 de plus qu’enprincipales de plus compte également 2 500 logements1990 (hausse de 11 % sur la période).
mais une baisse vacants de moins qu’en 1990.Le nombre de résidences principales
a augmenté plus rapidement que l’en- Les résidences secondaires se concen-du nombre de résidences
semble des logements (hausse de trent dans les espace ruraux, tout
secondaires particulièrement dans les massifs16 %). Elles représentent 84 % du
montagneux du sud du département,parc de logement (81 % en 1990).
mais aussi le long de la frontière avecAu cours de ces neuf années, le parc
des résidences secondaires et loge- le département de l’Ain (vallée du
Logements par catégorie en 1990 et 1999
19991990
Catégorie de logement
Nombre % Nombre %
Résidences principales 371 144 81,4 429 047 84,4
Logements occasionnels 6 839 1,5 4 907 1,0
Résidences secondaires 48 095 10,5 47 020 9,2
Logements vacants 30 027 6,6 27 518 5,4
Ensemble 456 105 100 508 492 100
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
6
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990Rhône, plateau de Crémieu), ainsi que
dans la zone s’étendant, au sud de La
Tour-du- Pin, des Terres Froides au
plateau de Chambaran.
Les résidences secondaires
Ain En % de l'ensemble
des logements
Rhône moins de 3,0
de 3,0 à 7,4
de 7,4 à 12,8
de 12,8 à 22,9
22,9 ou plus
Viienneiiii
Loire
Savoie
Font aine Grenoble
Saint-Martin-d''Hères''''è
É chirollesÉ
Drôme
Ardèche
Hautes-Alpes
Source : INSEE - recensement de 1999
Après une nette augmentation de la La part des ménages disposant de toutLa part des propriétaires
part des ménages propriétaires de leur le confort dans leur logement a encoreest restée stable
logement entre 1982 et 1990, celle-ci augmenté, depuis 1990 : quatre mé-
semble s’être stabilisée : ils représen- nages isérois sur cinq vivent dans un
tent, comme en 1990, 57 % de l’en- logement confortable, en 1999.
semble des ménages de l’Isère.
Par rapport à 1990, 14 000 ménages
de plus sont locataires d’un logement
HLM, leur part dans l’ensemble des
ménages ayant augmenté : 16 % des
ménages en 1999, 14 % en 1990.
L’habitat individuel représente la moi-
tié des résidences principales.
Résidences principales en 1990 et 1999
1990 1999
Statut d'occupation et type
Nombre % Nombre %
Statut d’occupation
Propriétaire 211 504 57,0 244 548 57,0
Locataire 138 828 37,4 166 321 38,8
- d’un logement loué vide non HLM 80 727 21,7 89 395 20,8
- d’un logement loué vide HLM 53 044 14,3 66 811 15,6
- d’un meublé ou d’une chambre d’hôtel 5 057 1,4 10 115 2,4
Logé gratuitement 20 812 5,6 18 178 4,2
Type
Maison individuelle ou ferme 182 021 49,1 214 642 50,0
Logement dans un immeuble collectif 178 254 48,0 202 816 47,3
Autres* 10 869 2,9 11 589 2,7
Ensemble 371 144 100 429 047 100
* Logement-foyer pour personnes âgées, chambre d’hôtel, construction provisoire, habitation de fortune etc,
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
7
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990Définitions
- Population active : La popula-
tion active est composée de la po-
pulation active ayant un emploi, des
chômeurs et des militaires du con-
tingent.
. Les actifs ayant un emploi sont
les personnes qui exerçent une pro-
fession au moment du recensement.
Les personnes qui déclarent aider
un membre de leur famille dans son
travail y sont également comptabi-
lisées si la personne aidée n’est pas
salariée (exploitant agricole, artisan,
commerçant, profession libérale,
etc.).
. En 1999, sont considérées
comme chômeurs au sens du recen-
sement les personnes qui n’ont pas
d’emploi, en recherchent un et qui
se sont explicitement déclarées chô-
meurs.
Cette définition diffère légèrement
de celle utilisée en 1990 : les per-
sonnes sans emploi et à la recher-
che d’un emploi mais qui ne se dé-
claraient pas chômeurs étaient alors
comptabilisées comme chômeurs.
Elles sont désormais comptabilisées
parmi les inactifs.
La comparaison entre 1990 et 1999
des données relatives au chômage,
à la population active et au taux
d’activité est donc légèrement biai-
Méthodologie sée.
. Le taux d’activité est le rapport
Etudiants : les étudiants sont de la population active à la popula-
comptabilisés dans la commune où tion totale.
ils résident pour suivre leurs étu- . Le taux de chômage est le rap-
des, qu’ils vivent dans un logement port du nombre de chômeurs à la
ordinaire ou dans une collectivité population active.
(foyer ou cité universitaire). - Nouveaux arrivants : ce sont les
Cette règle n’a pas changé entre personnes arrivées dans le dépar-
1990 et 1999, mais on peut suppo- tement depuis le 1er janvier 1990.
ser qu’au recensement de 1990, Les enfants nés après le
certains étudiants avaient été 01/01/1990 sont considérés
comptabilisés à tort au domicile fa- comme migrants si la personne de
milial. référence du ménage l’est.
En 1999, des procédures spécifi- - Catégories de logements : elles
ques mises en oeuvre au moment sont au nombre de quatre.
de la collecte ont permis de mieux . les résidences principales, cons-
contrôler la domiciliation des étu- tituées des logements occupés la
diants. Il est vraisemblable que majeure partie de l’année,
l’amélioration de qualité qui en ré- . les résidences secondaires, uti-
sulte a eu pour conséquence une lisées pour les week-ends, les loi-
diminution du nombre d’étudiants sirs et les vacances,
(donc des jeunes de 18 à 24 ans) . les logements occasionnels, uti-
dans les départements n’ayant pas lisés une partie de l’année pour rai-
d’implantation universitaire, mais sons professionnelles,
cet effet n’a pour l’instant pas été . les logements vacants, qui com-
quantifié. prennent à la fois les logements dis-
ponibles pour la vente ou la loca-
tion, et les logements neufs ache-
vés mais non encore occupés.
- Ménages : un ménage est consti-Pour en savoir plus
tué des personnes occupant une ré-
sidence principale.- Se reporter à La Lettre de l’Insee
Rhône-Alpes sur les résultats du dé-
compte provisoire 1999 :
Pour tout renseignement :. «Toujours plus de Rhônalpins à
l’est», n° 63, juillet 1999, INSEE - Rhône-Alpes - Diffusion
. Numéros spéciaux (un par dé- 165 rue Garibaldi - 69401 Lyon
partement de la région), juillet-août Tél 04 78 63 22 02
1999. Fax 04 78 63 25 25
-- Consulter le site Internet :
Directeur de publication : E. Traynardwww.Insee.fr/rhone-alpes
Rédacteur en chef : P. ReydetAu chapitre «Recensement de 1999»,
des informations sont disponibles
Prix :
sur : - au numéro, 30 F (4,57 €). le calendrier de diffusion des ré-
- sur abonnement, 140 F (21,34 €).sultats,
. les documents (fascicules, cd-
N°ISSN 1254-7093roms) parus ou à paraître.
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