La consommation des ménages en 1997 - L'effet à retardement des primes automobil

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La consommation des ménages a augmenté de 0,7 % en volume en 1997. Cette croissance est une des plus faibles depuis 30 ans : elle n'était passée sous la barre des 1 % que deux fois auparavant, en 1983 (+ 0,9 %) et en 1993 (+ 0,1 %). Ce résultat est dû à une baisse importante des achats d'automobiles et à la faiblesse des dépenses d'énergie au premier trimestre. La demande s'est toutefois accrue tout au long de l'année 1997. Les ménages ont consacré la forte hausse de leur pouvoir d'achat davantage à l'augmentation de leur épargne qu'à leur consommation. Celle-ci n'a de ce fait apporté qu'un soutien modeste à la croissance.
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N° 585 MAI 1998
PRIX : 15 F
La consommation des ménages en 1997
L’effet à retardement des primes automobiles
Luis Cases, division Synthèses des biens et services, Insee
La consommation a progressé moins vite que
a consommation des ménages a
l’ensemble de l’économie (2,2 %). Cela s’ex
augmenté de 0,7 % en volume en plique par la chute des achats d’automobiles
neuves et par la baisse de la consommationL1997. Cette croissance est une des
d’énergie due à la douceur du climat. Hors au
plus faibles depuis 30 ans : elle n’était tomobile et énergie domestique, la consom-
mation des ménages a redémarré légèrement
passée sous la barre des 1 % que deux
(+1,5 % après +1,3 % en 1996). Les ventes de
fois auparavant, en 1983 (+0,9 %) et en matériel électronique, d’électroménager et de
vêtements ont progressé dès le premier tri
1993 (+0,1 %). Ce résultat est dû à une
mestre. La reprise de la consommation s’est
baisse importante des achats d’auto intensifiée à l’été avec celle du revenu. Elle a
bénéficié également de la poursuite de la dé
mobiles et à la faiblesse des dépen
célération des prix. En 1997, la hausse des
ses d’énergie au premier trimestre. La prix à la consommation de la comptabilité
nationale (Pour comprendre ces résultats) a
demande s’est toutefois accrue tout au
ralenti : +1,3 % en moyenne annuelle, après
long de l’année 1997. Les ménages ont +2,0 % en 1996 et +1,7 % en 1995. Il s’agit de
la plus faible évolution depuis 1955.
consacré la forte hausse de leur pouvoir
d’achat davantage à l’augmentation de Automobile en baisse, hausse des
leur épargne qu’à leur consommation. autres biens durables
Celle ci n’a de ce fait apporté qu’un sou
Plusieurs phénomènes se sont conjugués
tien modeste à la croissance. pour aboutir à une chute de 20 % en volume
des achats de voitures neuves. La dernière
Depuis le début des années quatre vingt dix, mesure de soutien du marché automobile
la consommation des ménages s’accroît, en (prime « qualité ») d’octobre 1995 à septem-
volume, à un rythme modéré : 1,5 % par an ebre 1996 a asséché le n marché au début de
moyenne annuelle, si l’on excepte la très mau l’année 1997 et la remontée a été très lente
vaise année 1993 dans l’ensem( ble du texte, au cours du deuxième semestre (graphi
les volumes s’entendent aux prix de l’année que 2). Par ailleurs, l’amélioration des
précédente). La croissance de 1997, +0,7 %, conditions de c édit, r la multiplication des pro
est nettement inférieure à cette moyenne ( gra motions et rabais n’ont pas eu l’effet incitatif
phique 1). Pourtant, l’évolution du revenu dis escompté. Avec 1,713 million de voitures im-
ponible brut des ménages (+2,2 %) et celle des matriculées, 1997 est la plus mauvaise année
prix ont été plus favorables qu’en 1996. Mais, pour l’automobile depuis 1975, date du pre
en 1997, les ménages ont privilégié l’épargne, mier choc pétrolier. Le très net repli des berli-
leur taux d’épargne remontant de plus d’un nes compactes a été insuffisamment compensé
point (tableau 1).
Ventes d’automobiles neuves
Consommation et pouvoir d’achat françaises et étrangères
des ménages
Source : comptes de la nation 1997, Insee Source : Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA)
?`
INSEE
PREMIEREpar la progression des autres créneaux les établissements dont les prix sont lesLoisirs, transports et tourisme
du marché : breaks, coupés, 4x4, et sur- plus bas.en forte progression
tout berlines monocorps (monospaces). Après une bonne année 1996, les trans
La possibilité offerte depuis juillet 1996 ports ferroviaires de voyageurs conti
aux titulaires d’un permis auto de plus deDéjà sensible au niveau de l’équipement nuent de progresser (+3 %). Le tourisme
deux ans de piloter une moto ou un scoo en matériel électronique, la progression a favorisé cette expansion, ainsi que celle
3
ter de 125 cm, a dopé ce segment du des dépenses a été perceptible dans du transport aérien (+4 % en volume).
marché pour la deuxième année consé d’autres domaines touchant aux loisirs. Coiffure et soins d’esthétique corporelle
cutive : les immatriculations de motocy Au sein du secteur multimédia, les Cédé sont en déclin depuis plusieurs années,
cles ont augmenté de 8,4 % pour eindreatt roms, les CD pour consoles de jeux et les mais les dépenses de parfumerie pour
147 890 unités (record depuis 1980). CD vidéo n’ont pas le même dynamisme.suivent une croissance régulière d’envi
Les ménages ont davantage dépensé Bien que les ventes de Cédéroms aient ron 1,6 % en volume.
pour l’équipement de la maison. Les doublé en deux ans, leur prix moyen éle
achats d’appareils électroménagers et de vé associé à un faible taux d’équipement Rebond de l’habillement
matériel électronique ont augmenté de expliquent leur décollage relativement
2,8 % en volume en 1997 après une lent. Lancées sur le marché en 1995, les
Après six années de recul et une quasi
baisse de 0,2 % en 1996. nouvelles consoles de jeu à disques op
stabilité en 1996, l’habillement a retrouvé
Les baisses de prix importantes à nou tiques compacts (CD) ont trouvé rapide
en 1997 un taux de croissance positif
veau enregistrées dans le matériel élec ment leurs aficionados. Le CD pour
(+1,5 %). Comme par le passé, les soldes
tronique de loisir ( tableau 2 ) n’ont pas eu console de jeux est un produit de grande
ont rythmé les achats. Les ventes de vê
de répercussion immédiate sur les ven consommation beaucoup plus accessible
tements masculins ont augmenté plus
tes de magnétoscopes, camécopes, té s pour l’instant que le Cédérom. Le CD vi
vite (+2,5 %) que les ventes de vête
léviseurs et chaînes hi fi (hausse de 1 %).déo, permettant de visionner des films
ments féminins (+1,7 %). Le secteur de
En revanche, les Français ont plébiscité sur ordinateur, reste un produit marginal.
la chaussure suit la même évolution avec
les produits plus « modernes ». Ainsi, lesLes ventes de cassettes vidéos enregis
une hausse de 1,4 % après +0,4 % en
ventes de téléviseurs à écran 16/9 ont dé trées reculent de 1,4 % en volume cette
1996. Bien que la hausse des prix dans
marré en trombe (+42 %) ; celles des an année. Un marché arrivé à maturité et
l’habillement soit estimée à +0,6 %, le prix
tennes paraboliques, liées au succès des une année 1997 moins riche en nouveau
unitaire moyen des articles achetés a bais
bouquets de chaînes par satellite, ont ex-tés fortes expliquent cette régression.
sé, conséquence d’achats de produits
plosé (+148 %). Les combinés radiocas Avec une hausse de plus de 8 % en vo
meilleur marché.
settes avec CD représentent désormais lume, les ventes de disques se sont très
plus des deux tiers des ventes de l’audio. bien portées. Elles confirment, sur l’an
Les produits combinés (TV + magnéto née 1997, l’engouement des consomma- Consommation alimentaire :
scopes) ont également fait l’objet teurs pour les « formats courts » et la un léger mieux
d’achats importants. Enfin, il faut noter production française.
l’avènement des décodeurs numéri La fréquentation des salles de cinéma La consommation alimentaire (hors ta-
ques, avec un m illion d’unités vendues : s’est établie en 1997 à 148,1 millions de bac) a retrouvé le rythme de croissance
cela représente quasiment 8 % du mar spectateurs (en hausse de 8,7 %). C’est modéré qu’elle avait depuis 1990, +0,7 %
ché de l’électronique grand public. le meilleur score depuis 1987, alimenté en volume, après une stagnation en 1996
Le marché de l’électroménager a repris tant par l’essor des salles multiplexes (tableau 2).
en 1997 : +2,0 % en volume après 0,3 que p% ar le succès commercial de films Après la crise de la « vache folle » de
en 1996. Ce dynamisme retrouvé a tou français. 1996, les consommations de viande de
ché aussi bien les gros appareils que le La frénésie d’achats pour les produits de bœuf et de veau ont repris légèrement en
petit ménager. Seuls les achats de lave la téléphonie (+52 %) a entraîné une 1997 (respectivement +0,4 % et +0,5 %
vaisselle ont stagné. Les appareils de hausse des dépenses de télécommuni en volume). Les achats de volaille ont con
froid, les lave linge ( tableau 3) et les sè cations de 6 %. tinué de progresser (+4,3 %) ainsi que
che linge se sont bien vendus. Le petit élec La très forte affluence de touristes, in ceux de viandes de porc (+1,0 %), à l’in
troménager a renoué avec son record de duite entre autres par les Journées mon verse des viandes de mouton ( 2,7 %).
ventes de 1994. diales de la jeunesse (JMJ), a engendré Les Français ont porté une attention en
L’engouement pour la téléphonie ne s’est un excédent touristique en très forte pro core plus soutenue aux signes de qualité
pas démenti en 1997, avec une demandegression. Les dépenses des étrangers en (Label rouge, AOC, certifications de con
soutenue de répondeurs, de téléphones vacances en France ont crû de plus de formité...). Les produits frais de la mer
sans fil et évidemment le succès affirmé 11 % en volume. Dans les services, l’ac ( 0,8 % en volume) ont pâti de la reprise
du téléphone mobile. Au 31 décembre, letivité des hôtels, cafés et restaurants a de la consommation de viande ; seuls les
marché français du téléphone mobile repris (+2,2 % après +0,5 % en 1996) enproduits surgelés, poissons découpés ou
comptait 5,8 millions de clients, contre partie grâce aux dépenses de ces touris en filets, ont bénéficié d’une certaine
moins de 2,5 millions un an plus tôt. La tes. La consommation se déplace vers croissance.
percée de la radiomessagerie auprès du
Consommation, prix, revenu et épargne des ménagesgrand public s’est confirmée : le parc a en
effet crû de 30 % en 1997. Variation par rapport à l’année précédente (en %)
Les ventes aux ménages de micro ordi
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997
nateurs ont pratiquement quintuplé en
Consommation en volume 2,4 1,2 1,3 0,1 1,4 1,5 1,8 0,7volume en quatre ans grâce à une hausse
Prix à la consommation 3,1 3,4 2,5 2,3 2,1 1,7 2,0 1,3de plus de 50 % en volume en 1997
Pouvoir d’achat du revenu (après +30 % en 1996 et +70 % en 1995).
disponible brut 3,4 1,9 1,8 0,7 0,8 2,6 0,4 2,2Les fortes baisses de prix (plus de 17 %
Taux d’épargne (en % du revenuen 1997, plus de 50 % en quatre ans) et
disponible brut) 12,5 13,2 13,6 14,1 13,6 14,5 13,3 14,6l’expansion très rapide des produits mul
timédia caractérisent ce secteur. Source : comptes de la nation 1997, Insee
˚Après une année 1996 maussade, la con Évolution de la consommation des ménages
sommation de boissons non alcoolisées
Variation par rapport à l’année précédente en %a crû de +2,9 %. La consommation des
Volume Prixeaux de table a augmenté de 1,9 %
Valeur 1997
(après 2,3 % en 1996 et 5,7 % en 1995) ; Moyenne en milliards
les eaux minérales ont pâti de la concur annuelle 1995 1996 1997 1995 1996 1997 de francs
rence des eaux de source et de monta 91 97
gne. La consommation de boissons
Alimentation, boissons, tabac 0,5 1,1 0,2 0,3 1,8 1,8 2,3 871,0non alcoolisées élaborées s’est accrue
Ensemble alimentation 0,5 1,1 -0,1 0,7 1,2 1,2 1,8 673,3(+3,0 % après +1,1 % en 1996). Après
une hausse de 2,1 % en 1996, les jus dedont : Pain et céréales 0,6 0,9 2,0 -0,1 1,0 1,6 1,8 94,8
fruits et de légumes progressent sur un Viande, volaille,
rythme soutenu (+4,6 %) loin toutefois de conserves de viande 0,2 0,9 -1,7 1,0 0,5 1,5 2,4 213,6
celui de 1995 (+12,8 %). Si la consomma-
Poissons 1,5 2,9 0,0 -0,1 -1,2 1,7 3,1 41,0
tion de lait diminue, celle des produits lai
Laits, fromages et œufs 1,3 1,9 1,0 1,7 0,2 0,8 0,7 101,6
tiers poursuit sa croissance (4,7 %). Les
Huiles et graisses -0,7 -2,4 0,5 1,7 2,0 2,0 1,1 23,6boissons alcoolisées ne progressent pas
cette année, à l’exception du champagne Légumes frais 0,2 -0,5 -2,3 0,2 3,3 2,5 0,3 46,8
et du vin. Le Français, déjà un des plus Fruits frais 0,3 1,5 -0,8 -1,4 2,8 0,1 3,2 39,4
faibles consommateurs d’Europe, a bou
Boissons non alcoolisées 3,2 7,1 1,9 2,9 0,1 1,0 1,5 29,5
dé la bière.
Boissons alcoolisées 0,8 1,2 0,2 0,0 1,6 2,1 1,9 92,9
Favorisées par l’attention portée aux con
Tabac 1,8 1,6 1,8 3,5 8,5 7,6 8,0 75,3sidérations d’hygiène et de santé, les
ventes de produits diététiques ont aug Habillement 1,3 2,4 0,6 1,5 0,5 0,9 0,5 252,8
menté ainsi que les ventes de produits Articles d’habillement 1,6 2,8 0,8 1,5 0,4 0,9 0,6 202,0
enrichis en vitamines, oligo éléments et Chaussures -0,1 -0,6 0,4 1,4 0,8 1,0 0,2 50,8
fibres. Cette tendance est encouragée
Logement, chauffage, éclairage 2,7 3,3 3,7 1,6 2,0 2,4 1,4 1092,9
par la multiplication des innovations et
dont : Location de logement 3,2 3,2 3,1 3,1 2,6 2,2 1,4 793,2
des labels.
Chauffage et éclairage 1,7 3,5 6,6 -3,2 0,2 2,7 0,6 175,1La politique de forte augmentation des
prix du tabac menée depuis 1992 s’est Équipement du logement 0,2 1,3 1,0 0,9 1,6 2,2 1,2 356,6
poursuivie en 1997 (+8 %) : depuis 1991, dont : Meubles, tapis -2,0 0,1 0,4 1,6 1,5 2,1 0,9 96,2
les prix du tabac ont quasiment doublé. Ce
Équipement électroménager 1,0 2,2 0,3 2,0 -0,4 0,7 0,2 51,5
renchérissement a entraîné une baisse de
Santé 2,6 0,7 1,4 1,7 3,0 1,2 1,0 498,0
la consommation de près de 14 % en vo
dont : Médicaments 4,5 5,2 1,7 3,9 0,8 0,7 0,1 127,8lume entre 1991 et 1997.
Médecins 2,1 0,1 1,9 0,9 3,8 1,1 0,5 110,0
Dentistes 2,5 2,3 2,4 0,5 3,0 1,0 0,9 43,5Des dépenses de santé
Auxiliaires 3,1 1,3 2,1 -1,5 2,3 1,0 1,0 26,5maîtrisées
Analyses 1,0 0,6 0,5 0,9 2,0 0,2 0,1 17,9
Sous l’effet du plan de 1993, les dépen Frais de séjour dans hôpi
ses de santé avaient sensiblement décé taux et cliniques privées 2,6 0,5 1,7 2,0 2,5 2,2 1,4 69,4
léré depuis 1994. En 1997, elles ont
Transports, communications 0,7 1,7 3,8 -1,4 1,5 2,5 0,5 789,5
augmenté de 1,7 % en volume. La vive
dont : Automobiles (1) -3,3 -3,3 11,4 -17,5 1,3 0,0 -2,5 132,1
progression des dépenses de médica-
Carburants, lubrifiants 0,1 0,7 0,7 0,7 3,7 7,3 3,5 175,2ments (+3,9 %) est pour partie imputable
à des dispositions d’ordre réglementaire. Transports collectifs 0,4 3,4 6,1 2,6 1,9 0,7 2,7 104,1
Un certain nombre de médicaments sont Télécommunications 4,7 5,1 5,3 6,0 0,9 2,4 2,4 67,2
maintenant prescrits par des médecins
Loisirs, culture 1,5 1,1 1,5 1,8 0,7 1,3 0,6 360,8
de ville et non plus par les hôpitaux : ils
dont : Matériel électronique
sont donc comptés en dépenses. Par
(TV, HI FI, Vidéo) 1,6 2,8 0,0 4,2 4,0 4,5 6,2 31,1
contre, les dépenses auprès des méde
Disques et cassettes 4,9 6,6 7,6 8,6 0,6 1,4 0,1 28,0cins ont été sages (0,9 % après 1,9 % en
1996 en volume). Par ailleurs, la hausse Redevance, cinéma,
des prix des dépenses de santé a été mo- spectacles, jeux de hasard 3,5 1,0 1,6 0,8 2,5 3,4 3,5 95,0
dérée : +1,0 % après +1,2 % en 1996. Livres, quotidiens,
périodiques 0,6 0,8 0,4 0,5 1,8 1,8 0,9 65,8
La consommation d’énergie Autres biens et services 0,6 1,3 1,0 0,4 1,8 2,3 1,6 635,7
dont : Soins personnels (coiffeurs,en baisse
xxxxx esthétique, parfumerie) 0,5 0,2 -0,1 0,5 1,2 2,3 2,2 92,5
En raison de températures clémentes
Hôtels, cafés, restaurants,
tout au long de l’année 1997, la consom-
agences de voyage 0,4 -0,3 0,5 1,9 2,4 2,3 1,7 352,9
mation de produits énergétiques a décrû
Consommation finale
de 1,1 % en volume. Les dépenses de
des ménages 1,1 1,5 1,8 0,7 1,7 2,0 1,3 4857,3
chauffage et d’éclairage ( 3,2 %) ont for
1. Voitures neuves, voitures d’occasion (marge des vendeurs professionnels uniquement), voitures de démonstration ettement baissé. Les dépenses de carbu
échanges standard de moteurs.rant ont légèrement augmenté (+0,7 %).
Source : comptes de la nation 1997, InseeAvec un parc de véhicules à moteur
¸diesel en augmentation régulière, le ga Les prix du tabac ont augmenté de 8,0 %.Pour comprendre
zole continue d’accroître sa part de mar En revanche, la hausse des produits ces résultats
ché (33 % du total des ventes de pétroliers a fortement ralenti au cours
carburants en 1997). Le supercarburant des premiers mois de 1997, sous l’effet
sans plomb a également poursuivi sa pro de la baisse des cours mondiaux. Les
Les évaluations annuelles de la consommation
gression, pour atteindre 40 % des ventesprix des produits manufacturés ont fai
des ménages font la synthèse de multiples sour
de carburant en 1997. La faible hausse blement augmenté en raison, notam-
ces : résultats d’enquêtes et de panels auprès
des prix de l’énergie est directement liée ment, d’une demande des ménages peu
des ménages ou des commerçants, statistiques
à l’évolution des prix des produits pétro soutenue, en particulier dans l’automo
du commerce extérieur et de production. Les chif
liers. La chute des cours du pétrole brutbile et de la forte baisse en francs des
fres présentés ici sont établis dans les concepts
a compensé la hausse du dollar et le produits importés (zone dollar), interve
et selon les méthodes de la base 1980 des comp
relèvement de la taxe intérieure sur nue dès le second semestre 1996. Les prix
tes nationaux. Ce sont des estimations suscepti
les produits pétroliers. L’augmentation des automobiles ont baissé de 2,5 %,
bles d’être révisées en 1999.
des prix touche de la même manière lesceux du matériel électronique ont conti La notion de revenu utilisée ici est celle du revenu
fiouls (3,7 %) et les carburants (3,5 %).nué à diminuer ( 6,2 %.) Les prix des
disponible brut des comptes nationaux. Pour me
La croissance du poste « location de médicaments et des soins de santé aug surer son pouvoir d’achat et, plus généralement,
logement » s’est établie à +3,1 % en mentent moins vite, comme ceux des pour décrire les évolutions des prix à la consom
volume. La régularité de cette crois- loyers et celui des services (+1,4 % pour mation en moyenne annuelle, on a retenu comme
sance retrace d’une part le meilleur chacun des deux secteurs après +2,1 % déflateur l’indice du prix de l’ensemble de la con
confort des logements, d’autre part, en 1996 pour les loyers et +2,3 % pour sommation finale des ménages de la comptabilité
l’accroissement du parc. La hausse des les services). nationale. Entre 1996 et 1997, en moyenne an
loyers s’est de son côté fortement inflé Le consommateur est resté attentif nuelle, cet indice augmente de 1,3 %, contre 1,2 %
chie (1,4 % après 2,2 % en 1996 et aux prix et a profité des opportuni pour l’indice officiel des prix à la consommation
2,6 % en 1995). tés : marques de distributeurs, magasins (IPC). Cet écart s’explique par la différence de
d’usine, promotions et soldes. Au jourd’hui champ. L’agrégat de la comptabilité nationale con
40 % des ménages fréquentent les en- cerne un domaine plus vaste que l’IPC. En particu Des prix à la consommation
seignes de maxidiscompte. La part de lier, il intègre les loyers fictifs, l’autoconsommationtoujours contenus marché des grandes surfaces s’est en alimentaire, les assurances et les services non
core accrue : celles ci écoulent main marchands. Par ailleurs, l’augmentation des ra
Les prix à la consommation de la tenant le tiers des produits vendus au bais spécifiques sur certains produts, difficile ài
comptabilité nationale ( Pour compren détail, soit presque 60 % des produits prendre en compte dans les indices de prix classi-
dre ces résultats) ont augmenté de alimentaires et près de 20 % des pro ques, est estimée forfaitairement dans les comp
duits non alimentaires. Les mesures+1,3 % en moyenne annuelle en 1997. tes nationaux, qui se sont ainsi ponctuellement
Il s’agit de la plus faible évolution de prévues par la loi Raffarin de juillet écartés des sources de référence. Les loyers
puis 1955. 1996, plus restrictive en matière d’au fictifs sont les loyers que paieraient les proprié
La hausse des prix de l’alimentation, torisation d’ouverture de grandes sur taires s’ils étaient locataires de leur logement.
qui était de l’ordre de 1 % depuis troisfaces, n’ont pas d’incidence notable à Les dépenses de santé retracées dans la consom
mation des ménages comprennent les achats desans, s’est établie à +1,8 % en 1997. ce jour (cf. Insee première n° 574).
ménages en ce domaine évalués à leur prix total
(c’est à dire notamment avant remboursement),Évolution des achats de biens durables
sauf pour l’hospitalisation publique où seuls les
Variation en volume par rapport à l’année précédente en %paiements à la charge du ménage sont retenus.
Coefficients
1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 budgétaires
1997 (%) Pour en savoir plus
Automobiles (1) -11,3 3,3 15,2 14,7 3,3 11,4 17,5 43,9
Téléviseurs -4,5 2,2 0,1 5,9 2,4 1,5 7,9 3,7 « Les comptes de la nation en 1997 », Insee
première, n° 579, avril 1998Réfrigérateurs, congélateurs -3,8 0,8 5,4 7,0 2,5 2,5 3,0 2,3
Lave linge 1,0 1,9 1,3 5,5 0,2 2,5 2,9 2,5
Les résultats complets sur la consomma
Meubles 6,2 3,3 3,3 0,9 0,8 0,4 2,0 24,3 tion des ménages des années 1990 à 1997
Autres biens durables (2) 2,7 0,3 0,6 0,3 6,4 4,5 4,8 23,3 seront publiés ultérieurement dans « La
consommation des ménages en 1997 In», seeEnsemble des biens durables 6,5 0,8 8,1 7,4 0,1 6,1 7,7 100,0
Résultats, Consommation modes de vie.
1. Voitures neuves, voitures d’occasion (marge des vendeurs professionnels uniquement), voitures de démonstration et
Les données détaillées de consommation
échanges standard de moteurs. des ménages pour les années 1959 à 1997
2. Matériel téléphonique, magnétoscopes, lave vaisselle, appareils de cuisson, caravanes, cycles et motocycles, etc. seront également disponibles sur disquette.
Source : comptes de la nation 1997, Insee
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