La lecture, une affaire de famille

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La moitié des Français lisent régulièrement des livres. Nombre de ces adultes étaient déjà des lecteurs entre 8 et 12 ans. A cet âge, les parents avaient une forte influence : les adultes d'aujourd'hui lisaient d'autant plus quand ils étaient jeunes que leurs parents s'intéressaient à leur travail scolaire, avaient un niveau culturel élevé, et étaient eux-mêmes lecteurs. Mais cette influence des parents s'est atténuée dans les nouvelles générations.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 777 - MAI 2001
Prix : 15 F (2,29€)
La lecture, une affaire de famille
Hélène Michaudon, division Conditions de vie des ménages, Insee
a moitié des Français lisent régu- personnes interrogées) est en légère augmen-
tation, et qu’il est très fréquent de prêter oulièrement des livres. Nombre de
d’emprunter un livre à un proche ou à un ami.Lces adultes étaient déjà des lec- Malgré cette abondance de l’offre, la pratique
teurs entre 8 et 12 ans. A cet âge, les pa- de cette activité semble fortement liée aux
caractéristiques sociales et culturelles : lesrents avaient une forte influence : les
plus diplômés, les cadres, les personnes
adultes d’aujourd’hui lisaient d’autant appartenant à des ménages aisés lisent plus
plus quand ils étaient jeunes que leurs pa- que les autres. 42% des diplômés du supérieur
sont de gros lecteurs, mais ce n’est le cas querents s’intéressaient à leur travail sco-
de 17% de ceux qui n’ont au mieux que le certi-
laire, avaient un niveau culturel élevé, et ficat d’études. Par ailleurs, c’est parmi les
étaient eux-mêmes lecteurs. Mais cette cadres que l’on compte le moins de réfractaires
au livre, et le plus de lecteurs assidus.influence des parents s’est atténuée dans
les nouvelles générations.
La pratique de la lecture
à l’âge adulte trouve ses racines
Interrogées sur leur pratique de la lecture, 27% dans l’enfance
des personnes de 15 ans et plus déclarent
spontanément lire au moins un livre par mois : Qu’en est-il pendant ? Les années
elles peuvent se ranger dans la catégorie des qui couvrent la fin du primaire et le début du
gros lecteurs. A l’opposé, 42% d’entre elles collège (8-12 ans) ont été choisies comme
sont en retrait vis-à-vis de cette pratique, soit période de référence, car les enfants, tout en
qu’elles ne lisent jamais, soit que, n’attachant commençant à exprimer leurs préférences
pas d’importance particulière à la lecture, la dans ce domaine, sont encore soumis aux
mémoire leur fasse défaut lorsqu’il s’agit de influences, concurrentes ou complémentaires,
comptabiliser le nombre d’ouvrages lus au du milieu familial et de l’école. L’étude de cette
cours de l’année écoulée (cf. Pour comprendre période se justifie aussi par la forte influence de
ces résultats). Résultat maintes fois mis en évi- la pratique enfantine sur la pratique actuelle :
dence, la majorité des lecteurs, et plus encore les deux-tiers des gros lecteurs l’étaient déjà
des gros lecteurs, sont en réalité des lectrices : entre huit et douze ans, et à l’opposé la moitié
à tout âge, et quel que soit le niveau d’études des non-lecteurs ne lisaient pas davantage à
atteint, les femmes lisent plus que les hommes. cette époque de leur vie (tableau 1). Le fait
Les deux tiers des lecteurs qui atteignent ou d’avoir lu ne serait-ce qu’occasionnellement
dépassent le seuil d’un livre par mois sont des pendant l’enfance augmente fortement la pro-
femmes. babilité de lire à l’âge adulte. En outre, plus la
Contrairement à d’autres pratiques culturelles pratique était régulière, plus il est probable d’en
(théâtre, concerts, expositions), la lecture est avoir conservé le goût. Lorsque de surcroît les
un loisir facilement accessible : les études du parents discutaient avec l’enfant de ses lectu-
ministère de la Culture indiquent que les res, ce dernier est quasi-assuré de devenir un
achats de livres sont monnaie courante, que le adulte lecteur. Tout n’est bien sûr pas joué au
nombre d’inscrits en bibliothèque (21% des sortir de l’enfance : 29% des anciens lecteurs
Pratique de la lecture entre 8 et 12 ans et pratique actuelle
Pratique actuelle de la lecturePratique de la lecture
entre8et12ans Gros lecteurs Lecteurs Non lecteurs Ensemble
Lecteurs réguliers 65 45 21 40
Lecteurs occasionnels 20 27 24 24
Non lecteurs 15 28 55 36
Ensemble 100 100 100 100
Champ : personnes de 15 ans et plus, n’ayant pas été élevées en institution.
Source : Enquête permanente sur les conditions de vie des ménages, octobre 2000, Insee
INSEE
PREMIEREn’ont pas ouvert un livre au cours de uniquement du choix individuel de de l’école, donnant la préférence à une
l’année écoulée ; à l’inverse, 36% de l’enfant, en réponse à des incitations entrée précoce dans le monde du travail,
ceux qui ne lisaient pas entre huit et plus ou moins fortes venant du système peuvent se montrer indifférents à la lec-
douze ans s’y sont mis plus tard, en scolaire. Les parents ont aussi leur mot ture, voire dénigrer cette activité : cette
général à faibles doses. à dire. S’ils sont très sensibles à la réus- attitude de retrait vis-à-vis de l’institution
Les adultes lisent moins que lorsqu’ils site scolaire, ils auront tendance à scolaire s’observe surtout chez les
étaient enfants : entre huit et douze ans, s’impliquer fortement dans le suivi des générations les plus âgées, et venant de
la lecture était pour eux une activité de études, voire à étendre leur contrôle à la familles peu diplômées.
loisir courante. Une pratique assidue sphère extra-scolaire. L’enfant est alors Le lien entre lecture et école semble
était même à ces âges le cas de figure le incité à occuper son temps libre d’une cependant moins fort aujourd’hui qu’il ne
plus fréquent : 41% des adultes décla- manière susceptible d’être valorisée à l’était il y a une trentaine d’années :
rent avoir été lecteurs réguliers, et 24% l’école : la lecture est alors un véritable parmi les diplômés du supérieur, les plus
lecteurs occasionnels ; 35% ne lisaient complément au travail scolaire. Effecti- jeunes étaient, autour de dix ans, moins
jamais à cette époque. Néanmoins, ce vement, on trouve deux fois plus de lec- lecteurs que leurs aînés au même âge ;
goût, s’il était largement répandu, n’en teurs parmi ceux qui étaient à la fois à l’inverse, les non-diplômés sortis
était pas pour autant équitablement dis- aidés, contrôlés et encouragés par leurs récemment du système scolaire comp-
tribué. Comme à l’âge adulte, la lecture parents dans leur travail scolaire que tent dans leurs rangs plus de lecteurs
faisait nettement plus recette auprès des parmi ceux qui n’avaient aucun soutien. que ceux qui ont été dans la même situa-
filles que des garçons : 72% des fem- Les familles dans lesquelles l’école était tion trente ans auparavant. La culture lit-
mes, mais 57% des hommes seulement, un sujet de conversation souvent téraire et son principal vecteur, le livre,
déclarent avoir pratiqué ce loisir dans abordé, et qui se montraient favorables naguère au sommet de la hiérarchie
leur enfance. De surcroît, les garçons, à la poursuite des études, favorisaient scolaire, ont peut-être rétrogradé face à
lorsqu’ils lisaient, le faisaient moins assi- également la pratique de la lecture chez l’essor des disciplines techniques et
dûment que les filles : un garçon lecteur leurs enfants. Même lorsque les parents scientifiques. Dans le même temps, la
sur deux ne pratiquait cette activité que n’étaient que peu diplômés, mais atta- diversité croissante de la production lit-
de temps en temps, ce qui n’était le cas chaient de l’importance à l’école, les téraire destinée aux jeunes, par delà les
que de moins d’une fille sur trois. Par ail- enfants étaient plus souvent lecteurs. Au seuls ouvrages dits « classiques », per-
leurs, les enfants issus de familles nom- contraire, des parents méfiants vis-à-vis met peut-être à un public moins sponta-
breuses, surtout lorsqu’ils étaient
cadets, étaient moins souvent lecteurs Facteurs explicatifs de la pratique de la lecture pendant l’enfance
que les enfants uniques, ou les aînés de (entre 8 et 12 ans)
petites fratries (tableau 2).
Probabilité de référence : 52,8%
Écart à la probabilité de référence en points
Sexe Homme -20,9École et lecture :
Femme réf.
des liens qui se relâchent Age Moins de 40 ans -7,6
40-59 ans n-s
60 ans et plus réf.Donner le goût de la lecture est un des
Diplôme Sans diplôme, CEP réf.objectifs affichés par l’institution sco-
CAP, BEP, BEPC +13,4
laire. Effectivement les personnes qui Bac et plus +23,3
ont réussi à l’école – la réussite étant Diplôme des parents Aucun diplôme -9,4
Au moins 1 parent diplômé réf.ici mesurée par l’obtention ultérieure
Fratrie et rang Enfant unique +7,2
d’un diplôme – étaient en général des
Aîné +5,7
familiers du livre : 59% des détenteurs Cadet réf.
Sentiment par rapport aux études En cours n-sd’un diplôme équivalent ou supérieur
Interrompues trop tôt -7,8au baccalauréat étaient des lecteurs
Non interrompues trop tôt réf.
réguliers entre huit et douze ans ; Aide scolaire apportée par les parents Aucune aide scolaire -10,5
seuls 19% des sans diplôme avaient Aide scolaire réf.
Pratique de la lecture par les parents 2 parents lecteurs +20,9le même comportement. Les bons élè-
Père lecteur seulement +12,5
ves manifestent peut-être spontané-
Mère lectrice seulement +13,8
ment un goût prononcé pour la Aucun parent lecteur réf.
Activité professionnelle de la mère Mère active -5,1lecture ; peut-être aussi se plient-ils
Mère inactive réf.plus volontiers aux injonctions de
Activités culturelles le mercredi Oui +16,8
l’institution. Il faudrait pour faire la part Non réf.
des deux effets pouvoir distinguer les Discussions avec les parents Aucun sujet -16,8
1 ou plusieurs sujets réf.lectures faites pour le plaisir de celles
Champ : personnes de 15 ans et plus, n’ayant pas été élevées en institution.qui sont dictées par les programmes
n.s : non significativement différent de 0.scolaires.
Lecture : les hommes ont, toutes choses égales par ailleurs, une probabilité plus faible de 20,9 points d’avoir été lecteur entre
Mais lire entre huit et douze ans, huit et douze ans que les femmes, prises ici comme situation de référence.
Source : Enquête permanente sur les conditions de vie des ménages, octobre 2000, Inseeaujourd’hui comme hier, ne relève pas
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREnément tourné vers le livre de trouver de cadres âgés de huit à douze ans Le goût pour la lecture viendrait donc
tout de même des lectures à son goût. n’ayant aujourd’hui aucun diplôme que « naturellement » aux enfants vivant
parmi les enfants d’ouvriers ayant par la dans des familles bénéficiant d’un capi-
suite obtenu au moins le baccalauréat. tal culturel élevé.
Le milieu familial : Cet écart ne tient pas tant à la dimension Outre l’intérêt, affiché ou non, que ces
économique traduite par la position familles portent à la réussite scolaire, lireune influence déterminante
socioprofessionnelle des parents qu’à peut aussi y sembler indispensable à
La lecture n’est pas seulement une acti- sa composante culturelle. Plus que l’épanouissement personnel. La lecture
vité rentable en milieu scolaire, et à ce l’aisance financière, c’est le diplôme ferait alors partie d’un mode de loisirs
titre encouragée par des parents sensi- parental qui joue fortement sur la pra- perçu comme équilibré. Effectivement,
bilisés à l’importance des études : c’est tique de la lecture par les enfants. La pendant l’enfance, sport, activités artisti-
aussi une pratique « légitime », apanage part d’enfants lecteurs parmi ceux dont ques, cinéma, sorties culturelles et lec-
des familles les plus dotées sociale- les deux parents n’avaient aucun ture, allaient souvent de pair. Ces loisirs,
ment, habituées de longue date à valori- diplôme est ainsi de 47%, alors qu’elle particulièrement consommateurs de
ser la culture de l’écrit. Il y avait autant atteint 79% pour les enfants dont un temps, n’empêchaient pas la lecture
de lecteurs réguliers parmi les enfants parent avait au moins le baccalauréat. mais la complétaient : dans les familles
les mieux dotées culturellement, les
enfants avaient tendance à cumuler plu-La transmission de la lecture entre parents et enfants
tôt qu’à choisir. Avoir une gamme de loi-
(proportion de personnes ayant pratiqué la lecture entre 8 et 12 ans)
sirs étendue ne les empêchait donc pas
de lire : qu’en était-il de la télévision, qui%
aujourd’hui, par le temps qui lui estSelon l'âge100
consacré, arrive au premier rang des
activités extra-scolaires des enfants ? Il80
n’est pas possible, au vu des données
60 disponibles, de mettre en évidence une
éventuelle concurrence du livre et du
40 petit écran. Mais d’autres études indi-
quent que, contrairement à ce que l’on
20 pourrait penser, la télévision ne
s’impose pas au détriment de la lecture :0
parmi les enfants qui en font un usagemoins de 40 ans 40-59 ans 60 ans et plus
intensif, on trouve de gros lecteurs aussi
bien que des réfractaires aux livres.%
Selon le diplôme100
La transmission par l’exemple
80
Plusieurs études ont mis en évidence
60 l’importance de l’exemple parental dans
la transmission de la lecture : voir ses
40
parents lire inciterait un enfant à prendre
lui aussi goût à la lecture. En effet, 18%20
des personnes interrogées se rappellent
0 avoir vu leurs deux parents lire régulière-aucun diplôme, CEP baccalauréat et plusCAP, BEP, BEPC
ment des livres ; la très grande majorité
d’entre eux étaient alors eux-mêmes
%
Selon le sexe lecteurs entre huit et douze ans. En100
revanche, les enfants dont aucun des
80 deux parents ne lisait étaient 47% à
suivre cet exemple. Chez les parents
60 eux-mêmes, le rapport à la lecture est
fortement conditionné par le niveau de
40 diplôme ou la profession exercée : par
exemple, seuls un tiers des enfants
20
d’agriculteurs se rappellent avoir vu
leurs parents lire, contre 90% des0
homme femme enfants de cadres ou professions libéra-
les. De même, l’exemple parental étaitau moins 1 parent lecteur aucun parent lecteur
donné plus fréquemment par les parentsChamp : personnes de 15 ans et plus, n’ayant pas été élevées en institution.
Source : Enquête permanente sur les conditions de vie des ménages, octobre 2000, Insee par ailleurs fortement impliqués vis-à-vis
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INSEE
PREMIEREdes études de leurs enfants. D’une prendre le contre-pied de l’attitude sous-estimé. C’est plutôt une plus ou moins
manière générale, les facteurs favora- parentale, dans un sens comme dans grande proximité avec le livre qui est ici me-
bles à l’acquisition de cette habitude l’autre. Quand les enfants ont fait par la surée, ceux qui lisent le moins ayant
s’additionnent. suite des études, sanctionnées par peut-être plus de difficulté à mobiliser l’in-
La transmission par imitation est certes l’obtention d’un diplôme, ils reprennent formation demandée, alors que les forts
importante, mais n’a pas vertu de loi : plus facilement à leur compte les habitu- lecteurs y parviennent spontanément.
28% des enfants de parents non lec- des parentales de lecture, ou les acquiè- En octobre 2000, une partie variable por-
teurs étaient des lecteurs réguliers, et à rent s’ils n’en avaient pas l’exemple. tant sur les transmissions familiales a été
l’inverse 18% des enfants à qui l’on don- ajoutée à l’enquête. Cette partie variable
nait l’exemple n’ouvraient pourtant comporte entre autres des questions por-Pour comprendre
jamais un livre. Même dans les familles tant sur l’enfance de la personne interrogéeces résultats
au sein desquelles on s’attendrait a (attitude de ses parents vis-à-vis de l’école,
priori à trouver peu d’enfants lecteurs activités pendant le temps libre), en particu-
(attitude de retrait vis-à-vis de l’école, Le dispositif d’enquêtes permanentes sur lier sur son rapport à la lecture : « quand
parents sans diplôme, ne lisant les conditions de vie des ménages (EPCV) vous étiez enfant (entre 8 et 12 ans), pen-
eux-mêmes pas), leur part atteint tout de permet, depuis janvier 1996, d’étudier de dant votre temps libre, lisiez-vous des li-
même près de 30%. A l’inverse, dans les manière annuelle l’évolution d’indicateurs vres ? », « était-ce : régulièrement (au
familles les mieux dotées socialement et sociaux. L’ensemble des indicateurs est di- moins une fois tous les 15 jours) / de temps
culturellement, offrant un modèle paren- visé en trois groupes, chacun faisant l’objet en temps ?», « en général, discutiez-vous
tal de familiarité avec le livre, 21% des d’une enquête annuelle en janvier, en mai avec vos parents de vos lectures ? »,
enfants ne lisaient pas. Quand la trans- ou en octobre. L’enquête de janvier apporte « quand vous viviez avec vos parents, votre
mission par imitation échoue-t-elle, des données sur l’insécurité au voisinage père / votre mère lisait-il/elle régulièrement
quand fonctionne-t-elle le mieux ? Dans du logement et sur les équipements dispo- des livres ? ». Pour des raisons de compa-
les familles comportant des parents lec- nibles à proximité. Celle de mai traite des rabilité, les personnes élevées en institu-
teurs, les jeunes filles semblent plus problèmes de santé et des difficultés des tion ont été exclues du champ de l’analyse.
influencées par le modèle familial que les ménages, et celle d’octobre des contacts
Pour en savoir plusgarçons (graphiques). Plus qu’une ten- sociaux, de la participation à la vie sociale,
dance à suivre l’exemple parental, il faut des loisirs. Cette dernière comprend en
y voir l’expression d’une prédilection particulier une question sur la pratique ac- « Les pratiques culturelles des Fran-
çais » O. Donnat, DEP, La documenta-féminine pour la lecture. En effet, lorsque tuelle de la lecture, libellée ainsi:«Com-
tion française, 1998.leurs parents ne lisaient pas, les filles bien de livres avez-vous lus au cours des
« Les loisirs des jeunes en dehors dus’affranchissaient de cette tradition fami- douze derniers mois (hors revues et ban-
collège et du lycée » C. Chambaz, Éco-
liale plus fréquemment que les garçons. des dessinées) ? ». Contrairement à d’au-
nomie et Statistique n°293, 1996-3.
Chez les jeunes générations, l’exemple tres enquêtes portant plus spécifiquement
« Les inégalités devant l’école – influence
des parents semble perdre de sa force : sur les pratiques culturelles, qui détaillent
du milieu social et familial » M - A Estrade,
les individus les plus âgés avaient dans avec précision le genre de livres lus et la Insee Première n°400, septembre 1995.
leur enfance plus tendance à reproduire composition de la bibliothèque possédée, « La lecture moins attractive qu’il y a
le comportement familial, alors que ceux le dispositif PCV n’a pas vocation à appro- vingt ans » F. Dumontier, F. de Singly,
C. Thélot, Économie et Statistiquequi ont moins de quarante ans fondir le thème de la lecture. Il est donc pro-
n°233, juin 1990.aujourd’hui étaient plus enclins à bable que le nombre de lecteurs y est
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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