Le logement en Guadeloupe : De fortes disparités dans un parc en mutation

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SOMMAIRE Le logement en Guadeloupe De fortes disparités dans un parc en mutation 1 Avant-propos 2 Opinion sur le logement Dans le secteur locatif social, l’environnement compte plus que la qualité du logement 6 Désir de mobilité Devenir propriétaire, le souhait des locataires sociaux guadeloupéens 8 Parc de logements Fortes disparités du confort des logements guadeloupéens 14 Logement social En Guadeloupe, un parc en mutation 20 L’habitat ancien L’amélioration de l’habitat ancien en Guadeloupe 22 Construction 45 600 logements en dix ans en Guadeloupe 26 Rénovation urbaine Un plan de construction de 3 860 logements dans l’agglomération pointoise 29 Enquête logement en Guadeloupe en 2006 : Une amélioration de la qualité des logements Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010 AVANT-PROPOS En 2006, on dénombre 192 500 logements sur le territoire guadeloupéen, soit 17 % de plus qu’en 1999. E Parmi eux fgurent 154 140 résidences principales. Entre 2002 et 2008, les aides de l’État (via le dispo - sitif de la Ligne Budgétaire Unique), confortées par celles de la Région et du Département, ont permis de fnancer la réalisation, l’amélioration ou la rénovation de près de 18 000 logements. La qualité et le confort des logements guadeloupéens se sont améliorés. En l’espace de quinze ans, sur la période 1990-2006, le confort des résidences principales a fortement progressé.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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SOMMAIRE
Le logement en Guadeloupe
De fortes disparités dans un parc en mutation
1 Avant-propos
2 Opinion sur le logement
Dans le secteur locatif social, l’environnement compte plus que la qualité
du logement
6 Désir de mobilité
Devenir propriétaire, le souhait des locataires sociaux guadeloupéens
8 Parc de logements
Fortes disparités du confort des logements guadeloupéens
14 Logement social
En Guadeloupe, un parc en mutation
20 L’habitat ancien
L’amélioration de l’habitat ancien en Guadeloupe
22 Construction
45 600 logements en dix ans en Guadeloupe
26 Rénovation urbaine
Un plan de construction de 3 860 logements
dans l’agglomération pointoise
29 Enquête logement en Guadeloupe en 2006 :
Une amélioration de la qualité des logements

Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010AVANT-PROPOS
En 2006, on dénombre 192 500 logements sur le territoire guadeloupéen, soit 17 % de plus qu’en 1999. E Parmi eux fgurent 154 140 résidences principales. Entre 2002 et 2008, les aides de l’État (via le dispo -
sitif de la Ligne Budgétaire Unique), confortées par celles de la Région et du Département, ont permis de
fnancer la réalisation, l’amélioration ou la rénovation de près de 18 000 logements. La qualité et le confort
des logements guadeloupéens se sont améliorés. En l’espace de quinze ans, sur la période 1990-2006, le
confort des résidences principales a fortement progressé. Désormais, la quasi-totalité dispose de l’eau et
de l’électricité et 97 % d’entre elles sont équipées d’une douche ou baignoire et de WC intérieurs contre
respectivement 75 % et 80 % quinze ans auparavant. Les habitations de fortune et les cases traditionnelles
sont de moins en moins nombreuses : en 2006, elles ne représentent plus que 5 % des résidences princi-
pales, presque trois fois moins qu’en 1999. En 2006, 61 % des ménages guadeloupéens sont propriétaires
de leur logement contre 57 % en France métropolitaine. Parmi ces ménages, un sur deux est propriétaire
d’une maison disposant du confort de base. Cependant, 3 400 logements abritant environ 6 000 personnes
sont encore dépourvus de ce confort de base.
Au 1er janvier 2008, en Guadeloupe, 28 700 logements sociaux sont offerts à la location, un quart de
plus qu’en 2001. Ils représentent la moitié des loués sur l’archipel. Pour les locataires sociaux,
l’environnement compte davantage que la qualité du logement et la moitié d’entre eux souhaitent devenir
propriétaires.
Deux opérations de rénovation urbaine d’envergure sont actuellement en cours en Guadeloupe : à Pointe-
à-Pitre et aux Abymes, 2 560 logements sociaux anciens seront démolis et remplacés par 3 900 nouveaux
logements dont 1 200 seront proposés dans le secteur à loyer libre. Aux Abymes, 1 600 autres logements
feront l’objet d’une réhabilitation.
Répondre aux attentes des ménages en matière de logement social et de confort, satisfaire aux obligations
fxées par la réglementation (loi SRU), passent par une amélioration de la connaissance du parc des loge -
ments.
Fruit d’un partenariat noué entre le Conseil général, la Caisse d’allocations familiales, la Direction départe-
mentale de l’équipement et l’Insee, ce dossier « Le logement en Guadeloupe » a plusieurs objectifs : dresser
un état des lieux du parc des logements guadeloupéens, mesurer le degré de satisfaction de ses occupants,
identifer les principaux enjeux à venir en matière de logement…
Nous formons le vœu que tous les acteurs intéressés par la problématique du logement en Guadeloupe,
trouvent dans ces pages les informations utiles à leurs décisions.
Le président du Conseil général Le directeur de la CAF
Jacques Gillot Jean SAINT-CLÉMENT
Le directeur interrégional de l’Insee Le directeur départemental de l’Équipement
Georges-Marie GRENIER Daniel NICOLAS
1Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010OPINION SUR LE LOGEMENT OPINION SUR LE LOGEMENT
Dans le secteur locatif social, l’environnement
compte plus que la qualité du logement
En Guadeloupe, les locataires du secteur social sont plus sensibles à l’environnement de leur
logement qu’à la qualité de celui-ci. Leurs logements sont de bonne qualité, mais les locatai-
res déplorent un environnement assez dégradé. Malgré une accessibilité au logement,
la moitié des locataires ne sont pas satisfaits de leurs conditions de logement. Globalement,
en 2006, les conditions de logement sont moins satisfaisantes qu’en France métropolitaine.
Selon leurs occupants, les maisons en dur sont les plus satisfaisantes.
Des locataires plus sensibles à l’environnement du logement que les propriétaires
n Guadeloupe, trois locataires sociaux sur dix et Parmi les locataires du secteur social comme du sec-E39 % des locataires libres sont satisfaits ou très sa- teur libre, soumis à des bruits fréquents, la moitié ju-
1tisfaits de leurs conditions de logement en 2006. La gent leurs conditions de logement acceptables .
satisfaction des locataires est plus liée à l’opinion sur Avoir des installations électriques sécurisées (proté-
l’environnement (bruits perçus, sécurité du quartier, gées ou encastrées) n’est pas déterminant dans la sa-
facilités d’accès…) qu’à la qualité du logement (pro- tisfaction des locataires vis-à-vis de leur logement. Ce
tection des installations électriques, présence d’eau n’est pas le cas pour les propriétaires.
chaude, signes d’humidité…).
Pour les propriétaires, l’environnement compte moins Les logements sociaux ne présentant pas de signes
dans leur opinion sur leur logement. d’humidité ou équipés en eau chaude sont plus sou-
Les locataires ayant une bonne opinion sur la sécurité du vent jugés satisfaisants. La présence d’eau chaude est
quartier sont plus satisfaits de leur logement. Les loca- cependant plus appréciée par les propriétaires et les
taires ne percevant que des bruits rares ou inexistants locataires de logement à loyer libre que par les loca-
sont également davantage satisfaits de leur logement. taires du secteur social.
Des logements sociaux de qualité, mais un environnement plus dégradé
Perceptions de bruits dans le logement
Unité : %
Les logements du secteur lo-
catif social présentent peu de
défauts de qualité. Près de la
moitié ne présentent qu’un seul
défaut, le plus souvent l’ab-
sence d’eau chaude, un défaut
jugé moins important sous les
tropiques. Seuls 3 % des loge-
ments sociaux ont des installa-
tions électriques non protégées,
contre plus de 20 % des autres
logements.
Cependant, les locataires so-
ciaux sont très peu satisfaits de
leur quartier.
Source : Insee - Enquête Logement 2006
1) Les ménages devaient indiquer s’ils estimaient leurs conditions de logement « très satisfaisantes », « satisfaisantes », « acceptable », « insuffsantes »
et « très insuffsantes ».
2 Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010OPINION SUR LE LOGEMENT OPINION SUR LE LOGEMENT
Deux locataires sociaux sur dix ont une opinion in- Dans le secteur libre, quatre locataires sur dix en Dans le secteur locatif social, l’environnement suffsante sur leur quartier et 45 % ont une perçoivent et un tiers des propriétaires.
moyenne. Par contre, propriétaires et locataires du sec-
teur libre portent le même jugement sur la sécurité de Les bruits perçus proviennent surtout de la circula-compte plus que la qualité du logement
leur quartier : six sur dix en ont une bonne opinion. tion (60 %) et du voisinage (40 %). Pour les locatai-
Fenêtres fermées, les deux tiers des locataires so- res sociaux, la perception de bruits de voisinage la
ciaux disent entendre fréquemment des bruits dans nuit comme le jour est plus importante.
leur logement.
Une bonne accessibilité au logement selon les locataires sociaux
Près de six locataires sociaux sur dix jugent avoir une Les logements sociaux sont plus souvent situés en mi-
bonne accessibilité à leur logement par transport en com- lieu urbain où les commerces sont davantage présents.
mun. Ils sont moins nombreux chez les propriétaires ou Les ménages résidant dans des logements facilement
les locataires du secteur libre. Seulement un locataire accessibles par transport en commun sont moins sa-
social sur dix estime qu’il n’y a pas de transports en com- tisfaits.
mun à proximité de son logement, le cas est plus fréquent
chez les locataires du secteur libre et les propriétaires. En revanche, la proximité des commerces augmente
Les locataires sociaux sont peu nombreux à déplorer l’ab- la satisfaction mais uniquement pour les locataires.
sence de commerce à proximité : 9 % sont dans ce cas
contre 23 % pour les propriétaires.
Opinion sur l’accessibilité par transports en commun selon le statut d’occupation
Unité : %
Source : Insee - Enquête Logement 2006
Des locataires sociaux plus modérés dans leur jugement sur le logement
En Guadeloupe, les locataires du secteur social représen- politaine, 57 % des locataires du secteur social sont sa-
tent 20 % de l’ensemble des ménages. Parmi eux, seu- tisfaits de leur logement, et trois sur dix ont une opinion
lement trois sur dix sont satisfaits de leur logement et la acceptable. La part de locataires du secteur social non
moitié en ont une opinion acceptable. En France métro- satisfaits de leur logement est comparable.
Opinion sur le logement selon le statut d’occupation
Unité : %
Source : Insee - Enquête Logement 2006
Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010OPINION SUR LE LOGEMENT OPINION SUR LE LOGEMENT
Les locataires sociaux résidant dans des logements En revanche, les locataires de logement à loyer libre
construits entre 1975 et 1989 semblent plus satisfaits construits après 1990 sont plus souvent satisfaits par
de leurs logements. Cela peut s’expliquer par un atta- rapport à ceux construits entre 1975 et 1989.
chement au logement. En effet, un quart des locataires
de ces logements ont plus de 60 ans contre 14 % pour Les propriétaires occupant des logements récents
ceux des construits après 1990. Près d’un sont également plus satisfaits par rapport à ceux rési-
tiers des locataires de logements sociaux construits en- dant dans des logements plus anciens.
tre 1975 et 1989 y résident depuis plus de 20 ans.
Des conditions de logement peu satisfaisantes en Guadeloupe
En Guadeloupe, la moitié des ménages sont satisfaits ou Dans les régions antillo-guyanaises, la part des ménages
très satisfaits de leurs conditions de logement contre les ayant une opinion insuffsante sur leurs conditions de lo -
trois quarts en France métropolitaine. Les ménages sont gement est plus importante qu’en France métropolitaine.
en moyenne plus satisfaits de leur logement en 2006
qu’en 1996. Sans surprise, l’insatisfaction augmente avec le nombre
de défauts du logement. Si 11% des ménages occupant
La part de ménages satisfaits de leur logement en Gua- un logement comportant un défaut se déclarent insatis-
deloupe est proche de celle de la Guyane (49 %), mais faits, cette proportion grimpe à 34% à partir de deux dé-
supérieure à celle de la Martinique (38 %). fauts constatés.
Opinion des ménages sur leurs conditions de logement
Unité : %
Source : Insee - Enquête Logement 2006
Des maisons individuelles en dur jugées satisfaisantes
En 2006, deux tiers des logements sont des maisons in- En 2006, un ménage sur dix habite dans des habitations
dividuelles en dur contre 53 % dix ans auparavant. Parmi traditionnelles ou en bois, ce qui est deux fois moins
elles, 54 % sont jugées satisfaisantes, contre un tiers pour fréquent qu’en 1996. Leur appréciation s’est dégradée :
les appartements et les autres types d’habitat. Près de huit 44 % d’entre eux estiment que leurs conditions de loge-
maisons individuelles en dur sur dix sont occupées par ment sont insuffsantes, ils étaient 36 % en 1996.
leur propriétaire.
Plus la taille du logement est grande par rapport au nom-
22 % des ménages occupent un appartement. La moitié bre de personnes y habitant, plus les ménages ont de
d’entre eux a une opinion acceptable sur son logement. chance d’être satisfaits de leur condition de logement.
Hélène CHESNEL
Paola ZIG
Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010OPINION SUR LE LOGEMENT OPINION SUR LE LOGEMENT
Méthodologie
La régression logistique permet de mettre en évidence le lien entre une variable expliquée (ici le fait d’être
satisfait de ses conditions de logement) et les caractéristiques du logement (présence de signes d’humidité,
année de construction, type de logement…) et de son environnement (facilité d’accès au logement, sécurité
du quartier…). Cette méthode permet d’isoler l’effet d’une caractéristique « toute chose égale par ailleurs »,
c’est-à-dire une fois pris en compte l’effet de toutes les autres caractéristiques. L’odds ratio est une mesure
de ce lien : un odds ratio supérieur à un indique que la caractéristique du logement augmente les chances
que le ménage soit satisfait de ces conditions de logement, tandis qu’un indicateur inférieur à un indique
l’inverse.
Par exemple : Pour des caractéristiques du logement et de son environnement identiques, les propriétaires
ont 3,9 fois plus de chances de juger leurs conditions de logement satisfaisantes si leurs installations
électriques sont protégées que si elles ne le sont pas. Toutes choses égales par ailleurs : les locataires
ayant une bonne opinion sur la sécurité du quartier ont 2,5 fois plus de chances d’être satisfaits de leurs
conditions de logement que ceux exprimant un sentiment d’insécurité. Les locataires sociaux occupant
des logements construits entre 1975 et 1989 sont plus satisfaits de leur logement que ceux habitant un
logement construit après 1990.
Régression logistique sur la satisfaction des ménages
Note : n.s signife variable non signifcative.
*Les maisons individuelles en dur et les autres types d’habitats ont été regroupés pour les logements du secteur social (la modalité de référence
est alors «appartement»)
** Les appartements et les autres habitats ont été regroupés pour les propriétaires.
Source : Insee - Enquête Logement 2006
Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010DÉSIR DE MOBILITÉ DÉSIR DE MOBILITÉ
Devenir propriétaire, le souhait
des locataires sociaux guadeloupéens
En 2006, près de la moitié des locataires du secteur social souhaitant déménager veulent
devenir propriétaires. En Guadeloupe, dans le comme dans le secteur libre, les
locataires désirent davantage changer de logement que les propriétaires. Les locataires du
secteur libre souhaitant déménager estiment à 44 % que leurs conditions de logement sont
insuffsantes.
Des locataires sociaux souhaitant devenir propriétaires
n 2006, comme en 1996 (date de la précédente taires en 2006 que dix ans auparavant. La part des E enquête Logement), un ménage sur six souhaite ménages souhaitant devenir propriétaires, 43% en
déménager. Ce désir est plus fréquent chez les loca- 2006, a diminué de 16 points en dix ans.
taires (40 % dans le secteur libre comme dans le sec-
teur social) que chez les propriétaires (5 %).
Avoir une opinion négative sur son logement est
La part des locataires du secteur social exprimant un liée au souhait de changer de logement. La moitié
désir de mobilité qui souhaitent devenir propriétaires des locataires souhaitant déménager sans changer
(44 %) est plus importante que celles des locataires de statut ont une opinion insuffsante de leur loge -
du secteur libre (29 %). ment. Les locataires souhaitant devenir propriétai-
res sont moins souvent dans ce cas : 37 % pour le
Parmi les ménages souhaitant déménager, deux fois secteur libre et 20 % pour le secteur social.
plus de ménages souhaitent devenir ou rester loca-
Statut d’occupation envisagé des locataires
Unité : %
Source : Insee - Enquête Logement 2006
Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010DÉSIR DE MOBILITÉ DÉSIR DE MOBILITÉ
Déménager pour disposer d’un logement plus confortable
Désir de mobilité des locataires
selon leur opinion de leurs conditions de logement
Unité : %
Parmi les ménages qui veulent
changer de logement, 43 % es-
timent leurs conditions de lo-
gement insuffsantes. Près de la
moitié des locataires du secteur
libre souhaitant déménager est
dans ce cas, contre seulement
9 % de ceux n’exprimant aucun
désir de mobilité. L’écart est lé-
gèrement plus faible chez les lo-
cataires du secteur social.
Source : Insee - Enquête Logement 2006
L’attrait de la maison individuelle plus marqué pour les locataires du secteur libre
Ainsi, un locataire social sur dix et trois quarts des lo-Le désir d’emménager dans une maison individuelle
cataires du secteur libre souhaitant devenir propriétai-est plus fréquent chez les locataires d’un logement à
res désirent habiter une maison individuelle.loyer libre : 69 % d’entre eux sont dans ce cas. Un
Comme pour les locataires du secteur libre, deux tiers vœu moins marqué chez les locataires sociaux : la
des locataires du secteur social expriment le désir moitié est dans ce cas.
d’occuper un logement plus grand.
Sept locataires sur dix désirent déménager mais sans Le souhait d’habiter une maison est plus important
quitter leur commune de résidence.chez les locataires qui veulent acheter un logement.
Hélène CHESNEL
Paola ZIG
Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010PARC DE LOGEMENTS PARC DE LOGEMENTS
Fortes disparités du confort
des logements guadeloupéens
En 2006, 154 140 résidences principales sont réparties sur le territoire guadeloupéen. Parmi
elles, 3 400 logements sont dépourvus des équipements de confort élémentaire. Deux ménages
sur cinq sont propriétaires d’un logement ayant le confort de base. De même, les locataires bé-
néfcient en grande majorité des équipements élémentaires, mais également d’autres éléments
de confort comme l’eau chaude. Enfn, un ménage sur trois habite un logement tout-confort.
En Guadeloupe continentale, les logements sont en général plus confortables dans les zones les
plus urbanisées. Dans les îles du Sud, les logements sont plus souvent dépourvus des éléments
de confort élémentaire ou avec un confort de base. Le parc locatif est le plus important dans
les pôles d’emploi historiques. Les disparités du parc sont plus marquées qu’en Martinique et
les logements apparaissent plus confortables qu’en Guyane.
2 % des logements dépourvus du confort de base
viduels, de type traditionnel (Cf encadré) pour les deux En 2006, en Guadeloupe, 2 % des logements sont « dé-
tiers d’entre eux et en dur pour un tiers.pourvus des équipements de confort élémentaires ». Ils
Ils sont de taille relativement petite : 20 % n’ont qu’une concernent 3 500 logements et 6 300 Guadeloupéens.
seule pièce, 34 % en ont deux, 39 % en ont trois ou La moitié de ces habitations n’a pas l’eau courante et
quatre et seulement 8 % en ont davantage.la même proportion n’a pas d’électricité. Neuf sur dix
Les logements de cette catégorie sont assez anciens n’ont pas les équipements de base : W-C intérieur, bai-
puisque plus d’un tiers ont été construits avant 1975. gnoire ou douche et cuisine intérieure avec évier.
Cependant, plus d’un tiers ont été après 1990.
Les trois quarts de leurs occupants en sont propriétaires, Dans les deux tiers des cas, l’évacuation des eaux
les autres étant locataires ou logés gratuitement.usées se fait à même le sol. Il s’agit de logements indi-
Répartition des logements guadeloupéens selon leur catégorie et le type de bâtiment
Unité : %
Note de lecture : en 2006 en Guadeloupe, 34 % des logements dépourvus des équipements de confort élémentaire sont des maisons
individuelles. Source : Insee - Recensement de la population 2006
Une analyse multivariée pour synthétiser les caractéristiques des logements
À la fn de l’analyse (encadré p.13), chaque logement est classé dans une catégorie et une seule. Chaque catégorie
peut être assimilée à un profl-type. Quatre catégories se caractérisent :
- logements dépourvus des équipements de confort élémentaires ;
- logements individuels avec confort de base ;
- logements de type locatif ;
- logements tout-confort.
Le logement en Guadeloupe - Octobre 2010

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