Le littoral et les grandes agglomérations, moteurs de la croissance démographique

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Insee Poitou-Charentes N° 286 - Janvier 2009 POPULATION Le littoral et les grandes agglomérations, moteurs de la croissance démographique La région Poitou-Charentes a accru son attractivité. Sur lesne attractivité qui ne se 12 000 habitants que le Poitou-Charentes a gagné en dément pas alimente seule moyenne chaque année sur la période 1999-2006, 11 500U (96 %) sont le fait du solde migratoire apparent (cf. définitions),la croissance démographique qui mesure l’excédent des entrants par rapport aux sortants.de la région Poitou-Charentes. eIl y a 45 ans, la région était la 2 région la moins attractive de Le solde naturel est lui quasi nul. France métropolitaine au regard de son taux de croissance de la population due au solde migratoire, qui était négatif. LaL’attractivité est cependant à situation s’est peu à peu inversée et la région occupe pérenniser pour assurer à la région e désormais le 8 rang des régions françaises les plus une poursuite de cette croissance. attractives. Cependant sur la période intercensitaire 1990- e1999, elle était au 6 rang. Elle a été devancée depuis par laDans les grandes agglomérations, Bretagne et le Limousin. Ce recul dans le classement cette attractivité vient s’ajouter à montre que la pérennité, voire l’accroissement de cette attractivité, est un enjeu fort pour le Poitou-Charentes, enun solde naturel positif.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Insee Poitou-Charentes
N° 286 - Janvier 2009
POPULATION
Le littoral et les grandes agglomérations,
moteurs de la croissance démographique
La région Poitou-Charentes a accru son attractivité. Sur lesne attractivité qui ne se
12 000 habitants que le Poitou-Charentes a gagné en
dément pas alimente seule moyenne chaque année sur la période 1999-2006, 11 500U (96 %) sont le fait du solde migratoire apparent (cf. définitions),la croissance démographique
qui mesure l’excédent des entrants par rapport aux sortants.de la région Poitou-Charentes.
eIl y a 45 ans, la région était la 2 région la moins attractive de
Le solde naturel est lui quasi nul. France métropolitaine au regard de son taux de croissance
de la population due au solde migratoire, qui était négatif. LaL’attractivité est cependant à
situation s’est peu à peu inversée et la région occupe
pérenniser pour assurer à la région e désormais le 8 rang des régions françaises les plus
une poursuite de cette croissance. attractives. Cependant sur la période intercensitaire 1990-
e1999, elle était au 6 rang. Elle a été devancée depuis par laDans les grandes agglomérations,
Bretagne et le Limousin. Ce recul dans le classement
cette attractivité vient s’ajouter à montre que la pérennité, voire l’accroissement de cette
attractivité, est un enjeu fort pour le Poitou-Charentes, enun solde naturel positif. Sur le littoral
concurrence avec les autres régions, enjeu qui aura des
elle compense largement un excédent implications sociales et économiques. En effet, la région,
des décès par rapport aux dont la population est plus âgée qu’en France métropolitaine,
attire des retraités, mais aussi dans une proportion moindrenaissances. Mais dans les terres, elle
des actifs, chômeurs ou en emploi.
n’est pas toujours suffisante pour
Le solde naturel ne contribue qu’à hauteur de 4 % àcombler le déficit naturel. Certaines
l’accroissement de la population, les naissances étant pluszones se dépeuplent en milieu rural,
nombreuses que les décès de 500 par an. Il est plus élevé
en particulier autour de Loudun et en milieu urbain que dans les campagnes ou sur le littoral,
où les décès sont plus nombreux que les naissances. EnMontmorillon. La périurbanisation se
particulier, le solde naturel est négatif dans le sud de la
poursuit, la population s’installe région. La Charente et la Charente-Maritime ne peuvent donc
compter que sur leur attractivité pour gagner de la population.toujours plus loin des villes-centres
des pôles urbains, qui voient leur
Au total, entre 1999 et 2006, la population du Poitou-
population saturer, voire baisser. Charentes a progressé en moyenne de + 0,71 % par an. PourPOPULATION Une croissance démographique tirée par le littoral et les grandes agglomérations
la première fois depuis 1962, la crois- en Charente. À terme, si ces écarts de Sèvres et trois fois plus élevée qu’en
sance démographique dépasse celle croissance perdurent, les différences Charente (illustration 2). Cependant le
de Métropole (+ 0,69 %) (illustration 1). de population iront en grandissant. dynamisme migratoire de la période
Au sein de la région, la croissance des récente a été plus vif dans des dépar-
départements augmente d’autant plus tements comme la Vendée, l’Ariège ouUne attractivité à relativiser
que la taille du département est élevée. le Tarn-et-Garonne… Conséquence, au
Elle est supérieure à + 1% par an Si l’attractivité est élevée, elle est dispa- classement des départements les plus
en Charente-Maritime, département le rate selon les territoires. La Charente- attractifs, la Charente-Maritime est
eplus peuplé de la région, oscille entre Maritime bénéficie de l’attrait du littoral passée du 8 département le plus
e e+ 0,6 % et + 0,7 % dans les Deux- et affiche le taux de croissance dû au attractif au 14 , la Vienne, du 20 au
eSèvres et la Vienne et atteint + 0,3 % 41 . À l’inverse, la Charente et lessolde migratoire apparent le plus élevé
(+ 1,12 % en moyenne par an). Deux-Sèvres progressent dans le
L’attractivité y est deux fois supérieure classement, gagnant respectivement
à celle de la Vienne et des Deux- 11 et 25 places.
Croissance de la population depuis
1962... (taux annuel moyen) (illustration 1)
Variation annuelle de la densité de population entre 1999 et 2006 (illustration 3)
Source : Insee (Recensements de la population, État-civil)
Source : Insee (Recensements de la population)
Population et évolution par département (illustration 2)
Évolution annuelle 1999-2006 en % Évolution annuelle 1990-1999 en %
Population Totale Due au solde Due au solde Totale Due au solde Due au solde
2006 naturel migratoire naturel migratoire
apparent apparent
Charente 347 037 0,31 - 0,05 0,37 - 0,08 - 0,04 - 0,04
Charente-Maritime 598 915 1,03 - 0,08 1,12 0,62 - 0,08 0,70
Deux-Sèvres 359 711 0,62 0,14 0,49 - 0,05 0,07 - 0,12
Vienne 418 460 0,68 0,16 0,51 0,55 0,11 0,44
Poitou-Charentes 1 724 123 0,71 0,03 0,68 0,31 0,01 0,31
Province 49 867 143 0,68 0,27 0,40 0,38 0,26 0,13
Métropole 61 399 541 0,69 0,39 0,30 0,37 0,36 0,01
Source : Insee (Recensements de la population, État-civil)
Insee Poitou-Charentes
décimal n° 286 - 2009 2POPULATIONUne croissance démographique tirée par le littoral et les grandes agglomérations
Le Poitou-Charentes est à la charnière Croissance de la population selon le type d’espace (taux annuel moyen) (illustration 4)
de deux zones (illustration 3), un littoral
attractif et un centre de la France
moins dynamique, avec des taux de
croissance plus faibles. La population
du Poitou-Charentes croît moins rapi-
dement que dans les régions du littoral
atlantique (Bretagne, Pays-de-La-Loire
et Aquitaine), mais plus fortement que
dans le Limousin et le Centre.
Des zones en difficulté,
notamment en milieu rural
Source : Insee (Recensements de la population)
Pour la première fois depuis les années
60, le milieu rural (cf.définitions) ne perd
plus de population. Mais en Poitou-
Charentes, il ne profite pas autant de la Variation annuelle de la densité de population due au solde naturel entre 1999 et
2006 (illustration 5)tendance positive observée au niveau
national (illustrations 4 et 6). La croissance
reste inférieure (+ 0,43 % par an entre
1999 et 2006) à celle de l’urbain
(+ 0,89 %), contrairement à la province
où les deux espaces enregistrent des
croissances similaires.
Certaines zones rurales échappent
même à la dynamique démographique
et se dépeuplent, notamment autour
de Loudun et Montmorillon, et dans
une moindre mesure autour de
Confolens et Aulnay. Ces territoires se
comportent un peu comme ceux situés
dans le centre de la France, carac-
térisés par une désertion des jeunes et
un développement plus limité des
infrastructures routières et ferroviaires.
L’attractivité, bien que positive, ne
compense pas le déficit naturel
(illustrations 5 et 7), engendré par une
mortalité élevée du fait d’une popu-
lation âgée. Notons néanmoins que ce
vieillissement de la population néces-
sitera des besoins accrus en services
(transport, santé, aides à domicile),
dont la présence conditionnera le
maintien des populations. Source : Insee (Recensements de la population, État-civil)
Population et évolution selon le type d’espace (illustration 6)
Évolution annuelle 1999-2006 en % Évolution annuelle 1990-1999 en %
Population Totale Due au solde Due au solde Totale Due au solde Due au solde
2006 naturel migratoire naturel migratoire
apparent apparent
Espace à dominante urbaine 1 067 330 0,89 0,23 0,66 0,54 0,21 0,33
dont : Ville centre d’un pôle urbain 429 952 0,29 0,15 0,14 0,25 0,25 0,00
Espace à dominante rurale 656 793 0,43 - 0,29 0,73 - 0,04 - 0,31 0,27
Ensemble 1 724 123 0,71 0,03 0,68 0,31 0,01 0,31
Source : Insee (Recensements de la population, État-civil)
Insee Poitou-Charentes
décimal n° 286 - 20093POPULATION Une croissance démographique tirée par le littoral et les grandes agglomérations
En milieu urbain, l’aire urbaine de Saintes. Ces choix de vie entraînent Entre 1999 et 2006, la population croît
Thouars perd aussi de la population une amplification des déplacements aussi fortement à 25 km d’un pôle
(illustration 9), à la fois à cause d’un domicile-travail, les emplois restant urbain que dans les villes de la première
déficit des naissances par rapport aux cependant largement concentrés dans couronne, située à moins de 5 km. Sur
décès, mais aussi par un solde les pôles urbains. la période précédente (1990-1999), le
migratoire apparent négatif.
Variation annuelle de la densité de population due au solde migratoire apparent
entre 1999 et 2006 (illustration 7)Dans certaines villes-centres, la popu-
lation diminue, à l’instar d’Angoulême
ou de Cognac. Pour ces deux com-
munes, le solde naturel est positif et
c’est le manque d’attractivité qui est
responsable du déclin démographique.
Un renversement de cette tendance
appelle sans doute à considérer
certaines composantes de l’attractivité :
environnement, logement, dynamisme
économique.
À l’inverse, population en
forte hausse dans le littoral et
les grandes agglomérations
Entre 1999 et 2006, la croissance
démographique a été tirée par le littoral
et les grandes agglomérations. Elle
est particulièrement élevée sur l’axe
Poitiers-Châtellerault, autour de Niort,
La Rochelle, Rochefort et sur tout le
littoral atlantique jusque vers Saintes,
ainsi que le nord-est d’Angoulême.
Le littoral et les grandes agglomérations
bénéficient d’une attractivité élevée,
attirant retraités et actifs. Dans les Source : Insee (Recensements de la population, État-civil)
grandes agglomérations, le solde
naturel est positif, conséquence d’une Croissance de la population selon la proximité avec un pôle urbain (taux annuel
moyen) (illustration 8)population plus jeune. À l’opposé, sur
la ligne allant de l’Île de Ré à Jonzac,
le solde naturel est négatif.
Croissance forte jusqu’à 25 km
des villes-centres
Si la croissance est vigoureuse dans Note de lecture :
les grandes agglomérations, elle En Poitou-Charentes, entre 1999 et 2006,
la croissance de la population est la plusplafonne dans les villes-centres
forte dans les communes situées entre
(illustration 8). La population s’installe 15 et 20 km d’une ville-centre d’un pôle
urbain. Entre 1990 et 1999, ce sont lesplus loin des centres urbains afin de
communes situées entre 5 et 10 km d’uneprofiter d’un meilleur cadre de vie mais
ville-centre d’un pôle urbain qui gagnaient
aussi parce que les logements y sont le plus d’habitants.
moins chers. Ce phénomène de
périurbanisation est particulièrement
Source : Insee (Recensements de la population), Distancier ODOMATRIX - INRA, UMR1041 CESAER
fort à La Rochelle, Niort, Rochefort et
Pour tout renseignement statistique
Insee Poitou-Charentes Directeur de la publication : Francis VENNAT
www.insee.fr/poitou-charentes 5 rue Sainte-Catherine - BP 557 Rédactrice en chef : Dorothée AGUER
86020 Poitiers Cedex
insee-contact@insee.fr Dépôt légal Janvier 2009Tél : 05 49 30 01 01
Fax : 05 49 30 01 03 N° CPPAP 0908 B 06698 - ISSN 0221-10680 825 889 452 (0,15 €/mn) sed-poitou-charentes@insee.fr Code SAGE DEC28656
du lundi au vendredi de 9 h à 17 h
Insee Poitou-Charentes
décimal n° 286 - 2009 4POPULATIONUne croissance démographique tirée par le littoral et les grandes agglomérations
phénomène de périurbanisation était Rochefort, Poitiers-Châtellerault, ou population dans les prochaines années
déjà présent mais limité aux communes même le triangle Rochefort-Saintes- risque de dégrader encore un peu plus
situées à moins de 15 km. Par rapport Royan. Par contre, la croissance n’est le solde naturel, qui pourrait devenir
à la Province, l’étalement urbain est pas suffisamment élevée dans les aires négatif. Seule l’attractivité permettrait
moins prononcé, en raison de la taille urbaines de Cognac et Angoulême alors à la population d’augmenter.
relativement faible des villes de la région, pour qu’un axe émerge. L’enjeu pour la région Poitou-Charentes
en particulier Poitiers est la plus petite est de la maintenir à un niveau élevé
des capitales régionales. afin de garantir sa compétitivité vis-à-
La région dépendante de
vis des autres territoires, mais aussi
son attractivitéUn modèle de croissance concentrique d’éviter un dépeuplement plus massif
apparaît autour des grandes agglo- des zones rurales éloignées du littoral.
mérations. Cet étalement urbain tend à La croissance de la population dépend Alexandre Giraud
former des axes de forte croissance, de plus en plus de la composante liée
à l’attractivité. Le vieillissement de latels que La Rochelle-Niort, La Rochelle-
Population et évolution des grandes communes de Poitou-Charentes, de leur aire urbaine et de leur EPCI* (illustration 9)
Évolution annuelle 1999-2006 en % Évolution annuelle 1990-1999 en %
Population Totale Due au solde Due au solde Totale Due au solde Due au solde
2006 naturel migratoire naturel migratoire
apparent apparent
Angoulême 42 096 - 0,35 0,37 - 0,72 0,07 0,46 - 0,39
Aire urbaine 159 327 0,52 0,23 0,29 0,14 0,23 - 0,09
CA du Grand Angoulême 103 501 0,16 0,19 - 0,03 0,08 0,28 - 0,20
Bressuire 18 225 0,34 0,31 0,03 - 0,02 0,42 - 0,44
Aire urbaine 18 225 0,34 0,31 0,03 - 0,02 0,42 - 0,44
CC Coeur de Bocage 24 132 0,34 0,25 0,09 - 0,10 0,29 - 0,40
Châtellerault 34 402 0,09 0,05 0,03 - 0,16 0,14 - 0,30
Aire urbaine 70 899 0,49 0,23 0,26 0,17 0,19 - 0,02
CA du Pays Châtelleraudais 54 671 0,42 0,20 0,22 0,17 0,20 - 0,03
Cognac 19 409 - 0,09 0,23 - 0,31 0,00 0,27 - 0,27
Aire urbaine 44 564 0,16 0,19 - 0,02 - 0,21 0,19 - 0,40
CC de Cognac 35 194 0,12 0,20 - 0,08 - 0,16 0,22 - 0,38
Niort 58 066 0,35 0,21 0,14 - 0,07 0,32 - 0,38
Aire urbaine 134 927 1,03 0,35 0,69 0,27 0,31 - 0,03
CA de Niort 100 657 0,74 0,28 0,47 0,22 0,31 - 0,09
Parthenay 10 494 0,03 - 0,18 0,21 - 0,35 - 0,03 - 0,32
Aire urbaine 19 208 0,31 - 0,02 0,34 - 0,21 0,04 - 0,24
CC de Parthenay 17 893 0,26 - 0,09 0,35 - 0,21 0,00 - 0,21
Poitiers 88 776 0,88 0,40 0,48 0,63 0,45 0,18
Aire urbaine 225 709 1,09 0,47 0,62 1,04 0,40 0,65
CA de Poitiers 133 755 0,93 0,39 0,54 1,17 0,45 0,72
Rochefort 26 299 0,29 0,01 0,28 0,09 0,17 - 0,07
Aire urbaine 52 844 1,17 0,13 1,04 0,22 0,16 0,06
CA du Pays Rochefortais 55 388 0,84 0,08 0,76 0,35 0,13 0,22
La Rochelle 77 196 0,09 0,23 - 0,14 0,85 0,29 0,56
Aire urbaine 184 889 1,09 0,24 0,85 1,16 0,24 0,92
CA de La Rochelle 146 121 0,61 0,16 0,45 1,19 0,25 0,93
Royan 18 202 0,80 - 0,93 1,73 0,24 - 0,67 0,91
Aire urbaine 44 758 1,32 - 0,63 1,95 0,89 - 0,50 1,39
CA Royan Atlantique 72 136 1,32 - 0,61 1,93 0,81 - 0,50 1,31
Saintes 26 531 0,50 - 0,21 0,71 - 0,11 - 0,05 - 0,05
Aire urbaine 55 834 1,14 0,04 1,10 0,29 0,06 0,23
CC du Pays Santon 43 672 1,16 - 0,03 1,20 0,19 0,04 0,15
Thouars 10 256 - 0,54 - 0,20 - 0,34 - 0,26 - 0,09 - 0,17
Aire urbaine 23 508 - 0,08 0,19 - 0,26 0,00 0,11 - 0,12
CC du Thouarsais 22 552 - 0,14 - 0,02 - 0,12 - 0,04 - 0,06 0,02
Source : Insee (Recensements de la population, État-civil)
(*) Établissement public de coopération intercommunale
CA : Communauté d’agglomération
CC : Communauté de communes
Insee Poitou-Charentes
décimal n° 286 - 20095
?POPULATION Une croissance démographique tirée par le littoral et les grandes agglomérations
méthodologieéfinitionsd
Le lissage des cartes
Solde migratoire apparent
L’analyse de l’évolution de la population d’un territoire repose sur l’égalité qui Le «lissage spatial» s’inspire de
suit : Variation totale de la population = solde naturel (naissance -décès) + solde celui des séries chronologiques :
migratoire (entrées- sorties). le graphique d’une telle série est
souvent difficile à déchiffrer carDans cette égalité, le solde migratoire est estimé indirectement par différence
«en dents de scie», affecté par desentre la variation totale et le solde naturel.
aléas, des effets saisonniers, desCe solde migratoire est donc altéré des imprécisions sur la variation totale de
«accidents», voire des erreurs…population, tenant aux défauts de comparabilité entre deux recensements.
On lisse la série pour en dégager la
Il est donc qualifié de solde migratoire «apparent» afin que l’utilisateur garde en tendance.
mémoire la marge d’incertitude qui s’y attache.
Certaines cartes communales
sont peu lisibles pour les mêmesEspaces urbains et espaces ruraux
raisons, présentant l’aspect
Le zonage en aires urbaines (ZAU), défini sur la base du recensement de 1999,
bariolé d’un habit d’Arlequin. On
décline le territoire en deux grandes catégories :
les lissera pour en dégager les
- l’espace à dominante urbaine composé des pôles urbains et du périurbain
tendances spatiales.
(couronnes périurbaines et communes multipolarisées) ;
- l’espace à dominante rurale qui comprend des petites unités urbaines et des La population de chaque commune
communes rurales. est répartie dans un cercle de
rayon R (ici, 20 km) de façonUn pôle urbain est une unité urbaine offrant au moins 5 000 emplois.
décroissante à la distance au chef-
Les banlieues des pôles urbains sont composées des communes qui ne sont
lieu. La densité lissée peut donc
pas villes-centres.
s’interpréter comme une moyenne
pondérée des densités des
communes dont le chef-lieu se
trouve dans un cercle de rayon R.
Les «bords» de l’espace considéré
-frontières terrestres et maritimes-
font l’objet d’un traitement parti-
culier : une commune proche de la
mer voit sa population répartie nonources dans le cercle, mais dans la partie
terrestre de ce cercle, bien entendu.
Les résultats du recensement de la population de 2006 sont issus des
enquêtes annuelles de recensement réalisées entre 2004 et 2008.
En effet, le recensement repose désormais sur une collecte d’information
annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours
d’une période de cinq ans.
Sur cette période, l’ensemble des habitants des communes de moins de 10 000
habitants et 40 % de la population des communes de 10 000 habitants ou plus
sont enquêtés. p our avoir plus
«La population légale des communes -
L’exploitation statistique des données recueillies auprès de ces personnes er63 235 568 habitants au 1 janvier 2006»
permet de décrire la population et les logements. Insee Première, n° 1217, janvier 2009
Cette exploitation s’effectue en deux temps :
«Recensement de la population de 2006 -• en décembre 2008 ont été publiées les populations légales, lesquelles sont
La croissance retrouvée des expaces ruraux etégalement à l’origine des premières analyses d’évolutions démographiques
des grandes villes»
des territoires ;
Insee Première, n° 1218, janvier 2009
• à partir du second semestre 2009 seront publiés les résultats complets du
«Enquêtes annuelles de recensement de 2004recensement de 2006, selon un plan de diffusion consultable sur le site Insee.fr.
à 2007 - Formation et emploi des jeunes»
Insee Première, n° 1219, janvier 2009Le recensement est placé sous la responsabilité de l’État. Les communes - ou
les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) - préparent
Les résultats du recensement sont disponibles
et réalisent les enquêtes de recensement et reçoivent, à ce titre, une dotation sur :
financière de l’État. L’Insee a pour mission d’organiser et de contrôler la collecte www.insee.fr
des informations. Il recueille ensuite l’information collectée, exploite les rubrique Recensement de la population
questionnaires et diffuse les résultats.
Insee Poitou-Charentes
décimal n° 286 - 2009 6

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