Le collectif : minoritaire, urbain, social et jeune

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La construction en collectif prend de plus en plus d'importance. Elle reste cependant cantonnée à des zones urbaines assez limitées. Le secteur social a construit les deux tiers des appartements actuels. La plupart des appartements du secteur privé sont situés à Saint-Denis. Dans l'ensemble l'habitat collectif loge une population jeune et très mobile.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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dos sier L’état du lo ge ment en 1999
Le col lec tif : minoritaire,
a cons truc tion en col lec tif prend La pré pon dé rance du
de plus en plus d’im por tance.
sec teur so cialLElle reste ce pen dant can tonnée à
des zo nes ur bai nes as sez li mi tées. Le
Près des deux tiers des lo ge ments en col -sec teur so cial a cons truit les deux tiers
lec tif ont été cons truits et sont gé rés dans des ap par te ments ac tuels. La plu part
le cadre du lo ge ment lo ca tif so cial par du sec teur pri vé sont une so cié té d’HLM et sept so cié tés
si tués à Saint-De nis. Dans l’en semble
d’éco nomie mixte. Dans la plu part desl’ha bi tat col lec tif loge une po pu la tion
com mu nes, lo ge ment col lec tif équi vautjeune et très mo bile.
presque à lo so cial. Seule la com -
Les im meu bles de lo ge ments col lec tifs mune de Saint Paul compte plus de lo ge -
-sont de plus en plus vi si bles dans le pay ments col lec tifs du sec teur pri vé que du
sage, pour tant ils re grou pent en core sec teur so cial. Les pro por tions étant
La plu part des ap par te mentsmoins d’un lo ge ment sur quatre en 1999. équi li brées à Saint De nis et au Tam pon.
font partie de pe tits im meu blesLeur rythme de cons truc tion a été de
Le sec teur pri vé est donc ré duit à la por -(moins de 20 lo ge ments).près de 3 000 lo ge ments par an de puis tion congrue avec 21 000 ap par te ments-1990, four nis sant ain si 31 % des nou
face aux 33 000 du sec teur lo ca tif so cial. veaux lo ge ments. Dans le même temps Une im plan ta tion La plu part des ap par te ments du sec teur-les mai sons in di vi duel les en dur y con tri
en core li mitée pri vé sont en lo ca tion, seu le ment 3 500buaient à hau teur de 53 %. Le reste vient
sont oc cu pés par leur pro prié taire. Cede la cons truc tion tra di tion nelle, en dé -
parc est lar ge ment concen tré sur la seuleLes par ties du ter ri toire où la part des lo -crois sance ré gu lière, mais qui a en core
c om mune de Saint De nis qui en re groupege ments en col lec tif at teint ou dé passeédi fié une moyenne de 1 500 lo ge ments
61 %. Les com mu nes de Saint Paul, Le40 % de l’en semble des lo ge ments sontpar an de puis 1990.
ex trê me ment li mi tées. Le centre-ville de Tam pon et Saint Pierre sont loin der rière
La cons truc tion de lo ge ments en col lec tif et les ap par te ments du sec teur pri vé sontSaint De nis ain si que Sainte Clo tilde en
s’avère ain si beau coup moins im por tante qua si ment inexis tants dans les au tressont la meil leure il lus tra tion. Les vil les
que dans l’en semble de la France mé tro com mu nes.- de Saint Pierre, Saint Be noît, Saint
po li taine où elle a four ni 42 % des lo ge - André et Le Port n’ont que quel ques
ments cons truits de puis 1990. Même si -quar tiers lar ge ment com po sés de col lec Une po pu la tion jeune et
-elle est passée de 26 % de la cons truc tifs. Ce type de cons truc tion a at teint mo biletion neuve dans les an nées quatre-vingts aus si la zone bal néaire de Saint Gil les, la
à 31 % dans les an nées quatre-vingt-dix, ville de Sainte- arie, ain si qu’une pe tite L’ha bi tat col lec tif semble avoir la fa veur elle reste en deçà des ob jec tifs du sché - partie de la ville du Tam pon. De puis
des jeu nes puisque près de la moi tié desma d’amé na ge ment ré gio nal. Pour den si - -1990 les plus gros ses opé ra tions de cons
moins de trente ans déjà ins tal lés ha bi -fier l’oc cu pa tion des ag glo mé ra tions ur - truc tion en col lec tif se sont concen trées
tent en im meuble. La pe tite taille des ap -bai nes et pré ser ver le mi lieu na tu rel, ce dans ces mêmes quar tiers. La com mune par te ments, leur en vi ron ne ment ur bain et do cu ment ap prou vé en 1995 vi sait une de La Pos ses sion est la seule à se dis tin -
pro por tion de 40 % de lo ge ments en col - guer avec une opé ra tion de plus de 600
lec tif. lo ge ments à la ZAC Saint-Lau rent, dans
un en vi ron ne ment lar ge ment do mi né par
la mai son in di vi duelle.
Bien loin des gran des tours et bar res les
im meu bles réu nion nais sont plu tôt pe -
tits : les trois quarts des ap par te ments
font partie d’im meu bles de moins de 20
lo ge ments. Les im de plus de 20
lo ge ments ap par tien nent pra ti que ment
tous au sec teur lo ca tif so cial tan dis que
le sec teur pri vé se can tonne pour l’es sen -
-tiel au pe tit col lec tif. Il a aus si une pré di
lec tion pour les pe tits ap par te ments, sur -
tout les stu dios et les deux piè ces qui
for ment plus de 40 % des ap par te ments Le sec teur pri vé dis pose de beau -
coup de stu dios et de deux-piè ces, Les im meu bles col lec tifs ont four - du sec teur pri vé. Le sec teur so cial pri vi -
alors que le sec teur so cial pri vi ni un peu moins du tiers de la -légie au con traire les T3 et dans une
lègie les T3 et T4. cons truc tion neuve de puis 1990. moindre me sure les T4.
12dos sier
ur bain, so cial et jeune
dans l’ha bi tat col lec tif. Au to tal les Un type d’ha bi tat mal aimé
moins de qua rante ans sont ma jo ri tai res
par mi les per son nes de ré fé rence des mé -
L’ap par te ment reste un se cond choixna ges ha bi tant en ap par te ment.
pour la plu part des Réu nion nais qui
pri vi lé gient la mai son in di vi duelleLes ha bi tants du col lec tif sont éga le ment
dans leur re cherche de lo ge ment.très mo bi les : en vi ron 85 % d’entre eux
Par mi les mé na ges qui oc cu pent un-ont em mé na gé dans leur ap par te ment de
ap par te ment, la moi tié seu le ment enpuis 1990. L’offre im por tante de lo ge -
sont sa tis faits. Un bon tiers le trouve
ments neufs n’ex plique qu’une partie de ac cep table et 13 % le trou vent
ces em mé na ge ments puisque seu le ment in suf fi sant. Les prin ci paux
la moi tié des ap par te ments ont été ache - in con vé nients re le vés sont l’exi guïté
vés de puis 1990. La mo bi li té va donc du lo ge ment et les pro blè mes
d’iso la tion pho nique. De plus labien au-delà du «rem plis sage» des nou -
plupart des appartements sont enveaux lo ge ments. Ain si en 1998 ce sont
location, statut d’occupation moins12 000 mé na ges qui ont em mé na gé dans
gratifiant que la propriété.un des 49 000 ap par te ments oc cu pés. LeL’ha bi tat col lec tif loge beau coup
taux an nuel de mo bi li té est ain si de 25 %de jeu nes de moins de trente de
ans, ain si que des tren te nai res. en ha bi tat col lec tif alors qu’il n’est que
de 13,5 % sur l’en semble des ré si den ces Source prin ci pa les. nles loyers mo dé rés du sec teur lo ca tif so -
cial cor res pon dent à leurs be soins. On Co lette PAVAGEAU INSEE, En quête lo ge ment 1997.
compte par mi eux en vi ron 2 000 étu -
diants, soit près d’un sur cinq. Les tren te -
nai res sont éga le ment bien re pré sen tés
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