La consommation des ménages en 2001

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En 2001, la dépense de consommation des ménages a augmenté de 2,6 % en volume, aux prix de l'année précédente (après + 2,5 % en 2000). Elle a été favorisée par la forte progression du pouvoir d'achat. La hausse des dépenses pour le matériel informatique et les biens et services de télécommunications est restée vive, moins forte cependant qu'en 2000. Les achats d'automobiles ont renoué avec une croissance soutenue, après une année de repli. Les dépenses en produits énergétiques, affectées par le renchérissement des prix pétroliers en 2000, ont augmenté à nouveau en 2001. Les services de transport ont ralenti, de même que les dépenses pour les hôtels-cafés-restaurants. Enfin, les dépenses alimentaires sont restées assez étales. L'Insee-Résultats sur la consommation des ménages change de formule. Pour la première fois, il rassemble : - un ouvrage papier comportant une analyse des résultats avec des tableaux synthétiques, - un cédérom contenant les tableaux annuels détaillés de consommation des ménages. En outre, les séries sont maintenant disponibles sur longue période : 1959-2001.
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Insee Résultats La consommation

des ménages en 2001
Économie
n° 4
Septembre 2002
« Synthèses des biens et services »
Section « Consommation des ménages »
Sources et méthodes
Introduction...............................................................3
La consommation dans le système de comptabilité
nationale SEC 95......................................................3
Nomenclatures.......................................................... 5
La notion de volume..................................................6
Bibliographie ............................................................. 7

Les données essentielles
L’analyse des résultats .............................................9
Les tableaux ........................................................... 28

Directeur
de la publication
Paul Champsaur
Le cédérom
Institut national
Présentation du cédérom........................................ 45 de la statistique
et des études Liste des tableaux................................................... 45
économiques

Direction générale
18 boulevard
Adolphe Pinard
75675 Paris cedex 14 Où et comment commander ?
Téléphone : 01 41 17 50 50
Fax : 01 41 17 66 66 Les produits de l’Insee............................................ 46
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La consommation des ménages en 2001



Cet Insee Résultat a été réalisé par la section "Consommation des ménages" de la division
"Synthèses des Biens et Services" de l'Insee. Élisabeth RIGNOLS en a dirigé la réalisation.

L’élaboration des séries annuelles de consommation et l’analyse des résultats ont été menées par :

Alimentation Élyane BLANCHE-BARBAT
Jacqueline ECHAMPE Christine MONCEAU

Habillement Aline BUARD Odile GROSMESNIL

Logement OdileGROSMESNIL
Élisabeth RIGNOLS

Equipement du logement Jean-François BARON
Aline BUARD
Odile GROSMESNIL Lionel MALEGUE

Santé Monique PAULY

Transports, culture et loisirs Jean-François BARON
Odile GROSMESNIL
ChristinMONCEAU

Communications Jean-François BARON Lionel MALEGUE

Autres biens et services Odile GROSMESNIL
Lionel MALEGUE

Les commentaires d’ensemble ont été rédigés par Élisabeth RIGNOLS.

Cette publication fait suite aux différents ouvrages annuels analysant la consommation des ménages
(voir bibliographie pages 6 à 8).
2ources et méthodes
Introduction
Pour la première fois, cet Insee-Résultats divisant la donnée en franc par 6,55957, valeur
consacré à la consommation des ménages du taux de change fixe euro/franc du 31
rassemble d’une part, en format papier, une décembre 1998. Ce calcul a été réalisé aussi
analyse de la consommation des ménages axée bien avant qu’après 1999 ; de cette façon, les
sur l’année 2001 accompagnée de tableaux évolutions ne sont pas affectées par le passage
synthétiques, d’autre part un cédérom à l’euro.
comportant les tableaux annuels détaillés de Les données des années 1959 à 2001 sont
consommation en séries longues (depuis 1959). publiées dans les concepts et nomenclatures de
L’« ouvrage papier » comporte donc nettement la base 95. La consommation des années 1959-
moins de tableaux que les numéros précédents ; 1999 l’est dans sa version définitive. Les chiffres
ces tableaux, ainsi que la documentation, sont en relatifs à l'année 2000 sont des estimations
outre moins détaillés. Par contre, les tableaux « semi-définitives » susceptibles d’être révisées
« habituels » sont disponibles sur le cédérom en 2003. La consommation de l'année 2001 est
avec une documentation développée. publiée ici dans sa première version dite
Pour la première fois également, tous les « provisoire » ; elle est susceptible d’être révisée
montants de consommation des ménages sont en 2003, puis en 2004.
exprimés en euros. Le passage des données en
francs aux données en euros a été obtenu en
La consommation
dans le système de comptabilité nationale SEC 95
Les comptes nationaux français en base 95 sont en nature des administrations », correspond aux
établis selon le système européen de remboursements de sécurité sociale, aux aides
comptabilité SEC 95. Dans ce nouveau système aux logements, aux dépenses des adminis-
de comptabilité nationale, qui remplace le trations en éducation, en santé, etc.
système élargi de comptabilité nationale (adapté
De la dépense de consommation finale du SEC 79) de la base 80, deux concepts de
des ménages... consommation finale sont distingués : la dépense
La consommation des ménages qui doit être de consommation finale et la consommation
évaluée est celle des ménages résidents, qu'elle finale effective. La dépense de consommation
ait lieu dans ou hors du territoire économique finale des ménages recouvre les dépenses
national. Selon le SEC 95, « on considère consacrées par les ménages résidents à
comme unités résidentes les ménages qui ont un l’acquisition de biens et services utilisés pour la
centre d’intérêt économique dans le pays, même satisfaction directe des besoins humains
s’ils se rendent à l’étranger pour une courte « individuels ». Alors que la dépense de
durée (moins d’un an) ». Le territoire économique consommation se limite aux dépenses que les
français inclut désormais les départements ménages supportent directement, la
d'outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, consommation finale effective des ménages
Réunion), mais exclut toujours Monaco et les recouvre l’ensemble des biens et services qu’ils
territoires d’outre-mer. utilisent effectivement (ou consomment) quelle
Pour des raisons statistiques, on ne peut évaluer que soit la manière dont ils sont financés. L’écart
dans un premier temps, par produits, qu'une entre les deux notions, les « transferts sociaux
La consommation des ménages en 2001 3 consommation territoriale, représentant l'ensem- gardiens d'immeubles), qui ont leur contrepartie
ble des achats effectués sur le territoire par des en production pour compte propre des ménages.
ménages résidents ou non. La consommation est La comptabilité nationale ne classe pas en
obtenue en retranchant la consommation des consommation l'achat et les gros travaux
non-résidents sur le territoire et en additionnant d'amélioration du logement, les intérêts liés à
la consommation des résidents hors du territoire. ceux-ci, les impôts. Elle ne retrace pas non plus
Les données nécessaires sont obtenues par un les achats de ménages à d'autres ménages :
traitement particulier de la balance des seules les marges commerciales des revendeurs
paiements. sont prises en compte. C'est notamment le cas
Les biens et services marchands constituent pour le poste « voitures d'occasion ». De plus, la
l’essentiel de la dépense des ménages ; ils dépense de consommation des ménages n’inclut
correspondent aux achats de biens neufs (sauf pas la valeur ajoutée domestique (préparation
les logements mais y compris les achats en des repas, travail ménager, aide aux enfants
leasing pour les automobiles), aux achats de dans leurs devoirs scolaire, bricolage…).
véhicules d'occasion (passant par le commerce),
… à la consommation finale effective et aux achats de services marchands. Ils
des ménages comprennent aussi l'autoconsommation de
Pour passer de la dépense de consommation produits alimentaires, les avantages en nature
des ménages à la consommation effective, il faut fournis par les employeurs à leurs salariés ou par
ajouter les transferts sociaux en nature versés l'armée aux militaires, les loyers « imputés » des
par les APU et ISBLSM, qui constituent une logements occupés par leurs propriétaires, qui,
dépense de consommation pour celles-ci. tous, viennent en contrepartie des revenus de
Les dépenses de consommation finale des même montant inclus dans le revenu disponible
administrations publiques sont subdivisées entre des ménages.
dépenses de consommation finale individu-Quand ces biens et services marchands sont
alisable (celles dont le consommateur effectif est utilisés par des entrepreneurs individuels pour
identifiable), santé et éducation pour l’essentiel, leur activité productive, on ne les prend pas en
et dépenses de consommation collective compte dans la consommation finale des
correspondant aux fonctions régaliennes des ménages. Pour les biens et services à usage
administrations : justice, défense, police, admini-mixte, on ne retient ici qu'une partie de leur
stration générale… valeur, proportionnelle à l'utilisation domestique
Les transferts sociaux en nature des admini-qui en est faite.
strations publiques aux ménages correspondent Les services non marchands pris en compte
aux dépenses de consommation finale individu-dans la dépense de consommation finale des
alisable de ces administrations. ménages comprennent tout d'abord les
La consommation effective des administrations paiements partiels des ménages aux
publiques ne comprend plus alors que les biens administrations publiques (APU) (hôpitaux,
et services inclus dans les dépenses de enseignement, musées, théâtres…) ou aux
consommation finale collective. institutions sans but lucratif au service des
L'ensemble de la dépense de consommation des ménages (ISBLSM) (séances de ciné-club,
spectacles amateurs, offices religieux…). S'y ISBLSM, qui est considéré comme individu-
alisable, constitue une consommation effective ajoutent les services domestiques fournis par le
des ménages. Il n'y a donc pas de personnel salarié employé par les ménages
consommation finale effective pour les ISBLSM. (employés de maison, nourrices, concierges et
4 La consommation des ménages en 2001
MENAGES ADMINISTRATIONS ISBLSM

PUBLIQUES
Dépenses de Dépenses collectives et
Dépenses de Dépenses de
consommation des individuelles des
consommation consommation des ISBLSM
ménages administrations publiques
Dépenses de
consommation des
ménages
+
Consommation Dépenses collectives des
Dépenses individuelles des
effective administrations publiques
APU
+
Dépenses de
consommation des ISBLSM
Nomenclatures
Les séries de consommation finale des individuelle des administrations publiques (APU).
ménages sont présentées dans trois nomen- Cette nomenclature regroupe, aux prix de quelques
clatures. Chacune d'elles est adaptée à un conventions, les produits, biens et services,
usage particulier. complémentaires c'est-à-dire simultanément
La première, la plus détaillée, est une nécessaires à la satisfaction d'un même besoin, ou
nomenclature de produits, comprenant 304 substituables c'est-à-dire alternatifs pour satisfaire
postes élémentaires. Elle classe les produits un même besoin. Par exemple, la fonction
selon une optique de processus de fabrication « transport » regroupe les achats de véhicules,
et matière de l'objet consommé (textile, bois, leurs frais d'entretien et de réparation, la
chimie,...). Elle distingue les biens des consommation de carburants, les dépenses de
services, le marchand du non marchand. transports ferroviaires, routiers, et enfin les
Elle s'articule avec les regroupements plus transports aériens.
agrégés utilisés dans les comptes nationaux : Une telle présentation se prête à l'étude du
niveau 118 ou niveau G, 40 ou niveau F, 16 ou comportement des ménages. Pour cette raison,
niveau E et 5 ou niveau D. Ces codes sont elle est utilisée dans les modèles de
indiqués en première colonne des tableaux. consommation, et dans les calculs d'élasticité de la
Cette nomenclature est à privilégier quand on consommation par rapport au revenu aussi bien
se réfère à la production, pour des études de qu'aux prix. Le plus souvent, les projections sont
marché, ou lors de comparaisons avec des faites selon cette nomenclature. On retiendra cette
chiffres d'affaires. présentation en particulier pour l'analyse de la
La deuxième est une nomenclature de consommation sur le long ou moyen terme.
fonctions. Elle correspond à un classement De plus, la nomenclature de fonctions présente
l'avantage d'être la nomenclature internationale selon les besoins auxquels la consommation
répond. Alimentation, boissons alcoolisées et COICOP. C'est pourquoi elle convient tout à fait
tabac, articles d'habillement et chaussures, aux comparaisons entre pays. Elle est ainsi utilisée
logement chauffage éclairage, équipement du dans les publications de l'ONU, de l'OCDE et ent, santé, transport, communications, d'Eurostat.
loisirs-culture, éducation, hôtels cafés et La troisième nomenclature se fonde sur le critère
restaurants, autres biens et services de durabilité, et oppose les biens durables aux
constituent les douze grandes fonctions. La biens fongibles. Elle distingue les biens des
fonction 13 représente les dépenses de services. Elle classe les biens en trois groupes :
consommation des institutions sans but lucratif biens durables importants (véhicules, meubles,
au service des ménages (ISBLSM) et la 14ème équipement ménager ou de loisir), biens semi-
regroupe les dépenses de consommation durables (textile, habillement) et biens non
La consommation des ménages en 2001 5 durables (alimentation, énergie). Cette ATC : autoconsommation
nomenclature est très utile pour l'analyse CCM : consommation commercialisable
conjoncturelle. A court terme, l'évolution du marchande
revenu des ménages, notamment, a des n.d. : non disponible
conséquences différenciées sur la NDA : non désigné ailleurs
consommation classée par durabilité. n.s. : non significatif
Un certain nombre d'abréviations sont utilisées
dans les nomenclatures des tableaux. Voici
leur signification :
La notion de volume
Du fait de la hausse des prix, la monnaie se prix relatifs varient fortement (matériel
déprécie au cours du temps. On peut corriger cet informatique). Les produits dont les prix augmen-
effet. On distingue pour cela les évolutions en tent plus vite que la moyenne auront une
« valeur » (évaluées à prix courants, sans pondération inférieure à celle des années
correction de l'effet de l'inflation) des évolutions récentes. Ces pondérations peu représentatives
en « volume », en intégrant une correction provoquent des distorsions dans l’évolution des
éliminant l'effet de l'inflation. A cette fin, on agrégats. Pour les éviter, le SEC 95 a choisi de
calcule la consommation d’une année aux prix de privilégier les comptes aux prix de l’année
l’année précédente. Sur le plan des principes, précédente chaînés.
l’opération est d’une parfaite simplicité : pour Avec les indices chaînés, une difficulté apparaît :
chaque poste élémentaire, on multiplie les ces calculs étant réalisés à tous les niveaux de
quantités de l’année considérée par les prix de nomenclature, aucune égalité comptable n’est
l’année précédente. A partir des chiffres ainsi plus respectée. Ainsi le total de la dépense de
obtenus, on peut ensuite évaluer des évolutions consommation finale des ménages n’est plus la
(ou des indices) entre deux années consécu- somme des dépenses poste par poste.
tives, dans lesquelles l’effet direct des hausses et Les coefficients budgétaires présentés dans cet
des baisses de prix est effacé. Les évolutions en Insee-Résultats se définissent comme la part de
volume sur plusieurs années sont ensuite consommation en valeur relative à un bien ou un
calculées par chaînage, c’est à dire en multipliant service particulier dans la consommation totale.
les indices obtenus pour chacune de ces années. On peut cependant calculer les coefficients
Pour la consommation des ménages le calcul est budgétaires en volume (aux prix de l’année
effectué pour tous les postes et à tous les précédente, chaînés, base 1995). Dans ce cas,
niveaux de détail. la déformation de la structure de la
Avec la base 1995 des comptes nationaux, les consommation qui résulte des différences entre
évolutions en volume calculées selon la méthode les évolutions des prix des produits est éliminée.
de l’année fixe ont été abandonnées car elles Mais la somme des coefficients budgétaires n’est
conservent la trace des prix relatifs de cette pas égale à 1.
année de référence. Or, dans certains cas, les

6 La consommation des ménages en 2001 Bibliographie

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La consommation des ménages en 2001 7 3. Méthodes, concepts 4. Projections de consommation, études
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s’adapte », Daniel Témam, Économie et des fiscalités indirectes : des effets limités pour
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8 La consommation des ménages en 2001 es données essentielles
L’analyse des résultats
La dépense de consommation finale des ménages a augmenté de 2,6 % en volume en 2001. Elle
a atteint 796,2 milliards d’euros à prix courants. Sa contribution à la croissance économique
(+ 1,8 %) s’est élevée à 1,4 point. La dépense des ménages est restée sur le rythme de hausse
de l’année précédente (+ 2,5 %). Elle a été favorisée par la forte progression du pouvoir
d’achat ; toutefois, les ménages ont également augmenté leur taux d’épargne, avec
l’accélération du revenu disponible brut mais aussi le retournement progressif du marché du
travail. Les dépenses en matériel informatique et en biens et services de télécommunications
ont été très dynamiques, un peu moins qu’en 2000 cependant. Les achats d’automobiles ont
renoué avec une croissance soutenue, tandis que les dépenses alimentaires sont restées assez
étales.
1. La consommation en 2001 :
une hausse toujours soutenue
Après les hausses particulièrement marquées de des ménages s’est donc améliorée : 67,7
1998 et 1999 (+ 3,4 % et + 3,2 % en volume, aux milliards d’euros après 62,8 milliards d’euros en
prix de l’année précédente), la dépense de 2000.
consommation des ménages avait décéléré en La stabilisation de la hausse en volume de la
2000 (+ 2,5 %). Elle est restée sur ce rythme en dépense des ménages est allée de pair avec
2001 : + 2,6 %. La dépense des ménages s’est celle des prix. Ils ont augmenté de 1,6 % en
cependant infléchie à l’automne sous l’effet du 2001, après + 1,5 %. Leurs évolutions diffèrent
ralentissement du revenu lié à la dégradation du toutefois selon les grands postes de consom-
marché du travail. mation. Ainsi, les prix des produits énergétiques
Sur l’ensemble de l’année, la dépense a été se sont retournés en 2001 (- 5,3 %), favorisant
soutenue par la vive progression du pouvoir une hausse des dépenses en volume (+ 1,7 %,
d’achat. Une croissance dynamique des revenus après - 2,8 %). A l’inverse, les prix de l’alimenta-
d’activité et des prestations sociales, ainsi que tion ont accéléré (+ 5,5 %, après + 2,3 %, hors
des allègements fiscaux ont favorisé la forte boissons alcoolisées et tabac), en particulier
hausse du revenu disponible brut (RDB) nominal ceux des viandes et des fruits et légumes ; les
(c’est-à-dire avant prise en compte de l’inflation) : achats alimentaires n’ont que très faiblement
+ 4,9 %, après + 4,3 % en 2000. Les prix à la progressé en volume (+ 0,6 %).
consommation continuant à évoluer modéré- Les prix des biens durables ont été quasiment
ment, le pouvoir d’achat a augmenté de 3,3 % stables (- 0,2 %, après - 1,4 %) et l’accélération
(après + 2,8 %). de ces dépenses en volume est due à la forte
Avec l’accélération du revenu disponible et le hausse des acquisitions d’automobiles neuves,
retournement progressif du marché du travail, les qui avaient diminué l’année précédente. Enfin,
ménages ont accru leur taux d’épargne, qui est dans le domaine des services, les prix des
passé de 15,5 % en 2000 à 16,1 % en 2001 hôtels-cafés-restaurants, de la réparation et des
(tableau 1). L’investissement en logement a transports en commun ont accéléré, ceux du
cependant reculé en volume (- 0,8 %), alors que petit entretien et réparation du logement se sont
son taux de croissance avait été supérieur à 3 % retournés à la hausse et ceux des télécommu-
au cours des trois années précédentes (+ 7,1 % nications ont un peu moins baissé qu’en 1999 et
en 1999, + 4,1 % en 2000). La capacité de 2000 ; les prix des services de santé ont ralenti.
financement, c’est-à-dire l’épargne financière,
La consommation des ménages en 2001 9 Tableau 1 - Variation du pouvoir d’achat du RDB* et taux d’épargne
Variation du pouvoir d’achat du RDB en % Taux d’épargne en %
1990 3,4 13,1
1991 1,8 14,0
1992 1,7 14,7
1993 0,4 15,6
1994 0,3 14,8
1995 2,7 16,0
1996 0,0 15,0
1997 1,5 16,1
1998 2,8
1999 2,8 15,3
2000 2,8 15,5
2001 3,3
* Déflateur : indice de prix de la dépense de consommation finale des ménages
Source : comptes nationaux, Insee

L’année 2001 a été marquée par une moindre Par grand groupe de durabilité, c’est, comme
fréquentation touristique, qui a pesé sur les depuis 1998, la consommation de biens durables
dépenses des hôtels-cafés-restaurants. Les importants qui a enregistré la hausse la plus forte
services de transport ont également nettement (tableau 3). Elle a été tirée en 2001 par les
décéléré. acquisitions d’automobiles neuves. Alors que ces
Les biens et services des « technologies de acquisitions avaient baissé en 2000, leur forte
l’information et de la communication » - progression a conduit à une accélération de
essentiellement le matériel informatique, les l’ensemble de la consommation de biens
téléphones et services de télécommunications, durables importants, alors même que les autres
les appareils de réception, d’enregistrement et de grandes composantes ont ralenti par rapport à
reproduction du son et de l’image - ont été très l’année précédente. Parmi les biens semi-
prisés par les ménages. Toutefois, leurs achats durables, les achats de jeux et jouets, de
ont ralenti par rapport aux années précédentes : matériel optique et photographique et, dans une
+ 13,4 % en volume en 2001, après + 22,1 % en moindre mesure, d’articles de sport et
2000 et + 24,6 % en 1999. Ils expliquent 0,4 point d’équipements automobiles ont été marqués. En
de la hausse en volume de l’ensemble de la revanche, la bijouterie et les instruments de
dépense des ménages. Les baisses de prix ont musique n’ont pas eu la faveur des ménages. La
été marquées, quoiqu’un peu moins que consommation de biens non durables a accéléré
précédemment. D’autres dépenses destinées du fait du retournement à la hausse des
aux loisirs ont fortement augmenté, les DVD dépenses d’énergie. Enfin, l’augmentation de la
(digital versatile disk), les appareils photos consommation de services est restée soutenue.
numériques, qui ont poursuivi leur vive Celle des services de santé a même été plus
progression, les CD audio enregistrés. Les importante que les années précédentes,
achats de camping-cars, de jeux et jouets, ainsi contrairement aux hôtels-cafés-restaurants, aux
que les dépenses consacrées au cinéma ont transports en commun et aux télécommuni-
également crû rapidement. cations, ces dernières dépenses augmentant
néanmoins toujours vivement.
10 La consommation des ménages en 2001

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