Le logement en Nord-Pas-de-Calais : un parc en mutation face à des besoins diversifiés. - La mobilité résidentielle : parcours dominants et tendances nouvelles -

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À partir de l'enquête logement, l'idée était tentante d'étudier la mobilité résidentielle des ménages sur une période plus récente que celle du recensement de 1999, qui correspond à une embellie économique et à une forte reprise des marchés immobiliers. Ce travail doit permettre de savoir si les déménagements se sont effectivement multipliés ces dernières années et de répondre à deux questions : qui est mobile et comment s'opère cette mobilité au sein du parc de logements ?
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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La mobilité résidentielle :
parcours dominants
et tendances nouvellesLes Cahiers de l’Orha - Avril 2004Orha Nord-Pas-de-Calais 546La mobilité résidentielle : parcours dominants et tendances nouvelles
À partir de l’enquête logement, l’idée était tentante d’étudier la mobilité résidentielle des ménages
sur une période plus récente que celle du recensement de 1999, qui correspond à une embellie
économique et à une forte reprise des marchés immobiliers. Ce travail doit permettre de savoir
si les déménagements se sont effectivement multipliés ces dernières années et de répondre à deux
questions : qui est mobile et comment s’opère cette mobilité au sein du parc de logements ?
Environ un tiers des ménages, soit 453 150 foyers ont changé de lieu de résidence entre 1997Nette évolution du rôle
et 2001. Parmi ceux-ci, 41% des ménages mobiles qui habitaient une maison individuelledes parcs individuel
occupent en fin de parcours un logement collectif. Inversement, 43% des ménages qui étaientet collectif dans le jeu des
en collectif s’installent dans une maison. En France, ces mouvements sont respectivement de
migrations résidentielles 48% et 31%.
Le rôle dominant du parc individuel dans le Nord-Pas-de-Calais apparaît ainsi nettement. Les
ménages quittent plus rarement une maison individuelle pour un appartement tandis qu’ils
délaissent plus volontiers le collectif pour l’individuel.
Par rapport à la période 1992-1996, la mobilité résidentielle augmente fortement entre 1997
et 2001 : +19%. Elle s’accompagne d’une modification de la structure des échanges entre
parcs de logements. Les ménages quittent maintenant plus souvent l’individuel pour le collectif
(25% contre 24% entre 1992 et 1996) alors qu’ils sont moins nombreux à abandonner le
collectif (48% contre 57%) (cf. graphiques 1 et 2).
Sans perdre sa particularité, le Nord-Pas-de-Calais connaît dorénavant d’importants mouvements
croisés qui font émerger le collectif comme parc d’accueil autant que de transit vers la maison
individuelle.
Graphique 1 : Répartition en 2001 des ménages par type de logement actuel
selon le type de logement qu’ils habitaient en 1997
Type de logement actuel
Maison individuelle Logement collectif Autre type de logement
100
80
60
40
20
0
Maison Logement Autres types Ménage
individuelle collectif de logement n’ayant pas
(1)déménagé
Type de logement antérieur
Source : Insee, Orha - Enquête logement 2001-2002
(1) Ménage n'ayant pas déménagé ou habitant en 1997 hors France métropolitaine.
Guide de lecture : Parmi les ménages qui habitaient une maison individuelle en 1997 et
qui ont déménagé depuis, 57% habitent toujours en 2001 dans une maison tandis que
41% ont emménagé dans un logement collectif.
Insee Nord-Pas-de-CalaisLes Dossiers de Profils n°75 - Avril 2004 55
part en %6 La mobilité résidentielle : parcours dominants et tendances nouvelles
Graphique 2 : Répartition en 1996 des ménages par type de logement actuel
selon le type de logement qu’ils habitaient en 1992
Type de logement actuel
Maison individuelle Logement collectif Autre type de logement
100
80
60
40
20
0
Maison Logement Autres types Ménage
individuelle collectif de logement n’ayant pas
(1)déménagéType de logement antérieur
Source : Insee, Orha - Enquête logement 1996
(1) Ménage n'ayant pas déménagé ou habitant en 1992 hors France métropolitaine ou dans un logement dont il n'était pas l'occupant en titre.
Guide de lecture : cf graphique 1.
Un tiers des propriétaires de 1997 qui ont bougé sont devenus locataires : 13% en HLM, 20%Les locataires plus
dans le secteur privé. Ces chiffres s’élèvent respectivement à 8% et 25% pour la France. Lesmobiles que les
taux de mobilité vers le locatif sont donc identiques mais le parc HLM joue un rôle pluspropriétaires
important qu’ailleurs dans le Nord-Pas-de-Calais.
Une bonne moitié des locataires ont changé de résidence entre 1997 et 2001. Ce faisant, ils
sont généralement devenus propriétaires. Toutefois, 20% d’entre eux environ ont gardé leur
statut de locataires, quittant simplement les HLM pour le secteur libre ou inversement.
Par rapport à la moyenne nationale, la proportion de locataires HLM qui deviennent propriétaires
est plus élevée dans le Nord-Pas-de-Calais, ce qui montre bien que ce parc joue dans la région
à peu près le même rôle que le parc locatif privé dans d’autres régions où le parc HLM est
moins présent. En termes d’accession, il n’y a pas de différence notoire entre la région et la
France pour les locataires du secteur privé.
Les cursus résidentiels des ménages, extrêmement diversifiés, évoluent continûment avec l’âge.Le parcours résidentiel
Le modèle du locataire qui devient propriétaire apparaît moins dominant qu’auparavant.“classique” quelque peu
Aujourd’hui, les ménages oscillent d’un statut à l’autre suivant leur situation professionnelle ou
perturbé
familiale. Quelques grandes tendances peuvent malgré tout être dégagées.
Nouvelles installations incluses, 90% des ménages de moins de 30 ans habitent dans leurUn parcours résidentiel
logement depuis moins de quatre ans, contre 48% des 30-39 ans. Cette proportion chutedominant : du collectif
rapidement au-delà : 25% entre 40 et 49 ans ; 15% entre 50 et 64 ans et 8% après 65 ans.
vers l’individuel…
Mobilité rime donc plutôt avec jeunesse.
Les Cahiers de l’Orha - Avril 2004Orha Nord-Pas-de-Calais 56
part en %6La mobilité résidentielle : parcours dominants et tendances nouvelles
Avant 30 ans, 70% des ménages mobiles sont originaires du collectif et plus de la moitié y restent,
même si le mouvement vers l’individuel est déjà largement amorcé.
Entre 30 et 40 ans, ce mouvement atteint son amplitude maximum. Dès lors, les ménages mobiles
deviennent davantage des habitants de l’individuel que du collectif. Ce phénomène persiste
jusqu'à 64 ans, mais avec une plus faible intensité.
Après 65 ans, un léger retour vers le collectif se combine à l’arrêt de l’hémorragie du collectif
vers l’individuel.
Ainsi, le parc collectif fait le plein de jeunes ménages lors de leur constitution ; qui le quittent
par la suite pour se diriger vers l’individuel. De rapide jusqu'à 40 ans, ce mouvement ralentit
progressivement jusqu‘à s’arrêter lorsque les ménages deviennent âgés.
A ce parcours dominant du parc collectif vers l’individuel correspond un passage de la location…mais émergence
à l’accession à la propriété du logement. Les mouvements sont cependant devenus plusd’autres parcours en
complexes.
cours de vie…
Ainsi, jusqu'à 40 ans, les départs sont importants du secteur locatif vers l’accession tant en
provenance du secteur HLM que du secteur privé : 42% des locataires de logement HLM de
1997 qui ont déménagé sont devenus propriétaires en 2001 ; ce chiffre atteint 45% pour
ceux qui provenaient du secteur locatif libre. Simultanément, un flux non négligeable des
propriétaires se dirige vers le secteur locatif (36,2%) et plus particulièrement vers le secteur
libre puisque 23% des propriétaires de 1997 se sont tournés vers ce segment de parc.
Entre 40 et 49 ans, les propriétaires gardent davantage leur statut d’occupation ; les départs
vers le locatif, moins importants, s’effectuent davantage vers le secteur privé. Les ménages
mobiles qui étaient locataires HLM en 1997 se dirigent moins vers l’accession que vers le
locatif privé. Les locataires du secteur libre y restent davantage même si les départs vers
l’accession sont encore nombreux.
Entre 50 et 64 ans, nombre de propriétaires se tournent à nouveau vers le locatif : environ un…avec un retour
tiers des propriétaires en 1997, qui ont été mobiles, sont devenus locataires en 2001 avec unvers le locatif
certain équilibre entre parc HLM et parc privé. Les locataires HLM se dirigent tout autant vers
l’accession et le locatif privé, quant aux locataires du secteur libre, ils y restent massivement.
Enfin, pour les plus de 65 ans, le mouvement des propriétaires vers le locatif s’accentue au
profit du locatif privé. Les locataires le restent et un quart des occupants du secteur libre en
1997 qui ont déménagé se dirigent vers le parc HLM en 2001.
L’attrait des moins de trente ans pour les pôles urbains se manifeste à travers deux phénomènes.Les jeunes et les
D’une part, la quasi-totalité de ceux qui y résidaient avant leur mobilité y reste ; d’autre part,seniors attirés
60% de ceux qui n’y résidaient pas les rejoignent.
par les pôles urbains
Les 30-39 ans réagissent différemment. Certains quittent les pôles urbains et ceux qui sont
installés en périphérie y restent, même lorsqu’ils changent de résidence.
Entre 40 et 64 ans, un retour vers les pôles urbains se produit, qui se prolonge de façon atténuée
après 65 ans. Passé cet âge en effet, la tendance est au statu quo.
Insee Nord-Pas-de-CalaisLes Dossiers de Profils n°75 - Avril 2004 576 La mobilité résidentielle : parcours dominants et tendances nouvelles
Parmi les différents types de ménages, ce sont les familles monoparentales et les ménagesÉvènements familiaux
composés de plusieurs personnes mais ne constituant pas une famille qui ont été les pluset mobilité
mobiles : respectivement 36% et 40%. Les personnes seules et les couples avec enfants
présentent une mobilité résidentielle moyenne (33% et 32%), tandis que les couples sans
enfant sont les moins mobiles (26%).
La situation familiale est celle qui est déclarée au moment de l’enquête, elle pouvait bien
entendu être différente quatre ans auparavant. Il s’agit ici du suivi des mobilités et non pas
des situations familiales mais ces deux phénomènes sont liés. Par exemple, la mobilité des
familles monoparentales renseignent sur leur parcours résidentiel mais ne permet pas de
décrire leur situation familiale antérieure, même si l’hypothèse d’une séparation est plausible.
Les changements de lieu de résidence s’opèrent souvent en direction d’un parc d’accueil
qui correspond le mieux à la situation du moment ou aux perspectives d’avenir des ménages
considérés.
Pour les couples sans enfant, les échanges entre types de parc sont très équilibrés tandis que lesLes couples avec ou
couples avec enfants en 2001 se sont dirigés préférentiellement vers la maison individuelle.sans enfants sont
davantage propriétaires
Les couples avec ou sans enfants qui étaient propriétaires le restent massivement lors d’une
mobilité. Ceux qui étaient locataires s’orientent plutôt vers l’accession s’ils ont des enfants alors
que les autres restent en locatif privé ou s’y dirigent s’ils étaient en logement HLM.
Les couples sans enfant ont des parcours résidentiels plus complexes. Ils se dirigent moins vers les
pôles urbains et davantage vers les communes périphériques ou rurales. Plus précisément, ceux
qui habitent en zone urbaine y restent majoritairement tandis que les résidents des communes
plus excentrées ou rurales ont tendance à venir habiter vers un pôle pour se rapprocher
des services.
Enfin, les couples qui ont des enfants en 2001 ont davantage eu tendance à partir vers la
périphérie ou le périurbain. Ceux qui habitent en milieu rural y restent et ceux qui sont dans
une commune plus urbaine ont davantage tendance à se diriger vers la campagne.
Les personnes seules, les ménages sans famille et les familles monoparentales se dirigent plusFamilles monoparentales
fréquemment vers le collectif, même s’il existe également des mouvements très significatifs verset personnes seules plutôt
l’individuel (cf. graphique 3).locataires en collectif
Les personnes seules et les familles monoparentales qui étaient propriétaires se dirigent
essentiellement vers le locatif, plutôt vers le secteur libre (respectivement 34,0% et 44,3%),
mais aussi vers le HLM (respectivement 16,7% et 24,6%).
Les personnes seules déménagent plus volontiers vers un pôle urbain, ce qui est un peu moins
vrai pour les familles monoparentales. Celles qui résidaient avant leur déménagement dans
un pôle urbain y restent, mais ces derniers ne captent que 40% de celles qui habitaient en
périphérie ou en milieu rural.
Les Cahiers de l’Orha - Avril 2004Orha Nord-Pas-de-Calais 586La mobilité résidentielle : parcours dominants et tendances nouvelles
Graphique 3 : Répartition en 2001 des ménages par type de logement actuel
selon le type de logement qu’ils habitaient en 1997
Les familles monoparentales
Type de logement actuel
Maison individuelle Logement collectif Autre type de logement
100
80
60
40
20
0
Maison Logement Autres types Ménage
individuelle collectif de logement n’ayant pas
(1)déménagéType de logement antérieur
Source : Insee, Orha - Enquête logement 2001-2002
(1) Ménage n'ayant pas déménagé ou habitant en 1997 hors France métropolitaine.
Guide de lecture : cf graphique 1.
Les actifs sont beaucoup plus mobiles que les retraités. Parmi les différentes catégoriesLes catégories aisées
socioprofessionnelles, ce sont les employés (45%), les professions intermédiaires (42%) etvers l’individuel ;
les cadres et professions intellectuelles supérieures (41%) qui sont les plus mobiles. Lesles employés plus
ouvriers (37%), les artisans, les commerçants et les chefs d’entreprise (33%) le sont un peu
présents en collectif moins.
À l’opposé, seulement un retraité sur dix a bougé entre 1997 et 2001. Ce taux atteint
cependant 13% lorsqu’il s’agit de retraités vivant seuls en 2001.
Les artisans, commerçants et chefs d’entreprise ainsi que les cadres et professions intellectuelles
supérieures se dirigent préférentiellement vers la maison individuelle, quel que soit leur habitat
d’origine. C’est un peu moins vrai pour les professions intermédiaires et les ouvriers. Un ménage
sur deux issus du collectif y reste. Seuls les employés s’orientent davantage vers le collectif
que vers l’individuel (cf. graphiques 4 et 5).
Enfin, les retraités se dirigent dans l’ensemble vers l’individuel à l’exception des retraités vivant
seuls qui choisissent plutôt d’habiter en collectif.
Insee Nord-Pas-de-CalaisLes Dossiers de Profils n°75 - Avril 2004 59
part en %6 La mobilité résidentielle : parcours dominants et tendances nouvelles
Graphique 4 : Répartition en 2001 des ménages par type de logement actuel
selon le type de logement qu’ils habitaient en 1997
Les cadres et professions intellectuelles supérieures
Type de logement actuel
Maison individuelle Logement collectif Autre type de logement
100
80
60
40
20
0
Maison Logement Autres types Ménage
individuelle collectif de logement n’ayant pas
(1)déménagéType de logement antérieur
Source : Insee, Orha - Enquête logement 2001-2002
(1) Ménage n'ayant pas déménagé ou habitant en 1997 hors France métropolitaine.
Guide de lecture : cf graphique 1.
Graphique 5 : Répartition en 2001 des ménages par type de logement actuel
selon le type de logement qu’ils habitaient en 1997
Les employés
Type de logement actuel
Maison individuelle Logement collectif Autre type de logement
100
80
60
40
20
0
Maison Logement Autres types Ménage
individuelle collectif de logement n’ayant pas
(1)déménagéType de logement antérieur
Source : Insee, Orha - Enquête logement 2001-2002
(1) Ménage n'ayant pas déménagé ou habitant en 1997 hors France métropolitaine.
Guide de lecture : cf graphique 1.
Les Cahiers de l’Orha - Avril 2004Orha Nord-Pas-de-Calais 60
part en % part en %6La mobilité résidentielle : parcours dominants et tendances nouvelles
Lors d’un changement de lieu de résidence, les artisans, commerçants et chefs d’entrepriseAprès un déménagement :
restent à 84% propriétaires ou le deviennent pour 54% d’entre eux s’ils étaient locataires,des catégories aisées
essentiellement en secteur privé.plutôt propriétaires ;
des employés et inactifs Même constat pour les cadres et les professions intellectuelles supérieures mais le mouvement pour
plutôt locataires les ménages issus du locatif est plus important, particulièrement en provenance du parc HLM.
Les propriétaires qui sont professions intermédiaires ou ouvriers sont un peu moins stables. Une
partie très significative se dirige vers le locatif : 25,9% pour les premiers, plutôt vers le secteur
libre et 36,9% pour les seconds avec un équilibre entre le secteur HLM et le secteur privé.
Les locataires se dirigent en grande partie vers l’accession en particulier pour les professions
intermédiaires. Toutefois, les ouvriers locataires du secteur libre vont davantage vers le secteur
HLM.
Les employés sont les moins stables. 52,5% des propriétaires de 1997 deviennent locataires
en 2001 lors d’une mobilité, dont 20,5% en secteur HLM et 32% en secteur libre. Seuls 21,6 %
des employés locataires HLM mobiles parviennent à l’accession. Ceux qui étaient locataires
du secteur libre en 1997 ont plus bougé : 26,3% sont devenus propriétaires et, s’ils n’ont pu
accéder à ce statut, 17% se sont dirigés alors vers le locatif HLM.
Les retraités changent peu de statut. Seul un léger mouvement des propriétaires vers le locatif
peut être observé. Enfin, les personnes sans activité sont également très stables ; elles restent
locataires si elles l’étaient déjà mais elles le deviennent si elles étaient propriétaires.
Les grandes tendances en œuvre jusqu’ici ne sont pas remises en cause et des parcours dominantsAnticiper une demande
se dessinent en fonction de l’âge, des revenus et du type de ménage.nouvelle
Ainsi, la mobilité résidentielle concerne toujours essentiellement les moins de 40 ans. Les ménages
aisés et les couples avec enfants se dirigent pour la plupart vers l’accession d’une maison
individuelle. Les ménages de moindre revenus, les personnes seules et les familles monoparentales
sont plus mobiles et plutôt locataires en collectif.
Mais, au-delà de ces flux dominants, l’accélération de la mobilité des ménages s’accompagne
d’une complexification des parcours résidentiels. Ces nouveaux mouvements, quoique
minoritaires, n’en sont pas moins significatifs de besoins réels.
Par exemple, si les familles monoparentales recherchent plus volontiers le collectif, une part
non négligeable d’entre elles restent ou se dirigent vers l’individuel lors d’une mobilité. Les
flux ne sont plus à sens unique et les phénomènes de relocalisation sont plus diffus sur le
territoire.
Par ailleurs, l’augmentation de la mobilité résidentielle redonne un rôle d’accueil au parc collectif
pour des ménages qui ne sont pas au tout début de leur parcours résidentiel : célibataires, familles
monoparentales, personnes âgées. Le produit logement recherché par ces ménages n’est pas
le même que celui qu’acceptent les jeunes décohabitants pour une première occupation hors du
logement familial.
Un enjeu majeur d’adaptation du parc existant tant public que privé se présente donc. Il s’agira
de satisfaire la demande de ces catégories de ménages dont le nombre augmentera sans
doute à l’avenir.
Insee Nord-Pas-de-CalaisLes Dossiers de Profils n°75 - Avril 2004 61Annexe
6 La mobilité résidentielle : parcours dominants et tendances nouvelles
Répartition en 2001 des ménages par statut d’occupation actuel
selon leur statut d’occupation en 1997
Les moins de 30 ans
Statut d’occupation actuel
Propriétaire Locataire HLM Autre locataire Logé gratuitement
100
80
60
40
20
0
Locataire Autre Logé Ménage Propriétaire
HLM locataire gratuitement n’ayant pas
(1)déménagé
Statut d’occupation antérieur
Les 30-39 ans
Type de logement actuel
Propriétaire Locataire HLM Autre locataire Logé gratuitement
100
80
60
40
20
0
Propriétaire Locataire Autre Logé Ménage
HLM locataire gratuitement n’ayant pas
(1)déménagé
Statut d’occupation antérieur
Les Cahiers de l’Orha - Avril 2004Orha Nord-Pas-de-Calais 62
part en % part en %

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