La consommation des ménages en 2004 - Base 2000

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En 2004, la dépense de consommation des ménages a augmenté de 2,0 % en volume, aux prix de l'année précédente (après + 1,4 % en 2002). La demande des ménages a été particulièrement dynamique pour les biens durables sous l'impulsion des achats d'automobiles, qui ont redémarré, et du matériel informatique et audiovisuel. Le rebond d'activité pour l'automobile a aussi été observé pour les services de transports. La croissance de la demande en biens et services des technologies de l'information est toujours dynamique mais affecte certains autres loisirs comme les ventes de CD ou encore l'ensemble du secteur de la photo argentique. Les dépenses pour le logement et son équipement ont été soutenues. Quant aux consommations alimentaires et vestimentaires, elles progressent peu, malgré une certaine stabilité des prix. Les comptes nationaux sont dorénavant publiés dans les nouvelles références dites de la base 2000, succédant à la base 1995. Ce changement de base entraîne une révision des niveaux de la consommation des ménages et de son évolution. Cet Insee Résultats contient ces nouvelles séries. Cette publication sur la consommation des ménages rassemble : - un ouvrage papier comportant une analyse des résultats avec des tableaux synthétiques, - un cédérom contenant les tableaux annuels détaillés de consommation des ménages. Les séries sont disponibles sur la période 1959-2004.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Insee Résultats La consommation des ménages

en 2004 - base 2000
Société
N° 40
Août 2005
« Synthèses des Biens et Services »
Section « Consommation des ménages »
Sources et méthodes
Introduction...............................................................3
La consommation dans le système de comptabilité
nationale SEC 95......................................................3
Nomenclatures ......................................................... 5
La notion de volume .................................................5
Bibliographie.............................................................7

Les données essentielles
L’analyse des résultats .............................................9
Les tableaux ...........................................................30

Directeur
de la publication
Jean-Michel Charpin
Le cédérom
Institut national
Présentation du cédérom........................................48 de la statistique
et des études Liste des tableaux...................................................48
économiques

Direction générale
18 boulevard
Adolphe Pinard 75675 Paris cedex 14
Téléphone : 01 41 17 50 50
Fax : 01 41 17 66 66
www.insee.fr



Impression
Jouve

© Insee 2005

La consommation des ménages en 2004 - base 2000


Cet Insee Résultat a été réalisé par la section "Consommation des ménages" de la division
"Synthèses des Biens et Services" de l'Insee. Olivier Simon en a dirigé la réalisation.

L’élaboration des séries annuelles de consommation et l’analyse des résultats ont été menées par :

Alimentation Danielle BESSON
Élyane BLANCHE-BARBAT BrigitteLAROCHETTE

Habillement Régis ARTHAUTRosineDEVILLAIRE

LogementARTHAUT
OlivierSIMON

Equipement du logement Régis ARTHAUTRosineDEVILLAIRE

Santé Olivier SIMON

Transports, culture et loisirs RégisARTHAUT
Danielle BESSONRosineDEVILLAIRE Allaoui MIRGHANE
Communications Régis ARTHAUT
Rosine DEVILLAIRE Allaoui MIRGHANE

Autres biens et services Régis ARTHAUTAllaoui MIRGHANE
Olivier SIMON

Les commentaires d’ensemble ont été rédigés par Olivier SIMON.
Les graphiques ont été réalisés par Élyane BLANCHE-BARBAT.
Cette publication fait suite aux différents ouvrages annuels analysant la consommation des ménages
(voir bibliographie pages 7 et 8).
2 La consommation des ménages en 2004 ources et méthodes
Introduction
Cet Insee-Résultats consacré à la consomma- à une meilleure évaluation de la consommation
tion des ménages rassemble d’une part, en des ménages pour les biens et services des
format papier, une analyse de la consommation technologies de l’information et de la
des ménages axée sur l’année 2004 communication (TIC).
accompagnée de tableaux synthétiques, d’autre En outre, la consommation des ménages intègre
part un cédérom comportant les tableaux dorénavant des dépenses en services
annuels détaillés de consommation en séries d'intermédiation financière indirectement
longues (depuis 1959). Cette édition, la mesurés (SIFIM). Elles sont intégrées à la
quatrième à paraître sous cette forme, est la consommation des ménages et affectent l’indice
première dans les références de la base 2000, du prix de la dépense de consommation. En
qui succède à la base 1995. valeur, elles varient beaucoup d’une année sur
Ce changement de base entraîne une révision l’autre, en fonction des taux d’intérêt. En volume,
des niveaux de la consommation des ménages les consommations y compris SIFIM et hors
et de leur évolution par rapport aux publications SIFIM évoluent de façon très proche. Toute la
précédentes. Il a permis de mobiliser des variabilité se reporte ainsi sur l’indice de prix de
sources actualisées ou non encore exploitées. la dépense de consommation y compris SIFIM.
Ces nouvelles sources ont abouti, en particulier,
La consommation
dans le système de comptabilité nationale SEC 95

Les comptes nationaux français en base 2000 De la dépense de consommation finale des
sont établis selon le système européen de ménages...
comptabilité SEC 95. Dans ce système de
comptabilité nationale, deux concepts de La consommation des ménages qui est évaluée
consommation finale sont distingués : la est celle des ménages résidents, qu'elle ait lieu
dépense de consommation finale et la dans ou hors du territoire économique national.
consommation finale effective. La dépense de Selon le SEC 95, « on considère comme unités
consommation finale des ménages recouvre les résidentes les ménages qui ont un centre
dépenses consacrées par les ménages d’intérêt économique dans le pays, même s’ils
résidents à l’acquisition de biens et services se rendent à l’étranger pour une courte durée
utilisés pour la satisfaction directe des besoins (moins d’un an) ». Le territoire économique
humains « individuels ». Alors que la dépense français inclut les départements d'outre-mer
de consommation se limite aux dépenses que (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion),
les ménages supportent directement, la mais exclut Monaco et les territoires d’outre-mer.
consommation finale effective des ménages Pour des raisons statistiques, on ne peut évaluer
recouvre l’ensemble des biens et services qu’ils dans un premier temps, par produits, qu'une
utilisent effectivement (ou consomment), quelle consommation territoriale, représentant
que soit la manière dont ils sont financés. L’écart l'ensemble des achats effectués sur le territoire
entre les deux notions, les « transferts sociaux par des ménages résidents ou non. La
en nature des administrations et des institutions consommation nationale est obtenue en
sans but lucratif au service des ménages », retranchant la consommation des non-résidents
correspond aux remboursements de sécurité sur le territoire et en additionnant la
sociale, aux aides au logement, aux dépenses consommation des résidents hors du territoire.
des administrations en éducation, en santé, etc. Les données nécessaires sont obtenues à un
niveau qui reste agrégé par un traitement
particulier de la balance des paiements.
La consommation des ménages en 2004 3 Les biens et services marchands constituent ceux-ci, les impôts. Elle ne retrace pas non plus
l’essentiel de la dépense des ménages ; ils les achats de ménages à d'autres ménages :
correspondent aux achats de biens neufs (sauf seules les marges commerciales des revendeurs
les logements mais y compris les achats en sont prises en compte. C'est notamment le cas
leasing pour les automobiles), aux achats de pour le poste « voitures d'occasion ». De plus, la
véhicules d'occasion (passant par le commerce dépense de consommation des ménages
ou en provenance d’autres secteurs n’inclut pas la valeur ajoutée domestique
institutionnels), et aux achats de services (préparation des repas, travail ménager, aide
marchands. Ils comprennent aussi l'auto- aux enfants dans leurs devoirs scolaires,
consommation de produits alimentaires, les bricolage).
avantages en nature fournis par les employeurs
à leurs salariés ou par l'armée aux militaires, les … à la consommation finale effective des
loyers « imputés » des logements occupés par ménages
leurs propriétaires, qui, tous, viennent en
contrepartie des revenus de même montant Pour passer de la dépense de consommation
inclus dans le revenu disponible des ménages. des ménages à la consommation effective, il faut
Quand ces biens et services marchands sont ajouter les transferts sociaux en nature versés
utilisés par des entrepreneurs individuels pour par les APU et ISBLSM, qui constituent une
leur activité productive, on ne les prend pas en dépense de consommation pour celles-ci.
compte dans la consommation finale des Les dépenses de consommation finale des
ménages. Pour les biens et services à usage administrations publiques sont subdivisées en
mixte, on ne retient ici qu'une partie de leur dépenses de consommation finale
valeur, proportionnelle à l'utilisation domestique individualisable (celles dont le consommateur
qui en est faite. effectif est identifiable), santé et éducation pour
Les services non marchands pris en compte l’essentiel, et dépenses de consommation
dans la dépense de consommation finale des collective correspondant aux fonctions
ménages comprennent tout d'abord les régaliennes des administrations : justice,
paiements partiels des ménages aux défense, police, administration générale….
administrations publiques (APU) (hôpitaux, Les transferts sociaux en nature des
enseignement, musées, théâtres) ou aux administrations publiques aux ménages
institutions sans but lucratif au service des correspondent aux dépenses de consommation
ménages (ISBLSM) (séances de ciné-club, finale individualisable de ces administrations.
spectacles amateurs, offices religieux). S'y La consommation effective des administrations
ajoutent les services domestiques fournis par le publiques ne comprend plus alors que les biens
personnel salarié employé par les ménages et services inclus dans les dépenses de
(employés de maison, nourrices, concierges et consommation finale collective.
gardiens d'immeubles), qui ont leur contrepartie L'ensemble de la dépense de consommation
en production pour compte propre des ménages des ISBLSM, qui est considéré comme
(réputés producteurs puisque employeurs). individualisable, constitue une consommation
La comptabilité nationale ne classe pas en effective des ménages. Il n'y a donc pas de
consommation l'achat et les gros travaux consommation finale effective pour les ISBLSM.
d'amélioration du logement, les intérêts liés à

MENAGES ADMINISTRATIONS ISBLSM

PUBLIQUES
Dépenses collectives et
Dépenses de Dépenses de consommation Dépenses de
individuelles des
consommation des ménages consommation des ISBLSM
administrations publiques
Dépenses de consommation
des ménages
+
Consommation Dépenses individuelles des Dépenses collectives des

effective APU administrations publiques
+
Dépenses de consommation
des ISBLSM
4 La consommation des ménages en 2004 Nomenclatures
Les séries de consommation finale des ménages même besoin, ou substituables c'est à dire
sont présentées dans trois nomenclatures. alternatifs pour satisfaire un même besoin. Par
Chacune d'elles est adaptée à un usage exemple, la fonction « transport » regroupe les
particulier. achats de véhicules, leurs frais d'entretien et de
La première, la plus détaillée, est une réparation, la consommation de carburants, les
nomenclature de produits, comprenant 305 dépenses de transports ferroviaires, routiers, et
postes élémentaires. Elle classe les produits enfin les transports aériens.
selon une optique de processus de fabrication et Une telle présentation se prête à l'étude du
la matière de l'objet consommé (textile, bois, comportement des ménages. Pour cette raison,
chimie,...). Elle distingue les biens des services, elle est utilisée dans les modèles de
le marchand du non marchand. consommation, et dans les calculs d'élasticité de
Elle s'articule avec les regroupements plus la consommation par rapport au revenu aussi
agrégés utilisés dans les comptes nationaux : bien qu'aux prix. Le plus souvent, les projections
niveau 118 ou niveau G, 40 ou niveau F, 16 ou sont faites selon cette nomenclature. On
niveau E et 5 ou niveau D. Ces codes sont retiendra cette présentation en particulier pour
indiqués en première colonne des tableaux. l'analyse de la consommation sur le long ou
Cette nomenclature est à privilégier quand on se moyen terme.
réfère à la production, pour des études de De plus, la nomenclature de fonctions présente
marché, ou lors de comparaisons avec des l'avantage d'être la nomenclature internationale
chiffres d'affaires. COICOP. C'est pourquoi elle convient tout à fait
La deuxième est une nomenclature de fonctions. aux comparaisons entre pays. Elle est ainsi
Elle correspond à un classement selon les utilisée dans les publications de l'ONU, de
besoins auxquels la consommation répond. l'OCDE et d'Eurostat.
Alimentation, boissons alcoolisées et tabac, La troisième nomenclature se fonde sur le critère
articles d'habillement et chaussures, logement de durabilité, et oppose les biens durables aux
chauffage éclairage, équipement du logement, biens fongibles. Elle distingue les biens des
santé, transport, communications, loisirs-culture, services. Elle classe les biens en trois groupes :
éducation, hôtels cafés et restaurants, autres biens durables importants (véhicules, meubles,
biens et services constituent les douze grandes équipement ménager ou de loisir), biens semi-
fonctions. La fonction 13 représente les durables (textile, habillement) et biens non
dépenses de consommation des institutions durables (alimentation, énergie). Cette
sans but lucratif au service des ménages nomenclature est très utile pour l'analyse
ème
(ISBLSM), la 14 regroupe les dépenses de conjoncturelle. A court terme, l'évolution du
consommation individuelle des administrations revenu des ménages, notamment, a des
ème
publiques (APU) et la 15 la correction conséquences différenciées sur la
territoriale. Cet agrégat représente le solde des consommation classée par durabilité.
dépenses des résidents hors du territoire et des Un certain nombre d'abréviations sont utilisées
dépenses des non-résidents sur le territoire. Il dans les nomenclatures des tableaux. Voici leur
permet de passer d’une consommation signification :
territoriale à une consommation des ménages ATC : autoconsommation
(i.e. résidents). CCM : consommation commercialisable mar-
Cette nomenclature regroupe, au prix de chande
quelques conventions, les produits, les biens et n.d. : non disponible
les services complémentaires c'est-à-dire NDA : non désigné ailleurs
simultanément nécessaires à la satisfaction d'un n.s. : non significatif

La notion de volume
Du fait de la hausse des prix, la monnaie se calcule la consommation d’une année aux prix
déprécie au cours du temps. On peut corriger de l’année précédente. Sur le plan des
cet effet. On distingue pour cela les évolutions principes, l’opération est d’une parfaite
en « valeur » (évaluées à prix courants, sans simplicité : pour chaque poste élémentaire, on
correction de l'effet de l'inflation) des évolutions multiplie les quantités de l’année considérée par
en « volume », en intégrant une correction les prix de l’année précédente. A partir des
éliminant l'effet de l'inflation. A cette fin, on chiffres ainsi obtenus, on peut ensuite évaluer
La consommation des ménages en 2004 5des évolutions (ou des indices) entre deux Avec les indices chaînés, une difficulté apparaît :
années consécutives, dans lesquelles l’effet ces calculs étant réalisés à tous les niveaux de
direct des hausses et des baisses de prix est nomenclature, aucune égalité comptable n’est
effacé. Les évolutions en volume sur plusieurs plus respectée. Ainsi le total de la dépense de
années sont ensuite calculées par chaînage, consommation finale des ménages n’est plus la
c’est à dire en multipliant les indices obtenus somme des dépenses poste par poste.
pour chacune de ces années. Pour la Les coefficients budgétaires présentés dans cet
consommation des ménages le calcul est Insee Résultats se définissent comme la part de
effectué pour tous les postes et à tous les consommation en valeur relative à un bien ou un
niveaux de détail. service particulier dans la consommation totale.
Avec la base 2000, comme avec la base 1995 Suivant les nomenclatures, ces coefficients
des comptes nationaux, les évolutions en seront calculés par rapport à la consommation
volume calculées selon la méthode de l’année effective ou par rapport à la dépense de
fixe ont été abandonnées car elles conservent la consommation des ménages. On peut
trace des prix relatifs de cette année de cependant calculer les coefficients budgétaires
référence. Or, dans certains cas, les prix relatifs en volume (aux prix de l’année précédente,
varient fortement (matériel informatique). Les chaînés, base 2000). Dans ce cas, la
produits dont les prix augmentent plus vite que déformation de la structure de la consommation
la moyenne auront une pondération inférieure à qui résulte des différences entre les évolutions
celle des années récentes. Ces pondérations des prix des produits est éliminée. Mais la
peu représentatives provoquent des distorsions somme des coefficients budgétaires n’est pas
dans l’évolution des agrégats. Pour les éviter, le égale à 1.
SEC 95 a choisi de privilégier les comptes aux
prix de l’année précédente chaînés.
6 La consommation des ménages en 2004
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8 La consommation des ménages en 2004 es données essentielles
L’analyse des résultats
La dépense de consommation finale des ménages a augmenté de 2,0 % en volume en 2004. Elle a
atteint 901,2 milliards d’euros à prix courants. Sa contribution à la croissance économique en
volume (+ 2,3 %) s’est élevée à 1,1 point. La croissance de la consommation a été favorisée par
une légère reprise du pouvoir d’achat des ménages (+ 1,4 %). Mais c’est en réduisant leur
épargne, pour la seconde année consécutive, que les ménages ont financé une partie de leur
consommation. Ainsi, leur taux d’épargne est de 15,4 % en 2004 contre 16,0 % en 2003. Le
surcroît de croissance entre 2003 (+ 1,4 %) et 2004 est dû à la reprise de la demande en
transports. Les biens et services des technologies de l’information et de la communication ont
aussi été des moteurs de la croissance, comme les dépenses pour le logement et son
équipement. L’assurance-vie continue son essor. Les dépenses alimentaires ne progressent que
légèrement, leur prix se stabilise. La baisse de la consommation de tabac, sous l’influence d’une
forte hausse des prix, s’est accentuée.
1. La consommation en 2004 :
Transports, TIC et logement
Avec une augmentation de la dépense de Le surcroît de croissance du revenu disponible
consommation des ménages de 2,0 % en brut n’aura pas suffi à financer l’augmentation de
volume, l’année 2004 marque la fin de trois la consommation des ménages qui ont dû puiser
années de décélération de la croissance. Cette dans leur épargne.
croissance se situe légèrement au-dessus de la Le taux d’épargne (tableau 1) des ménages a
moyenne des quinze dernières années (+ 1,8 %) baissé pour la seconde année consécutive,
mais nettement en dessous des croissances passant de 16,9 % en 2001 à 16 % en 2003,
observées de 1998 à 2002. Le revenu disponible puis 15,4% en 2004. L’investissement des
brut progresse de + 3,2 % en valeur contre ménages en logement est toujours dynamique
+ 1,7 % en 2003. Le pouvoir d’achat du revenu avec une croissance de + 2,9 % en volume
disponible brut des ménages augmente de après + 3,6 % en 2003. Il est stimulé par des
+ 1,4 % après + 0,4 % en 2003, malgré taux d’intérêt très favorables. Au final, la
l’accélération relative des prix (+ 1,8 % en 2004, capacité de financement, c’est-à-dire l’épargne
+ 1,3 % en 2003) provoquée par l’intégration financière des ménages, continue de se réduire :
dans le périmètre de la consommation des 63,9 milliards d’euros, après 70,9 milliards
ménages de dépenses de services d’intermé- d’euros en 2003. En trois ans, elle aura perdu
diation financières indirectement mesurées (cf. plus d’un quart de sa valeur.
infra). La masse salariale (+ 2,8 % en 2004 L’accélération apparente des prix entre 2003 et
contre + 2,0 % en 2003), malgré la faible 2004 est à minimiser. En effet dans les
croissance de l’emploi, a bénéficié de la nouvelles références de la base 2000, le
revalorisation du salaire minimum (+ 5,8 %). Les périmètre de la consommation des ménages
revenus du patrimoine (y compris loyers) ont intègre des dépenses de services d’intermé-
contribué pour un point à la croissance du diation financières indirectement mesurés
revenu disponible des ménages après y avoir (introduction). Hors prise en compte de ces
contribué négativement pour - 0,2 point en 2003. dépenses, les prix augmentent de 2,0 %, en
Les revenus financiers se sont accrus de 2004 comme en 2003. Les prix continuent tout
+ 3,5 %, grâce à la croissance des dividendes de même à croître sur un rythme soutenu. La
distribués par les entreprises, après une année hausse de prix des loyers engendre un quart de
2003 morose. En 2004, en revanche, la baisse l’évolution de l’indice des prix de la dépense de
des indemnités d’assurance, liée au recul de la consommation des ménages soit 0,5 point alors
sinistralité, a pesé sur l’évolution du revenu que l’augmentation du prix du tabac (+ 24,5 %),
d’après les concepts de la comptabilité liée à l’objectif de santé publique de baisse de la
nationale. consommation, contribue, à elle seule, à 0,3
point de croissance de cet indice.
La consommation des ménages en 2004 9
Tableau 1 - Variation du pouvoir d’achat du revenu disponible brut (RDB)* et taux d’épargne
* Déflateur : indice de prix de la dépense de consommation finale des ménages
Variation du pouvoir d’achat du RDB en % Taux d’épargne en %
1994 -0,1 15,4
1995 2,8 16,4
1996 0,0 15,0
1997 1,5 15,9
1998 3,3 15,5
1999 3,2 15,2
2000 3,4 15,1
2001 3,4 15,8
2002 3,6 16,9
2003 0,4 16,0
2004 1,4 15,4
Source : comptes nationaux base 2000, Insee
Les évolutions de prix sont très variables selon se redresse fortement (+ 6,0 %) après trois
les grands postes de consommation, mais dans années d’atonie liées à un contexte géopolitique
l’ensemble les services contribuent plus fortement défavorable (épidémie de SRAS, conflit en Irak,
à l’augmentation des prix que les biens. Les prix risques terroristes). Les biens et services des
dans l’alimentaire (hors tabac et boissons technologies de l’information et de la
alcoolisées) ont nettement ralenti (+ 0,4 %), communication (TIC) ont aussi eu la faveur des
contre une moyenne de + 3,2 % depuis 2000. Les ménages. Leur seule croissance explique, en
conditions climatiques de l’année 2003 avaient effet, 0,5 point de la hausse de l’ensemble de la
provoqué de fortes hausses des prix pour les consommation des ménages en volume. Les
fruits et légumes ; ces prix connaissent un dépenses liées au logement et à son
réajustement en 2004. Après avoir décéléré en aménagement, qui représentent 30,3 % de la
2001 et 2002, le prix des viandes est de nouveau dépense de consommation des ménages, ont
reparti à la hausse en 2004 avec une croissance eux contribué pour 0,7 point à la croissance en
de + 2,2 %. A l’inverse, le prix du poisson a volume. Depuis 2002, les ménages renforcent
continué de ralentir (+ 0,5 % après + 1,7 % en leurs dépenses en assurance ; la progression
2003 et + 2,9 % en 2002). Même si les prix des est en 2004 de + 6,4 % avec une forte demande
articles pour l’habillement et chaussures n’ont pas en assurance-vie (+ 10,1 %).
baissé comme en 2003, l’augmentation est faible Les dépenses des Français à l’étranger ont
(+ 0,1 %) et confirme la stabilité des prix redémarré fortement (+ 6,8 %). Les dépenses
observée sur ce secteur depuis plusieurs années. des touristes étrangers en France connaissent,
Les prix pour l’équipement du logement, la elles, un léger recul (- 0,3 %) avec une baisse de
santé, les loisirs ont évolué sur un rythme moins consommation de la clientèle européenne. De
rapide qu’en 2003, à l’inverse des prix des fait, pour la quatrième année consécutive,
transports, des hôtels-cafés-restaurants et des l’excédent touristique diminue (- 12,9 %).
services de télécommunications. Le poste L’analyse de la consommation classée par
« carburants et lubrifiants » est à l’origine de durabilité montre que ce sont les biens durables
importants (tableau 3) qui sont à l’origine de l’accélération pour les transports. Malgré la
bonne tenue de l’euro, le prix des carburants n’a l’accélération de la croissance, avec en
pas échappé à l’envolée du prix du baril. particulier les achats d’automobiles et le matériel
La reprise de la demande des ménages en informatique et audiovisuel. Bénéficiant
transports (tableau 2) : + 1,7 %, après - 1,2 % en d’évènements sportifs comme l’Euro 2004 et les
2003, explique une grande partie du surcroît de Jeux Olympiques, et d’une forte baisse des prix,
croissance entre 2003 et 2004. Les achats les achats de téléviseurs ont nettement
d’automobiles ont progressé de nouveau progressé (+ 27,7 %), au profit de la dernière
(+ 2,7 %) après deux années de repli (- 2,1 % en génération (LCD et plasma). Les ménages ont
2002 et - 5,5 % en 2003). La consommation des continué à s’équiper en matériel informatique
ménages en services de transports augmente de (+ 30,7 %), avec un attrait particulier pour les
+ 5,2 % contre - 0,8 % en 2003. Le rebond est ordinateurs portables, les moniteurs à écran plat
généré, notamment, par le transport aérien qui et les imprimantes multifonctions.
10 La consommation des ménages en 2004

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