Le dynamisme démographique de l'espace urbain.

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La région Midi-Pyrénées s'est fortement urbanisée entre 1962 et 1999. La proportion de la population vivant en milieu urbain est ainsi passée de 50% à 63%. La Forte croissance démographique de l'espace urbain se fait avec un développement périurbain marqué et d'importants contrastes au sein des dix-neuf aires urbaines de la région. Dans l'espace à dominante rurale, la population s'accroît principalement dans les communes proches des aires urbaines.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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© Insee 2000 - IGN 1999
Le dynamisme démographique de l’espace urbain
omme toutes les régions les affiche, après celui de Languedoc-Roussillon, populations urbaines du Tarn et des Hautes-
plus rurales, Midi-Pyrénées la croissance la plus vive de l’ensemble des Pyrénées se situent à peu près dans la moyenne
Numéro 41 : septembre 2000 C s’est urbanisée plus rapidement espaces urbains régionaux entre 1990 et régionale (environ 60 %).
que la moyenne des régions françaises au 1999. L’évolution de l’espace rural est
cours de ces dernières années. La propor- beaucoup moins favorable : sa population
tion de population vivant en milieu urbain stagne. L’espace rural midi-pyrénéen appa- La croissanceLe dynamisme démographique est passée de 50 à 63 % entre les recense- raît peu dynamique en regard de celui se concentre
ments de 1962 et 1999 (+ 13 points) tandis d’Aquitaine (+ 0,2 % de croissance annuelle) dans l’espace urbain
que dans le même temps celle de la France et surtout de Languedoc-Roussillonde l'espace urbain de province passait de 64 à 72 % (+ 0,8 %). En Midi-Pyrénées, l’espace à dominante
(+ 8 points). En fait, depuis 1962, la popu- urbaine se compose de dix-neuf aires urbaines
lation midi-pyrénéenne se concentre sur les Les contrastes entre départements sont et d’une soixantaine de communes
territoires les plus densément peuplés. Ainsi, forts. Si la Haute-Garonne fait partie des multipolarisées. Il recouvre 18 % du territoire
la densité de l’espace urbain midi-pyrénéen départements les plus urbanisés de France avec régional et abrite 63 % de sa population.L'espace à dominante urbaine s'étend et conserve son dynamisme
2 2est passée de 126 habitants par km en 1962 plus de 89 % de la population vivant en Sa densité de 196 habitants par km est
à 196 en 1999. Dans le même temps, la espace urbain, cinq départements de la région relativement peu élevée par rapport à celle
Contour des aires urbaines Evolution de la population de l'espace urbain et rural
densité de l'agglomération toulousaine ainsi se classent au contraire parmi les plus ruraux. observée en France de province dans l'espacede Midi-Pyrénées de Midi-Pyrénées entre 1962 et 1999
Figeac
en 1968 et 1990 2milliers que celle de l'aire urbaine toulousaine ont Le Gers est avec la Creuse le département urbain (227 habitants au km ). A l’intérieurDecazeville
1 600Cahors
1 597 249 été multipliées par deux. Cependant, Midi- français où la population urbaine est la plus des aires urbaines, où vit 98 % de la popula-
Rodez
Villefranche- Espace urbain Pyrénées se situe encore parmi les régions faible (20 %). Le Lot, l’Ariège, le département tion de l’espace urbain, les habitants sede-Rouergue 1 400
les moins urbanisées et les moins denses de de Tarn-et-Garonne et à un moindre degré concentrent pour plus des trois quarts dansCarmaux
Montauban Millau France métropolitaine. l’Aveyron se situent également parmi les les pôles urbains (un bon quart dans les1 200Albi
départements français les plus ruraux avec une banlieues et une petite moitié dans les villes
Graulhet
Castres Avec un taux de croissance annuel de proportion de 30 à 45 % de personnes vivant centres). Enfin, les 21 % restant vivent dansAuch Espace rural1 000Toulouse
954 438
Mazamet 0,9 %, l’espace urbain midi-pyrénéen en milieu urbain. Enfin, les proportions des les couronnes périurbaines.
Tarbes 800
Saint-
Gaudens Espace urbain hors celui de Toulouse
Pamiers
679 937Lourdes
délimitation en 1968
600 Evolution de la population de 1982 à 1999 de l'espace urbainFoix
délimitation en 1990
400 Population Taux de variation annuel (en %) Taux de variation annuel (en %)
sans doubles comptes 1990-1999 1982-19901962 1968 1975 1982 1990 1999
total dû au dû au solde total dû au solde1999 1990 1982 dû auSource : Insee - Recensements de la population Source : Insee - Recensements de la population
solde apparent des solde apparent des
(délimitation 1990) naturel entrées-sorties entrées-sortiesnaturel
Espace à dominante urbaine : 1 597 249 1 476 454 1 363 627 + 0,9 + 0,4 + 0,5 + 1,0 + 0,3 + 0,7La région Midi-Pyrénées s’est fortement urbanisée INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE - pôles urbains 1 236 276 1 155 576 1 085 417 + 0,8 + 0,4 + 0,4 + 0,8 + 0,4 + 0,4
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
. villes centres 786 704 766 798 765 968 + 0,3 + 0,3 0 0 + 0,3 - 0,3
DIRECTION REGIONALEentre 1962 et 1999. La proportion de la population . banlieues 449 572 388 778 319 449 + 1,6 + 0,5 + 1,1 + 0,8 + 0,4 + 0,4DE MIDI-PYRENEES
- couronnes périurbaines 331 645 292 686 251 585 + 1,4 + 0,2 + 1,2 + 1,9 + 0,1 + 1,8
Téléphone : 05 61 36 61 36vivant en milieu urbain est ainsi passée de 50 % à 63 %. - communes multipolarisées 29 328 28 192 26 625 + 0,4 - 0,1 + 0,5 + 0,7 - 0,2 + 0,9Télécopie : 05 61 36 62 00
Adresse : 36, rue des Trente-Six-Ponts Aire urbaine de Toulouse 917 312 797 373 697 107 + 1,6 + 0,6 + 1,0 + 1,7 + 0,5 + 1,2·
31054 TOULOUSE CEDEX 4La forte croissance démographique de l'espace urbain - pôle urbain 741 120 650 336 574 671 + 1,5 + 0,7 + 0,8 + 1,6 + 0,6 +1,0
. ville centre 390 350 358 688 347 995 + 0,9 + 0,7 + 0,2 + 0,4 + 0,6 - 0,2
Directeur de la publication :se fait avec un développement périurbain marqué . banlieue 350 770 291 648 226 676 + 2,1 + 0,6 + 1,5 + 3,2 + 0,6 + 2,6
Benjamin Camus
- couronne périurbaine 176 192 147 037 122 436 + 2,0 + 0,3 + 1,7 + 2,3 + 0,1 + 2,2
Rédacteur en chef :
0 0Bruno Mura Autres espaces à dominante urbaine 679 937 679 081 666 520 0 + 0,2 + 0,1 + 0,1et d'importants contrastes au sein des dix-neuf aires ·
Maquettiste : - pôles urbains 495 156 505 240 510 746 - 0,2 0 - 0,2 - 0,1 + 0,2 - 0,3
Madeleine Cambounet 0 - 0,3 . villes centres 396 354 408 110 417 973 - 0,3 - 0,3 + 0,1 - 0,4urbaines de la région.
. banlieues 98 802 97 130 92 773 + 0,2 + 0,1 + 0,1 + 0,6 + 0,2 + 0,4
Imprimeur : Reprographie Moderne, 31770 Colomiers
+ 0,1 + 0,6- couronnes périurbaines 155 453 145 649 129 149 + 0,7 + 1,5 + 0,1 + 1,4Dépôt légal : septembre 2000Dans l’espace à dominante rurale, la population
ISSN : 1262-442X - communes multipolarisées 29 328 28 192 26 625 + 0,4 - 0,1 + 0,5 + 0,7 - 0,2 + 0,9
CPPAP : 183AD
SAGE : SIPAG4176s’accroît principalement dans les communes proches Midi-Pyrénées 2 551 687 2 430 663 2 325 319 + 0,5 + 0,5 + 0,6 0 + 0,60
Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement)des aires urbaines. Prix : 15 F - 2,29
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N© Insee 2000 - IGN 1999© Insee 2000 - IGN 1999 © Insee 2000 - IGN 1999
Belberaud ou Eaunes. La couronneLe peuplement rapide de l’espace domaine juste derrière celle de Montpellier Evolution de la population de l'espace urbain de 1962 à 1999
périurbaine, formée de près de 200urbain au cours de la décennie (120 800 (+1,9 %). Avec 917 300 habitants en 1999, Nombre d'habitants de l'espace urbain de Toulouse Nombre d'habitants de l'espace urbain de Midi-Pyrénées
communes s’étendant au-delà des limites de (hors celui de Toulouse)habitants de plus entre 1990 et 1999) l’aire urbaine de Toulouse abrite plus de la (en milliers)(en milliers)
7001 000la Haute-Garonne, poursuit une progressionexplique à lui seul la croissance démogra- moitié de la population de l’espace à domi- 679 937
917 312
Espace urbain hormis celui de Toulouserapide et régulière de sa populationphique de Midi-Pyrénées (+ 121 000 habi- nante urbaine midi-pyrénéen. Elle occupe Aire urbaine de Toulouse
600
(2 % par an). Elle compte 29 200 habitantstants). Les banlieues en particulier captent le cinquième rang en France après Paris, 800
741 120 Pôles urbains
de plus que neuf ans plus tôt et la majoritéla moitié de l’accroissement de la popula- Lyon, Marseille-Aix-en-Provence et Lille. 500 495 156
des communes périurbaines ont un rythme detion, soit 60 800 habitants. Leur croissance
Villes centres600
Pôle urbain de Toulousecroissance très fort. 396 354est supérieure à celle des villes centres Les différentes composantes de l’aire 400
(+1,6 % par an contre 0,3 %). Ces derniè- urbaine de Toulouse, agglomération et
390 350 300Dans l’espace à dominante urbaineres gagnent cependant 19 900 personnes. couronne périurbaine, évoluent à des rythmes 400 Ville de Toulouse
350 770toulousain, soldes naturel et migratoire seLes couronnes périurbaines quant à elles annuels relativement proches (respectivement
Communes périurbaines
200Banlieue de Toulouse 184 781conjuguent favorablement pour assurer la crois-s’accroissent de presque 39 000 habitants. 1,5 et 2 %). La ville centre de Toulouse, à
200 176 192
sance de la population : on enregistre 44 200 BanlieuesElles progressent à un rythme de 1,4 %, un nouveau dynamique, progresse entre 1990 et 98 802100
Couronne périurbaine de Toulousenaissances de plus que les décès et les arrivéespeu moins rapide que celui des banlieues. 1999 à un rythme de 0,9 % par an et gagne
0 0sont supérieures de 75 800 aux départs. LaMais ce résultat d’ensemble masque des 31 700 habitants. La banlieue, avec 59 100
1962 1968 1975 1982 1990 1999 1962 1968 1975 1982 1990 1999
ville centre progresse essentiellement endifférences notables entre l’aire urbaine de habitants supplémentaires, continue à croître, Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement)
raison des effets naturels, bien que la ville soitToulouse et les autres aires de la région. un peu moins rapidement toutefois que lors
précédente. Les cinq pôles urbains quiredevenue attractive entre 1990 et 1999. rapide cependant qu’autour de Toulouse. Ces Carmaux dans le Tarn ou Decazeville en Avey-de la décennie précédente (2,1 % contre
deux aires gagnent respectivement au cours gagnent des habitants depuis 1990 sont ceuxLa croissance démographique de sa banlieue ron. Cette dernière perd plus de 2 200 habi-3,2 %). Quatre communes, Colomiers,
où la population de la ville centre progresseet de sa couronne périurbaine s’explique plu- de la décennie 1 600 et 900 habitants. tants au cours de la dernière décennie.Un développement Tournefeuille, Muret et Blagnac, comptent en
(Pamiers et Cahors), se stabilise (Montaubantôt par l’apport migratoire. Montauban (aire urbaine la plus peuplée aprèstrès rapide 1999 plus de 20 000 habitants et sept autres
celles de Toulouse, de Tarbes et d'Albi) et Figeac) ou diminue légèrement (Albi). DansDans ces dix-huit aires urbaines, l’évolu-autour de Toulouse entre 10 000 et 20 000. Parmi ces dernières,
beaucoup d’autres cas, les pertes de popula-affiche un taux de croissance annuel de 0,4 % tion des différentes composantes se fait detrois, toutes situées dans l’est toulousain, vien-
tion des villes centres ne sont pas compenséesAilleurs des situations proche de la moyenne nationale, soit 2 200 manière différente de celle de l’aire urbaine deDans cette évolution, l’aire urbaine nent de franchir le cap des 10 000 habitants :
habitants supplémentaires. Rodez (+ 1 700 par le peuplement des banlieues ou de laplus contrastées Toulouse. Tandis que la périurbanisation sede Toulouse joue un rôle primordial. Son Balma, Saint-Orens-de-Gameville et Castanet-
couronne périurbaine. Ainsi, les pôles et leshabitants), Albi (+ 1 900) et à un moindre poursuit presque toujours mais à un rythmedéveloppement exceptionnellement rapide Tolosan. Les communes de la banlieue ouest
villes centres de Foix, Decazeville,La population des dix-huit autres aires degré Figeac (+ 300) progressent de façon annuel (0,7 %) deux fois moins rapide qu’à laexplique à lui seul l’augmentation de popu- les plus proches de Toulouse ont en général
modérée. La population des aires de Tarbes et Lourdes, Carmaux, Mazamet ou Graulheturbaines de Midi-Pyrénées, prises dans leur décennie précédente, la population des pôleslation de l’espace à dominante urbaine et réduit leur rythme de croissance par rapport à
perdent tous des habitants de façonensemble, est stable. Cependant, entre de Castres se maintient. Toutes les autres aires urbains continue à diminuer le plus souventpar conséquent aussi celle de Midi- la décennie précédente. C’est le cas de
conséquente. Enfin, la périurbanisation estelles, les situations sont contrastées. Autour urbaines de Midi-Pyrénées voient leur popu- (- 0,2 %). Cette situation s’explique en généralPyrénées. Son taux de croissance de 1,6 % Tournefeuille ou Plaisance-du-Touch. En
lation diminuer, parfois de façon légère comme particulièrement vive à Rodez, Cahors,de Cahors et de Pamiers, la population par la baisse de population des villes centrespar an la situe parmi les aires les plus dyna- revanche, au nord, à l’est, au sud-est et au sud
Castres et Montauban où les taux de crois-progresse sur la décennie à un rythme Foix, Millau, Auch ou Saint-Gaudens, parfois (- 0,3 %) tandis que la population des banlieuesmiques. En se limitant aux aires de plus de la croissance a plutôt tendance à s’accélérer
sance annuels atteignent ou dépassent 1 %.soutenu (0,5 % l’an), trois fois moins de façon plus prononcée comme Lourdes dans (0,2 %) augmente légèrement mais de façon150 000 habitants, elle se classe dans ce comme à Seilh, Pechbonnieu, Pompertuzat,
les Hautes-Pyrénées, Graulhet, Mazamet et La progression des couronnes périurbainestrois fois moins rapide qu’à la période
Variation annuelle totale de population entre 1990 et 1999 Variation annuelle de population entre 1990 et 1999 Variation annuelle totale de population entre 1990 et 1999 Contribution respective
des pôles urbains de Midi-Pyrénées des villes centres et des banlieues de Midi-Pyrénées des communes périurbaines de Midi-Pyrénées du solde naturel et du solde des entrées-sorties de population
dans l'évolution des aires urbaines en Midi-Pyrénées
ToulouseFigeacFigeac Figeac CahorsDecazeville DecazevilleDecazeville
Cahors PamiersCahors
Cahors
Rodez MontaubanRodez Rodez
Villefranche- solde apparent des Villefranche- RodezVillefranche- de-Rouerguede-Rouergue entrées-sorties (%)de-Rouergue
Albi
MillauMillau solde naturel (%)Millau Carmaux FigeacCarmaux Carmaux
Tarbes
MontaubanMontauban Montauban AlbiAlbi Albi Castres
FoixGraulhetGraulhet Graulhet
AuchAuch MillauAuch CastresCastres Castres Toulouse Saint-GaudensToulouse Toulouse
MazametMazamet AuchMazamet
Villefranche-de-Rouergue
Tarbes LourdesTarbes Tarbes pôles urbainscommunes périurbaines communes périurbaines
Pamiers MazametPamiers Pamiers Taux de variation (en %) Taux de variation (en %) Taux de variation (en %) LourdesLourdes Lourdes Saint- GraulhetSaint- très forte hausse (plus de 1)Saint-forte hausse (plus de 1) forte hausse (plus de 1) GaudensGaudens Gaudens forte hausse (de 0,2 à 0,5)hausse (de 0,2 à 0,5) Foix CarmauxFoix hausse (de 0,2 à 0,5)Foix hausse moyenne (de 0,2 à 0,5)stabilité (de - 0,2 à 0,2) stabilité (de -0,2 à 0,2) Decazevillestabilité (de - 0,2 à 0,2)baisse (moins de - 0,2)éà 0,2)
baisse (moins de - 0,2)
baisse (moins de - 0,2) -1,5 -1,0 -0,5 0 0,5 1,0 1,5 2,0
Source : Insee - Recensement de la population 1999 (dénombrement)Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement) Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement)Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement)
3 4de Millau et de Foix (0,9 % chacune) ainsi que
Evolution de la population de 1982 à 1999 de l'espace rural L’étalement des unités urbaines se poursuit de Figeac (0,8 %) est également notable.
Population Taux de variation annuel (en %) Taux de variation annuel (en %)L’emprise croissante des villes peut se Dans cet espace urbain (c’est-à-diremération de Montauban s’accroît de trois
sans doubles comptes 1990-1999 1982-1990lire aussi au travers de l’évolution des communes supplémentaires et trois hors celui de Toulouse), Pamiers et Cahors
total dû au dû au solde total dû au dû au solde1999 1990 1982unités urbaines (ou agglomérations). nouvelles unités urbaines, Labastide- sont parmi les aires les plus attractives avec
solde apparent des solde apparent des
Contrairement au concept d’aire Saint-Pierre, Nègrepelisse et Verdun-sur- (délimitation 1990)une croissance annuelle due au solde appa- naturel entrées-sorties naturel entrées-sorties
urbaine fondé en partie sur les Garonne voient le jour. L’unité urbaine rent des entrées-sorties de 0,5 %. Dans une
déplacements domicile-travail, cet de Valence gagne une commune. moindre mesure, c’est le cas aussi d’Albi et
Espace à dominante rurale 954 438 954 209 961 692 0 - 0,4 + 0,4 - 0,1 - 0,4 + 0,3ensemble qui comporte au moins 2 000 Les agglomérations d’Albi, de Carmaux de Figeac (0,3 %). En revanche, ce sont les -communes sous faible influence urbaine 297 656 287 681 278 404 + 0,4 - 0,2 + 0,6 + 0,4 - 0,4 + 0,8
habitants est caractérisé par une conti- et de Mazamet situées dans le Tarn comp- -pôles ruraux 147 958 148 648 149 756 - 0,1 - 0,3 + 0,2 - 0,1 - 0,2 + 0,1mouvements naturels (naissances supérieures
nuité du bâti (moins de 200 mètres -communes périrurales 87 396 86 855 82 613 + 0,1 - 0,3 + 0,4 + 0,6 - 0,4 + 1,0tent chacune une commune de plus. aux décès) qui favorisent la croissance desunes rurales isolées 421 428 431 025 450 919 - 0,3 - 0,6 + 0,3 - 0,6 - 0,6 0entre les habitations). A chaque recen- Celle de Marssac-sur-Tarn en gagne deux aires urbaines de Montauban et Rodez ou
sement de population, les limites des tandis que celle de Castres s’agrandit de qui permettent la stabilisation des popula- Midi-Pyrénées 2 551 687 2 430 663 2 325 319 + 0,5 0 + 0,5 + 0,6 0 + 0,6
unités urbaines sont revues. Ce travail quatre communes. Une nouvelle unité tions des aires de Castres et de Tarbes. Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement)vient d’être accompli par l’Insee sur la urbaine, Saint-Amans-Soult, apparaît à
base du recensement de 1999. l’est de Mazamet.
L'influence de l'urbain dans le Lot. A l’opposé, certains pôles 9 % de la population de l’espace à domi-leur ensemble 700 personnes en neuf ans.
s'intensifie Cependant, entre eux, la situation est ruraux connaissent un déclin démo- nante rurale. Leur population a augmentéL’étalement urbain se poursuit en Midi- Dans les autres départements, les
graphique important : celui de Lavelanet en légèrement depuis 1990 (+ 541 habitants).relativement contrastée. Certains connais-Pyrénées, surtout dans sa partie modifications sont moindres. Sévérac-
Dans l’espace à dominante rurale, Ariège (- 978 habitants) ou celui desent une forte progression démographique.centrale le long des axes Toulouse- le-Château en Aveyron devient unité
vivent en Midi-Pyrénées environ 954 400 C’est le cas du pôle de Gaillac (929 habi- Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées Enfin, la population des communesMontauban et Toulouse-Albi. Ainsi, urbaine et l’agglomération de Saint-
personnes, soit 37 % de la population. Cet (- 567 habitants). Autour des pôles rurales isolées baisse lentement au fil desà l’issue du recensement de 1999, Affrique gagne une commune. En Ariège, tants supplémentaires) situé dans les attrac-
espace couvre 82 % du territoire régional ;57 nouvelles communes sont classées ruraux se trouvent près de trois cents années. Cette population, qui représenteles agglomérations de Foix et de tions toulousaine et albigeoise, de celui
2 la densité de 26 habitants au km y est trèsurbaines au sens défini dans le para- Tarascon-sur-Ariège s’accroissent d’une de Lavaur (+ 561 habitants) plus tourné vers communes qui en dépendent du point 44 % de la population rurale, a perdu près
faible comparée à celle de l’espace ruralgraphe précédent. Elles sont au total 288 commune chacune. Au sud de Pamiers de vue de l’emploi. Ces communes de 9 600 habitants depuis 1990, soit deuxToulouse ou encore de Revel (+ 465 habi-
2français de 36 habitants au km . Pourtant,en Midi-Pyrénées à appartenir à une sur la N 20, Varilhes forme, avec les « périrurales » regroupent en 1999 près de fois moins qu'entre 1982 et 1990, ettants) ou de Souillac (+ 212 habitants)
après la baisse des années quatre-vingt, laagglomération contre 231 en 1990. Elles communes de Dalou et de Rieux-de- environ 100 700 depuis le début des années
population se maintient entre 1990 et 1999,regroupent 1 645 500 habitants soit Pelleport, une nouvelle unité urbaine. soixante. Ces communes enregistrent un fortEvolutions contrastées dans l'espace rural64 % de la population de la région. l’apport migratoire (+ 36 500 personnes)Il en est de même de Mazères au nord excédent des décès sur les naissancesEvolution de la population de 1962 à 1999
La population urbaine a augmenté de du département. Dans le Gers, l’agglo- venant finalement compenser le déficit de l'espace rural de Midi-Pyrénées Nombre d'habitants (en milliers) (23 100) du fait d’une population âgée mais
600164 700 habitants au cours de la mération d’Auch compte désormais trois naturel général dans cet espace. elles gagnent près de 13 500 habitants dans
décennie 1990-1999. Cette augmenta- communes. Figeac et Saint-Céré, unités leurs échanges migratoires.
500tion est due pour un peu plus de la Communes rurales isoléesurbaines du Lot, s’accroissent chacune Toutes les composantes de l’espace
moitié à la croissance de la population d’une commune et une nouvelle agglo- 421 428rural n’évoluent pas de la même façon. En
400des communes déjà urbaines en 1990. mération voit le jour, celle de Prayssac particulier, les communes « sous faible
Communes sous faible influence urbaineElles ont gagné en effet 89 200 habi- au sud-ouest du département. Dans les Hélène PROJETTIinfluence urbaine » qui regroupent 31 % de 297 656300
tants. L’absorption de nouvelles Hautes-Pyrénées, les unités urbaines de la population rurale voient leur population
communes, rurales en 1990, conduit à Tarbes, Lourdes et Argelès-Gazost augmenter. Entre 1990 et 1999, ces communes, 200 Pour en savoir plusPôles rurauxune augmentation de la population s’agrandissent d’une commune chacune 147 958dont une part non négligeable des
• « Recensement de la populationurbaine de 75 500 habitants. tandis que celle de Juillan en gagne deux. Communes périrurales100résidents se rendent quotidiennement dans 87 396 1999 - Evolutions contrastées du
une aire urbaine voisine pour travailler, ont rural », Insee Première, n° 726, juillet
Les évolutions sont assez contrastées L’unité urbaine de Toulouse avec 0 2000.gagné environ 10 000 habitants, soit un taux 1962 1968 1975 1982 1990 1999selon les départements. L’agglo- 761 090 habitants est située au sixième
Source : Insee - Recensement de la population (dénombrement)annuel de croissance de 0,4 %. Il est probable
mération de Toulouse s’accroît de rang des agglomérations françaises après «
que plusieurs de ces communes seront inté- 1999 - Redéploiement de la popula-14 communes ; elle absorbe l’unité celles de Paris, Marseille-Aix-en-
grées à l’espace à dominante urbaine de la tion dans la plupart des régions »,urbaine de Bruguières et compte Provence, Lyon, Lille et Nice. Les autres Note méthodologique Insee Première, n° 728, juillet 2000.région dans sa future délimitation. Cette der-dorénavant 72 communes. Son exten- unités urbaines de la région sont de taille
nière déterminée à partir du Recensement de Les résultats présentés ici se réfèrent aux chiffres du dénombrement de la popula-sion se localise plutôt au nord-ouest, au plus modeste. Quatre d’entre elles, « Recensement de la population
la population de 1999 sera disponiblenord, à l’est et au sud-est de l’ancienne tion au 8 mars 1999, officialisés fin 1999, et publiés à tous les échelons adminis- 1999 - Les formes de la croissanceTarbes, Albi, Montauban et Castres
en 2001. urbaine », Insee Première, n° 701,tratifs par un décret dans le Journal Officiel du 30 décembre 1999. Cette popula-agglomération. Proches de Toulouse, trois dépassent les 50 000 habitants.
mars 2000.nouvelles unités urbaines apparaissent tion est la population sans doubles comptes utilisée dans les études et les analysesCinq autres, Rodez, Mazamet, Auch,
La population des dix-neuf pôles économiques. En effet, c’est la seule notion de population où toutes les personnesen Haute-Garonne : Montastruc-la- Cahors et Millau comptent plus de «
ruraux de Midi-Pyrénées diminue de façonConseillère à l’est, Bouloc et Merville sont comptées une fois et une seule. C’est donc cette population qui, seule, est20 000 habitants. 1999 - Poursuite d’une urbanisation
modérée. Ces pôles, qui abritent 16 % de additive si on procède à des regroupements géographiques. Elle est aussi comparable très localisée », Insee Première,au nord. En Tarn-et-Garonne, l’agglo-
n° 692, janvier 2000.la population rurale, perdent dans d’un recensement à l’autre.
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