Les équipements culturels en Picardie

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L'offre d'équipements culturels s'est reforcée en Picardie durant la décennie 90. La corrélation entre l'implantation des équipements culturels, la taille et le caractère urbain des communes demeure forte. Cependant, les différences de niveau d'équipement des communes vont bien au delà du seul facteur démographique.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Les cinq familles de loffre culturelle picarde en 1998 : une analyse multidimensionnelle Les diversifiées e niveau de dotation en équipe-dont léquipement culturel de base ments culturels des communesest le bibliobus, et pour 58% den-L picardes répond, comme on latre-elles également une salle poly-On y compte 63 communes, plu-vu, à une logique multifactorielle quivalente qui est le premier niveau destôt de taille moyenne. Dans cette tient compte de lhistoire de chacunedivers types de salles.classe, les deux tiers des communes delles et qui va bien au-delà du seulCette classe est constituéecomptent de 1 000 à 5 000 habitants. facteur démographique. Une Classi-dune majorité de communes de typePrès de la moitié sont des pôles ur-fication Ascendante Hiérarchiquerural et surtout de petite taille : 80%bains ou des communes de la cou-(ACH) opérée sur les 2 292 commu-ont moins de 500 habitants. Lesronne périurbaine. En majorité de nes picardes, avec les variables decommunes multipolarisées et lestype urbain, elles se localisent pour présence ou dabsence de chaquecommunes de la couronnemoitié dans lOise et pour près du type déquipement culturel, permetpériurbaine en représentent 40%.quart dans chacun des deux autres de déterminer cinq classes de com-Néanmoins 30% de ces communesdépartements. munes, selon les types déquipementappartiennent au rural sous faibleLe niveau général déquipement présents et leurs combinaisons.influence urbaine. Les trois quarts deculturel est bien meilleur que dans les ces communes sont équitablementclasses précédentes. Tous les équi-Les sous-équipéesréparties entre lOise et la Somme,pements culturels y sont, en et le dernier quart dans lAisne.moyenne, représentés, à lexception La première classe regroupe de la salle de cinéma. La bibliothè-860 communes en sous-équipement que est léquipement culturel le plus Le livre d'abord culturel. En fait, 512 communes de répandu. Et labsence dune bibliothè-cette classe ne disposent daucun que est souvent compensée par un Cette classe regroupe 720 com-des neuf types déquipement cultu-bibliobus, ou un centre culturel ou so-munes dotées en moyenne de trois rel. Les autres ne sont dotées que cioculturel. La salle de spectacle et équipements culturels dont le plus dune salle polyvalente. le musée sont, en revanche, bien répandu est la bibliothèque, même Cest, par excellence, la classe moins représentés. si cette dernière côtoie parfois un bi-du rural culturellement sous équipé. bliobus et/ou une salle polyvalente. Ces communes sont en moyenne de La panoplie complète Il est rare dy trouver une école de petite taille : 94% ont moins de 500 musique et une salle de spectacle. habitants. La grande majorité sont de Les 39 communes, situées en Le musée est exceptionnel. Le cen-type rural. En effet, un tiers de com-majorité dans lOise et dans lAisne, tre culturel et les autres équipements munes du rural sous faible influence que compte cette dernière classe, culturels y sont inexistants. urbaine et 27% de communes du sont les mieux loties de la région. Ces communes sont en majo-rural isolé sont concernées. Ce sont Chacune est dotée dau moins une rité de type urbain. Les communes majoritairement des communes si-salle de cinéma. Le niveau déquipe-multipolarisées et les communes de tuées dans lAisne (44%) et dans la ment est généralement meilleur que la couronne périurbaine constituent Somme (38%). dans les quatre classes précédentes, la moitié des communes de la en particulier pour la bibliothèque, la classe. La proximité des pôles ur-Les éclectiques salle de spectacle, le centre culturel, bains exerce une attractivité qui dis-la salle polyvalente, lécole de musi-La deuxième classe que lonpense les municipalités de se doter que. Le musée y est plus présent qualifiera déclectique, sétend surde certains équipements culturels. quailleurs. Tous les grands pôles ur-toutes les catégories de communes,Les communes de cette classe se bains régionaux se retrouvent dans a une entrée préférentielle dans lerépartissent pour 28% dans la cette classe.livre par léquipement culturel le plusSomme et pour 36% dans chacun léger. Elle regroupe 610 communesdes deux autres départements.E. A.
Institut National de la Statistique et des Études Économiques Insee Picardie- Téléphone : 03.22.97.32.00 Télécopie : 03.22.97.32.01 Directeur de la Publication :Jean-Paul FRANÇOIS-Rédacteur en chef :Victor-Pierre MORALES Maquette Insee Picardie - Flashage POLYGRAPHIQUE - Impression YVERT Dépôt légal : mai 2000 - ISSN : 0396-3128 - Code SAGE : IPR08262 - N°82 mai 2000 Prix : 15 F. ou 2,13- Conditions d'abonnement : 1 an (11 numéros) 120 F. ou 18,29 Adressez vous à : Insee Picardie 1, rue Vincent Auriol 80040 AMIENS CEDEX 1 Bureau d'information: Téléphone 03 22 91 39 39 - Télécopie : 03 22 97 32 04© Insee 2000
N°82 - 2000 Les équipements culturels en Picardie Loffre déquipements culturels sest renforcée en Picardie durant la décennie 90. Mais les équipements culturels se sont surtout redéployés, par exemple, en faveur des salles spécialisées au détriment de la salle polyvalente, ou en faveur de la bibliothèque au détriment du bibliobus. Le musée progresse dans les communes rurales, le cinéma a disparu des petites communes et lécole de musique se maintient dans les pôles urbains. La corrélation entre limplantation des équipements culturels, la taille et le caractère urbain des communes demeure forte. Cependant les différences de niveau déquipement des communes vont bien au delà du seul facteur démographique. C'est lhistoire de chacune delles et la structure sociale de leur population communale qui guide le choix dun équipement culturel, pour aboutir à une segmentation de loffre en cinq grandes familles. i on retient comme équipe-sente sous des modalités très contras-musée, le centre culturel et la salle de ments culturels lécole de mu-tées. En effet, le nombre de commu-spectacle progresse, alors que celle des S sique, la salle de cinéma, lanes picardes entièrement dépourvuescinq autres types déquipements recule. salle de spectacle, la bibliothèque, ledéquipement culturel sest accru, pas-A ces mouvements purement quantita-bibliobus, le centre culturel, le centresant de 471 à 512 en dix ans. Loffretifs, qui ne comptabilisent que la pré-socioculturel, la salle polyvalente et lede service culturel sest redéployée ensence d'au moins un équipement par musée, la Picardie compte encore enfaveur des communes de type urbaincommune sans référence à sa densité 1998, 22% de communes ne disposantet la dynamique par type déquipementintracommunale, sajoute un mouve-daucun équipement culturel. En revan-rend compte à la fois des progrès etment qualitatif qui sexprime déjà dans che, seulement cinq communes décla-des reflux.la montée en gamme, par exemple du rent disposer de lensemble des neufEn dix ans, la couverture des équi-bibliobus à la bibliothèque et de la salle équipements culturels. La liaison en-pements tels que la bibliothèque, lepolyvalente à la salle spécialisée. tre limplantation des équipements cul-turels et la taille des communes nest La bibliothèque, la salle de spectacle et le musée démentie que pour le bibliobus : lindi-ont de plus en plus la faveur des communes cateur de présence de cet équipement Com m unespicardes équipées et population dess ervie atteint sa valeur maximale dans les par les équipements culturels en 1988 et 1998 communes dune taille moyenne de Unité : %Source : Insee  Scees  Inventaire communal 1 500 habitants. Equipem entsNom brede communes Populationdes culturels en Picardiepicardes équipéescomm uneséquipées Un renforcement global 1988 1998 1988 1998 de léquipement culturel Bibliothèque 21,631,5 65,1 74,5 Bibliobus 57,649,0 68,9 54,5 Entre 1988 et 1998, nombre de Centre culturel2,1 2,728,7 36,8 communes se sont dotées déquipe-Centre socioculturel3,8 3,439,1 39,7 ments culturels nouveaux et ont donc Ciném a1,8 1,734,5 34,9 amélioré leur offre en la matière. Ainsi Ecole de mus ique10,2 9,854,9 53,1 le nombre de communes proposant le Musée 2,43,7 32,0 34,8 service dun des neuf types déquipe-Salle polyvalente58,4 57,7 84,1 79,4 ments culturels sest accru de 2,3% en Salle de spectacle3,2 5,232,4 42,3 dix ans. Mais ce progrès global se pré-
en sont dotés. Pratiquement inexistant95% des communes de 10 000 habi-La salle de spectacle dans les communes de moins de 2 000les équipements culturels les plus fréquents en Picardiepolyvalente sont toujoursBibliobus et salletants et plus. et le centre culturel préférés habitants (0,9%), il équipe, en revancheents culturels picards en 1998Démographie des équipemSur la période 1988-1998, la salle à la salle polyvalente 29% des communes de 5 000 à 10 000Source : Insee  Scees  Inventaire communalde cinéma a déserté huit des quarante et au centre socioculturel habitants et 95% des communes deSalle CentreEcole SalleCentre Salleet une communes dotées en 1988, pour Bibliothèque BibliobusMus ée 10 000 habitants et plus.Type d'équipementde dedeculturel socio polyvalenteréapparaître dans six nouvelles. Léqui-Les salles de spectacle sont deuxLa salle polyvalente reste léquipe-culturels pectacleciném am us iquepement tend à se concentrer dans les fois moins présentes en Picardie quement culturel le plus répandu, en Picar-63 791 323119 7221 124(nom bre)225 39Equipements 199885pôles urbains de plus grande taille. dans les autres régions françaises. Endie comme en France. Six communes57,5 25,1 33,9 52,139,7 19,58,947,7 24,9depuis 1988 en %Dis paritionLa faible présence des salles de ci-1998, elles néquipent toujours que 119picardes sur dix, représentant 80% de73,9 48,6 22,3 63,541,8 24,040,0Nouveaux équipem entsen %37,3 15,4néma semble cependant répondre tant communes, soit 5% des communes pi-la population, en sont dotées, cependanten %62,7 84,6Equim entsm aintenus60,026,1 51,4 77,7 36,558,2 76,0bien que mal aux besoins des Picards. cardes, contre 10% des autres commu-en léger recul par rapport à 1988. Dans14,8 31,363,0 45,93,8 4,9Evolution 1998/1988 en %51,810,2 1,2Puisque seulement 8% des communes nes de France. Elles nétaient toutefoislensemble des autres régions, troispicardes non dotées, regroupant 5% de la core sous-équipée, puisque seulementéquipées dune bibliothèque en 1988moins de communes que dans les autres que 3% en 1988. Le taux de croissancecommunes sur quatre offrent le servicepopulation régionale, tournent leur regard 3,4% des communes en sont dotées ennen disposent plus, dix ans plus tard.régions de France. Le tiers des pôles ru-annuel moyen de 5,1% pour cet équipe-dune salle polyvalente à léquivalent devers une autre région que la Picardie. La 1998, contre 9,3% dans le reste de laOn assiste pratiquement à unraux en sont désormais dotés, contre ment le place en tête des équipements87% de leur population.salle de cinéma est toutefois, devant la France. On notera que la proportion étaitchassé-croisé entre la bibliothèque et le18% des pôles urbains. Même si, en dix culturels qui se développent le plus rapi-Les communes de petite taille ensalle de spectacle et le centre culturel, de 3,8% dix ans plus tôt, mais que cebibliobus. Ce dernier a de moins enans, le nombre de communes dotées dement, mais au prix de reclassementssont moins bien équipées, par exemple,léquipement culturel pour lequel lat-léger recul na affecté ni les pôles urbains,moins la faveur des municipalités, maisdun musée a augmenté de moitié par de forte ampleur. Ainsi, plus de la moitiéune commune de moins de 500 habi-tractivité extra-régionale est la plus forte. ni les communes multipolarisées, ni lesreste tout de même le seul équipementrapport à 1988, ce sont les communes des communes équipées dune salle detants sur deux. Ceci explique que seu-Lécole de musique, même en recul pôles ruraux.culturel pour lequel la Picardie fait mieuxrurales qui affectionnent ce type déqui-spectacle avant 1988 sen sont séparéeslement la moitié des communes du ru-de couverture par rapport à 1988, est que les autres régions françaises. Entrepement, alors que les communes de type avant 1998. Et les trois quarts des com-ral isolé disposent de leur salle polyva-présente dans une commune picarde sur 1988 et 1998, il affiche en Picardie uneurbain sont plus nombreuses à privilé-Le chassé-croisé entre munes équipées en 1998 le sont depuislente, contre 80% des pôles urbains oudix, soit presque deux fois moins que baisse annuelle moyenne de 3,4%. Cegier une salle de cinéma. moins de dix ans. Le rural isolé et le ru-ruraux.le bibliobus et la bibliothèquedans le reste du pays. Elle dessert ainsi recul, quoique général à toutes les caté-En effet, la salle de cinéma est très ral sous faible influence urbaine ont dé-Le quart des communes dotéesun peu plus de la moitié de la population gories de communes, est plus prononcéfortement tributaire du facteur démogra-veloppé les plus récents équipements.dune salle polyvalente en 1988, senLa bibliothèque affiche un taux derégionale en 1998, contre 71% dans le dans celles de plus de 1 000 habitantsphique, ce qui justifie que seulement Alors que seulement 42% de la po-sont séparées. Ces disparitions sontcroissance aussi élevé que celui de lareste du pays. Moins dune commune sur mais aussi de type urbain que dans les39 communes picardes en soient do-pulation picarde y a accès directementplus marquées dans les communes desalle de spectacle. Les communes dedix de moins de 5 000 habitants en est communes de plus petite taille et lestées, desservant directement le tiers de car résidant dans les communes équi-type rural que dans celles de type ur-type urbain sont mieux équipées que lesdotée, contre 93% des communes de communes de type rural.la population régionale. Il devient excep-pées, ce sont 80% des populations ha-bain. Seul le rural isolé échappe à cettecommunes de type rural. Les trois quartsplus de 5 000 habitants. Les communes En dix ans, léquipement na survécutionnel de trouver une salle de cinéma bitant dans les pôles urbains qui dispo-désaffection et enregistre même unedes pôles urbains et le tiers des commu-de type urbain et les pôles urbains et que dans les deux tiers des communes.dans les communes de moins de 2 000 sent dune salle de spectacle. Le tiersprogression, néanmoins plus faible quenes de la couronne périurbaine en sontruraux sont avantagés. En particulier, la En conséquence, la part de la popula-habitants. La plus petite commune pi-des pôles ruraux et 28% des pôles ur-dans les communes périurbaines. Toutdotés. En revanche, seuls les deux tiersproximité de ces pôles équipés joue net-tion vivant dans les communes équipéescarde dotée dune salle de cinéma est bains en sont dotés.se passe comme si les salles spéciali-des pôles ruraux et le cinquième destement en défaveur des communes pé-a reculé de 14 points pour sétablir à 55%Crécy-en-Ponthieu (1 577 habitants). Deux fois moins souvent que lessées (cinéma, spectacle) se substi-communes du rural isolé en possèdentriphériques. Ainsi la couronne péri-en 1998. Mais, cest encore huit pointsEt seulement 11% des communes de salles de spectacle, le centre culturel esttuaient progressivement aux salles po-une. Les communes de petite taille sonturbaine compte tout juste 9% de com-de mieux que dans le reste de la France.2 000 à 5 000 habitants disposent dune présent dans 2,7% des communes pi-lyvalentes dans les communes les plusmoins bien équipées que les communesmunes équipées et la périphérie des Le taux de couverture du bibliobus estsalle de cinéma, contre 43% des com-cardes, soit, là encore, deux fois moinsanciennement dotées et que de nou-de plus de 1 000 habitants.pôles ruraux à peine 6%. passé de six communes sur dix en 1988munes de 5 000 à 10 000 habitants. En que dans le reste de la France (5,5%).veaux candidats se présentaient pour leEntre 1988 et 1998, la progression,Emmanuel Agbovon à moins dune sur deux en 1998. En par-revanche, elle sest généralisée dans Lextension de la couverture est plus ra-premier niveau que constitue la sallebien que générale quelles que soient la ticulier, seulement un tiers des co pide dans les communes de type urbain,polyvalente. tailleet la catégorie de communes, est munes de plus de 10 000 habitan            en particulier les pôles urbains, que dansEnfin le centre socioculturel de-plus rapide dans celles de moins de en sont aujourdhui dotées, contre l&%       les communes de type rural.meure plus que jamais fortement im-1 000 habitants et celles de type rural qui         deux tiers dix ans plus tôt. De mêm Le centre culturel est plus fréquentplanté dans les communes de type ur-opèrent ainsi un certain rattrapage. Ce-2 seulement 54% des pôles urbains e  dans les communes de plus grande taillebain et dans les pôles, plus massive-pendant, si en 1998, la moitié des com-& ,$(( des communes périurbaines son et de type urbain : en 1998, un quart desment dans les pôles urbains que dansmunes sen sont dotées depuis moins de&%( , équipées dun bibliobus en 1998 (/ pôles urbains et un pôle rural sur cinqles pôles ruraux. La Picardie reste en-dix ans, le quart des communes déjà&% contre 66% en 1988. Paradoxale((! ,(, #(5 ' & ment le rural isolé et la périphérie de !((2            7% 6 pôles ruraux investissent de moin ,  & /               ) en moins dans ce type déquipemen#(+         2%   culturel et font, en revanche, un ef& 3(( /   fort tout particulier en faveur de la bi    ' !! bliothèque.,$  #() #(1(  .$ * )$((!$ (,Le musée progresse, # $%!% ," # le cinéma et lécole, (#(3 de musique régressent)    2(4 #  ,  ,$((2 !"0,$ # Le musée est, quant à lui, pré 6(   !((5 sent dans 55% de communes à do 7(& 6 minante rurale. En dix ans, la cou   ,-('$ ,$            verture est passée de 2,4% des com                       3 munes picardes à 3,7%, ce qui re 8 7(7).   présente, tout de même, deux foi
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