La population prend ses aises.

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Alors que la population limousine diminue, le nombre de résidences principales continue d'augmenter. Ce constat, à priori paradoxal, s'explique par la baisse continue de la taille moyenne des ménages. Taux d'évolution des résidences principales entre 1990 et 1999 (en %).

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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principales de 20 %. Face ce
constat, il aurait ØtØ logique d’enLa population prend
dØduire une augmentation pro-
portionnelle de la population.ses aises
Force est de constater qu’il n’en
a rien ØtØ. Au contraire, la popu-
lation rØgionale a globalement
baissØ d’environ 4 % au cours de
cette pØriode.
? talement
de la population
En 1975, en Limousin, 360 loge-
ments Øtaient nØcessaires pour
loger mille personnes. Vingt-cinq
Entre 1975 et 1999, le nombre de ans plus tard, il en fallait 450. SiJean-Noºl Thomas
logements a augmentØ de 25 % en le nombre d’occupants par rØsi-
Limousin, celui des rØsidences dence principale avait ØtØ cons-
LIEN ENTRE L’? VOLUTION DES LOGEMENTS
ET LA CROISSANCE D? MOGRAPHIQUE ENTRE 1975 ET 1999
Effet de la construction
Alors que la population Effet de l’Øvolution
de la taille moyenne des mØnageslimousine diminue, le
nombre de rØsidences Effet de l’Øvolution
de la vacance des logementsprincipales continue
d’augmenter. Ce Effet de la transformation des rØsidences
secondaires en rØsidences principalesconstat, a priori rural
urbainparadoxal, s’explique Effet de l’Øvolution du nombre de personnes
vivant en communautØ par la baisse continue
volutionde la taille moyenne
de la population
des mØnages.
-30 -20 -10 0 10 20 30 40 50
source : INSEE - recensements de la population de 1975 et 1999
Entre 1975 et 1999, la construction neuve en milieu urbain aurait permis de
loger 38 % de population supplØmentaire. L augmentation excŁde peine 7 %,
plus du quart de ce potentiel a ØtØ absorbØ par la baisse de la taille des
mØnages, le reste par le dØclassement de logements.
r insee limousin6
dØmographiements neufs n’ont leur conjoint. Ainsi, parmi les lo-
DES HAUSSES IMPORTANTES AUTOUR DES VILLES
servi qu’ « Øta- gements occupØs par un seul in-
ler » la popula- dividu, prŁs d’un tiers le sont par
tion ; on vit moins des personnes de plus de 75 ans
nombreux dans de alors qu’elles ne reprØsentent que
plus en plus de lo- 12 % de l’ensemble de la popula-GuØret
gements. En effet, tion. En zones urbaines et
si en 1975, on dØ- pØriurbaines, ce phØnomŁne de
nombrait 2,8 per- dØcohabitation est souvent liØ au
Limoges
sonnes par rØsi- dØpart des enfants du cercle fami-
dence principale, lial et au nombre croissant de
on n’en comptait divorces.
Ussel plus que 2,2 en D’autres phØnomŁnes, moins spØ-
1999. cifiques la rØgion, tel que le dØ-
Ce taux a donc glo- veloppement de l’union libre, plus
Tulle balement chutØ de fragile que le mariage, accroissent
+11,0 26 % en Limousin le phØnomŁne. Sur le plan natio-
+5,0 Brive-la-
+2,0 Gaillarde (20 % pour l’en- nal, le Limousin se classe au der-
-2,0
semble de la mØ- nier rang des rØgions en terme de
tropole) entre peuplement des habitations. Au
Taux d’Øvolution des rØsidences principales
entre 1990 et 1999 (en %) 1975 et 1999. Le niveau des dØpartements mØtro-
source : INSEE - recensements de la population de 1990 et 1999
comportement des politains, la Haute-Vienne ne prØ-
communes de la cŁde que Paris et les Alpes-Mari-
tant au cours des vingt-cinq der- Haute-Vienne est sensiblement times. La Creuse se classe au
niŁres annØes, la construction ef- homogŁne. En CorrŁze et en cinquiŁme rang devant l’Allier.
fective de plus de 75 000 loge- Creuse par contre, la situation est La CorrŁze la prØcŁde de peu,
ments durant cette pØriode aurait beaucoup plus contrastØe. Cer- devan ant la NiŁvre et les
permis d’accueillir prŁs de tains logements se dØsertifient de Hauts-de-Seine.
210 000 personnes supplØmentai- fa on importante alors que
res dans la rØgion. Cet effort de d’autres perdent peu d’occupants,
Pour en savoir plus :construction est trŁs important voire en gagnent, sans qu’on
- Insee PremiŁre n 880 - janvierautour des principales villes de puisse expliquer ce phØnomŁne.
2003 : « La proportion dela rØgion. Les pØriphØries de Li-
logements vacants la plus faibleUne explicationmoges ou Brive-la-Gaillarde, par depuis 30 ans » ;diffØrente selonexemple, ont connu des hausses - Insee PremiŁre n 875 - dØcembrele lieu de rØsidence
trŁs significatives dans les cou- 2002 : « La demande potentielle de
logements : l’impact duronnes pØriurbaines. Cette La dØcohabitation s’explique de
vieillissement de la population » ;hausse importante du nombre de fa on diffØr ente selon le lieu de rØ-
- Insee Limousin - La revue n 28 -
logements s accompagne pour- sidence : en zone rurale, les per- mai 2001 : « Les logements en
tant d une baisse de prŁs de sonnes gØes, nombr euses, vivent Limousin ».
28 000 individus. En fait, les loge- souvent seules aprŁs le dØcŁs de
insee limousin r 7
G? OFLA INSEE - IGN 2000R c

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