La pauvreté dans les Pays de la Loire

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Dans les Pays de la Loire, environ 300 000 personnes, dont 130 000 enfants, vivent en 2002 avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté, soit près de 11 % de la population ligérienne de moins de 65 ans. Cette proportion est inférieure à la moyenne observée au niveau national. Personnes isolées, familles monoparentales et familles nombreuses sont les plus touchées par la pauvreté. La pauvreté est inégalement répartie sur le territoire régional. Les zones les plus touchées sont le cœur des grandes agglomérations et l'espace rural peu dynamique, zones qui se caractérisent par un chômage élevé. Les allocataires pauvres sont plutôt des personnes isolées dans les villes et des familles dans le rural.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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DRASS Pays de la Loire
Dans les Pays de la Loire, environ 300 000 personnes, dont 130 000 enfants, vivent en 2002 avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté, soit près de 11 % de la population ligérienne de moins de 65 ans. Cette proportion est inférieure à la moyenne observée au niveau national. Personnes isolées, familles monoparentales et familles nombreuses sont les plus touchées par la pauvreté. La pauvreté est inégalement répartie sur le territoire régional. Les zones les plus touchées sont le cœur des grandes agglomérations et l’espace rural peu dynamique, zones qui se caractérisent par un chômage élevé. Les allocataires pauvres sont plutôt des personnes isolées dans les villes et des familles dans le rural.
Serge FRABOUL Jeannine RABAUD
DRE Pays de la Loire
N° 36. Juin 2005
www.insee.fr/paysdelaloire
La pauvreté dans les Pays de la Loire
N0000près de 300 2002, Ligériens âgés de moins de 65 Eunité de consommation inférieur ans vivent avec un revenu par à 698 euros par mois, seuil audessous duquel on considère que la personne vit avec un bas revenu. Ce seuil définit la pauvreté monétaire. Ces personnes sont connues en tant qu’allocataires ou ayants droit des Caisses d’Allocations Familiales ou des Caisses de Mutualité Sociale Agricole. Les enfants et les fem mes seules sont les plus touchés par la pauvreté.
Ainsi définie, la pauvreté monétaire con cerne 10,8 % des habitants de la région âgés de moins de 65 ans, contre 12,6 %en France métropolitaine. Ce taux de pauvreté (voir définition dans l’encadré), sensiblement inférieur dans les Pays de la Loire, mais aussi une pro portion moindre de bénéficiaires de minima sociaux ou de salariés perce vant des bas salaires, montrent que la précarité est relativement moins forte dans la région. Cette situation est à mettre en relation avec la vitalité écono mique des Pays de la Loire, qui se tra duit en particulier par une meilleure croissance de l’emploi et un chômage, notamment de longue durée, plus faible.
Les cinq départements ligériens ont un taux de pauvreté inférieur à celui de la France métropolitaine. Les taux varient de 11,6 % pour le MaineetLoire à 9,6 % en Vendée. L’absence de grand pôle urbain en Mayenne et en Vendée expli que la part plus faible de personnes pauvres dans la population.
Sept allocataires pauvres sur dix sont des personnes isolées ou des parents (1) sans conjoint
Les allocataires CAF à bas revenus vivent souvent seuls : près d’un alloca taire pauvre sur deux est une personne isolée. Parmi les allocataires isolés, on distingue en particulier des jeunes de moins de 25 ans qui entrent dans la vie active en occupant des emplois précaires, ainsi que des allocataires de minima sociaux, le plus souvent le RMI, âgés de 25 à 50 ans.
Les ménages ayant des enfants consti tuent l’autre grande catégorie d’alloca taires pauvres, d’effectifs légèrement inférieurs à celui des isolés. Si on ajoute
(1) Dans toute cette partie il ne s’agit que des allocataires CAF
Conditions de vie
La pauvreté dans les Pays de la Loire
Ensemble des personnes à bas revenus et taux de pauvreté dans la région Pays de la LoireAtlantiqu MaineetLoireMayenne SartheVendée Loire Ensemble des personnes à bas revenus108 31672 91823 89449 17743 665297 970 Taux de pauvreté (en %)10,9 11,610,1 11,29,610,8 Sources : fichiers CAF 2002, MSA 2002 et INSEE, estimations de population au 01/01/2003
à ces derniers les couples sans enfant, on constate, toutefois, que les allocataires pauvres sans enfant sont un peu plus nombreux que les familles avec enfants. Cellesci se répartissent en parts à peu près égales entre familles monopa rentales (24%) et couples avec enfants (22 %). Les familles monoparentales sont davan tage touchéespar la pauvreté : plus de la moitié des familles monoparentales est pauvre contre seulement un couple avec enfant sur dix. Les familles mono parentales pauvres sont très dépendan tes des prestations versées par les CAF. Une fois sur deux, le parent perçoitl‘API ou le RMI. Pour toutes les familles, le risque de pauvreté augmente avec le nombre d’enfants. Près des deux tiers des familles monoparentales de trois enfants sont pauvres et plus de huit sur dix quand elles comptent quatre enfants ou plus. Parmi les couples avec enfants, un quart des familles nombreuses de quatre enfants ou plus est pauvre. Environ 130 000 enfants de moins de 20 ans résident dans un ménage ligé rien à bas revenus. Près de la moitié des enfants pauvres ne vit qu’avec un seul parent. Par rapport à l’ensemble des enfants vivant dans un ménage alloca taire, les enfants pauvres sont plus âgés en moyenne et appartiennent à des fratries plus nombreuses.
Bénéficiaires de minima sociaux et travailleurs pauvres : deux catégories d’allocataires à bas revenus Le lien entre chômage et pauvreté est fort : la majorité des allocataires à bas revenus n’a pas de travail (56%). Il s’agit essentiellement de personnes iso lées ou de familles monoparentales, les couples dont aucun des conjoints ne travaille ne comptant que pour moins de 10 % de ces allocataires à bas revenus. Plus de quatre allocataires pauvres sur dix disposent, toutefois, d’au moins un revenu de travail. Parmi ces « travailleurs pauvres »,les couples, avec ou sans enfant, sont plus nombreux que les isolés. Les allocataires CAF percevant un mini mum social (RMI, API ou AAH) ne repré sentent que 45 % des allocataires à bas revenus. Parmi ces allocataires, qui constituent le noyau dur de la pauvreté, familles nombreuses et travailleurs pau vres sont sousreprésentés. Inverse ment, les deux tiers des allocataires pauvres sans minimum social ont au moins un revenu d’activité. Le logement des ménages pauvres Sept allocataires à bas revenus sur dix perçoivent une aide au logement, les autres sont propriétaires de leur loge ment ou hébergés à titre gratuit. Un
Répartition des allocataires à bas revenus selon le type de famille et la typologie des cantons
En % 100
80
60
40
20
0 uvreté Pauvreté PaRural précairePauvreté Pauvreté PauvretéEnsemble forte des grandes villesmoye bletrès f et en déclinnne faiaible Personnes isoléesFamilles monoparentalesCouples sans enfant Couples avec 1 ou 2 enfantsCouples avec 3 enfants ou plus
Source : fichiers CAF 2002
2 INSEEPAYSDELALOIRELAPAUVRETÉDANSLESPAYSDELALOIREJUIN2005
Seuil de bas revenus Dans cette étude, l’approche de la pauvreté retenue est celle de la pauvreté monétaire relative. Est pauvre un ménage dont les revenus sont très inférieurs à ceux des autres. Le seuil de pauvreté est statistique et correspond ici à la moitié du revenu médian par unité de consommation (le revenu médian étant le niveau de revenu tel que 50 % de la population est audessous de ce niveau). Pour les fichiers des allocataires CAF ou MSA, le seuil de bas revenus est actualisé tous les ans à partir de l’enquête INSEE budget des familles. Il s’élève à 698,22 euros par mois et par unité de consommation pour la situation au 31 décembre 2002. On observe une forte concentration d’allocataires autour de ce seuil : un quart des allocataires ont des revenus situés juste audessous ou audessus du seuil. Si on prenait comme seuil 60 % du revenu médian, le nombre de personnes pauvres dépasserait 450 000. Les prestations versées par les CAF et MSA sont fondamentales pour atténuer la pauvreté : elles représentent 56 % du revenu par unité de consommation des allocataires à bas revenus. En l’absence des prestations, plus de 500 000 Ligériens âgés de moins de 65 ans seraient pauvres.
Définition : Le revenu pris en compte est le revenu mensuel disponible avant impôts. Il est égal à la somme du revenu annuel brut en 2001 déclaré au fisc par l’allocataire, divisé par 12, et du total des prestations perçues au mois de décembre 2002. Le revenu par unité de consommation relativise ce niveau de revenu par rapport à la composition de la famille. Il est calculé en divisant le revenu par le nombre d’unités de consommation calculé de la manière suivante : 1 pour le premier adulte + 0,5 par adulte ou enfant de 14 ans ou plus + 0,3 par enfant de moins de 14 ans + 0,2 pour les familles monoparentales.
Le champ retenu ne porte que sur celui des allocataires CAF ou MSA et de leurs familles. Certaines catégories ne sont pas prises en compte, notamment les étudiants et les allocataires de 65 ans ou plus. Toutefois, on considère que le champ de cette étude est quasi exhaustif pour les ménages à bas revenus.
ménage pauvre sur dix ayant une aide au logement est accédant à la propriété. Les autres ménages pauvres se répar tissent à peu près également entre loca taires dans le parc social et dans le parc privé, ces derniers étant un peu plus nombreux.
Toutefois, c’est logiquement dans le parc social que la proportion de ména ges pauvres est la plus importante. C’est également dans ce parc que les
Les prestations versées par les CAF représentent 56 %GuémenéPenfao (44), Noyant (49) ou des ressources des allocataires à bas revenusLonguéJumelles (49), affichent des taux de pauvreté supérieurs à 16 %. Sans enfant Pauvreté urbaine Un enfant L’étude des caractéristiques de la pau Deux enfants vreté et des spécificités sociodémogra Trois enfants ou plus phiques des territoires permet de regrouper les cantons de la région en Un enfant six classes, des plus touchées aux Deux enfants moins concernées par la pauvreté. Cette Trois enfants ou plustypologie a été réalisée à l’aide d’une classification ascendante hiérarchique. Personnes seules Les minima sociaux Ensemble En 2002, 141 000 Ligériens étaient 0 2040 60 80100 concernés par un des trois minima sociaux Revenus Aideau logementPrestations famillialesPrestations précarité (RMI, API ou AAH) versé par les CAF et les Source : fichiers CAF 2002MSA, soit 5,2 % de la population âgée de Note de lecture : pour l'ensemble des allocataires à bas revenus, les ressources sont à 44 % composées des revenus des allocataires, moins de 65 ans. Cette proportion est à 20 % d'aides au logement, 14 % de prestations familiales et 22 % de minima sociaux. sensiblement inférieure à la moyenne nationale (6,9 %). aides au logement sont les plus efficataux de pauvreté est deux fois moins Le revenu minimum d’insertion est versé à ces pour réduire la charge du loyer dansélevé (8,3 % contre 15,8 %). La pauvreté 37 000 allocataires. Près de six allocataires le revenu des ménages pauvres.diminue au fur et à mesure que l’ondu RMI sur dix sont des personnes isolées et moins de quatre sur dix ont des enfants à s’éloigne de la villecentre et c’est dans Les ménagesà bas revenus au sens du charge. Dans ce cas, les familles les couronnes périurbaines qu’elle est la fichier FILOCOM (Direction Régionale demonoparentales sont plus nombreuses que moins répandue. Accès à l’emploi et aules couples avec enfants. Les allocataires du l’Équipement) habitent plutôt des loge RMI sont plutôt jeunes : quatre sur dix ont logement sont en effet déterminants ments anciens et de confort moindre moins de 35 ans. Ils résident surtout en pour expliquer les disparités.Dans les quand ils ne résident pas dans le parc milieu urbain . Ainsi, près de la moitié villescentres, les logements collectifs, social. Ils sont plus souvent à l’étroit : lahabitent les villes de Nantes, Angers, Le notamment dans le parc social, sontMans ou SaintNazaire. Les 6 800 personnes superficie moyenne du logement est percevant l’allocation de parent isolé sont nombreux et l’offre d’emploi importante plus faible et ils sont plus nombreux à pour l’essentiel des jeunes femmes vivant et de proximité. Inversement, plus on disposer de moins d’une pièce par perdans les grandes agglomérations ligériennes. s’éloigne de la villecentre,plus l’habitatLes allocataires du RMI ou de l’API ont des sonne. Les ménages pauvres sont éga revenus inférieurs au seuil de pauvreté. devient individuel et l’accès à l’emploi lement contraints à déménager plus Les allocataires de l’allocation aux adultes difficile, deux facteurs qui constituent souvent : trois fois sur dix ils occupent handicapés ont un profil différent : ils sont autant d’obstacles à l’installation de mé leur logement depuis moins de deux ans. plus âgés, vivent plus souvent seuls et ont nages à bas revenus. La disparité des rarement des enfants à charge. S’ils résident taux de pauvreté selon les pôles urbainsplus fréquemment en milieu urbain, ils sont Disparités spatiales de la également présents dans le monde rural. Au et leurs couronnes périurbaines est à pauvreté : les villescentres total 35 000 allocataires ligériens relier en partie aux différences de dyna et certains territoires rurauxpercevaient l’AAH en 2002. Un tiers ont des misme économique et de niveaux de revenus inférieurs au seuil de pauvreté. en première ligne chômage. En 2002, 28 000 retraités ligériens gérés La répartition sur le territoire régional par les MSA ou la CNAV percevaient Environ 85 000 personnes pauvres rési des ménages à bas revenus est inégale :l’allocation supplémentaire du fonds de dent dans l’espace rural, soit près de solidarité vieillesse (FSV). Ce sont souvent la situation familiale, l’activité, les revenus trois Ligériens pauvres sur dix. Cetted’anciens agriculteurs ou agricultrices (les et le lieu de résidence sont souvent liés. femmes représentent six allocataires sur dix). proportion est conforme au poids de Si la pauvreté est d’abord un phénomène En conséquence, ils sont surreprésentés l’espace rural dans la population. Aussi dans l’espace rural, y compris les territoires urbain, le rural n’est pas épargné. le taux de pauvreté y est proche de la peu marqués par la pauvreté. Les ménages pauvres résident plutôt moyenne régionale. Au sein de l’espace Pour ces quatre minima sociaux, les dans les grands pôles urbains, agglo rural, la pauvreté est nettement inférieureproportions d’allocataires ligériens sont mérations angevine, mancelle, nantaiseinférieures aux moyennes nationales. à la moyenne dans les territoires où l’em et nazairienne en premier lieu. Ces quatreDepuis 2002, la précarité a augmenté. ploi est dynamique: est de la Vendée, Ainsi, alors que de 1999 à 2002, le nombre agglomérations, pour lesquelles le taux Mauges choletaises ou sudest de la d’allocataires du RMI avait constamment de pauvreté frôle ou dépasse 16 %, re Mayenne. En revanche, la pauvreté est diminué, cette tendance s’est inversée en groupent 46% des habitants pauvres importante dans les territoires en déclin 2003 : on comptait 38 600 allocataires du de la région. Globalement, le taux deRMI dans les Pays de la Loire en décembre démographique, peu attractifs et à la 2003. Leur nombre a progressé de 4,2 % pauvreté des pôles urbains est supé population vieillissante, ou touchés par entre 2002 et 2003, un peu moins qu’au rieur de deux points à la moyenne le chômage : sud de la Vendée, Saumuroisniveau national (5,3 %). Cette situation s’est régionale.aggravée en 2004, le nombre d’allocataires Baugeois, nord de la LoireAtlantique, est du RMI en France métropolitaine a ainsi En fait, la pauvreté est concentrée dansde la Sarthe. Dans ces zones, certains augmenté de 9,2 % en un an. les villescentres : dans les banlieues lecantons, comme ChaillélesMarais (85), 3 INSEEPAYSDELALOIRELAPAUVRETÉDANSLESPAYSDELALOIREJUIN2005
Pauvreté urbaine et pauvreté rurale
© IGN  Insee 2005 Sources : fichiers CAF 2002, MSA, Insee  Recensement de la population 1999
Classe de cantons Pauvreté des grandes villes Pauvreté forte Rural précaire et en déclin Pauvreté moyenne Pauvreté faible Pauvreté très faible
 noparen rois enfants o res percevant alement surrep vailleurs pauvre
ire lasse (« rural précaire et roupe 40 cantons situés la Vendée, le nord de la , le Segréen et le nord de la Mayenne. Le taux depauvreté est supérieur à la moyenne régionale. Dans ces cantons, les agriculteurs sont nom breux et la proportion d’allocataires du FSV très supérieure à la moyenne. Le poids important des couples avec enfants parmi les allocataires à bas revenus montre cependant que la pauvreté dans cette classeconcerne égalementdes ménages avec enfants. La quatrième classe (« pauvreté moyenne ») comprend 39 cantons situés sur le littoral vendéen et le pourtour de l’aire urbaine du Mans. Trois habitants sur dix sont âgés d’au moins 60 ans. Toutefois, la proportion d’allocataires du FSV est inférieure à la moyenne régionale. Le taux de pauvreté est proche de la moyenne et les couples sans enfant ou les personnes isolées sont surreprésentés parmi les allocataires à bas revenus.
4INSEEPAYSDELALOIRELAPAUVRETÉDANSLESPAYSDELALOIREJUIN2005
ue résidentiel  classesregroupent chés par la pauvreté. e (« pauvreté faible ») situés dans l’est de Mauges choletaises, mes couronnes pôles urbains. st inférieur de régionale. Les nus sont plus ec enfants. Ce cataires à bas des travailleurs ible proportion percevant un
Pour en savoir plus
reté très faible ») s peu concernés t constituée des s des grandes région. Il existe ans cette classe st deux fois plus égionale.
Les éléments présentés dans cette étude sont issus d’une publication intitulée « Pauvreté et précarité dans les Pays de la Loire »  INSEE Pays de la Loire  dossier N° 14 Juin 2005.
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Pierre MULLER RÉDACTRICE EN CHEF Emmanuelle WALRAET SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Gabrielle BRIZARD MISE EN PAGE Jean Marc CHÉNÉ IMPRIMEUR La Contemporaine  SainteLucesurLoire
Prix :2,20
Photo : INSEE e Dépôt légal 2trimestre 2005  ISSN 16336283 CPPAP 0707 B 06116  Code Sage IETU03644 © INSEE Pays de la Loire  Juin 2005 Abonnement annuel complet : Études (mensuel) + Dossiers : 60Abonnement annuel Études : 20
INSEE Pays de la Loire 105, rue des Français Libres BP 67401 – 44274 NANTES Cedex 2 Tél. : 02 40 41 75 75 – Fax : 02 40 41 79 39 Informations statistiques au 0825 889 452 (0,15la minute)
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