La consommation des ménages en 2003 - Une progression toujours modérée

De
Publié par

En 2003, la dépense de consommation des ménages augmente de 1,3 %, aux prix de l'année précédente, après + 1,5 % en 2002. Les prix continuent de croître au même rythme : + 2,1 % en moyenne annuelle, après + 1,9 %. La demande reste soutenue pour les biens et services des nouvelles technologies de l'information et de la communication, le marché ne semble pas avoir encore atteint son apogée. Les achats de bicyclettes sont en forte hausse, mais le marché de l'automobile est en berne. Les achats d'enregistrements sonores s'effondrent, sous l'effet de la concurrence des téléchargements ou d'un transfert d'achats vers les DVD. Les aléas climatiques - gel tardif et sécheresse - ont limité l'offre alimentaire et fait augmenter les prix et ils ont stimulé la consommation d'énergie. La politique de lutte contre le tabagisme par de fortes hausses du prix porte ses fruits avec une chute historique de la consommation.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 15
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

N° 973 - JUIN 2004
PRIX : 2,20€
La consommation des ménages
en 2003
Une progression toujours modérée
Olivier Simon, division Synthèses des biens et services, Insee
n 2003, la dépense de consomma- seconde fois en 25 ans, la contribution de la
dépense de consommation des ménages esttion des ménages augmente de
supérieure à la croissance elle-même. LesE1,3 %, aux prix de l'année précé-
ménages ont réduit leur taux d'épargne finan-
dente, après + 1,5 % en 2002. Les prix
cière, qui est passée de 7,9 % à 6,7 %
continuent de croître au même rythme : (tableau 1 et graphique 1).
+ 2,1 % en moyenne annuelle, après La progression des prix (+ 2,1 %) a été
+ 1,9 %. La demande reste soutenue pour accentuée par la hausse des prix du tabac
(+ 14,4 % ; encadré). La croissance des prixles biens et services des nouvelles tech-
dans l'alimentaire est restée à un niveau élevénologies de l'information et de la commu-
+ 2,3 %, sous la poussée du prix des fruits dont
nication, le marché ne semble pas avoir
l'offre a été réduite en raison du gel tardif de
encore atteint son apogée. Les achats de début avril. Les prix de certains services
bicyclettes sont en forte hausse, mais le publics ont également été relevés. Pour
marché de l'automobile est en berne. Les l'ensemble des services de transports, la
hausse est de 2,9 %. Elle est le fait de l'aug-achats d'enregistrements sonores s'effon-
mentation des tarifs ferroviaires (+ 3,5 %) etdrent, sous l'effet de la concurrence des
aériens (+ 5,6 %). La Poste, après sept ans de
téléchargements ou d'un transfert
pause, a été autorisée à augmenter le prix du
d'achats vers les DVD. Les aléas climati- ertimbre de 0,46 € à 0,50 € à partir du 1 juin
ques - gel tardif et sécheresse - ont limité 2003. Les prix des produits énergétiques
l'offre alimentaire et fait augmenter les repartent également à la hausse après deux
années de baisse.prix et ils ont stimulé la consommation
d'énergie. La politique de lutte contre le ta-
bagisme par de fortes hausses du prix Les«TIC »
porte ses fruits avec une chute historique toujours au cœur de la demande
de la consommation.
Les ménages continuent à être attirés par les
biens et services des technologies de l'informa-
La croissance de la dépense de consommation tion et de la communication (TIC). Toutefois, le
des ménages (définitions) pour les années dynamisme des achats continue à s'affaiblir :
2002 et 2003 s'inscrit dans la tendance + 8,1 % en volume, contre + 9,2 % en 2002,
observée au début des années 90. Les quatre + 11,2 % en 2001 et + 22,2 % en 2000. La
années de 1998 à 2001 avaient été marquées demande en biens et services de télécommuni-
par des croissances plus soutenues, de l'ordre cations se singularise, avec de fortes hausses
de 3 %. Cependant, la croissance de la dans les communications internet haut débit et
consommation en 2003 (+ 1,3 % en volume) mobiles. Les achats d'appareils de téléphonie
apparaît remarquable dans la mesure où le augmentent à nouveau (+ 20,3 %) après avoir
pouvoir d'achat n'a que très peu progressé baissé (- 16,8 %) en 2002.
(+ 0,3 % après + 2,3 % en 2001 et + 3,2 % en Les biens et services des TIC, qui pèsent pour
2001) et où le taux de chômage est à la 3,3 % dans la dépense des ménages, expli-
hausse, ce qui joue défavorablement sur la quent 0,3 point des 1,3 % de croissance de la
confiance des ménages. La consommation a dépense de consommation des ménages en
d'ailleurs été le principal moteur de la crois- 2003, dont plus de la moitié pour les télécom-
sance de l'économie française. Pour la munications.
INSEE
PREMIEREclimatiques avaient été au contraire pro- Consommation, prix, revenu et épargne
pices aux économies en 2002.Variation par rapport à l'année précédente en %
Les dépenses de location immobilière1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
1 (hors aides au logement) progressent deDépense de consommation en volume 0,1 3,4 3,2 2,7 2,6 1,5 1,3
Prix de la dépense de consommation 1,4 0,7 0,4 1,5 1,6 1,9 2,1 2,6 % en volume, comme en 2002. Elles
Pouvoir d'achat du revenu disponible brut 1,5 2,8 2,8 3,1 3,2 2,3 0,3
contribuent pour 0,3 point à la hausseTaux d'épargne (en % du revenu disponible brut) 16,1 15,6 15,3 15,7 16,2 16,8 15,8
Taux d'épargne financière (en % du revenu disponible brut) 7,7 6,9 6,7 7,3 7,2 7,9 6,7 globale de la dépense des ménages.
1. Prix de l'année précédente L'indice du coût de la construction
Source : comptes nationaux, Insee continue de croître sur un rythme élevé.
Malgré les achats massifs de réfrigérateurs
Évolution de la consommation de biens durables et congélateurs pendant la canicule (+ 11,6
Variation en volume par rapport à l'année précédente (en %) % de hausse pour 2003), les ménages
Poids dans la valeur continuent de réduire globalement leurs
de la dépense
1999 2000 2001 2002 2003 dépenses pour l'équipement du logement
de consommation
(tableau 3). Les acquisitions de meubles eten 2003 (%)
Automobiles 12,3 0,7 10,7 - 1,6 - 5,4 3,5 tapis ont ainsi fortement décru.
Automobiles neuves 13,2 - 2,8 9,2 - 3,8 - 7,9 2,5
1
Automobiles d'occasion 9,4 12,8 15,1 4,5 0,8 1,1
Téléviseurs 8,6 14,8 3,7 12,1 10,5 0,3
Les dépenses de santéRéfrigérateurs, congélateurs 8,6 6,7 - 0,3 2,4 11,6 0,2
Lave-linge 9,0 7,9 3,4 2,3 2,6 0,2 ralentissent légèrement
Meubles 1,1 2,3 - 0,3 - 6,7 - 6,1 1,4
2Autres biens durables 16,7 12,1 3,1 3,9 4,3 1,9
Les soins hospitaliers à la charge desEnsemble des biens durables 10,7 4,7 5,8 - 0,6 - 2,1 7,4
ménages augmentent plus modérément1. Véhicules de démonstration, véhicules appartenant aux loueurs, véhicules des ménages lorsque la vente est réalisée par
des intermédiaires (dans ce cas sont comptées uniquement les marges réalisées par l'intermédiaire). qu'en 2002 (+ 3,6 % au lieu de + 9,3 %),
2. Matériel téléphonique, magnétoscopes, lave-vaisselle, appareils de cuisson, caravanes, cycles et motocycles, etc. tout comme les soins non hospitaliers
Source : comptes nationaux, Insee
(+ 3,3 %, après + 4,0 % en 2002). À
l'inverse, les débours des ménages en pro- Dépense des ménages et pouvoir voitures particulières continue sa muta-
duits pharmaceutiques accélèrent en 2003
d’achat tion. Ainsi les achats de berlines tradition-
(+ 5,7 %). Après la hausse des prix des
nelles diminuent ; en contrepartie, deVariation par rapport à l'année précedente en % consultations des généralistes mi-2002, en3,5
nouvelles niches ont continué à se déve-Pouvoir d'achat du revenu3 2003 ce sont celles des spécialistes quidisponible brut lopper et à apparaître, telles les minispa-2,5 sont revalorisées. En définitive, la hausse
2 ces dont les ventes ont plus que doublé
des prix est de + 1,8 % pour l'ensemble des1,5 en 2003. Le marché des véhicules
1 dépenses de santé à la charge des ména-
d'occasion a, quant à lui, modestement
0,5 ges. La dépense de consommation des
progressé (+ 0,8 %). En définitive,0
administrations publiques en santé a nette-Dépense en volume
- 0,5 l'ensemble des achats de véhicules auto-
ment ralenti en volume, mais conserve un- 1 mobiles recule nettement:-5,4%en1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2003 niveau de croissance élevé (+ 3,7 % contre
2003 après - 1,6 % en 2002.
+ 6,0 % en 2002).Source : comptes nationaux, Insee
Le marché des deux roues bénéficie au
contraire d'une année bien orientée. Les
achats de bicyclettes continuent de croître
Photo numérique et DVDMarché de l'automobile
fortement pour la seconde année consécu-
dopent le marché des loisirsen berne, belle progression tive (+ 10,5 % après + 15,1 %). Les achats
pour les bicyclettes de cyclomoteurs et de motocycles progres-
La dépense de loisirs et culture continue
sent légèrement (+ 1,8 %) après une année
Après l'embellie de l'année 2001, la de croître avec un certain dynamisme
de baisse (- 2,9 %).
vente de voitures neuves (tableau 2) (+ 3,1 %). La vitalité des achats se mani-
s'inscrit de nouveau en baisse, feste surtout pour le matériel photo
accentuée en 2003 (- 7,9 % contre (+ 35 %), avec un doublement des
Les conditions climatiques- 3,8 % en 2002). Les achats continuent achats d'appareils numériques, dont les
stimulent la consommationà se déplacer vers les véhicules diesel, prix ont fortement baissé. De même, les
ce qui fait que, pour cette catégorie, ils d'énergie DVD sont toujours prisés par les ména-
sont restés stables. Ils représentent ges. À l'inverse, malgré des prix stables,
dorénavant 67,4 % des ventes de véhi- La consommation d'éclairage et de les achats d'enregistrements sonores
cules neufs et 43,1 % du parc de chauffage a nettement augmenté en reculent de 18,1 % (contre + 2,7 % en
voitures particulières. Les marques fran- 2003 (+ 4,4 %) en raison des aléas cli- 2002). Avec l'expansion rapide des
çaises sont plus touchées par la décélé- matiques : une fin d'hiver 2002-2003 accès à l’internet à haut débit, ils subis-
ration et représentent dorénavant, en rigoureuse et la canicule de l'été ont sent la concurrence des télécharge-
motorisation diesel et essence, un peu entraîné une hausse des consomma- ments. Les achats de CD reviennent
moins de 60 % du marché. Le parc de tions de gaz et d'électricité. Les aléas ainsi au niveau de 1996. À l'exception
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREde la vidéo musicale, la chute du mar- représentent en 2003 plus de8%des Baisse du rail et de l'aérien
ché frappe l'ensemble des supports ventes (contre un peu plus de4%en
Le transport ferroviaire baisse de 1,8 %.(single et album) et l'ensemble des 2002).
Il s'agit de la première baisse depuisrépertoires (national et international). La fréquentation des salles de cinéma,
1995, année fortement marquée par lesPour contrer la concurrence accrue des qui avait bénéficié d'une fin de siècle
grèves. L'environnement économiquetéléchargements, de plus en plus d'édi- prometteuse, vient de subir deux
n'était déjà pas favorable ; les mouve-teurs se lancent en effet dans la créa- années de baisse, tandis que le prix des
ments sociaux du second trimestre onttion de vidéos musicales, qui apportent entrées augmentait de 3 % par an.
de plus perturbé le trafic, tout comme laune valeur ajoutée par rapport au CD et Cette baisse est générale dans
canicule de l'été.qui ont, comme le DVD, l'avantage l'ensemble de l'Union européenne,
À l'instar du transport ferroviaire, lad'être pour l'instant moins copiées, pour cependant elle est plus marquée que la
dépense des ménages en transportsdes raisons techniques et économi- moyenne en France. La part de marché
aériens recule de 2,4 %. Le conflit enques. Les ventes de videos musicales des films nationaux est restée stable.
Irak, l'épidémie de SRAS et le contexte
économique, associés à une baisse de
l'offre (fin de l'activité d'Air Liberté) Évolution de la consommation des ménages par fonction
auront eu raison de la faible reprise
Poids dans Variation par rapport
amorcée en 2002 (+ 0,3 %).Valeurs
la valeur de à l'année précédente en %
2003 Alors que, pour la fin de siècle, l'excédentla dépense
en touristique avait fortement augmenté, ilde consom- Volume Prix
milliards
mation (%) est désormais revenu sous le niveau de
d'euros
1993 2003 2001 2002 2003 2001 2002 2003 1999. Le solde territorial baisse pour la
troisième année consécutive (- 14,9 % en
Alimentation et boissons non alcoolisées 15,8 14,6 0,6 1,4 0,0 5,6 2,7 2,3 125,0 volume après - 2,0 % en 2002 et - 3,5 %
Produits alimentaires 14,9 13,6 0,5 1,2 - 0,4 5,9 2,8 2,4 116,0
en 2001). Contrairement aux deux annéesdont : Pain et céréales 2,2 2,0 1,3 0,0 - 0,4 3,1 3,0 2,7 16,9
Viandes 4,9 4,2 - 0,7 2,1 - 0,6 8,2 1,6 1,1 36,1 précédentes, où la baisse ne concernait
Poissons et crustacés 1,1 1,1 1,0 - 0,6 0,9 3,6 2,9 1,7 9,0
que la fréquentation touristique sur le terri-Lait, fromages et oeufs 2,2 2,0 1,0 1,4 0,4 5,1 2,3 1,8 17,2
Fruits et légumes 2,6 2,4 0,2 0,7 - 2,7 8,6 5,1 3,6 20,6 toire français, en 2003 le ralentissement
Boissons non alcoolisées 0,9 1,1 2,6 2,9 5,3 1,7 1,1 2,0 9,0
s'étend aux dépenses des résidents fran-
Boissons alcoolisées et tabac 3,1 3,3 1,4 - 1,6 - 7,7 3,2 4,8 8,1 28,5
çais à l'étranger. Les dépenses des étran-Boissons alcoolisées 1,8 1,6 1,7 0,6 - 1,6 1,2 1,0 2,0 13,5
Tabac 1,3 1,8 1,0 - 3,5 - 13,2 5,2 8,4 14,4 15,0 gers en France diminuent encore de
Articles d'habillement et chaussures 6,4 4,6 0,2 - 0,4 0,4 0,7 0,9 - 0,4 39,0 7,3 % sous le coup de la désaffection de la
Articles d'habillement 5,1 3,6 - 0,1 - 0,2 0,5 0,5 0,7 - 0,5 30,7 clientèle américaine et japonaise péna-
Chaussures 1,3 1,0 1,2 - 1,5 0,2 1,4 1,8 - 0,1 8,3
lisée par un taux de change défavorable,
Logement, chauffage, éclairage 23,4 24,4 2,7 1,6 2,8 1,0 2,2 2,8 208,7
dont : Location de logement 16,3 17,5 2,0 2,6 2,6 0,8 2,6 2,8 149,4 tandis que les achats des Français à
Chauffage, éclairage 4,4 3,8 6,4 - 3,5 4,4 1,3 - 0,3 2,5 32,2 l'étranger se réduisent de 1,4 %. L'activité
Équipement du logement 6,7 6,0 0,4 - 0,6 - 0,4 2,2 1,4 1,2 51,4 des hôtels de tourisme stagne, celle des
dont : Meubles, tapis 2,0 1,5 -0,8 - 6,4 - 6,1 1,4 1,9 1,4 12,5
cafés et restaurants est en repli pour laAppareils ménagers 1,1 1,0 0,7 2,6 4,0 0,3 - 1,5 - 2,6 8,3
seconde année consécutive (- 3,3 %Santé 3,5 3,8 4,8 5,0 4,3 - 0,7 0,7 1,8 32,3
dont : Médicaments 1,3 1,6 6,9 3,8 5,7 - 0,3 - 0,5 0,2 13,5 après - 1,3 %).
Médecine non hospitalière 1,4 1,4 4,6 4,0 3,3 - 1,6 1,4 3,1 11,9
Transport 15,0 14,9 4,0 0,8 - 1,5 0,3 1,1 2,4 127,3
dont : Achats de véhicules 4,5 3,9 9,4 - 1,3 - 4,6 0,8 1,0 1,4 32,9
Carburants, lubrifiants 3,2 3,2 1,8 0,3 - 2,0 - 4,7 - 2,6 2,4 27,1 Stagnation globale
Services de transport 2,2 2,4 1,5 1,7 - 0,2 2,9 2,2 2,9 20,1 de l'habillement
Communications 1,8 2,5 12,0 9,4 7,1 - 3,4 - 2,0 - 0,9 21,0
et des soins personnelsdont : Services de télécommunications 1,5 2,2 13,5 10,8 7,7 - 3,7 - 2,3 - 1,2 18,8
Loisirs et culture 8,7 9,2 4,6 4,4 3,1 - 0,1 0,7 - 0,2 78,3
dont : Appareils électroniques et informatiques 1,8 1,8 9,2 11,1 7,1 - 4,2 - 5,2 - 5,9 15,4 Malgré une baisse des prix liée à la
Services culturels et récréatifs 3,0 3,9 4,1 3,3 3,7 0,2 2,8 1,7 33,3
montée en puissance des importations
Presse, livres et papeterie 1,6 1,2 2,3 -1,3 - 0,7 1,8 2,1 1,0 10,5
d'origine chinoise, les achats pourÉducation 0,6 0,6 1,3 3,4 2,5 1,9 1,4 3,1 5,5
Hôtels, cafés et restaurants 7,6 7,7 1,2 0,8 - 0,8 2,5 3,9 2,5 65,5 l'habillement stagnent : + 0,4 % en
Autres biens et services 7,3 8,4 2,9 0,8 6,8 2,3 2,7 2,6 71,4 volume. Parmi les distributeurs, seuls
dont : Soins personnels 2,4 2,4 0,6 0,9 0,3 3,6 3,8 3,4 20,7
les magasins populaires ont bénéficiéAction sociale 1,1 1,5 4,7 4,3 5,8 2,3 2,9 2,9 12,6
Assurances 2,2 2,9 0,6 0,3 7,4 1,6 2,3 2,7 24,4 d'une année bien orientée. Si le
Dépense de consommation des ménages 100,0 100,0 2,6 1,5 1,3 1,6 1,9 2,1 853,8 prêt-à-porter pour homme et femme a
1
Dépense de consommation des ISBLSM - - 14,6 2,2 3,4 1,0 1,4 0,7 10,7
2 connu une année difficile, les marchésDépense de consommation des APU - - 3,3 5,2 2,6 0,9 1,7 1,5 230,2
dont : Santé - - 5,3 6,0 3,7 0,5 1,8 1,8 113,9 des sous-vêtements homme et de la lin-
Éducation - - 1,0 4,0 0,9 1,0 1,3 0,7 68,2
gerie femme ont été soutenus.
Consommation effective des ménages - - 2,9 2,3 1,6 1,5 1,9 2,0 1 094,7
Depuis 1997, les dépenses en soins de
1. Dépenses de consommation des institutions sans but lucratif au service des ménages.
beauté et entretien corporel sont en
2. Dépenses de des administrations publiques en biens et services individualisables.
hausse constante. L'année 2003 neSource : comptes nationaux, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREdéroge pas à la règle avec une progres- Tabac : forte baisse de la consommation
sion de 2,9 %. À l'inverse, la coiffure
Depuis dix ans, la politique volontariste de compris au regard de ce qu'aurait pu lais-
connaît depuis 2000 une baisse
lutte contre le tabagisme a conduit à dou- ser attendre l'élasticité prix habituellement
continue de fréquentation. Malgré le
bler le prix relatif du tabac (prix obtenu en constatée (de 0,3 à 0,6). Toutefois, la
ralentissement de la hausse des prix, la corrigeant l'évolution des prix du tabac de chute est un peu surestimée : les consom-
baisse est de 3 % comme en 2002. l'indice des prix de la dépense de consom- mations calculées se basent sur les ventes
mation). En 2003 en particulier, cette poli- en France et ne comptabilisent donc pas
tique a pris la forme d'une très forte hausse les achats hors du circuit de distribution
des prix. La consommation de cigarettes habituel : achat à l'étranger lors d'unLa consommation alimentaire :
est ainsi passée sous le seuil de 4 cigaret- voyage par exemple ou achat d'origine illi-les effets de la sécheresse
tes par jour et par adulte. La baisse cite. De plus beaucoup de fumeurs ont en-
et du gel (-13,2 %) est particulièrement forte, y trepris d'arrêter de fumer suite à la hausse.
Moins de 4 cigarettes par jour en 2003En 2003, la consommation alimentaire
Nombre de cigarettes Prix relatif(hors boissons alcoolisées) est stable. 4
6,0Le climat a fortement marqué, de
5,8 3,5
manière directe ou indirecte, la consom-
5,6
3nombre de cigarettes / adultemation des ménages. 5,4 de +15ans / jour
Après une petite reprise, la consommation 2,55,2
5,0de viandes diminue légèrement, avec une 2
4,8baisse marquée pour la volaille (+ 2,4 %
1,54,6
pour les viandes de boucheries et d'abat-
4,4 1
prix relatif du tabactages, - 4,9 % pour la volaille). La canicule
4,2
0,5a provoqué une chute de la demande 4,0
0mais aussi de l'offre. Les porcs ont été 3,8
1968 1973 1978 1983 1988 1993 1998 2003affaiblis ; mal nourris, ils se sont moins
Sources : Altadis, Insee
bien reproduits. Quant aux volailles, les
naissances ont fortement baissé, les éle-
priétaires de leur résidence principale sevages de poulets et de dindes ont été achats de vins régressent fortement
versent implicitement à eux-mêmes.
décimés. La consommation de poissons (- 5,2 %) et ceux de champagnes et
Les consommations individualisables inclu-
frais a poursuivi sa baisse (- 1,7 % en mousseux modérément (- 1,6 %). La ses dans la dépense de consommation fi-
volume) mais à un rythme moins soutenu rigueur amorcée de la répression de nale des Administrations sont celles dont les
bénéficiaires peuvent être précisément défi-qu'en 2002. Depuis 1999, les ménages se l'alcool au volant a contribué à amoindrir
nis. C'est le cas en particulier des dépensestournent vers les préparations et conser- les achats de boissons alcoolisées et à
pour l'éducation et pour la santé.
ves de poissons (+ 2,4 % en 2003). transférer la consommation vers des
Dans l'ensemble du texte, les évolutions pré-
La consommation de fruits diminue forte- boissons au titrage plus faible. sentées sont en volume, aux prix de l'année
ment et celle des légumes se stabilise. précédente, sauf mention contraire.
Les conditions climatiques - gel tardif et Définitions
sécheresse - ont raréfié l'offre de fruits et Bibliographie
légumes et poussé les prix à la hausse.
Consommation effective des ménages :La canicule a aussi conduit à une forte
somme de la dépense de consommation « Les comptes de la Nation en 2003 - Au creuxhausse de la consommation de glaces et
des ménages et des consommations indivi- du cycle », Insee première n° 960, avril 2004.
sorbets (+ 12,8 %). De même les achats de
dualisables incluses dans la dépense de « L'économie française - Comptes et dos-
jus de fruits et de légumes ont fortement consommation finale des Administrations. siers », édition 2004/2005, Collection Réfé-
progressé (+ 5 %) ainsi que ceux des eaux La dépense de consommation des ménages rences, Insee, juin 2004.
se limite aux dépenses que les ménages « La consommation des ménages en 2003 »,et boissons rafraîchissantes (+ 8,4 %).
supportent directement. Elle comprend la Insee Résultats (cédérom inclus), à paraîtreLa consommation de boissons alcooli-
part des dépenses de santé, d'éducation, de juillet 2004.
sées subit une baisse sensible (- 1,6 %).
logement, restant à leur charge, après rem- « Boissons alcoolisées : 40 ans de baisse de
Alors que cidre et bière semblent retrou- boursements éventuels. On y inclut aussi consommation », Insee première n° 966, mai
ver l'engouement du consommateur, les les loyers imputés, que les ménages pro- 2004.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publication)
Vous pouvez vous abonner gratuitement aux avis de parution dans http://www.insee.fr/fr/ppp/abonnement/abonnement.asp#formulaire
Direction Générale :BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE
18, Bd Adolphe-Pinard
75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :
Jean-Michel Charpin
OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE - Tarif 2004 Rédacteur en chef :
Daniel TemamAbonnement annuel = 70€ (France) 87€ (Étranger)
Rédacteurs : R. Baktavatsalou,
C. Benveniste, C. Dulon,Nom ou raison sociale : ________________________ Activité : ____________________________
A.-C. Morin
Adresse : ___________________________________________________________________
Maquette : CR
______________________________________ Tél : _______________________________ Code Sage IP04973
ISSN 0997 - 3192Ci-joint mon règlement en Euros par chèque à l’ordre de l’INSEE : __________________________________€.
© INSEE 2004
Date : __________________________________ Signature
INSEE
PREMIERE

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.