La garde des jeunes enfants

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Environ 64 000 enfants de moins de six ans ont besoin d'être accueillis de manière régulière ou temporaire. Or les structures officielles offrent 15 000 possibilités d'accueil. L'offre est plus particulièrement restreinte pour les bambins de moins de trois ans. Beaucoup de jeunes enfants sont donc confiés à leurs grands-mères, tantes ou cousines. L'effort d'équipement a pourtant été important ces dix dernières années puisque le nombre de places offertes a triplé. La plupart des communes se sont engagées dans le « contrat-enfance » avec la CAF.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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société
La garde des jeu nes enfants
Moins d’un en fant sur
Envi ron 64 000 enfants de moins de six ans ont besoin d’être
accueillis de manière régulière ou temporaire. Or les struc tu res
offi ciel les offrent 15 000 pos si bili tés d’accueil. L’offre est plus
particulièrement res treinte pour les bam bins de moins de trois
ans. Beau coup de jeu nes enfants sont donc confiés à leurs
grands-mères, tan tes ou cou si nes. L’effort d’équi pe ment a
pour tant été impor tant ces dix der niè res années puisque le
nombre de pla ces offer tes a tri plé. La plu part des com mu nes se
sont enga gées dans le “con trat-enfance” avec la CAF.
if fé rents phé no mè nes de socié té pour ses jeu nes enfants qui soient adap -Le “con trat-en fance” est une
ont trans for mé la struc ture fami - tées à ses besoins et répon dent à uneprio ri té pour la CAF Dliale, le plus impor tant étant la demande de qua li té tant au niveau des
pro gres sion mas sive du tra vail des fem - locaux et de leur envi ron ne ment qu’au
La Caisse d’Allo ca tions Fami lia les de La mes. En trente ans, le taux d’acti vi té des niveau du per son nel et des acti vi tés pro -
Réu nion, a fait de la petite enfance sa -fem mes a plus que dou blé sur l’île, pas po sées.
prio ri té. En 1988, sur le plan sant de 23 % en 1967 à 52 % en 2000.
métro po li tain, la poli tique d’accueil du Les modes d’accueil de l’enfant sont très L’évo lu tion des struc tu res fami lia les et
jeune enfant a connu une évo lu tion divers, ain si on peut dis tin guer :des modes de vie fait appa raître des
notable avec la mise en œuvre du Con trat situa tions nou vel les. Ain si le tra vail à - les crè ches qui as su rent pen dant laEnfance. Cette pro cé dure a été étendue et temps par tiel per met aux mères qui tra -
er journée l’ac cueil ré gu lier des en fantsadaptée aux Dom au 1 janvier 1991. Ce vail lent d’être plus dis po ni bles pour leurs de moins de trois ans.dis po si tif a pour but de déve lop per, tant enfants et leur fait pré fé rer des modes
sur le plan qua li ta tif que quan ti ta tif, - les jar dins d’en fants qui as su rent l’ac -d’accueil plus souple. Les pos si bi li tés
l’accueil des enfants de moins de six ans. cueil tem po raire des en fants âgés ded’entraide fami liale dimi nuent pour la
trois à six ans.Il consiste en un con trat d’objec tifs et de garde du jeune enfant. En effet les diver -
cofi nan ce ment signé entre la CAF et une ses géné ra tions habi tent de moins en - les hal tes-gar de ries qui pro po sent un
com mune (ou un grou pe ment de moins ensemble. ac cueil dis con ti nu des en fants de moins
com mu nes). Des objec tifs qua li ta tifs sont de six ans.Les évo lu tions des modes de vie font deaus si ins crits au Con trat Enfance : le
la femme au foyer une femme active qui les cen tres de loi sirs sans hé ber ge ment-déve lop pe ment diver si fié des modes
est en droit de reven di quer un épa nouis - qui ac cueil lent les en fants en de hors du d’accueil des enfants âgés de moins de 6
se ment social et cul tu rel. De ce fait, la temps sco laire, le mer cre di et pen dantans, l’amé lio ra tion des ser vi ces offerts,
femme recherche des struc tu res d’accueil les va can ces sco lai res.l’accom pa gne ment social et édu ca tif des
enfants et de leurs parents. A ce titre, de
1991 à 2000, la CAF a versé 69 900 000
Ca pa ci tés d’ac cueil des en fants de moins de six ans en 1990 et en 2000
euros au titre du fonctionnement et
22 600 000 euros au titre de
avant le Con trat au 31 dé cembre évo lu tionl’investissement.
En fance (1990) 2000 1990/2000
Accueil régu lier
1 575 2 707 + 72 %
(enfants âgés de moins de 3 ans)
Les auteurs :
- dont crè ches col lec ti ves 855 1 447 + 69 %
n Florence CALIEZ, CAF. Assis tan tes maternelles 359 1 327 + 270 %
Véronique LEFÈVRE, CAF.n Accueil régu lier 1 934 4 034 + 109 %
n Isabelle QUINTIN, CAF. Accueil tem po raire
2 441 10 611 + 335 %
(enfants âgés de 3 à moins de 6 ans)
n Franck TEMPORAL, chargé des
études démographiques à la TOTAL
4 375 14 645 + 235 %Direction Régionale de l’INSEE.
(enfants âgés de moins de 6 ans)
Source : CAF de La Réu nion
8société
quatre peut être accueilli
nombre de pla ces offer tes a plus que tri -les lieux d’ac cueil pa rents-en fants.- Les aides directes aux
plé en dix ans. Pour tant le nombre de
- -les assis tan tes mater nel les indé pen dan pla ces reste très lar ge ment i nfé rieur au familles
-tes agréées s’ajou tent à ces équi pe nombre d’enfants poten tiel le ment concer -
L’Aide à la Famille pour l’Emploiments col lec tifs. nnés par un mode d’accueil.
d’une Assis tante Mater nelle Agréée
Enfin n’oublions pas que les parents ont (AFEAMA), créée en 1991, estLes enfants de moins de six ans ne sont
éga le ment la pos si bi li té de faire gar der attribuée à toute famille employantpas tous éga le ment concer nés par un
une assis tante mater nelle agrééeou de gar der eux-mêmes leurs enfants à mode d’accueil. La demande en mode
pour faire gar der un ou plu sieursdomi cile avec les aides finan ciè res attri- d’accueil régu lier concerne essen tiel le - enfants, âgés de moins de six ans.buée par la CAF que sont les pres ta tions ment les enfants non sco la ri sés, c’est-à-
L’Allo ca tion de Garde d’Enfant àde l’AFEAMA, l’AGED et l’APE. dire les enfants de moins de trois ans. n
Domi cile (AGED), créée en 1995,Par mi ces enfants on doit éga le ment
per met le rem bour se ment detenir compte de la situa tion d’acti vi té dePlus de 64 000 enfants coti sa tions socia les aux parentsla mère : si elle est inac tive, l’enfant employeurs d’une per sonne gar dantà gar der peut ne pas être direc te ment concer né à domi cile un ou plu sieurs enfants
par l’accueil régu lier. On évalue donc âgés de moins de six ans.Sur l’ensemble de l’île, on dénombre
les besoins poten tiels en mode d’accueil, envi ron 80 000 enfants de moins de six L’Allo ca tion Paren tale d’Edu ca tionnen mul ti pliant le nombre d’enfants deans poten tiel le ment concer nés par les (APE), créée en 1996, est servie aumoins de trois ans non sco la ri sés par ledif fé rents modes de garde. Par mi eux un parent qui a au moins deux enfants à
taux d’acti vi té des mères cor res pon dan -peu plus de la moi tié ont moins de trois charge dont l’un est âgé de moins de
tes. On obtient ain si un nombre d’enfant trois ans et qui cesse tota le ment ouans. Or les pos si bi li tés d’accueil (régu -
qui a poten tiel le ment besoin d’un mode par tiel le ment son acti vi té pour selier et tem po raire) sont de l’ordre de
consa crer à l’édu ca tion du plusd’accueil régu lier puisque leur mère tra -15 000 si l’on tient compte des assis tan -
jeune.vaille ou est à la recherche d’un emploi.tes mater nel les agréées. On voit l’impor -
tance du déca lage entre l’offre et le Pour l’ensemble de La Réu nion, ce
besoin poten tiel en matière de mode nombre d’enfants est éva lué à envi ron Évo lu tion des fa mil les al lo ca tai res
d’accueil à La Réu nion, puisque au total 25 000 pour 4 000 pla ces offer tes en bé né fi ciant de l’AFEAMA, l’AGED et l’APE
seu le ment deux enfants sur dix peu vent accueil régu lier. On compte ain si six fois
béné fi cier d’un accueil. plus d’enfants ayant poten tiel le ment
besoin d’un mode d’accueil que de pla -
Grâce aux efforts sou te nus de la CAF, ces dis po ni bles. Le taux d’équi pe ment
du dépar te ment, des com mu nes et des
en accueil régu lier est de 16 %.asso cia tions ges tion nai res de ser vice, le
Nombre d’en fants et de pla ces d’ac cueil of fer tes à La Réu nion
au 31 dé cembre 2000 en struc tures col lec tives et au do mi cile
des as sis tan tes ma ter nel les de jour
Nombre Taux
Nombre Be soins
Âges de pla ces d'équi pe - De puis leur créa tion, l’AFEAMA et
d'en fants po ten tiels
l’APE ont vu leur nombre deof fer tes ment
fa mil les bé né fi ciai res tri pler. Au
cours de l’année 2000, la CAF a
Enfants âgés de moins de 3 ans 41 398 4 034 25 219 16,0 % ver sé 24 mil lions d’eu ros aux
fa mil les al lo ca tai res pour les
Enfants âgés de 3 à moins de 6 ans pres ta tions de l’AFEAMA, de38 716 10 611 38 716 27,4 %
l’AGED et de l’APE.
Ensemble des moins de 6 ans 80 114 14 645 63 935 22,9 %
Sour ces : INSEE et CAF
Nombre de pla ces of fer tes en ac cueil ré gu lier : struc tu res col lec ti ves et as sis tan tes ma ter nel les.
Be soins po ten tiels en ac cueil ré gu lier : nombre d’en fants de moins de 3 ans non sco la ri sésn
dont la mère tra vaille ou est à la re cherche d’un em ploi.
Be soins po ten tiels en ac cueil tem po raire : nombre d’en fants de 3 à 5 ans sco la ri sés.n
n Taux d’équi pe ment : (nombre de pla ces of fer tes / les be soins po ten tiel)*100.
9société
Le volet “famil les” de l’enquête DEMO97
Taux d’équi pe ment en ac cueil ré gu lier au 31 dé cembre 2000 est la seule source qui nous per met
(struc tu res col lec ti ves et as sis tan tes ma ter nel les) d’entre voir quel ques élé ments d’expli ca -
tion sur l’accueil des autres enfants. Ain -
si en 1997, par mi les enfants gar dés à
domi cile, plus de 93 % l’étaient par leur
mère. Pour ce qui est de la garde en
dehors du domi cile, les enfants sont
prio ri tai re ment confiés aux autres mem -
bres de la famille : 31 % sont gar dés par
une grand-mère et 47 % par une autre
per sonne de la famille (tante, sœur, cou -
sine, etc). Au total, ce sont plus des trois
quarts des enfants qui sont gar dés par un
membre de la famille à l’exté rieur du
domi cile paren tal. La soli da ri té fami liale
cons titue la réponse la plus uti lisée et
peut être la moins oné reuse pour faire
gar der son enfant à l’exté rieur du domi -
cile.
La demande s’accroît en
quan ti té et en qua li té
Sans cher cher à faire de la pros pec tive,
on peut se deman der com ment vont évo -
L’accueil tem po raire concerne plus par Pour ce qui est des modes d’accueil tem - - luer les besoins en mode d’accueil dans
ti cu liè re ment les enfants de trois à cinq po rai res, qui cor res pon dent à l’offre en les dix pro chai nes années. Dans le scé -
ans sco la ri sés qui peu vent avoir besoin direc tion des enfants de trois à moins de na rio le plus pro bable des pro jec tions
d’être accueil lis à la sortie de l’école, les six ans, on compte 16 com mu nes sur 24 démo gra phi ques, le nombre de nais san -
mer cre di ou pen dant les vacan ces sco lai - qui pro po sent des pla ces. La com mune ces se main tient à son niveau actuel d’ici
res. A la fin de l’année 2000, on comp - de Saint-Denis qui a les besoins les plus 2010. Le nombre total d’enfants de
impor tants pré sente un taux d’équi pe tait près de 39 000 enfants de trois à cinq - moins de six ans devrait ain si res ter glo -
ans qui ont poten tiel le ment besoin d’une ment de 74 % essen tiel le ment cen tré sur ba le ment le même. Par ail leurs les fem -
place en accueil tem po raire, pour 10 611 une offre de pla ces en cen tres de loi sirs et mes se por tent de plus en plus nom breu -
pla ces offer tes sur l’ensemble de La en accueil péris co laire. Ce sont ensuite ses sur le mar ché de l’emploi, et cette
Réu nion. Avec un taux d’équi pe ment en les com mu nes de la Plaine des Pal mis tes évo lu tion devrait se pour suivre dans les
accueil tem po raire de 27 %, la cou ver (65 %) et du Port (57 %) qui sont les- dix années à venir, d’où la néces si té
ture en accueil tem po raire est meil leure mieux équi pées puisque six à sept enfants d’accroître les efforts de créa tion de pla -
que pour l’accueil régu lier. sur dix peu vent être accueil lis dans les ces d’accueil.
struc tu res. Si l’on observe le taux d’équi -
Si pour l’ensemble du dépar te ment les La poli tique pour suivie par la Caissepe ment des com mu nes de Saint-Pierre
besoins poten tiels sont très supé rieurs à d’Allo ca tions Fami lia les et ses par te nai -(22 %), Saint-Paul (14 %) et du Tam pon
l’offre en matière de mode d’accueil, ce res est donc main tenue et réaf firmée.(0,5 %), on cons tate que les besoins
cons tat est à nuan cer sui vant la com - Cette prio ri té est accom pagnée au pluspoten tiels ne sont pas cou verts. Cepen -
mune consi dérée. En effet, 17 com mu - haut niveau. Les besoins sont recon nus et dant d’autres modes d’accueil “tra di tion -
nes sur 24 sont concer nées par “le Con - le sou tien finan cier consen ti. Les prin ci -nel” peu vent être uti li sés par les parents
trat Enfance” de la CAF et par mi les pes direc teurs qui gui dent cette action(vacan ces fami lia les, colo nies de vacan -
com mu nes signa tai res, 13 dis po sent de res tent :ces avec héber ge ment, ...) qui dif fè rent
pla ces en struc tu res col lec ti ves d’accueil selon la loca li sa tion ter ri to riale. l’adap ta tion de l’offre aux be soins-régu lier. On remarque que les pla ces en -réels (di ver si fi ca tion des mo des d’ac accueil tem po raire sont plus nom breu ses cueil),
que les pla ces en accueil per ma nent
Le recours aux grands-quelle que soit la com mune. - l’épa nouis se ment de l’en fant dans des
mères, tan tes et cou si nes struc tu res p ro fes sion nel le ment en ca -
On peut cepen dant noter que les dix drées of frant des ac tions de qua li té,
com mu nes qui ont les besoins poten tiels
- la pré ven tion des ex clu sions,les plus impor tants dis po sent de struc tu - Devant le défi cit de pla ces o ffer tes face
res d’accueil régu lier. La com mune de aux besoins poten tiels, on peut s’inter ro - - la place faite à l’ac cueil de l’en fant
Saint-Denis qui a les besoins poten tiels ger sur les solu tions adop tées par les por teur de han di cap,
les plus éle vés béné ficie du plus fort parents pour faire gar der leur jeune le sou ci de per mettre l’ar ti cu la tion entre-taux d’équi pe ment en accueil régu lier enfant. Il ne faut pas oublier les 4 717 vie pro fes sion nelle et fa mi liale. n(23,8 %), sui vi par les com mu nes de famil les qui béné fi cient soit de
l’AFEAMA, soit de l’AGED, soit deSaint-André (22,2 %) et de Saint-Pierre Flo rence CALIEZ, Vé ro nique LE FÈVRE
(22,0 %). Isa belle QUINTIN et Franck TEMPORALl’APE.
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