Les différentes formes de la croissance urbaine

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En 1999, sept aquitains sur dix résident dans l'espace urbain. Variation de la population des différents espaces en Aquitaine entre 1990 et 1999 (aires urbaines, pôles urbains, couronnes périurbaines). Variation de la population des aires urbaines (délimitation 1999). L'extension teritoriale compense parfois un léger déclin démographique. Variation annuelle de la population des différentes composantes des aires urbaines d'Aquitaine entre 1990 et 1999. Plus d'emplois que d'actifs dans les pôles, l'inverse dans les couronnes. Tableaux, graphiques, méthodologie, pour en savoir plus, définitions.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE QUATRE PAGES
INSEE AQUITAINE
LESDIFFÉRENTES FORMES
DE LACROISSANCE URBAINE
En 1999, sept Aquitains sur dix
vivent en milieu urbain, soit en ville,
soit dans un territoire directement
Comme en 1990, l’Aquitaine compte aujourd’hui
sous son influence.
17 aires urbaines. Trois aires ont gardé leur structure
Depuis 1990, l’espace à dominante urbaine territoriale de 1990, les quatorze autres ont étendu peu
ou prou leur périmètre. L’ensemble de ces 14 airesde l’Aquitaine s’est accru de 269 000
s’est accru de 213 communes provenant danshabitants, à la fois par son extension
presque neuf cas sur dix de l’espace à dominante
territoriale et par sa densification.
rurale, le reste correspond à d’anciennes commu-
Amorcée dans la période intercensitaire nes multipolarisées de 1990.
précédente, la progression
Cet ajout important de communes, associé à l’appari-
de l’urbanisation reste plus rapide
tion de 29 nouvelles communes multipolarisées,
à l’ouest qu’à l’est de la région. n’est pas sans conséquences sur le paysage urbain.
Dans la plupart des aires se produit Trois nouveaux espaces urbains multipolaires viennent
s’ajouter à celui déjà existant de Bayonne-Hendaye :un phénomène d’étalement urbain ;
Bordeaux-Arcachon-Libourne-Langon, Agen-Ville-les ménages quittent le cœur des villes
neuve-sur-Lot et Pau-Oloron-Ste-Marie. A eux quatre
pour s’installer en périphérie.
ils regroupent 1 695 000 habitants, soit les cinq
En termes d’emplois, les pôles urbains sixièmes de la population vivant dans l’espace à
sont les plus attractifs : en moyenne, dominante urbaine. L’espace urbain multipolaire
de Pau-Oloron s’étend au-delà des limites des Py-90% des emplois de l’aire y sont localisés.
rénées-Atlantiques. Prenant le nom de Pau-Tarbes
de par sa contigüité avec les aires urbaines de
Lourdes et de Tarbes, il représente une zoneA la suite du recensement de la population de
urbaine interrégionale de 384 000 habitants.1999, le zonage en aires urbaines a été actualisé.
Ce zonage prend en compte les déplacements Sept Aquitains sur dix résident
domicile-travail entre la ville et sa périphérie d’une dans l’espace urbain
part, et d’autre part, ceux d’une fraction importante
Désormais 2 033 000 Aquitains, soit 70%, résident
de la population travaillant en ville et vivant dans de
dans l‘espace à dominante urbaine composé de
petites communes à caractère rural. La proportion
786 communes. Dans ces conditions, l’Aquitaine
élevée de cette population active permet alors aux
demeure moins urbanisée que l’ensemble de la
communes concernées d’intégrer l’espace à domi-
France où cette proportion atteint 82%. Le poids de
nante urbaine (cf. méthodologie).
l’espace urbain du «Grand bassin parisien», qui
Ainsi depuis une quarantaine d’années la France compte 16 millions d’habitants, explique en partie
s’est fortement urbanisée, mais pas seulement dans cet écart avec l’Aquitaine. Sans cet espace, la part de
la population qui réside dans l’espace à dominanteles régions traditionnellement denses. L’Aquitaine
fait partie de ces régions qui, d’un caractère rural urbaine du reste de la France s’élève quand même à
assez prononcé il y a encore cinquante ans, a suivi 75%. L’existence d’autres grands espaces urbains in-
à son rythme l’évolution métropolitaine. terrégionaux tels que ceux de l’«Est» (4,9 millions),INSEE
AQUITAINE
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUES
o
N 94
AVRIL 2001Variation de la population des différents espaces en Aquitaine entre 1990 et 1999
Délimitation 1990 Solde " extension-réduction" 1999 Délimitation 1999
Catégorie d'espaces Communes PSDC PSDC Var. Communes PSDC PSDC Var. Communes PSDC PSDC Var.
(Effectif) 1990 1999 annuelle (Effectif) 1990 1999 annuelle (Effectif) 1990 1999 annuelle
(%) (%) (%)
Aires urbaines 490 1 725 993 1 819 450 0,59 213 133 749 139 541 0,47 703 1 859 742 1 958 991 0,58
dont
Pôles urbains 155 1 425 841 1 492 915 0,51 61 88 894 94 875 0,73 216 1 514 735 1 587 790 0,52
Couronnes périurbaines 335 300 152 326 535 0,94 152 44 855 44 666 -0,05 487 345 007 371 201 0,82
Communes multipolarisées 54 38 424 40 679 0,63 29 29 114 33 522 1,58 83 67 538 74201 1,05
Espace urbain 544 1 764 417 1 860 129 0,59 242* 162 863 173 063 0,68 786 1 927 280 2 033 192 0,60
Espace rural 1 746 1 031 413 1 048 230 0,18 - 240 -162 863 -173 063 -0,68 1 506 868 550 875 167 0,08
Aquitaine 2 290 2 795 830 2 908 359 0,44 2 292 2 795 830 2 908 359 0,44
* y compris Bourdettes et Garris dissociées respectivement de Nay et St-Palais (Pyrénées-Atlantiques) à compter du 01/01/97.
PSDC : population sans doubles comptes
Source : Insee - Recensements de la population de 1990 et 1999
de «Rhône et Alpes» (4,8 millions), du Entre ces deux dates, près des deux tiers ces relatives de population par exten-
«Grand Delta méditerranéen» et du de l’accroissement démographique de sion et une nette stagnation de la densi-
«Nord-Pas-de-Calais» (3,8 millions l’espace urbain aquitain sont le fait de fication. Dans ces aires, comme dans
d’habitants chacun) justifie encore cette la seule extension de son territoire, le celle de Pau, l’intégration importante
proportion. reste relevant de sa densification. La de communes dans les pôles est à
seule aire de Bordeaux apporte 55% de l’origine de l’extension des couronnes
Pour autant la différence Aqui- l’accroissement total de population par périurbaines.
taine-France métropolitaine tend à se densification des aires urbaines et 31%
A l’opposé, l’accroissement de popu-réduire. Entre 1990 et 1999, la progres- par extension territoriale.
lation résultant de la densification sesion annuelle moyenne de la popula-
L’extension territoriale manifeste particulièrement dans lestion de l’espace à dominante urbaine
compense parfois un léger aires de l’ouest de la région. Arca-de l’Aquitaine s’élève à +0,60%. Son
déclin démographique chon, Hendaye, Bayonne, mais aussirythme a légèrement ralenti depuis la
Bordeaux, Langon et Dax enregistrentpériode 1982-1990 où elle atteignait Les extensions de certaines aires mas-
les plus fortes hausses de population àquent parfois une stagnation, voire un+0,93% par an. Néanmoins, elle reste
territoire constant.plus rapide que celle de l’espace à do- déficit, des mouvements naturel et mi-
minante urbaine de la France qui, entre gratoire. C’est le cas des aires de Berge-
Au total, à champ constant et dans la dé-
1990 et 1999, a atteint +0,43% par an rac, Villeneuve-sur-Lot et, dans une
limitation de 1990, les seuls mouve-
contre +0,66% pour la période inter- moindre mesure, de Sarlat-la-Canéda
ments naturel et migratoire de
qui enregistrent les plus fortes croissan-censitaire précédente.
population ont permis à l’espace urbain
de s’accroître de 95 700 habitants.
Variation de la population des aires urbaines entre 1990 et 1999
(délimitation 1999)
Les aires urbaines se structurent selon
Population sans doubles comptes Taux de variation annuel moyen (%)
trois composantes : le pôle urbain,Aires urbaines dû au solde du de la1990 1999 total
pôle couronnenaturel migratoire
Bordeaux 871 234 925 253 0,67 0,37 0,30 0,63 0,84 Les différentes structures d’aires urbaines
Pau 207 182 216 830 0,51 0,23 0,28 0,49 0,57
Les aires urbaines sont composées d’un pôle ur-Bayonne 198 563 213 969 0,83 -0,07 0,90 0,67 1,70
Agen 91 368 94 659 0,39 0,20 0,19 0,25 0,81 bain et d’une couronne de communes monopo-
Périgueux 89 664 91 585 0,24 0,00 0,24 0,04 0,70 larisées. Le pôle urbain est lui-même formé
Bergerac 72 212 72 891 0,10 -0,25 0,35 0,03 0,44 d’une ville-centre et d’une banlieue. En France,
Mont-de-Marsan 52 390 54 577 0,45 0,27 0,18 0,39 0,60
une centaine d’aires urbaines ne comportent
Arcachon 47 141 54 204 1,56 -0,18 1,74 1,56 ///
toutefois pas ces trois composantes. En Aqui-
Dax 46 755 49 219 0,57 -0,11 0,68 0,48 0,85
taine, elles sont trois (Sarlat-la-Canéda etVilleneuve-sur-Lot 44 927 44 841 -0,02 -0,13 0,11 -0,07 0,77
Hendaye : pas de banlieue, Arcachon : pas deLibourne 30 907 31 662 0,27 0,11 0,16 0,33 -0,19
couronne périurbaine). Parmi celles qui les pos-Marmande 30 282 29 930 -0,13 -0,06 -0,07 -0,16 -0,02
Oloron-Ste-Marie 22 031 21 994 -0,02 -0,24 0,22 -0,06 0,08 sèdent, le poids en population de chacune d’el-
Sarlat-la-Canéda 17 102 17 347 0,16 -0,07 0,23 -0,23 0,67 les est très variable d’une aire à l’autre. Certains
Hendaye-Irún (E) 12 272 13 427 1,00 0,00 1,00 0,94 2,02 pôles urbains sont formés d’une agglomération
Orthez 12 349 12 248 -0,09 -0,13 0,04 -0,04 -0,46 comportant plusieurs villes-centres. En Aqui-
Langon 10 673 11 423 0,76 0,17 0,59 0,63 1,23
taine, c’est le cas par exemple de
Autres* 2 690 2 932 0,96 0,21 0,75 0,68 1,19
Bayonne-Anglet-Biarritz, villes-centres de l’agglo-
Ensemble 1 859 742 1 958 991 0,58 0,19 0,39 0,52 0,81 mération de Bayonne, et de La Teste-
de-Buch-Gujan-Mestras, de l’agglo-* En 1999, communes de La Feuillade et Pazayac (24) du pôle de l'aire de Brive-la-Gaillarde (19)
et commune de Ger (64) de la couronne périurbaine de l'aire de Tarbes (65). mération d’Arcachon (dans ce dernier cas Arca-
Source : Insee - Recensements de la population de 1990 et 1999 chon et Le Teich constituent la banlieue).
oN 94
AVRIL 2001composé d’une (ou quelquefois plu- Variation annuelle de la population des différentes composantes
des aires urbaines d'Aquitaine entre 1990 et 1999
sieurs) ville-centre, sa banlieue et sa Taux en %
couronne périurbaine lorsqu’elles 2,25
2,00 Ville-centre Banlieue Couronne périurbaineexistent.
1,75
1,50L’évolution démographique de ces trois
1,25
composantes permet de caractériser le
1,00
schéma de l’étalement urbain de l’aire. 0,75
Entre 1990 et 1999, l’Aquitaine 0,50
0,25n’échappe pas à l’étalement urbain du
0.00
reste de la France. La population des
-0,25
villes-centres progresse légèrement -0,50
(+0,21% par an), celle des banlieues
Densification et extension territoriale des aires urbaines 1999 en Aquitaine
plus fortement (+0,77% par an) et enfin
Villeneuve-sur-Lot
les couronnes périurbaines enregistrent
Bergerac
une progression de population beau- Sarlat-la-Canéda
Paucoup plus nette (+0,81% par an).
Hendaye-Irún (E)
Arcachon
AgenToutefois, cette forme de périurbanisa-
Mont-de-Marsan
tion se décline différemment selon les
Ensemble
Bordeauxaires. Dans certaines d’entre elles, un
Bayonne
rééquilibrage quantitatif se dessine en
Oloron-Ste-Marie
par densification (dans le territoire de 1990)faveur des villes-centres, souvent au Dax
par extension territoriale
Périgueuxprix d’une relative stagnation des ban-
Marmande
lieues. Dans d’autres aires, les couron- Langon
Libournenes périurbaines connaissent encore
Orthez
%une forte croissance. -5 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Variation de la population 1990-1999
Ainsi quatre catégories d’aires se Source : Insee - Recensements de la population de 1990 et 1999
dégagent :
neuve-sur-Lot et Sarlat-la-Canéda. démographique entre l’ouest et l’est.- Celles dont l’étalement urbain et la
Pour ces aires, la croissance démo- Mais si les aires du littoral atlantiquedensification vont de pair. Il s’agit de
graphique annuelle de la couronne connaissent un très fort excédent mi-Bordeaux, Bayonne, Mont-de-Marsan,
périurbaine et de la banlieue, excep- gratoire apparent, ce sont toujours lesDax, Hendaye et Langon. Entre 1990 et
té Villeneuve-sur-Lot, compense lar- «aires-préfecture» qui affichent un1999, leur croissance démographique
gement le déficit ou la stagnation de plus grand nombre de naissances queannuelle moyenne est élevée, et plus on
la ville-centre. de décès.s’éloigne de la ville-centre plus celle-ci
- Enfin celles qui ne s’étalent ni se densi-est forte. La banlieue de Mont-de-Mar-
La périurbanisation est accentuée au-
fient et qui globalement régressent,san croît cependant un peu moins vite
tour de quelques aires par l’existence de
comme Marmande, Oloron-Ste-Marieque les autres composantes de l’aire.
83 communes multipolarisées situées
et Orthez.- Celles à forte densification sans étale-
dans 3 départements. Encore plus éloi-
ment, comme Arcachon et Libourne. Un rythme d’urbanisation gnées des villes-centres que les com-
Leurs villes-centres progressent davan- plus rapide à l’ouest munes des couronnes périurbaines,
tage que leurs banlieue et couronne. La
elles partagent au moins 40% de leurs
contiguïté avec la couronne périur- Cette classification confirme l’opposi-
actifs occupés entre plusieurs aires ur-
baine de Bordeaux ne permet pas à leur tion ouest-est. Les deux premières caté-
baines voisines.
propre couronne de progresser dans le gories rassemblent les aires situées à
cas de Libourne ou d’exister dans le cas l’ouest d’une ligne Périgueux-Orthez, Ainsi les 56 communes multipolarisées
d’Arcachon. les deux dernières celles à l’est de cette de Gironde se dispersent autour des ai-
- Celles où l’étalement prime sur une ligne. L’analyse de la croissance des ag- res de Bordeaux, Libourne, Langon et en
faible densification. Il s’agit de Pau, bordure du bassin d’Arcachon. Entre 1990glomérations montrait déjà que l’Aqui-
Agen, Périgueux, Bergerac, Ville- taine connaissait un sérieux déséquilibre et 1999, l’ensemble de leur population
oN 94
AVRIL 2001
Arcachon
Hendaye-
Irún (E)
Langon
Mont-de-
Bayonne
Marsan
Libourne
Bordeaux
Dax
Villeneuve-
sur-Lot
Périgueux
Orthez
Oloron-
Agen
Ste-Marie
Sarlat-la-
Canéda
Pau
Marmande
BergeracoN 94
AVRIL 2001
s’est accru de 11,6%. Les 9 communes Sauf exception, le nombre d’actifs ayant Malgré sa situation géographique favo-
multipolarisées situées autour d’Agen et un emploi résidant dans l’ensemble des rable, l’aire d’Arcachon, constituée
de Villeneuve-sur-Lot ont enregistré un communes d’une aire urbaine est infé- seulement d’un pôle urbain, pâtit en
léger accroissement démographique de rieur au nombre d’emplois localisés. quelque sorte de la proximité de Bor-
8,5%. Par contre, la population des 18 L’attrait environnemental et résidentiel deaux. Le pôle urbain de Bordeaux offre
communes, principalement situées d’Arcachon et de Bayonne leur fait à lui seul 43% des emplois de l’en-
autour d’Oloron-Ste-Marie et entre échapper à cette règle. semble des aires urbaines d’Aquitaine.
Pau et Tarbes pour la partie Aquitaine,
Cependant chaque composante d’aire Cette localisation de l’emploi et les
régresse globalement de -1,4%.
urbaine décline différemment le nombre mouvements migratoires profession-
d’emplois. Toutes les couronnes périur- nels quotidiens sont au cœur de la cons-Plus d’emplois que d’actifs dans les
pôles, l’inverse dans les couronnes baines connaissent un déficit d’emploi. titution des zonages en aires urbaines.
C’est l’opposé pour la quasi-totalité des Cet aspect important de la structuration
Le dynamisme et l’attractivité des aires pôles urbains. Quatre-vingt-dix pour de l’espace par les migrations alternan-
urbaines dépendent de la concentration cent des emplois des aires urbaines se tes va faire l’objet d’un prochain
et du nombre de leurs emplois localisés. trouvent dans les pôles. «Quatre pages» de l’Insee Aquitaine.
Méthodologie : constitution des aires urbaines
Jean-Pierre DUBAN
Le Zonage en Aires Urbaines (ZAU) basé sur la notion de pôle urbain et de couronne périurbaine per-
met d’analyser une grande partie des problèmes liés à l’emploi et à la métropolisation. Utiles pour les
analyses structurelles, les aires urbaines se révèlent précieuses pour les réflexions sur les politiques de
développement local. POUR EN SAVOIR PLUS...
Leur détermination par l’Insee a été réalisée après le recensement de 1990, d’une part, pour remplacer
“L’urbanisation se poursuit” Insee
les Zones de Peuplement Industriel ou Urbain (ZPIU) dont la définition était devenue obsolète, d’autre
Aquitaine n° 79-Novembre 1999 - (4 pa-
part, pour compléter l’aspect limitatif des Unités Urbaines qui ne donne qu’une bonne représentation
ges) - 13 francs ; 1,98 euro.
de la «ville» au sens du bâti, mais inadapté pour l’analyse des phénomènes économiques. A la suite de
l’exploitation principale des résultats du recensement de 1999 qui vient de se terminer, une nouvelle “Recensement de la population 1999 -
délimitation du ZAU a eu lieu selon la méthode suivante, inchangée depuis la première délimitation. Les formes de la croissance urbaine”
Une aire urbaine est représentée par un ensemble de communes d’un seul tenant et sans enclave, Insee Première n° 701-Mars 2000 - (4 pa-
constitué par un pôle urbain et une couronne périurbaine. ges) - 15 francs ; 2,29 euros.
Dans un premier temps, les unités urbaines offrant au moins 5 000 emplois ont été retenues pour for-
“Recensement de la population 1999 -mer le pôle de l’aire urbaine.
Évolutions contrastées du rural” Insee
Dans un second temps, pour chaque pôle et par un processus itératif on a sélectionné les communes
Première n° 726-Juillet 2000 - (4 pages) -rurales ou les unités urbaines environnantes dont au moins 40% de la population résidante possédant
15 francs ; 2,29 euros.un emploi travaille dans le reste de l’aire urbaine(*). Toutes les communes retenues forment la cou-
ronne périurbaine de l’aire urbaine. “Le zonage en aires urbaines en 1999 -
Enfin, on a sélectionné les communes dites multipolarisées, situées hors des aires urbaines, dont au 4 millions d’habitants en plus dans les ai-
moins 40% de la population résidante possédant un emploi travaille dans plusieurs aires urbaines, et res urbaines” Insee Première
qui forment avec elles un ensemble d’un seul tenant. n° 765-Avril 2001 - (4 pages) - 15 francs ;
Ces trois catégories de communes composent l’espace à dominante urbaine, toutes les autres com- 2,29 euros.
munes ou unités urbaines non retenues forment l’espace à dominante rurale.
“Les grandes villes françaises étendent
(*) Pour qu’une unité urbaine multicommunale appartienne à une couronne périurbaine, il faut que 40% des actifs
leur influence” Insee Premièreayant un emploi de l’entité aillent travailler dans les autres communes de l’aire urbaine sans considération commu-
n° 766-Avril 2001 - (4 pages) - 15 francs ;nale de ce seuil. Dans le cas inverse, les quelques communes de l’unité urbaine qui, malgré tout, atteignent ce seuil
2,29 euros.sont exclues de la couronne périurbaine.
“Les formes récentes de la croissance
urbaine” Insee - Économie et statistique
n° 336-Juin 2000 - (pp. 35-52) -
46 francs ; 7,01 euros.
Supplément inclus : “Les aires urbaines 1999”
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Assistante de rédaction : Mireille Dalla-Longa - Secrétaire de fabrication : Daniel Lepphaille
INSEE Aquitaine - 33, rue de Saget - 33076 Bordeaux cedex
Tél. 05 57 95 05 00 - Fax : 05 57 95 03 58 - Minitel : 3615 ou 3617 INSEE - Internet : www.insee.fr
e© INSEE 2001 - n° ISSN 1246-3809 - Dépôt légal 2 trimestre 2001
Composition et impression : Insee Aquitaine
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