La région compte 4 743 000 habitants au 1er janvier 2005

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Provence-Alpes-Côte d'Azur compte au 1er janvier 2005 4 743 000 habitants. C'est la troisième région de France derrière l'Ile-de-France et Rhône-Alpes. La population augmente en moyenne de 40 000 habitants par an depuis 1999, retrouvant ainsi l'accroissement démographique de la fin des années 70. L'excédent migratoire contribue pour trois quarts à la croissance de la population, le solde naturel pour un quart. Les autres régions du Sud de la France connaissent une croissance plus rapide expliquée dans sa quasi-totalité par l'excédent migratoire. La hausse de la population concerne l'ensemble du territoire régional : elle témoigne de l'extension de la périurbanisation mais aussi d'un certain renouveau du rural éloigné. Pour en savoir plus
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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SUD INSEE
N° 88 - janvier 2006 l'essentiel
La région compte 4 743 000 habitants
erau 1 janvier 2005
Provence-Alpes-Côte d’Azur compte européenne. C’est la troisième région de
France derrière l’Ile-de-France (11 362 000erau 1 janvier 2005 4 743 000 habi-
habitants) et Rhône-Alpes (5 947 000
tants. C’est la troisième région de habitants).
France derrière l’Ile-de-France et
Rhône-Alpes. La population aug- Dans la région comme
au niveau nationalmente en moyenne de 40 000
l’accroissement de la population
habitants par an depuis 1999, re-
s’accélère
trouvant ainsi l’accroissement démo-
Comme dans les autres régions du Sud etgraphiquedelafindesannées 70.
celles de l’Ouest, le rythme d’accrois-
L’excédent migratoire contribue sement démographique de Provence-
Alpes-Côte d’Azur s’est accéléré aupour trois quarts à la croissance de
cours de la période récente : la région
la population, le solde naturel pour
gagne actuellement, en moyenne, 40 000
un quart. Les autres régions du Sud personnes par an, contre 27 000 au cours
des années 90, soit un taux d’accroisse-de la France connaissent une crois-
ment annuel moyen de 0,87 % par an,
sance plus rapide expliquée dans sa contre 0,62 au cours de la décennie pré-
cédente. Elle semble avoir retrouvé, auquasi-totalité par l’excédent migra-
cours des années 2000-2005, une crois-
toire. La hausse de la population
sance de la population qu’elle n’avait
concerne l’ensemble du territoire plus connue depuis la fin des années 70.
régional : elle témoigne de l’exten-
L’excédent migratoiresion de la périurbanisation mais
contribue pour trois quartsaussi d’un certain renouveau du ru-
à la hausse de la population
ral éloigné.
La carte de la croissance démographique
des régions françaises distingue nette-
La population de la région Provence- ment les régions du Sud et de l’Ouest de
Alpes-Côte d’Azur est estimée, à partir la France, en croissance rapide, et celles
des résultats des deux premières enquêtes du Nord et de l’Est - à l’exception de
annuelles de recensement, à 4 743 000 l’Alsace - en croissance faible ou même
habitants au 1er janvier 2005, ce qui re- négative. Le Languedoc-Roussillon et
présente 7,8 % de la population de la Midi-Pyrénées connaissent un rythme de
France métropolitaine (60 702 000 habi- croissance très supérieur aux autres ré-
tants) et 1 % de la population de l'Union gions françaises : respectivement 1,43 %
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recensées, y compris dans les zonesProvence-Alpes-Côte d'Azur : un rythme de croissance proche de Rhône-Alpes
rurales éloignées des grandes agglomé-
Région Estimation Variation relative annuelle Nombre de Indice
de la de la population 1999/2005 naissances conjoncturel rations. 355 communes de moins de
population (%) par an de fécondité 10 000 habitants ont été enquêtées enau
Total due au due au solde moyenne moyenne
01/01/2005 2004 ou 2005. Moins de 15 % d’entresolde migratoire 2003-2004 2003-2004
naturel apparent elles ont perdu de la population depuis
Ile-de-France 11 361 706 0,62 0,89 -0,26 174 397 1,98
1999, et ces pertes sont en général très
Rhône-Alpes 5 946 853 0,89 0,52 0,37 76 741 1,92
limitées : trois communes seulementProvence-Alpes-Côte d'Azur 4 742 930 0,87 0,22 0,65 55 301 1,84
Aquitaine 3 072 060 0,93 0,07 0,86 32 508 1,70 ont perdu plus de 20 habitants par an, et
Midi-Pyrénées 2 730 859 1,15 0,11 1,04 29 280 1,71 aucune plus de 40. A l’inverse, 110
Languedoc-Roussillon 2 496 578 1,43 0,12 1,32 27 612 1,77
communes gagnent plus de 20 habi-
Corse 275 411 0,95 0,00 0,95 2 680 1,55
tants par an depuis 1999, dont 14 plusTotal métropole 60 702 284 0,62 0,39 0,23 763 181 1,88
Source : INSEE - Recensement de la population 1999, enquêtes annuelles de recensement 2004 - 2005 et état civil de 100, et 3 plus de 300.
de l’Ile-de-France. Environ un habi- équilibrés : 20 % des partants vont ha-
Ces hausses semblent d’abord témoi-
tant actuel de la région sur dix habitait biter en Ile-de-France, 17 % en Rhône- gner d’un étalement de la croissance
cinq ans plus tôt dans une autre région Alpes, 17 % en Languedoc-Roussil- périurbaine. Les hausses les plus im-
française, ou à l’étranger. De façon gé- lon, 7 % en Midi-Pyrénées et 5 % en portantes sont concentrées dans la péri-
nérale, le solde migratoire est positif Aquitaine. phérie des aires urbaines, ou dans les
avec les régions situées plus au nord, et espaces situés entre les aires urbaines :
négatif avec les autres régions méridio-
Monteux, entre Avignon et Carpentras,Croissance de lanales, notamment avec le Languedoc- Saint-Cyr-sur-Mer, entre Marseille etpopulation dans la plupartRoussillon et Midi-Pyrénées. On peut Toulon, Vidauban et Le Luc, entredes grandes communesestimer que 30 % des arrivants prove- Draguignan et Toulon, Mouans-Sar-
nant d’une autre région française vien- toux, entre Grasse et Cannes, gagnentLa hausse de population semble concer-nent d’Ile-de-France, 15 % de la région ainsi plus de 200 habitants supplé-ner l’ensemble du territoire régional.Rhône-Alpes, 8 % du Languedoc-Rous-
mentaires par an. Mais la plupart desParmi les quinze grandes communessillon et 6 % du Nord - Pas-de-Calais. communes plus éloignées des agglomé-pour lesquelles il est possible de publierAu total, plus de la moitié des arrivants rations, dans ce qu’on peut qualifier dedes estimations de population en juilletviennent donc d’Ile-de-France ou rural isolé, semblent ne plus perdre de2004 à partir des deux premières enquê-d’une région limitrophe. Les départs de population et même, souvent, en rega-tes de recensement, aucune ne connaîtProvence-Alpes-Côte d’Azur vers une gner. Même si ces mouvements de po-une baisse significative. Marseille etautre région française sont un peu plus
pulation restent, en volume, limités parNice, dont la population est restée à peu
près stable entre 1990 et 1999, regagne-
La nouvelle méthode de recensement Croissance de la population dans laraient respectivement environ 10 000 et
quasi totalité des grandes communes *
Depuis 2004, des enquêtes annuelles de recen- 4 000 habitants entre 1999 et 2004.
Evolution de la population des grandessement remplacent le comptage traditionnel ef-
Toutes les communes qui avaient perdu communes de PACA
fectué tous les huit à neuf ans. Le recensement
Population Taux annueldes habitants entre 1990 et 1999 ont de-a lieu désormais chaque année, en janvier et en
2004 moyen de
février. Tous les habitants ne sont pas recensés puis retrouvé, puis dépassé leur popula- variation
la même année, mais l’ensemble du territoire 1999-2004 (%)tion de 1990 - c’est en particulier le cas
français est pris en compte au bout d’un cycle Aix-en-Provence 140 100 0,8de Toulon et Avignon. Aix-en-Provence,de cinq ans. Le premier cycle s’achèvera en Antibes 72 300 0,0
2008. seule très grande commune de la région Arles 52 600 0,8
La méthode est différente selon la taille des à avoir connu une forte croissance dé- Aubagne 42 900 0,1
communes. Avignon 89 300 0,7mographique dans la décennie 90, pour-
* Les communes de moins de 10 000 habitants Cagnes-sur-Mer 46 100 0,9
suit un rythme de croissance identiquefont l’objet tous les cinq ans d’un recensement Cannes 70 400 0,8
de l’ensemble des logements. Plus de 7 000 au cours de la première moitié de cette Gap 38 200 1,0
communes sont ainsi recensées exhaustive- Hyères 52 500 0,4décennie.
ment en France chaque année dont 175 en Pro- Le Cannet 43 200 0,6
vence-Alpes-Côte d’Azur. En cinq ans, la totalité Marseille 808 700 0,3
des habitants des communes de moins de Martigues 44 400 0,3Hausse de la population10 000 sont recensés. Nice 347 100 0,2
* Les communes de 10 000 habitants ou plus àlapériphériedesaires Salon-de-Provence 40 300 1,6
sont toutes concernées chaque année par une Toulon 168 100 0,8urbaines mais aussi dans le
enquête de recensement portant sur 8 % des lo-
* A partir des deux échantillons de 8 % chacun des loge-
gements. La France compte environ 900 com- "rural isolé" ments recensés lors des enquêtes de 2004 et 2005, une
munes de 10 000 habitants ou plus, dont 76 en estimation de la population a été réalisée pour certaines
grandes villes, dont la taille et l'homogénéité de l'habitatProvence-Alpes-Côte d’Azur. De façon peut-être plus inattendue, la rendaient possible une telle extrapolation à l'ensemble deAvec le nouveau dispositif, 8,5 millions de per-
la commune.hausse de population concerne égale-sonnes sont enquêtées chaque année dont plus
Source : INSEE - Recensement de la population 1999
de 500 000 en Provence-Alpes-Côte d’Azur. ment la plupart des petites communes et enquêtes annuelles de recensement 2004 - 2005
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et 1,15 % de taux d’accroissement an- Unaccroissementdémographiqueplusrapidequedanslesdeuxdécenniesprécédentes
Accroissement annuel moyennuel moyen, contre 0,62 en moyenne
nationale et 0,87 en Provence-Alpes- 90 000
dû au solde migratoire apparentCôte d’Azur. Huit régions connaissent
80 000
des taux d’accroissement démogra- dû au solde naturel
phique égaux ou supérieurs à 0,78 % 70 000
par an. Elles se séparent elles-mêmes
60 000
en deux groupes : dans six régions (les
50 000cinq régions méridionales, dont Pro-
vence-Alpes-Côte d’Azur, plus la Bre-
40 000
tagne) l’accroissement démographique
30 000rapide est exclusivement ou majoritai-
rement dû à l’excédent migratoire. En
20 000
Rhône-Alpes et Pays-de-la-Loire, au
10 000contraire, l’excédent des naissances sur
les décès explique plus de la moitié de
0
la croissance démographique. 1962-1967 1968-1974 1975-1981 1982-1989 1990-1998 1999-2005
Source : INSEE - Recensements de la population et enquêtes annuelles de recensement 2004 - 2005
Un solde naturel Aquitaine. En Corse, le nombre de ment inférieure à la moyenne de France
relativement plus naissances est à peu prés égal à celui métropolitaine (1,88), mais très nette-
important que dans les autres des décès, et le solde naturel est donc ment supérieure à celle des autres ré-
nul. Le solde naturel relativement im- gions méridionales : 1,55 en Corse,régions méridionales
portant que connaît la région Provence- 1,70 en Aquitaine et Midi-Pyrénées,
La population de la région Provence- Alpes-Côte d’Azur, qui la rapproche 1,77 en Languedoc-Roussillon. En re-
Alpes-Côte d’Azur a augmenté d’envi- plutôt des régions situées plus au nord, vanche, elle est nettement inférieure à
ron 240 000 habitants depuis 1999, soit est dû à un nombre élevé de naissan- celle de Rhône-Alpes (1,92) et de
40 000 par an en moyenne. L’excédent ces : plus de 55 000 naissances ont été l’Ile-de-France (1,98).
migratoire explique la plus grande enregistrées en 2003 et 2004, ce qui re-
partie de cet accroissement, mais l’ex- présente un record depuis 25 ans
Plus d’un arrivant sur deuxcédent des naissances sur les décès Après avoir rattrapé son retard au cours
vient de l’Ile-de-France ou(solde naturel) en explique le quart, ce des années 70 et 80, la région s’inscrit
d’une région limitrophequi est loin d’être négligeable. La ré- dans le mouvement de hausse générale
gion se distingue nettement, en cela, du taux de fécondité intervenue depuis
des autres régions méridionales : ainsi, l’année 2000 : l’indicateur conjonctu- La majeure partie de la hausse de la po-
le solde naturel ne représente que le rel de fécondité se situe actuellement à pulation régionale est cependant due
dixième de l’accroissement démogra- 1,84 enfant par femme dans la région, aux migrations, provenant pour l’es-
sentiel des autres régions françaisesphique du Languedoc-Roussillon ou de contre 1,77 au cours des années 90. La
situées plus au nord, et en particulierMidi-Pyrénées, et moins encore en fécondité régionale est toujours légère-
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Evolution annuelle moyenne récente dans les communes ayant moins de 10 000 habitants en 1999
en Provence-Alpes-Côte d'Azur recensées en 2004 ou 2005
Mer Méditerranée
532Hausse
208
Baisse
Aires urbaines 1999
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 et enquêtes annuelles de recensement 2004 - 2005
rapport à ceux affectant les grandes ag- La poursuite des enquêtes annuelles de origines de ce nouvel essor démogra-
(1)glomérations et leurs périphéries, ils recensement, d’ici à 2008 , permettra phique des communes rurales, dans la
semblent cependant témoigner d’un cer- de disposer d’estimations de popula- région et dans le reste de la France.
tain renouveau du rural éloigné, que tion plus détaillées, pour un plus grand
l’on retrouve d’ailleurs dans les autres nombre de communes : il sera alors
régions du Sud de la France. possible de préciser les contours et les Pascal Oger
(1) Fin 2008, à la fin d’un premier cycle d’enquêtes de re-
censement, les chiffres de population de l’ensemble des
communes pourront être publiés.
Pour en savoir plus
www.insee.fr rubrique : recensement de la population
"Enquêtes annuelles de recensement 2004 et 2005. La croissance démographique s'étend toujours plus loin au coeur des villes". INSEE Première
n°1058, janvier 2006.
"Bilan démographique 2005. En France la fécondité des femmes augmente toujours". INSEE Première n°1059, janvier 2006.
er"31,3 millions de logements au 1 janvier 2005". INSEE Première n°1060, janvier 2006.
"Provence-Alpes-Côte d’Azur attire de nouveaux arrivants de tous âges", SUD INSEE l’essentiel n°82, juin 2005.
"2004 : forte baisse du nombre du nombre de décès", SUD INSEE l’essentiel n°80, avril 2005.
"Traditionnellement peu féconde, Provence-Alpes-Côte d’Azur se situe désormais dans la moyenne des régions françaises", SUD INSEE l’essentiel n°71, juin 2004.
Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques© INSEE 2006
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Dépôt légal : janvier 2006
17, rue Menpenti
N° CPPAP : 0909B05336 Directeur de la publication : François Clanché 13387 Marseille Cedex 10
N° ISSN : 1287-292X Chef du service Etudes et Diffusion : Pascal Oger Téléphone : 04 91 17 57 57
Rédacteur en chef : Annie MulardPrix : 2,30 euros Fax:0491175960
Code Sage : SIE068832 Téléchargeable sur internet : www.insee.fr/paca
© IGN-INSEE 2006

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