La participation électorale en Nord-Pas-de-Calais en 2002 : une abstention désormais plus forte et plus différenciée

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Mis à part le premier tour de l'élection présidentielle, la région a enregistré, au cours des scrutins de 2002, une participation plus faible que la moyenne nationale, rompant ainsi avec sa tradition civique. Si l'abstention gagne du terrain dans toutes les catégories de population, elle apparaît plus fortement ancrée au sein des jeunes et chez les personnes socialement isolées et en situation de précarité. Ce fossé générationnel et social se révèle plus nettement en Nord-Pas-de-Calais qu'au niveau national.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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NORD-PAS-DE-CALAIS
N°12 - JANVIER 20032,2 €
La participation électorale en Nord-Pas-de-Calais en 2002 :
une abstention
désormais plus forte et plus différenciée
Mis à part le premier tour de l’élection Le premier tour de l’élection présidentielle,
caractérisé par un record d’abstention
(28,4% en France, 28,1% en Nord-Pas-de-présidentielle, la région a enregistré, au cours
Calais), fait apparaître un fossé générationnel
très net dans les comportements électoraux.
des scrutins de 2002, une participation En effet, plus du tiers (35%) des 18-35 ans,
en France comme en région, ne s’est pas
rendu aux urnes le 21 avril dernier, alorsplus faible que la moyenne nationale, que leurs aînés immédiats, les 36-45 ans,
enregistraient des taux d’abstention inférieurs
à la moyenne : 26% au niveau nationalrompant ainsi avec sa tradition civique.
mais seulement 21% en Nord-Pas-de-Calais,
ce qui porte le différentiel de participation à
Si l’abstention gagne du terrain dans toutes près de 15 points entre les 18-35 ans et
les 36-45 ans.
les catégories de population, elle apparaît plus
UN CLIVAGE SELON LES GÉNÉRATIONS
fortement ancrée au sein des jeunes Toutefois, une différenciation doit être établie
au sein des jeunes générations. D’une part,
chez les 18-25 ans, le fait de poursuivre deset chez les personnes socialement isolées
études réduit considérablement l’abstention
en la ramenant au niveau des moyennes
nationale ou régionale. Toutes choses égaleset en situation de précarité.
par ailleurs, les étudiants ou les scolaires
ont une probabilité d’abstention réduiteCe fossé générationnel et social se révèle de 50% au niveau régional et de 40% au
niveau national. D’autre part, chez les
26-35 ans, le comportement électoral desplus nettement en Nord-Pas-de-Calais
femmes de la région s’est très notablement
démarqué de celui des hommes. En effet,
qu’au niveau national. avec une abstention supérieure à 40%, les
jeunes femmes de cette tranche d’âge se
distinguent de leurs homologues masculins,Olivier LÉON
dont la participation rejoint la moyenne
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nationale.
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De plus, elles se distinguent des jeunes En Nord-Pas-de-Calais, les 36-45 ans ont à l’abstention, les classes d’âge de la popu-
françaises du même âge qui se sont abstenues enregistré une participation comparable. lation active, les 26-65 ans, connaissent
à 35%. Un taux d’activité inférieur d’environ Toutefois, pour remarquable qu’il soit, le des disparités ayant trait à la situation des
6 points à celui des jeunes françaises ainsi taux d’abstention de ces catégories de individus vis-à-vis de l’emploi. Ainsi, le fait
qu’un nombre moyen d’enfants plus élevé, population reste dans la moyenne nationale d’occuper un emploi stable fait diminuer
entraînant parfois un cercle relationnel et des premiers tours des scrutins présidentiels l’abstention, de manière très sensible dans
social plus restreint, peuvent constituer précédents. La diffusion du phénomène de la région, puisque seulement 22% des
une explication partielle de ce plus grand l’abstention est donc générale même si elle salariés du privé sous contrat à durée
désintérêt à l’égard des enjeux politiques est d’ampleur inégale selon les catégories indéterminée et 17% des salariés du public
nationaux. de population. se sont abstenus le 21avril. À l’inverse, chez
Cette différenciation du comportement les demandeurs d’emploi et les salariés
électoral selon le sexe est observable parmi L’INFLUENCE DE L’ENVIRONNEMENT précaires, on observe des taux d’abstention
d’autres tranches d’âge dans la région mais de l’ordre de 35% dans la région. Cette
SOCIO-ÉCONOMIQUE
c’est dans cette tranche d’âge qu’elle se différence est moins marquée au niveau
Hormis les effets d’âge et de sexe, desrévèle la plus marquée. En revanche, au national où les taux d’abstention suivants
considérations de précarité face à l’emploiplan national, elle n’est jamais significative. sont observés : 25% pour les salariés du
ou de moindre insertion relationnelle et privé sous contrat à durée indéterminée,
Parmi les classes d’âge ayant le plus participé à sociale constituent autant de facteurs 20% dans le public contre 33% pour les
influant sur la participation.ce scrutin, les 56-75 ans, avec une abstention demandeurs d’emploi et salariés précaires.
À l’instar des 18-25 ans pour qui le fait delégèrement supérieure à 20% arrivent en Des divergences semblables peuvent éga-
poursuivre des études tempère la propensionpremier tant au niveau régional que national. lement être observées selon la nature de
l’emploi occupé. Toutefois, il semble que
l’effet commun le plus déterminant soit
DES DIIFÉRENCES MARQUÉES SELON LES GÉNÉRATIONS
le niveau de diplôme qui, dans une certaine
Abstention par âge au premier tour de l’élection présidentielle 2002
mesure, conditionne la nature et la
pérennité de l’emploi occupé.
France
L’effet diplôme se révèle en effet très net.
métropolitaine Ainsi le taux d’abstention est-il plus élevé
chez les non-diplômés : 34% d’abstentionNord-Pas-de-Calais%
en Nord-Pas-de-Calais et 39% au niveau
40
national. Toutes choses égales par ailleurs, la
probabilité d’abstention d’un non-diplômé,
35 par rapport à un bachelier, est augmentée
de 90% au niveau régional et de 40% au
niveau national.30
L’isolement relationnel et social influe
25 également sur la participation électorale
au premier tour de l’élection présidentielle.
En effet, d’une part, un célibataire sur trois20
ne s’est pas rendu aux urnes le 21 avril
dernier contre seulement une personne15
mariée sur cinq. Le célibat multiplie la18-25 ans 26-35 ans 36-45 ans 46-55 ans 56-65 ans 66 ans Âge
probabilité d’abstention par 1,4 par rapportet plus
au mariage, tant au niveau régional que
national. Source : Insee - Enquête sur la participation électorale 2002
FORTE ABSTENTION CHEZ LES FEMMES DE 26-35 ANS DES FACTEURS SOCIO-ÉCONOMIQUES DÉTERMINANTS
Abstention par sexe des 26-35 ans au premier tour de l’élection présidentielle Taux d’abstention au premier tour de l’élection présidentielle
Unité : %
France métropolitaine Nord-Pas-de-CalaisHommes
Femmes%
Chômeurs, emplois précaires 33,3 35,0
50
Fonctionnaires 20,0 16,7
40
CDI secteur privé 25,3 22,7
30
Sans diplôme 34,0 38,9
20
Célibataires 33,4 34,1
10
Mariés 20,5 22,0
0
France métropolitaine Nord-Pas-de-Calais Propriétaires 22,3 23,5
Locataires 32,5 34,3
Source : Insee - Enquête sur la participation électorale 2002 Source : Insee - Enquête sur la participation électorale 2002N°12
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D’autre part, sans tenir compte des effets Cette mobilisation, bien qu’affectant facteurs de mobilisation relativement
mentionnés précédemment, les locataires, l’ensemble du corps électoral, se révèle indépendants les uns des autres. Bien sûr, le
installés moins durablement et de fait d’ampleur inégale selon les catégories de fait de cumuler ces critères peut augmenter
moins sensibilisés à la vie locale que les population. De surcroît, elle ne concerne encore l’ampleur de ce gain de participation
propriétaires, enregistrent un écart de pas les mêmes franges de l’électorat au mais dans une mesure moindre que celle
participation de plus de dix points avec plan régional et au plan national. À ce titre, attendue.
ces derniers : 33% contre 23% d’abstention le Nord-Pas-de-Calais apparaît atypique.
Enfin, à l’occasion de ce second tour, tantdans la région comme en France métropo-
au niveau national que régional, aucunelitaine. L’effet propre associé à la propriété Ainsi, dans la région, le premier fait
frange de l’électorat ne se distingue dedu logement réduit, toutes choses égales notable concerne le gain de participation
façon significative comme enregistrant unpar ailleurs, la probabilité d’abstention de 15 points observé chez les femmes de
taux de participation inférieur à celui dud’un tiers par rapport aux locataires. 18-25 ans. Si les femmes et les 18-25 ans,
premier tour. La singularité des résultats duEnfin, dans le même ordre d’idée, les considérés séparément, enregistrent dans
21 avril n’a donc véritablement éloigné desélecteurs du milieu rural, où les contacts leur ensemble des gains de participation
urnes aucune catégorie de population. sociaux sont plus fréquents que dans les comparables à la moyenne nationale, les
grandes villes, se sont davantage mobilisés femmes de 18-25 ans de la région ont
que les électeurs des grandes villes. Le donc, quant à elles, traduit dans les urnes DEUX PÔLES OPPOSÉS :
taux d’abstention en milieu rural s’élève à le mouvement citoyen et étudiant de l’entre
VOTANTS ET ABSTENTIONNISTES23% et le seul fait de vivre à la campagne deux tours. Cependant, elles n’ont pu que
réduit la probabilité d’abstention de 30% combler le retard qui les séparait du reste de SYSTÉMATIQUES
en Nord-Pas-de-Calais et de 20% au niveau la population. Avec une participation de
national, par rapport aux communes de l’ordre de 80%, elles se situent en effet Les élections législatives des 9 et 16 juin
20 000 à 100 000 habitants. dans la moyenne régionale. derniers complétaient un printemps élec-
(1)Autre fait également marquant de ce toral 2002 caractérisé par quatre scrutins,
second tour dans la région, les 26-35 ans, à partir desquels il est possible de décrireUN GAIN DE PARTICIPATION
dont l’abstention avait atteint un niveau deux entités bien distinctes de l’électorat : les
PLUS FAIBLE MAIS PLUS CIBLÉ record au premier tour, ne parviennent pas citoyens qui se rendent systématiquement
à combler leur retard et restent à un niveau aux urnes et ceux qui ne votent à aucunLe second tour de l’élection présidentielle
d’abstention très élevé (27%). Les femmes des scrutins du printemps 2002.
du 5 mai 2002 s’est accompagné d’un
de cette tranche d’âge se singularisent,
gain significatif de participation par rapport Ainsi, au niveau national, moins d’un électeurcomme au premier tour, par une forte
au premier tour. Cette progression s’élève sur deux (47%) a participé à l’ensemble desabstention (plus de 30%).à 6 points en Nord-Pas-de-Calais et dépasse scrutins du printemps dernier. Cette assiduité
les 8 points en France métropolitaine. A contrario, au niveau national, ce sursaut est en baisse significative par rapport à 1995,
civique d’entre deux tours est davantage où 55% de l’électorat avait participé auxToutes les couches de la population, toutes
scrutins présidentiels et municipaux. La partimputable à plusieurs catégories d’électeursles tranches d’âge, toutes les catégories
décroissante de ces votants systématiquesparmi lesquelles on distingue les 18-25 anssocioprofessionnelles enregistrent des taux
explique en grande partie la baisse continuede participation en hausse par rapport au (+10 points de participation), les habitants
des grandes villes (+10 points), les célibataires du taux de participation aux différentspremier tour, conférant ainsi à ce scrutin
(+10 points) et les femmes (+9 points). scrutins. Le comportement électoral est enun caractère de remobilisation générale.
effet devenu plus volatil et l’appel desÀ l’exception de ces dernières, cette mobi-Cependant, le niveau de l’abstention reste
urnes de moins en moins ressenti commelisation se concentre donc parmi lesélevé : 22% dans la région contre 20% en
un acte citoyen majeur.France. Il est à rapprocher de celui des franges de l’électorat qui avaient peu voté
au premier tour. seconds tours des précédents scrutins pré-
Autre fait notable, ces caractéristiques, ausidentiels, traditionnellement compris (1) En l’absence de second tour aux législatives, certaines circons-
niveau national, apparaissent comme des criptions n’ont connu que trois scrutins.entre 10% et 20%.
MOINS DE VOTANTS SYSTÉMATIQUES DANS LA RÉGIONUN GAIN DE PARTICIPATION TRÈS CIBLÉ
DANS LA RÉGION Répartition de l’électorat selon son assiduité à tous les scrutins
%Franges de l’électorat
s’étant fortement mobilisées 50
entre les deux tours
40
France
30Femmes
Grandes villes
20
18-25 ans
10Vit seul
Actifs occupés
0
Toujours Jamais Autre
Nord-Pas-de-Calais
France métropolitaine
Femmes de 18-25 ans Nord-Pas-de-Calais
Source : Insee - Enquête sur la participation électorale 2002 Source : Insee - Enquête sur la participation électorale 2002
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La région Nord-Pas-de-Calais n’échappe région, d’appartenir à ce noyau dur contre la frange féminine de l’électorat s’était
pas, bien au contraire, à ce phénomène. 1,5 fois au niveau national. fortement mobilisée le 5 mai, n’appartiennent
Les votants systématiques n’y représentent Enfin, en Nord-Pas-de-Calais et à la différence pas à ce groupe. En revanche, l’absence
plus que 45% de l’électorat, ce qui de la France métropolitaine, l’émergence d’emploi stable multiplie, par trois contre deux
explique en partie le fait que la région d‘une opposition significative entre le rural au niveau national, les risques d’abstention
enregistre désormais, contrairement au et l’urbain apparaît clairement. La mobili- systématique.
passé, des taux de participation inférieurs à sation du second tour, constatée dans les
la moyenne nationale. grandes villes de France a été de moindre En Nord-Pas-de-Calais, plus de 15% de
ampleur dans la métropole lilloise. Cette l’électorat n’a participé à aucun des scrutins
Ce noyau dur de l’électorat repose, tant opposition territoriale s’est avérée au cours du printemps 2002. Au niveau national, ce
au niveau régional que national, sur les des quatre scrutins en Nord-Pas-de-Calais chiffre atteint 13% soit deux points de plus
titulaires d’un emploi stable (fonction- contre trois seulement en France métropo- qu’en 1995. Cette hausse concourt à la
naires et CDI du privé), les 56-75 ans et litaine. Par la suite, elle revêt davantage baisse globale du taux de participation aux
les propriétaires. Toutefois, en Nord-Pas- qu’ailleurs un caractère systématique. différents scrutins, dans une moindre
de-Calais, certaines de ces caractéristiques mesure certes que la baisse observée de la
apparaissent plus marquées qu’au niveau Les abstentionnistes systématiques composent part de la frange assidue de l’électorat. En
national. Ainsi, toutes choses égales par une frange de l’électorat qui ressemble d’autres termes, moins d’électeurs assidus
ailleurs, un salarié du public de la région beaucoup à celle qui a boudé les urnes au et plus d’abstentionnistes systématiques
aura une probabilité d’appartenir à ce premier tour de l’élection présidentielle. contribuent à l’affaiblissement général et
noyau dur multipliée par 2 contre 1,5 au La jeunesse (18-35 ans), la précarité face continu des taux de participation électorale
niveau national, par rapport à un électeur à l’emploi et l’isolement relationnel et au cours de ces dernières années.
exerçant une profession indépendante. Le social augmentent les probabilités d’y Ce double phénomène, encore plus marqué
constat est identique chez les 66-75 ans appartenir. en Nord-Pas-de-Calais, confirme la rupture,
où, par rapport aux 36-45 ans, les chances Quelques nuances apparaissent néanmoins : en 2002, de la région avec sa tradition
sont multipliées par 2,5 fois, dans la en Nord-Pas-de-Calais, les 18-25 ans, dont civique.
POUR COMPRENDRE CES RÉSULTATS
Sources utilisées
Les données individuelles sur la participation aux scrutins de 2002 ont été collectées à l’occasion d’une enquête réalisée par les
agents de l’Insee, dans les préfectures, durant les semaines qui ont suivi chaque élection. Elle a permis de repérer la participation
effective d’un échantillon de 39 000 électeurs, représentatif des électeurs inscrits nés en France métropolitaine et inscrits dans
une commune de métropole. On entend par participation effective le fait d’aller voter, quel que soit le contenu du vote, la
seule information recueillie étant l’émargement. Par l’intermédiaire de l’Échantillon démographique permanent, on dispose des
données sur les caractéristiques socio-démographiques de ces électeurs au moment du recensement de 1999 : âge, sexe,
niveau de diplôme, situation professionnelle et situation familiale. Les opérations ont été réalisées avec l’accord de la Cnil. Une
enquête similaire avait été réalisée lors des scrutins du printemps 1995 : élection présidentielle et élections municipales.
Méthodologie
La propension à l’abstention est mesurée ici grâce à une technique dite “de régression logistique” qui permet de quantifier les
conséquences entraînées par la modification d’une seule caractéristique (âge, sexe, emploi) entre deux individus par ailleurs en
tous points identiques.
Le raisonnement s’effectue donc “toutes choses égales par ailleurs”. Il permet d’isoler l’influence d’une variable en neutralisant
les effets de toutes les autres. Ainsi, “poursuivre des études réduit de moitié les risques d’abstention” ne signifie pas que les
étudiants connaissent des taux d’abstention deux fois plus faibles mais qu’en moyenne, deux individus possédant les mêmes
caractéristiques, hormis celle de poursuivre des études, enregistrent des taux d’abstention variant du simple au double.
Pour en savoir plus
• La participation électorale au printemps 2002 - De plus en plus de votants intermittents
Insee - Insee Première n° 877, janvier 2003.
Directeur de la publication : Jean-Claude HAUTCŒUR - Service Administration des Ressources : Marie-Françoise DUBOIS
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ISSN 1269-0260 - Dépôt légal février 2003 - © Insee 2003 - Code Sage PR0021220 - LA MONSOISE Tél : 03 20 61 98 44
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