Le recensement : pour une connaissance fine des grandes communes par quartier

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Connaître les informations statistiques sur la population et ses caractéristiques socio-démographiques, les logements et leur occupation, l’activité des individus, leur mobilité, ... des différents quartiers d’une commune est indispensable pour les acteurs et décideurs locaux. Ce numéro d’INSEE Centre Info présente les principales villes de la région à travers différents thèmes bien distincts mais n’a pas la vocation d’une étude sur les quartiers combinant différents domaines.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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n° 110 - Septembre 2001
Le recensement : pour une connaissance fine
des grandes communes par quartier
Fabien Gimenez
Connaître les informations statistiques sur la population et ses
caractéristiques socio-démographiques, les logements et leur occupation,
l’activité des individus, leur mobilité, ... des différents quartiers d’une
commune est indispensable pour les acteurs et décideurs locaux. Ce numéro
d’INSEE Centre Info présente les principales villes de la région à travers
différents thèmes bien distincts mais n’a pas la vocation d’une étude sur les
quartiers combinant différents domaines.
A l’occasion du recensement de la population de 1999 et afin de répondre à la demande du
grand public qui n’a pas accès aux résultats à l’ilôt, tout en étant en conformité avec les
recommandations de la Commission Nationale Informatique et Liberté (CNIL), l’Insee et les
mairies ont défini un découpage pertinent pour la plupart des communes de plus de 5 000
habitants. Ce découpage dénommé IRIS-2000 (Ilots Regroupés pour l’Information
Statistique) permet d’obtenir des résultats du recensement à un niveau infra-communal.
Lors de la création de ces IRIS-2000, l’INSEE et les mairies ont souhaité que ces
regroupements d’îlots correspondent à une réalité du terrain en termes d’habitat, d’activité.
C’est pourquoi l’IRIS-2000 est devenu un outil de l’analyse infra-communale.
Le découpage IRIS-2000 résulte d’une concertation entre l’INSEE et les collectivités
locales. La dénomination retenue pour ces quartiers reprend le plus souvent un nom connu
des habitants (Cathédrale, Centre, …). Parfois un libellé moins précis (Chancellerie 2,
Grammont 3, …) rend nécessaire un accompagnement cartographique pour le localiser.
Bourges : des quartiers à forte activité
A Bourges, au dernier recensement, trois actifs ayant un emploi sur quatre travaillent sur le
territoire communal contre 78,1 % en 1990. Les ouvriers sont les actifs qui travaillent le
moins sur la commune (64,2 %) alors que les indépendants, les personnes se déclarant
aides familiales et les employés y travaillent le plus fréquemment (respectivement 88,1 %,
87,2 % et 82,2 %). Entre 1990 et 1999, le taux d’actifs travaillant sur la commune a baissé
dans trois quartiers de Bourges sur quatre.
Les habitants de Bourges qui travaillent également dans la commune sont particulièrement
nombreux dans les quartiers « Zone rurale », « Centre ville 2 » et « Turly ». Ils y
représentent respectivement 79,4 %, 79 % et 78,4 % des personnes qui ont un emploi dans
ces quartiers. Le quartier dit « Zone rurale » est atypique dans la mesure où il y a très peu
d’actifs occupés (100 contre plus de 1 000 pour les autres quartiers cités). Dans les
Quartiers « Chancellerie 2 » et « Moulon », les actifs ayant un emploi sont plus nombreux à
quitter la commune tous les jours pour aller travailler (respectivement 31,5 et 29,1 %). La
répartition des actifs par catégories professionnelles dans les quartiers n’influence pas sur le
fait de travailler à Bourges ou à l’extérieur.
Une évolution de population différenciée suivant les quartiers de Chartres
La population de Chartres a progressé de 1,9 % entre 1990 et 1999 pour atteindre 40 400
habitants en 1999 ; cette évolution n’est pas uniforme sur tout le territoire communal. Elle se
traduit par une forte progression de la population dans le quartier « Hôtel Dieu-Grand
Faubourg » (32,5 %) et par une augmentation moins soutenue dans les quartiers « Hôtel de
Ville-Saint Pierre », « Comtesses Villaines » et « Saint Jean Rechèvres-Bourgneuf »
(respectivement 10,8 %, 4,8 % et 3,0 %). Dans ces quartiers, le nombre de logements a
fortement augmenté, notamment en logements d’une ou deux pièces qui y représentent
presque six logements sur dix. Dans les quartiers « Hôtel Dieu-Grand Faubourg » et « Hôtel
de Ville-Saint Pierre » plus d’un Chartrain sur deux ne résidait pas à Chartres en 1990. Le
renouvellement important de la population a entraîné de fortes modifications de sa structure.
Les ménages d’une personne y sont plus nombreux qu’auparavant. Dans le quartier « Hôtel
Dieu-Grand Faubourg », la proportion de personnes âgées de plus de 75 ans a fortement
augmenté.
Les plus fortes baisses de population sont constatées dans les quartiers « Croix Bonnard
Bas Bourgs », « Madeleine-Proust » et « Madeleine-Briand » (- 10,3 %, - 10,2 % et - 8,9 %).
Dans ces quartiers, le nombre de logements a malgré tout progressé avec des logements de
1 ou 2 pièces. L’apport de ménages d’une ou deux personnes n’a pas compensé le départ
des ménages de familles nombreuses.
Une baisse de l’activité féminine en centre ville à Châteauroux
Au dernier recensement de la population, un peu moins de la moitié de la population est
active à Châteauroux. Parmi ces actifs, 48,3 % sont des femmes. En 1990, 47,1 % de la
population active était féminine. Par contre le taux d’activité féminine, qui correspond au
nombre d’actives de plus 15 ans sur la population féminine de plus de 15 ans, est en baisse
de 1,5 point entre les deux recensements alors qu’il progresse de 1,1 point entre 1990 et
1999 dans le département de l’Indre. Ceci s’explique en partie par la diminution du taux
d’activité des femmes de plus de 60 ans qui sont également plus nombreuses. Si nous nous
intéressons uniquement aux femmes de 15 à 60 ans, nous constatons que ce taux d’activité
féminine progresse entre les deux recensements de 1,1 points à Châteauroux. Dans trois
quartiers de Châteauroux sur quatre, le taux d’activité des femmes entre 15 et 60 ans
progresse de 2 à 4 points entre les deux recensements. Les quartiers dans lesquels la
progression est la plus forte se situent à l’ouest et à l’est de Châteauroux.
Dans les quartiers « Centre Ville » et « Saint Jean » l’activité féminine est en baisse. Dans
ces quartiers, environ quatre femmes sur dix ont entre 15 et 29 ans et, dans cette tranche
d’âge, au moins jusqu’à 25 ans, le taux d’activité féminine est en nette baisse à l’instar de ce
qui est constaté dans la région. Ceci est en partie dû à l’allongement des études depuis
quelques années.

Tours : fort taux de logement vacants à « Deux Lions Gloriette »
En 1999, Tours a 2 700 logements vacants de plus qu’en 1990. Le taux de vacance est de
8,3 % contre 5,4 % en 1990.
Le taux de vacance est le plus élevé dans le quartier « Deux Lions Gloriette » en 1999
comme en 1990. En 1990, le quartier était faiblement peuplé. Depuis cette date, il a fait
l’objet d’une vaste opération d’urbanisme : le nombre de logements est passé ainsi de 72 en
1990 à 574 en 1999. Le taux de vacance, certainement dû à des logements non encore
occupés, atteint 16,2 %. Hormis les quartiers « Deux Lions Gloriette », « Grammont 2 » et «
La Fuye Velpeau 4 » qui avaient en 1990 des taux de vacance supérieurs à 10 %, dans les
autres quartiers, la vacance avoisinait les 5 à 6 %. En 1999, un quartier sur trois a plus de 10
% de logements vacants. Globalement, les quartiers ayant les taux les plus forts sont situés
en centre ville et à l’exception des quartiers de « La Bergeonnerie » et « Montjoyeux », ce
sont les quartiers du centre où le taux de vacance a évolué le plus rapidement.
Le quartier « Grammont 2 » est le seul quartier du centre de Tours dont le taux de vacance a
baissé. En effet, le nombre total de logements a augmenté alors que dans le même temps le
nombre de logements vacants s’est stabilisé.
L’ancienneté du logement ne semble pas être un facteur déterminant dans la vacance du
logement.
Une visualisation de l’évolution des logements HLM à Blois
Parmi les 24 700 logements de la commune de Blois, 9 500 sont des logements HLM. Le
parc de logement locatif social a augmenté en 9 ans un peu plus lentement que l’ensemble
du parc de logements ( 8,2 % contre 9,7 %). La part des logements HLM par rapport au total
des logements est restée stable à 38,4 % entre 1990 et 1999. Suivant les quartiers, cette
proportion de logements HLM en 1999 varie de 3,7 à 94,4 %. Sur 1 300 logements dans le
quartier dénommé « Interquartiers », moins de 50 sont des HLM. A l’inverse, dans le quartier
« Sarrazines Hautes Saules 02 », parmi les 650 logements, 610 sont des logements HLM.
C’est à « St Georges Grouets » que le poids des logements HLM dans l’ensemble du parc a
le plus augmenté. Ensuite, les plus fortes progressions de la part des logements HLM se
sont effectuées dans les quartiers « Coty 01 », « Vienne 02 » et « Centre Ville 03 ». Dans
ces quartiers, la progression est de 6 à 7 points. Cette progression est indépendante de la
structure du parc de logements puisque si dans le quartier « Coty 01 » les logements HLM
représentent 87,7 % du parc, cette proportion tombe à 23,6 % dans le quartier « Vienne 02 »
et n’est que de 6,4 % dans celui de « Centre Ville 03 ». La plus forte baisse du taux de
logements HLM entre 1990 et 1999 a eu lieu dans le quartier « Coty 02 ».
De nouveaux arrivants à Orléans, surtout dans le centre ville et dans le quartier
« Universités »
En 1999, un habitant de la région Centre sur trois n’habitait pas dans la même commune au
recensement précédent.
A Orléans, presque quatre Orléanais sur dix n’y résidaient pas neuf ans plus tôt.
Les nouveaux Orléanais préfèrent s’installer en centre ville ou, quand ils sont étudiants, dans
le quartier des facultés. En effet les plus forts taux de nouveaux arrivants sont enregistrés
dans les quartiers « Universités », « Bourgogne-Chatelet », « Carmes-République » et «
Carmes-Sud » avec respectivement 61,5 %, 56,4 %, 55,1 % et 53,6 % de la population qui
ne résidaient pas à Orléans en 1990. C’est dans les quartiers « Argonne sud », «
Beauchamps », « Grand Villiers » et « Marne » que le renouvellement de la population est le
plus faible : moins de 20 % des habitants de ces quartiers n’habitaient pas Orléans en 1990.
Globalement, les nouveaux arrivants à Orléans choisissent de préférence des quartiers dans
lesquels il y a peu d’HLM. A contrario, les quartiers connaissant le moins d’arrivées sont soit,
les quartiers ayant un fort taux d’HLM soit, les zones pavillonnaires d’Orléans-la Source.
Les comparaisons géographiques : de la France entière à l’infra-communal
Les différentes analyses de ce document réalisées sur les 6 agglomérations principales de la
région montrent la diversité des thèmes abordés dans le recensement (population, activité,
parc des logements, mobilité entre les 2 derniers recensements, déplacements domicile-
travail…).
Toutes les données infra-communales qui ont servi à la réalisation de ce document sont
incluses dans les cédéroms « IRIS… Profils » départementaux. Sur un même cédérom, vous
trouverez pour toutes les communes d’un département découpées en IRIS-2000, les
informations concernant tous ces thèmes pour les 2 derniers recensements. Pour les
communes non découpées, les informations sont fournies au niveau communal.
Pour faire des études comparatives interrégionales, 4 cédéroms niveau France entière
existent également. Les informations contenues sont les mêmes que celles des cédéroms
départementaux mais sont regroupées selon 4 thèmes : Démographie, Activité-Formation,
Migrations, Logements.
La cartographie étant la plus parlante pour mettre en évidence des disparités spaciales, des
outils complémentaires aux données existent également. Le cédérom « Contours… IRIS »
contient les fonds cartographiques numérisés correspondant aux informations contenues
dans les cédéroms « IRIS… Profils ».
Pour toute information complémentaire, contacter l’INSEE Centre, 43 avenue de Paris -
45000 - Orléans - Tél. : 02.38.69.53.35

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