Le peuplement des Alpes du Sud, dynamisme et attractivité

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620 000 personnes résidaient en 1999 dans le massif des Alpes du Sud. Entre 1990 et 1999, la population des Alpes du Sud s'est accrue de 1,1 % en moyenne annuelle, celle de l'ensemble de la région de 0,6 %. Cette croissance est due pour 93 % aux migrations. La moitié environ concerne les «franges métropolisées» du sud du massif. La Durance reste l'axe majeur du peuplement et de sa dynamique. Mais elle le cède, en attractivité,au «haut pays».
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 69  avril 2004
SUD INSEE l'essentiel
Le peuplement des Alpes du Sud, dynamisme et attractivité
620 000personnes résidaient en 1999 dans le massif des Alpes du Sud. Entre 1990 et 1999, la popu lation des Alpes du Sud sest accrue de 1,1% en moyenne annuelle, celle de lensemble de la région de 0,6 %.Cette croissance est due pour 93 % aux migrations. La moi tiéenviron concerne lesfranges métropoliséesdu sud du massif. La Durance reste laxe majeur du peuplement et de sa dynamique. Mais elle le cède, en attractivité, au haut pays.
Parmi les espaces atteints par l’exode ème rural dès la première moitié du 19 (1) siècle, le massif des Alpes du Sud, ayant moins bénéficié de l’industrialisa tion des vallées alpines que celui des Alpes du Nord, n’a retrouvé la crois sance démographique qu’après la se conde guerre mondiale. Mais, depuis, il fait preuve d’un dynamisme démogra phique exceptionnel pour un vaste es pace ne comportant aucune grande ville. Compte tenu de la poursuite, dans les HautesAlpes surtout, du déclin indus triel, ce dynamisme est surtout porté par le développement touristique (les Hau tesAlpes sont le premier département de France pour le poids relatif des rési dences secondaires), et plus largement par l’attrait résidentiel du climat et des
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paysages qui explique la persistance de soldes migratoires très positifs. Les sol des naturels, en effet, sont restés cons tamment faibles, sauf dans les Hautes Alpes.
Une croissance plus rapide que celle des Alpes du Nord et des Pyrénées
620 000personnes résidaient en 1999 dans le massif des Alpes du Sud tel qu’il a été défini en application de la loi de montagne de 1985 (cf.encadré 1). La population de cette zone progresse plus vite que celle de l’ensemble de la région ProvenceAlpesCôte d’Azur. Entre 1990 et 1999, la population des Alpes du Sud s’est accrue de 1,1% en moyenne an nuelle, celle de l’ensemble de la région de 0,6%. Cette croissance démogra phique des Alpes du Sud est dueessen tiellement aux migrations qui représen tent 93% de la hausse durant cette même période.
Le massif des Alpes du Sud peut être comparé à ceux des Alpes du Nord (1 769 100 habitants en 1999) et des Py rénées (479700 habitants). Les trois massifs ont en effet plusieurs caractères qui les rapprochent : la présence de hau tes montagnes, et de la double saison touristique qu’elles induisent; la bar rière physique et politique qu’elles ont constitué ;le rôle longtemps important (1) Cette étude est extraite d’un rapport sur le développe ment démographique de la montagne des Alpes du Sud, réalisé à la demande du Conseil régional de Provence AlpesCôte d’Azur dans le cadre de la démarche du “Schéma régional d’aménagement et de développement du territoire”.
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Les migrations expliquent le dynamisme du massif Population sans doubles comptesTaux de croissance annuel moyen 19821999 Massif 19821990 1999dû au soldedû au soldeTotal migratoire naturel Alpes du Sud478 696561 325620 0031,44 0,09 1,53 Alpes du Nord1 497 9421 634 8521 769 1170,43 0,55 0,98 Pyrénées 479618 479388 479738 0,47 0,470,00 Source : INSEE, recensements de la population
de l’industrie fondée sur la “houillecroissait de 18 %, et celle des Pyrénées blanche”, électrochimie et électroméstagnait. Les dynamiques à l’œuvre y tallurgie notamment.sont de nature très différentes. La crois sance du massif des Alpes du Sud re L’essor démographique des Alpes dupose presque exclusivement sur son Sud est supérieur à celui des Alpes duexcédent migratoire. Celle des Alpes Nord. De 1982 à 1999, la populationdu Nord provient d’un fort excédent des Alpes du Sud s’est accrue de prèsnaturel auquel vient s’ajouter un excé de 30 % quand celle des Alpes du Norddent migratoire plus limité. La popula Encadré 1 : La loi montagne de 1985 et le massif des Alpes du Sud Le massif des Alpes du Sud a reçu une délimitation précise (carte cidessous) en application de la loi relative au développement et à la protection de la montagne 8530 du 9 Janvier 1985, dite “loi mon tagne”, par décret du 20 Septembre 1985, simultanément à six autres massifs (Corse, Alpes du Nord, Pyrénées, Massif Central, Jura, Vosges). Dans ses grands principes, la “loi montagne” reconnaît la spécificité du territoire et la nécessité de rechercher l’équilibre entre développement et protection. Le législateur précise que l’aménagement du territoire doit se faire dans le cadre “d’un développement économique et social équilibré, permettant de valoriser l’ensemble des ressources, prenant en compte la protection des milieux naturels et des éléments patrimoniaux”. Chaque massif est doté d’un comité de massif ; la DATAR dispose de “commissariats de massif” compétents pour un ou deux (cas des Alpes) massifs. Le périmètre du massif présente l’avantage d’assurer une certaine comparabilité avec d’autres mas sifs jugés similaires : ici, les Alpes du Nord et les Pyrénées. Il comporte la totalité des départements des HautesAlpes et des AlpesdeHauteProvence, la quasitotalité des AlpesMaritimes (en super ficie) et une partie du Var et du Vaucluse.A l’intérieur du massif, on a distingué pour cette étude une zone dite “métropolisée”, constituée des communes qui sont “attirées” par les pôles d’emploi des grandes aires urbaines d’Avignon, MarseilleAixenProvence, et surtout Nice, pôles sis à l’extérieur du massif. Le massif des Alpes du Sud et ses franges métropolisées Zones du massif des Alpes du Sud Frange métropolisée (186 communes) Reste du massif (454 communes) Autres communes de PACA
RhôneAlpes
Languedoc Roussillon
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Italie
tion stagne dans le massif des Pyrénées du fait d’un solde naturel négatif con trebalancé par un solde migratoire po sitif.
Ce bilan démographique récent est d’autant plus remarquable qu’à la dif férence des Alpes du Nord, le massif des Alpes du Sudn’inclut aucune ville de la taille de celles du sillon alpin de Grenoble à Genève.
Les franges sud du massif concernées par la métropolisation
L’affirmation peut surprendre : le mas sif est en effet défini par sa morpho logie physique qui le rend en grande partie impropre à une occupation hu maine dense de type urbain. Cepen dant, dans l’essentiel de la zone de massif des AlpesMaritimes ainsi que dans une partie de celles de Vaucluse et du Var, un grand nombre d’actifs ont un emploi situé dans les pôles urbains ou à proximité, même s’ils habitent des zones éloignées et très peu densément peuplées.
De plus, et corrélativement, les pôles de services sont peu nombreux, voire inexistants dans de vastes zones, indice certain du fait que les populations non seulement recherchent leur emploi, mais aussi commerces et services à la ville. Ainsi se constituent de vastes es paces où le développement est pour l’essentiel exogène.
Ces franges, cernées de façon empi rique, comptent au total, en 1999, 186 communes dont la population est passée de 100 032 habitants en 1962 à 245 302en 1999. Cette évolution ra pide explique à elle seule (cf. gra phique “Une croissance plus rapide...”) la rapidité de la croissance démogra phique de la zone de massif, le reste évoluant comme la moyenne régionale.
En 1999, 42800 actifs habitant les “franges” travaillent à l’extérieur, es sentiellement dans les grands pôles ur bains, surtout Nice. Situées dans l’aire d’influence de grands pôles urbains
SUD INSEE N° 69  avril 2004 l'essentiel tels Nice, MarseilleAixenProvenceUne croissance plus rapide dans la frange métropolisée (population indice base 100 en 1962) voire même Avignon, les franges sud du massif peuventêtre considérées250 comme faisant partie de régions urbai Frange métropolisée nes métropolisées même si elles sont Reste du massif parfois très peu peuplées. Ensemble du massif Région hors massif Ensemble région 200 La croissance entraîne la presquetotalitédu massif, y compris sesdésertsA l’écart des métropoles, bien que par fois proche physiquement, se situent 150 des zones de très faible densité. Lexa men du déplacement entre 1962 (lignes bleues) et 1999 (lignes rouges) des li gnes de niveauà10 habitants au km²de la densitélissée permet dapprécier la 100 dynamique de la zone très faiblement 1962 1968 19751982 19901999 peuplée de lespace alpin (cf. carteLe Source : INSEE, recensements de la population vaste espace alpin...). trentesept ans plus tard. LedésertLe recul sest opéréen marge de les En 1962, lespace peuplérecule ici alors qude moinspace littoral, notamment en hauteil progresse nette 2 de 10 habitants par kmreprésentait mentpresque partout ailleurs en Francevallée du Var, etégalement dans les 2 10 700 km , soit un tiers exactement du(voir par exemple sur la même carte levallées de lUbaye et de la Blanche. 2 total régional. Il est revenuàPlus au nord, l9 000 kmrebord du massif central).espace faiblement habité
Le vaste espace alpin très faiblement peuplérecule globalement
Grenoble
Gap
Briançon
Barcelonnette Seyne
DignelesBains Carpentras PugetThéniers Forcalquier Avignon Castellane Apt Nice Grasse Arles La Durance Cannes AixenProvence
Marseille Toulon © IGN  INSEE 2004 Source : INSEE, recensements de la population * Pour en savoir plus sur les densités lissées, voir Sud INSEE l’essentiel n° 24.
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Evolution des lignes de niveau 10 habitants/km² * de la densité lissée Ligne de niveau 10 habitants/km² en 1962 Ligne de niveau 10 habitants/km² en 1999
SUD INSEE N° 69  avril 2004 l'essentiel Croissance régulière aux droits de Pertuis et de Gap Densités lissées successives de population le long de la Durance entre Avignon et Briançon de 1962 à 1999 Densité en habitants/km² 700 Densité 1962 Densité 1968 600 Densité 1975 Densité 1982 500 Densité1990 Densité 1999 400
300
200
100
0 01122 32 43 54 65 76 87 97 108 119 130 141 151 162 173 184 195 205 216 227 238 249 260 270 281 292 303 Kms Avignon PertuisManosque SisteronLa Saulce *Embrun Briançon * La Saulce : près Gap Source : INSEE, recensements de la population Une croissance moins forte mais plus homogène dans l’espace Variation de densité lissée de population le long de la Durance entre Avignon et Briançon (moyenne annuelles intercensitairesuccessives) Variation moyenne de densité en habitants/km² 14 1962  1968 12 1975 1982 1990  1999 10
8
6
4
2
0 0 1122 32 43 54 65 76 87 97108 119 130 141 151 162 173 184 195 205 216 227 238 249 260 270 281 292 303 Kms 2 Avignon PertuisManosque SisteronLa Saulce *Embrun Briançon * La Saulce : près Gap Source : INSEE , recensements de la population Méthode Les densités lissées (voir SUD INSEE l’essentiel n°24 pour la méthodologie du lissage) représentent la population continûment dans l’espace, de la même façon que l’altitude. Ici aussi, à l’instar du géo graphe qui coupe le terrain selon un plan vertical pour l’analyser, on peut réaliser une coupe “verti cale” de la densité de population, qui donnera une idée de son “profil”. Cette coupe a été réalisée verticalement en suivant non pas une droite mais une ligne courbe suivant la Durance d’Avignon à Briançon. Une coupe a été effectuée pour chaque date de recensement, soit six (1962, 1968, 1975, 1982, 1990, 1999) ; on a effectué aussi la coupe des variations absolues de la densité, pour trois intervalles inter censitaires, et en moyenne annuelle : 19621968 ; 19751982 ; 19901999. Compte tenu de la tech nique utilisée, les distances kilométriques représentées en abscisse ne sont qu’approximatives. Les communes riveraines sont quant à elles repérées de façon exacte au milieu de leur intersection avec l’axe concerné.
en Baronnies, Dévoluy, Bochaine, Ecrins, reste assez stable, voire même progresse à la limite régionale dans la vallée du Drac.
L’ espaceainsi délimité tend à former un fer à cheval reliant les Préalpes à la
chaîne centrale tout autour de la “ péné trante” queconstitue le val de Durance. Il recouvre pour bonne part des espaces en tout ou partie impropres à l’occupa tion humaine par le caractère accidenté ou difficilement pénétrable du relief (Baronnies, Bochaine, Verdon…) ou par
l’ altitude(hautemontagne du Queyras, de l’Ubaye et tour).
des Ecrins, du Mercan
La Durance, axe de peuplement
La géographie ne trace que peu de pé nétrantes commodes dans le massif des Alpes du Sud, à la différence des Alpes du Nord.
La principale est évidemment cons tituée de l’axe durancien, d’Avignon à Briançon. Cet axe permet notamment le passage de la RN 94 qui débouche en Italie au Montgenèvre; d’une voie ferrée reliant AixenProvence à Gap et Briançon (sans débouché en Italie) d’une part, Grenoble par la ligne des Alpes et le col de la CroixHaute d’ autrepart ;et surtout de l’autoroute A51 d’AixenProvence à La Saulce, qui a vocation à déboucher à Grenoble.
Seul, l’axe durancien a été porteur, à ce jour, d’une dynamique démographique tout à son long, même si elle est plus forte à Pertuis et Manosque qu’à Embrun.
La densité de population décroît globa lement de l’aval vers l’amont de la vallée ; mais des ressauts (cf. graphique “ Croissancerégulière...” )la marquent aux “droits” dePertuis (périurbain de MarseilleAixenProvence), Manosque, ChâteauArnouxVal de BléoneSiste ron, Gap, Embrun, Briançon. En cha pelet sinon réseau, ces villes jalonnent l’ axe,et constituent le support d’un peuplement non négligeable dont la densité n’est jamais inférieure à 16 ha bitants au km², atteignant près de 90 habitants au km² au droit de Gap.
L’ augmentationde la densité de popu lation tend à se ralentir à l’aval et se maintenir à l’amont (cf.graphique “ Unecroissance moins forte...”). La forte croissance de la densité à Ma nosque et Avignon entre 1962 à 1968, à relier à l’arrivée des rapatriés d’Algérie dans les années 60, ralentit dans les an nées 80 et 90. En revanche la crois sance au droit de Pertuis est plus rapide dans les années 75  82 qui voit le dé
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Encadré2 : De lespace rhodanien et du littoral jusquau haut pays, lattractivitéde la région se hiérarchise... 19821990 La hiérarchie des espaces selon leurs soldes migratoires bilatéraux 19821990 Espace rhodanienLittoral Moyenpays Espacedurancien Hautpays Totalrérgion Autreségions TotalFrance Espace rhodanien0 689 5 735292 284 5 038 1 001 6 039 Littoral 689 0 62 995 5 250 8 763 77 69785 7028 005 Moyen pays5 73562 9950 2 415 61865 69764 687130 384 Espace durancien 2925 2502 4150 847 6526 11076 17602 Haut pays284 8763 618847 010 51211 35921 871 Total région5 03877 697 65 697 6 526 10 5120 171823 171823 Autres régions1 001 85 702 64 687 11 076 11 359 171 8230 171 823 Total France6 039 8 005 130 384 17 602 21 871 171 823171 763 60 Source : INSEE, recensements de la population de 1982 et 1990
Lattraction du massif sur le littoral entre 1982 et 1990
85 700
28 570
Autres régions
Espace rhodanien
Haut pays Espace durancien
Moyen pays
Littoral
Soldes migratoires bilatéraux 82-90 entre le littoral et les autres zones
Guide de lecture : les flèches rouges représentent le déficit migratoire du littoral avec les zones darrivée (haut pays, espace durancien, moyen pays). Les flèches bleues représentent lexcédent migratoire du littoral avec les zones de départ (espace rhodanien, autres régions). Source : INSEE, recensements de la population de 1982 et 1990
Entre la période intercensitaire 19821990 (cidessus) et la suivante, 19901999 (cicontre), les flux migratoires concernant le massif, entre les différents espaces de ProvenceAlpesCôte dAzur ontévolué, tout en conservant globalement la même structure. Pour analyser ces flux, on a calculéles flux migratoires entre six zones prises deuxàdeux : le littoral, lespace rhodanien, lespace durancien, le moyen pays, le haut pays, les autres régions françaises. La totalitédu haut pays, une grande partie de lespace durancien et le nord du moyen pays appartiennent au massif des Alpes du Sud. Alors que, sur la même période 19901999, haut pays, moyen pays et espace durancien bénéficient dun solde migratoire positif tant avec les autres zones de la région quavec les autres régions (le solde total accroît leur population respectivement de 9,2 %, 10,6 % et 6,8 % entre 1990 et 1999), lespace rhoda nienàlopposésubit des soldes négatifs (faiblement avec les autres régions, plus fortement avec le reste de la région). Mais le phénomène le plus marquant concerne le littoral : son solde migratoire est globalement légèrement positif (+ 0,6 % de la population de 1990à 1999), mais il résulte de la compensation entre un excédent avec lextérieur de la région (72 804 personnes soit 2,8 %) et un déficit avec lintérieur (57 027 personnes soit  2,2 %). Ceci confère en quelque sorte au littoral un rôle daccueil et de redistribution de la population. Lexamen des soldes bilatéraux entre les zones permet daller plus loin dans lanalyse en mettant enévidence une hiérarchie des zones entre elles (cf ta bleau et carte cidessus). On peut, en effet, les ordonner dans lordre qui suit : espace rhodanien, littoral, moyen pays, espace durancien, haut pays, par at tractivitécroissante en 19901999. Le tableau permet de constater que chaque zone est excédentaire visàvis de celles qui la précèdent, et déficitaire visàvis de celles qui la suivent. Le haut pays est ainsi, excédentaire visàvis de toutes les autres zones. Lespace durancien est excédentaire visàvis de tous, exceptéle haut pays. Et ainsi de suite... A lopposé, lespace rhodanien est déficitaire visàvis de tous les autres. Au total, le massif apparaît dans ses trois composantes comme lespace le plus attractif de la région : le haut pays est très attractif envers la région, mais aussi envers les autres régions ; lespace durancien sen rapproche, sa spécificitéest la très forte attraction exercée sur les autres régions, sans doute en raison de son accessibilité; enfin, le moyen pays, bien quun peu moins attractif en interneàla région, est encore le plus attractif visàvis des autres régions.
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19901999 La hiérarchie des espaces selon leurs soldes migratoires bilatéraux 19901999 Espace rhodanienLittoral Moyenpays Espacedurancien Hautpays Totalrégion Autresrégions TotalFrance Espace rhodanien0 347 4 881 148 100 5 476 204 5 680 Littoral 3470 45 427 2 848 9 099 57 02772 80415 777 Moyen pays4 88145 4270 446 1 68448 17854 467102 645 Espace durancien148 2848 4460 7 3435 9818 13253 Haut pays100 9099 1684 70 10890 8523 19413 Total région5 47657 027 48 178 3 435 10 8900 145408 145408 Autres régions204 72 804 54 467 9 818 8 523 145 4080 145 408 Total France5 680 15 777 102 645 13 253 19 413 145 408145 4080 Guide de lecture :le solde migratoire du haut pays est positif visàvis de l’espace rhodanien (+ 100), du littoral (+ 9 099), du moyen pays (+ 1 684) et de l’espace durancien (+ 7). A l’inverse, le solde migratoire de l’espace rhodanien est déficitaire avec tous les autres espaces. Source : INSEE, recensements de la population de 1990 et 1999 L’attraction du massif sur le littoral entre 1990 et 1999
72 800
24 270
Autres régions
Espace rhodanien
Haut pays Espace durancien
Moyen pays
Littoral
Soldes migratoires bilatéraux 9099 entre le littoral et les autres zones
Guide de lecture : les flèches rouges représentent le déficit migratoire du littoral avec les zones d’arrivée (haut pays, espace durancien, moyen pays). Les flèches bleues représentent l’excédent migratoire du littoral avec les zones de départ (espace rhodanien, autres régions). Source : INSEE, recensements de la population de 1990 et 1999
veloppement rapide du périurbain. La Saulce (située à proximité de Gap) connaît une croissance plus limitée mais aussi plus régulière.
L’ axeDurancien possède l’armature urbaine, de proche en proche, d’un axe de communication et de peuplement. Les incertitudes des dossiers d’infras
©INSEE 2004 N° ADEP : 0904B05336 N° ISSN : 1287292X Prix : 2,20 euros Code Sage : SIE046932
tructures y sont à la mesure de leurs en jeux pour le massif.
Le massif des Alpes du Sud présente un paysage complexe au plan démogra phique comme à celui du relief : forte croissance, fondée sur les migrations, mais aussi sur la proximité d’espaces urbains. Croissance concentrée dans ses
franges métropolisées, mais qui en traîne les zones de montagne parmi les moins peuplées. Rôle déterminant de l’ axedurancien jalonné par des villes, mais qui le cède en attractivité au haut pays (cf. encadré 2). Laboratoire avant l’ heured’ une“é conomie résidentielle” où la croissance démographique engen drerait le développement, et non l’inverse.
Jean Laganier, avec le concours de Françoise Leduc et Paul Pierraccini
Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques ProvenceAlpesCôte d'Azur 17, rue Menpenti 13387 Marseille Cedex 10 Directeur de la publication : François Clanché Téléphone : 04 91 17 57 57 Chef du service Etudes et Diffusion : Pascal Oger Fax : 04 91 17 59 58 Rédacteur en chef : Annie Mulard Internet : www.insee.fr/paca
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