La consommation des ménages en 1998 - Un fort soutien à la croissance

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En 1998, la croissance de la dépense de consommation des ménages a été la plus élevée depuis plus de dix ans : +3,4 % en volume en moyenne annuelle. Cette progression a été favorisée par la hausse du pouvoir d'achat et par une confiance retrouvée des ménages, qui ont réduit leur taux d'épargne pour consommer plus. La consommation a ainsi apporté un soutien à la croissance.
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N°657 JUIN 1999
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La consommation des ménages
en 1998
Un fort soutien à la croissance
Luis Cases, division Synthèses des biens et services, Insee
+ 1,7 % en 1997. De surcroît, les ménagesn 1998, la croissance de la dé
ont réduit leur épargne (le taux d’épargne
pense de consommation des mé baisse de 0,8 point) pour davantage con Enages a été la plus élevée depuis sommer, manifestant une plus grande con
fiance dans l’évolution de leur niveau de vieplus de 10 ans : + 3,4 % en volume en
(tableau 1 et graphique 1).
moyenne annuelle. Cette progression a La reprise de la consommation date de la
été favorisée par la hausse du pouvoir mi-1997. Mais la croissance en moyenne
annuelle de la dépense de consommationd’achat et par une confiance retrouvée
1997/1996 masque ce mouvement à cause
des ménages, qui ont réduit leur taux du profil heurté des achats d’automobiles
d’épargne pour consommer plus. La con neuves et de conditions climatiques clémen
tes en 1997. En 1998, la reprise a concernésommation a ainsi apporté un fort soutien
la plupart des produits. Les ventes d’auto
à la croissance. mobiles, d’électronique, d’électroménager,
de meubles et de services deélécommuni t
cations ont fortement progressé.
Avertissement : les comptes nationaux sont
désormais établis selon le système européen
Une inflation au plus basde comptabilité : SEC 95 (voir encadré).
En 1998, la hausse des prix a été la plus
La dépense de consommation des ménages
faible depuis 1953. L’indice des prix à la
a été très vigoureuse au cours de l’année
consommation de la comptabilité nationale
1998 : sa progression a atteint + 3,4 % en
(cf. Pour comprendre ces résultats) a en
volume après + 0,2 % en 1997. C’est la plus
core ralenti : + 0,9 % en moyenne annuelle,
forte progression depuis 1986. Elle a été sti
après + 1,4 % en 1997 et + 1,9 % en 1996.
mulée par le dynamisme de l’emploi et son
La chute des cours du pétrole et des matiè
impact sur la croissance des revenus d’acti
res premières importées explique principa
vité des ménages, alors que l’inflation attei
lement cette évolution très modérée. La
gnait un minimum historique. Au total, le
hausse des prix de l’alimentation s’est si
pouvoir d’achat du revenu disponible brut
tuée à + 1,8 % en 1998 en moyenne an
des ménages a progressé de + 2,5 % après
nuelle (comme en 1997). Les prix du tabac
n’ont augmenté que de 3,0 %. Les prix des
Évolution du moral* des ménages
produits manufacturés ont faiblement aug
menté sinon baissé, en raison notamment
de la baisse en francs des produits impor
tés. Si les prix des automobiles ont faible
ment augmenté (+ 0,8 %), la baisse des
Consommation, prix, revenu et épargne
1996 1997 1998
Dépense de consommation en volume 1,3 0,2 3,4
Prix à la consommation 1,9 1,4 0,9
Pouvoir d’achat du revenu disponible brut 0,2 1,7 2,5
* L’indicateur résumé d’opinion des ménages (chiffres CVS) est la moyenne
Taux d’épargne 15,2 16,4 15,6arithmétique des cinq indicateurs suivants : niveau de vie en France (évolu
tion passée/perspectives d’évolution) ; situation financière personnelle (évo (en % du revenu disponible brut)
lution passée/perspectives d’évolution) ; opportunité d’acheter. Source: comptes de la nation 1998, Insee
Source : Insee

INSEE
PREMIEREprix du matériel électronique s’est ac Les prix ont continué à baisser forte intégré au téléviseur) augmentent de
célérée (- 7 %). Les prix desédica m ment dans le matériel électronique et plus de + 52 %. Les achats de télévi
ments et des soins de santé ont eux l’informatique de loisirs ( tableau 2) et seurs et de magnétoscopes ont été
aussi ralenti. Seul les loyers ont légè ces baisses ont stimulé les ventes departiculièrement élevés avant la
rement accéléré en moyenne annuelle magnétoscopes, caméscopes, télévi Coupe du monde de football.
(+ 2,0 % après + 1,4 % en 1997). seurs et chaînes hi fi. Les Français ontLes ventes de micro ordinateurs au
plébiscité les produits les plus moder près des ménages ont pratiquement
nes. Ainsi, les ventes de téléviseurs à quintuplé en volume en quatre ans :Regain de croissance de
écran 16/9 progressent de + 67 % ; hausse de plus de 50 % en volume enl’automobile et fortes hausses
celles des combi télé (magnétoscope 1998 après + 42 % en 1997, + 30 %des autres biens durables
Les achats de véhicules ont connu
en 1998 une progression spectacu Évolution de la consommation des ménages par fonction
laire (+ 14,4 % en volume). Les aides
En %
gouvernementales avaient marqué les
Volume Prix Valeur
quatre dernières années : hausses
1998
Moyennesoutenues en 1994 et 1996 grâce à (milliards
annuelle 1996 1997 1998 1996 1997 1998l’instauration des « prime à la casse » de
92 98 francs)et « prime qualité », puis repli en 1997
( 14,6 %) avec la fin de la dernière me Alimentation et boissons non alcoolisées 0,7 0,0 0,9 0,9 0,8 1,8 1,8 691,1
Produits alimentaires 0,6 0,2 0,7 0,9 1,0 1,8 1,8 642,6sure de soutien. La remontée des im
dont : Pain et céréales 0,5 2,1 0,5 0,0 1,4 1,7 1,1 95,3matriculations par rapport à ce point
Viandes 0,1 -0,7 0,6 1,6 1,5 2,3 0,7 206,2bas a débuté au cours du deuxième
Poissons et crustacés 1,1 2,4 0,2 0,4 1,6 3,0 6,1 49,4semestre 1997 et a été particulière-
Lait, fromages et œufs 1,2 -2,0 1,0 2,6 0,8 0,7 0,6 94,3
ment élevée au troisième trimestre
Fruits et légumes 0,7 -0,5 0,7 0,3 0,5 1,3 4,1 112,4
1998 avec la sortie des nouveaux mo
Boissons non alcoolisées 2,3 2,5 3,3 1,2 1,2 2,2 1,1 48,5
dèles du « mondial de l’automobile ».
Boissons alcoolisées et tabac 0,3 0,4 2,0 2,3 4,6 4,9 2,2 163,4
Sur l’année, le nombre d’immatricula Boissons alcoolisées 1,0 0,8 0,5 2,5 1,9 2,1 1,4 81,3
tions de voitures particulières neuves Tabac 1,8 1,7 3,5 2,1 7,6 8,0 3,0 82,1
a augmenté de + 13,5 % et se situe àArticles d’habillement et chaussures 0,6 0,2 1,2 2,8 0,9 0,5 0,2 250,3
1,944 million (assez loin du record de Articles d’habillement 0,8 0,3 1,3 3,0 0,8 0,5 0,2 198,0
Chaussures 0,2 0,3 1,2 2,2 0,9 0,2 -0,2 52,31990 : 2,309 millions). Les immatricu
Logement, chauffage, éclairage 1,5 2,2 0,4 2,3 2,6 1,6 1,3 1136,8lations ont progressé de 16,1 % pour
dont : Location de logement 1,7 1,6 1,5 2,0 2,2 1,4 2,0 804,1les voitures françaises et de 10 % pour
Chauffage, éclairage 0,9 5,5 4,1 4,5 2,8 0,6 -2,4 184,6les marques étrangères.
Équipement du logement 0,7 0,9 1,3 3,6 2,1 1,2 1,1 301,5
Contrairement aux deux années pré
dont : Meubles, tapis -0,5 -0,7 -0,6 5,2 2,4 1,0 1,2 87,7
cédentes, la forte augmentation des
Appareils ménagers 1,6 0,2 2,4 3,8 0,5 0,4 1,2 47,6
immatriculations de motocycles
Santé (dépenses à la charge des ménages) 2,8 1,5 0,5 3,1 1,6 0,9 0,7 174,2
(+ 16,5 %) a plus concerné les gros dont : Médicaments 4,3 0,0 2,3 5,2 1,1 0,7 0,4 70,0
ses cylindrées que les moins de 125 Médecine non hospitalière 1,7 2,3 1,1 1,9 1,1 0,7 0,5 64,0
3cm . Toutefois, ces dernières repré Transport 1,0 2,5 -3,1 6,5 2,5 1,0 0,0 689,2
sentent désormais presque 50 % du dont : Achats de véhicules 0,8 11,3 -14,6 14,4 -1,2 -2,2 0,8 182,8
Carburants, lubrifiants 0,4 0,9 0,8 1,7 7,2 3,5 3,1 152,7marché. Elles avaient été dopées par
Services de transports 1,8 5,2 2,4 4,8 0,6 2,6 1,7 103,4la possibilité offerte depuis début
Communications 4,8 6,1 4,7 8,8 1,9 2,4 4,3 87,8juillet 1996 aux titulaires d’un permis
Loisirs et culture 2,1 0,8 2,4 5,8 1,2 -0,1 -0,5 403,8auto datant de plus de 2 ans, de piloter
dont : Appareils électroniques et informatiques 5,1 1,8 7,4 12,9 -3,2 -5,4 -6,7 76,63une moto ou un scooter de 125 cm .
Services culturels et récréatifs 3,0 3,1 2,8 5,6 3,4 1,7 1,7 163,9
En 1998, les ménages ont dépensé
Presse, livres et papeterie 1,3 4,7 2,6 0,9 1,7 0,7 0,7 62,0
davantage pour l’équipement de leur
Éducation (dépenses à la charge des ménages) 2,1 0,4 12,9 2,7 1,5 1,2 1,3 31,5
logement. Les achats de meubles, Hôtels, cafés et restaurants -0,1 -2,9 1,7 3,8 2,1 1,6 1,8 341,5
d’appareils électroménagers, d’ou Autres biens et services 1,3 3,8 1,9 2,7 1,4 3,4 2,0 387,6
tillage, etc. ont ainsi augmenté de dont : Soins personnels 1,0 3,3 1,7 3,7 2,2 2,0 1,2 109,0
+ 3,6 % en volume, après + 1,3 % en Action sociale 2,6 0,7 2,5 2,7 2,8 2,0 2,3 58,5
Assurances 0,9 1,7 1,8 2,8 -0,3 7,0 2,5 133,21997.
DÉPENSE DE CONSOMMATION DES MENAGES 1,1 1,3 0,2 3,4 1,9 1,4 0,94658,7L’ameublement a renoué avec la crois
1Dépense de consommation des ISBLSM 4,3 1,9 0,3 0,1 1,9 1,2 1,1 49,2sance (+ 5,2 %) après plusieurs an-
1Dépense de consommation des APU 2,4 1,3 2,0 2,8 1,8 1,1 1,0 1208,5nées de baisses. Quant au dynamisme
dont : Santé 2,6 2,1 1,3 2,9 1,4 1,1 1,0 474,9
de l’électroménager en 1998 (+ 3,8 %
Éducation 2,2 0,6 2,3 2,0 2,6 1,4 1,1 379,0
en volume après + 2,4 % en 1997), il
Consommation effective des ménages 1,4 1,3 0,5 3,3 1,9 1,4 0,9 5916,4
a touché aussi bien les gros appareils
1. Dépenses de consommation des institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) et des administrations
que le petit électroménager. publiques (APU) en biens et services individualisables.
Source: comptes de la nation 1998, Insee
¸en 1996 et + 70 % en 1995. Les fortes
La consommation dans le nouveau système de comptabilité nationale
baisses de prix ( 60 % en quatre ans)
Dans le nouveau système de comptabilité alors que la dépense de consommation seet l’expansion très rapide des produits
nationale (SEC 95), deux concepts de con limite aux dépenses que les ménages sup
multimédia dopent ce secteur. Les mé sommation finale sont distingués : la dé portent directement. L’écart entre les deux
nages ont dépensé plus de 8 milliards pense de consommation finale et la notions représente les remboursements de
consommation finale effective. La dépense sécurité sociale, les aides au logement, lesde francs cette année pour s’équiper.
de consommation finale des ménages dépenses de la collectivité en éducation, enL’engouement pour la téléphonie s’est
remplace le concept de consommation finale santé, etc.
encore développé en 1998, avec une du système précédent. Elle exclut les rem
demande soutenue de répondeurs, de boursements de sécurité sociale et certaines
Consommation base 80 et dépense de
allocations (logement) qui étaient aupara téléphones sans fil et la poursuite du
consommation base 95 en volumevant comptées dans le revenu et dans lasuccès du téléphone mobile. Au 31 dé
consommation. Ainsi seule la partie non
cembre, le marché français du télé remboursée des médicaments est elle
phone mobile comptait 11,2 millions de comptée en dépenses de consommation fi
nale. La consommation de médicamentsclients, contre 5,8 millions un an plus tôt.
augmentant plus vite que les autres dépen Au total, les dépenses de télécommuni
ses de consommation, la dépense de con
cations ont augmenté de + 9,3 % en vo
sommation évolue moins vite que la
lume, les prix ayant baissé. consommation (graphique). La consomma
tion finale effective des ménages recouvre
l’ensemble des biens et services qu’ils utili Les loisirs, les transports et le
sent effectivement (ou consomment) quelle
Source : comptes de la nation 1998, Inseetourisme en forte progression que soit la manière dont ils sont financés
Déjà sensible au niveau de l’équipe
+ 7,0 % en volume. Mais les Français(+ 3,1 %) que les ventes de vêtements
ment en matériel électronique, la pro
se sont également déplacés à l’étran féminins (+ 2,4 %). Le secteur de la
gression des dépenses a été
ger et y ont davantage dépensé chaussure a bénéficié de la même re
perceptible dans d’autres domaines
(+ 7,3 %). Dans les services, l’activité prise avec une hausse de 2,2 % après
touchant aux loisirs.
des hôtels, cafés et restaurants a re + 1,2 % en 1997.
Le commerce d’ articles de sport , ma
pris (+ 3,8 % en volume après + 1,7 %
tériel comme textile, a tiré un large
en 1997) en partie grâce aux dépen Rebond des dépenses de santéprofit de l’effet « Mondial ». Les servi
ses de ces touristes (en effet la dé
ces récréatifs et culturels, en particu
pense de consommation concerne Les dépenses de santé à la charge
lier les activités liées au sport, ont été
tous les ménages sur le territoire na des ménages avaient sensiblement
en forte progression en 1998. Les
tional, qu’ils soient résidents ou non). décéléré en 1994, 1995, 1996 et 1997
achats de jeux et jouets, quoiqu’en ra
On constate un déplacement de la avec respectivement 2,0 %, 3,3 %,
lentissement, ont crû de + 3,2 %
consommation vers les établisse 1,5 % et 0,5 % de hausse en volume
(après + 5,0 % en 1997). Le marché
ments dont les prix sont les plus bas. contre près de 4 % en moyenne les an
du camping car a effectué un bond en
Après une bonne année 1997, les nées précédentes. En 1998, elles ont
avant de + 20 %.
transports ferroviaires de voyageurs augmenté de + 3,1 %. Les dépenses
La fréquentation des salles de ciné
ont continué de progresser (+ 5,9 %). de médicaments ont connu une vive
ma s’est établie à 170,1 millions de
L’affluence touristique a favorisé cette progression (+ 5,2 % en volume). Les
spectateurs (en hausse de + 14,8 %).
expansion, ainsi que celle du transportdépenses auprès des médecins ont
C’est le meilleur score depuis 1987,
aérien (+ 5,7 % en volume). été plus sages (+ 1,9 % après 1,1 %
alimenté tant par l’essor des salles
Depuis plusieurs années le budget en 1997 en volume). D’autre part,
multiplexes que par le succès com
consacré aux services de coiffure est l’évolution du prix des dépenses de
mercial de films internationaux. La té
en déclin. Mais les soins d’esthétique santé reste très modérée : + 0,7 %
lévision n’est pas en reste. La hausse
corporelle retrouvent en 1998 le che après + 0,9 % en 1997.
de plus de 50 % du nombre des abon
min de la croissance et les dépenses
nés aux programmes audiovisuels dif
de parfumerie (+ 7,0 %), de bijoux et Énergie : prix en baisse,
fusés par satellite a engendré une
de montres (+ 5,5 %) sont en forte pro consommation en hausseprogression de + 8,6 % des dépenses
gression en volume.
pour les activités de télévision. Les
Les dépenses de chauffage et d’éclai
ventes de cassettes vidéos enregis
rage (+ 4,5 % en volume après 4,1 %Habillement : confirmation de
trées ont augmenté de 7,0 % en vo
en 1997) ont fortement augmenté.la hausse amorcée en 1997lume, grâce aux cassettes sur la
L’hiver 1998 a été plus froid que celui
coupe du monde et à la sortie du film
Après six années de baisse et une lé de 1997. De plus, les basses tempéra
« Titanic » en vidéo.
gère reprise en 1997, l’habillement a re tures de début décembre 1998, succé
La bonne affluence touristique, in
trouvé la faveur des ménages en 1998 .dant aux températures déjà froides de
duite entre autres par la coupe du
Les soldes, comme les années antérieu novembre, ont probablement entraîné
monde de football, a engendré un ex
res, ont rythmé les ventes et entraîné des achats de précaution de fioul do
cédent touristique en forte progres
une très légère baisse des prix ( 0,2 %).mestique en fin d’année dans la
sion (+ 6,6 %). Les dépenses des
Depuis deux ans, les ventes de vête- crainte d’un nouvel hiver rigoureux.
étrangers en France ont crû de plus de
ments masculins ont augmenté plus viteLa forte baisse des prix des produitspétroliers s’explique par la chute des accrue de seulement 1,5 % (après Pour comprendre
cours mondiaux, compensée en partie 3,4 % en 1997 et 2,3 % en 1996). La ces résultats
par la hausse du dollar et le relève consommation de boissons non alcooli
ment de la taxe intérieure sur les pro sées élaborées (boissons au cola et au
Les évaluations annuelles de la consommationduits pétroliers. La baisse a touché tres) s’est affirmée (+ 4,4 % après
des ménages font la synthèse de multiplesbeaucoup plus les fiouls ( 13,1 %) que+ 3,0 % en 1997). Après une hausse de
sources : résultats d’enquêtes et de panelsles carburants ( 3,1 %). La consom 4,6 % en 1997, les jus de fruits et de
auprès des ménages ou des commerçants,
mation de carburant a légèrement légumes ont progressé de + 1,1 %. La
statistiques du commerce extérieur et de pro
augmenté (+ 1,7 % en volume). Avec consommation de lait a redémarré duction. Les chiffres présentés ici sont établis
un parc de véhicules à moteur diesel (+ 2,0 %) et celle des produits laitiers adans un nouveau système de comptes, harmo
qui croît régulièrement, le gazole con poursuivi son développement (+ 3,0 %). nisé avec le système de comptes européens
(SEC 95). Les nouvelles séries sont dites éta tinue d’augmenter sa part de marché La consommation de boissons alcooli
blies selon la « base 95 ». Ce sont des estima (33,8 % du total des ventes de carbu sées a augmenté de + 2,5 % en vo
tions susceptibles d’être révisées en 2000.rants en 1998). Le supercarburant lume l’an dernier après avoir marqué
La notion de revenu utilisée ici est le revenu
sans plomb a également poursuivi sa le pas en 1997 ( 0,5 %) ; champagne
disponible brut des comptes nationaux. Pour
progression, pour atteindre 43,1 % et bière ont coulé à flots en cette an mesurer son pouvoir d’achat et, plus généra
des ventes de carburant en 1998. née de Coupe du monde (+ 4,3 % et lement, pour décrire les évolutions en
+ 3,6 % respectivement). moyenne annuelle des prix à la consomma
tion, on a retenu comme déflateur l’indice duLa politique de forte augmentation desConsommation alimentaire :
prix de l’ensemble de la dépense de consom prix du tabac menée depuis 1992 n’afaible croissance
mation finale des ménages de la comptabilitépas gardée la même ampleur en
nationale. Entre 1997 et 1998, en moyenne
Après une stagnation en 1996, due en1998 ; la hausse n’a été que de
annuelle, cet indice augmente de 0,9 %, con
grande partie à la crise de la « vache+ 3,0 %. Dans le même temps, après tre 0,7 % pour l’indice officiel des prix à la
folle », la consommation alimentaire six années de baisse consécutives, la consommation (IPC). Cet écart s’explique par
(hors tabac et hors alcool) a retrouvé consommation de tabac a repris : la différence de champ. L’agrégat de la comp
tabilité nationale a un champ plus vaste quele rythme modéré qui est le sien de + 2,1 % en volume.
l’IPC. En particulier, il intègre les loyers impu puis 1990 : + 0,9 % .
tés, l’autoconsommation alimentaire et les ser Les consommations de viande de porc
vices non marchands. Par ailleurs, les rabais
(+ 5,7 %) et de charcuterie (+ 4,7 %) Pour en savoir plus
spécifiques sur certains produits, difficiles à
ont augmenté assez fortement, béné prendre en compte dans les indices de prix
ficiant de la chute des prix à la produc Les comptes de la nation en 1998, Insee classiques, sont estimés forfaitairement dans
Première, n° 645, mai 1999.tion. Mais la consommation de bœuf a les comptes nationaux, qui se sont ainsi ponc
« Vingt ans après, la comptabilité natio tuellement écartés des sources de référence.baissé ( 3,1 %), comme celle de veau
nale s’adapte », Daniel Témam, Économie Les loyers imputés sont les loyers que paie ( 1,4 %) et celle de mouton ( 0,9 %).
et Statistique, n° 318, 1998. raient les propriétaires s’ils étaient locatairesHabituellement le recul de la consom
« Les nouvelles évaluations de biens et de leur logement.
mation de viande était compensé par services dans les comptes nationaux », Les dépenses de santé retracées dans la
Jean Pierre Berthier, Économie et Statisti un report vers la volaille, la charcuterie dépense de consommation des ménages com
que, n° 321 322, 1999.et les poissons. Les achats de volailles prennent les débours des ménages en ce do
« Les comptes des secteurs institution ont continué de progresser modéré maine (c’est à dire la dépense qui reste
nels : de la base 80 à la base 95 », Virginie
définitivement à la charge des ménages con ment (+ 1,0 %). Mais les ménages ont Madelin, Économie et Statistique, n° 321
trairement aux définitions de la base 1980 qui322, 1999.boudé les produits frais de la mer
comprenaient l’ensemble des dépenses y(- 2,0 % en volume) et les poissons Ces articles sont disponibles sur le site
compris les remboursements). Pour le posteInternet de l’Insee www.insee.frdécoupés ou en filets ( 0,2 %) en rai
santé de la dépense de consommation des
Les résultats complets sur la consomma son de hausses de prix ; ils se sont administrations publiques, le montant inscrit
tion des ménages des années 1990 à 1998
reportés sur les produits surgelés. représente d’une part les remboursements deseront publiés ultérieurement dans « La
Le printemps et l’été maussades ont la sécurité sociale en matière de santé et d’au consommation des ménages en 1998 », In
see Résultats Consommation modes de tre part l’ensemble des coûts d’hospitalisationfreiné la croissance de la consomma
vie. Les données détaillées de consomma publique.tion de boissons non alcoolisées tion des ménages pour les années 1990 à
Dans l’ensemble du texte, les volumes s’en (+ 1,2 % après + 3,3 % en 1997). La 1998 seront également disponibles sur dis
tendent aux prix de l’année précédente.quette.consommation des eaux de table s’est
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