Les Haut-Normands à l'horizon 2030 : Un vieillissement inéluctable

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Si les tendances passées se maintenaient, la population de la Haute-Normandie augmenterait jusqu'au début des années 2020. Dans cette hypothèse, la croissance démographique continuerait à ralentir pour s'annuler au cours de la décennie 2020. C'est un scénario parmi d'autres possibles. En revanche, le vieillissement de la population apparaît inéluctable, avec pour corollaire un recul des effectifs scolaires qui devrait se prolonger et une population active qui pourrait commencer à diminuer d'ici une dizaine d'années. Lire l'article pages 6 et 7
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 9 - Novembre 2001
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
UN RECENSEMENT COMPLET
POUR ÉCLAIRER
VOS DÉCISIONS
Premiers résultats de l’exploitation complémentaireL’exploitation statistique du recensement de la
population de 1999 vient de s’achever. Ce
numéro d’Aval donne un premier aperçu des
données supplémentaires disponibles depuis
peu. La mine d’informations que constitue le re-
censement est loin d’être épuisée !
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI EN HAUTE-NORMANDIEDans les mois qui viennent, nous vous propo-
serons des analyses plus approfondies et à des
niveaux géographiques plus fins sur des L’emploi se tertiarise et se féminise
thèmes tels que l’évolution de l’emploi et de la
population active selon les métiers et qualifica-
Martial MAILLARDtions, les diplômes ou les catégories sociopro-
fessionnelles, avec l’objectif d’éclairer les
problématiques des acteurs régionaux et
riés. De 1990 à 1999, l’emploi total s’estlocaux. Au cours de la décennie 1990,
accru de 1,6% en Haute-Normandie, soit
l’emploi en Haute-Normandie a
de 10 400 emplois. Ce rythme de crois-
été moins dynamique qu’en sance est inférieur de moitié à celui de la
France métropolitaine (+3,3%). Cepen-France. Le salariat s’est
L’EXPLOITATION COMPLÉMENTAIRE dant, les deux départements haut-nor-
développé et nombre mands ont connu des évolutions
L’exploitation complémentaire du recensement
d’indépendants ont cessé leur contrastées, avec une hausse de 3,4%de la population de 1999 permet d’obtenir des
résultats sur les questions non traitées pendant dans l’Eure, mais seulement de 0,9% enactivité. Les structuresl’exploitation principale : description des famil- Seine-Maritime. L’emploi salarié a aug-les, catégorie socioprofessionnelle et activité productives se transforment en menté de 26 800 personnes, soit +4,7%économique.
Elle complète ainsi l’exploitation principale qui et a largement compensé la baisse demême temps que les emplois.
a apporté des informations sur la répartition de
l’emploi non salarié. La Haute-Nor-la population par sexe et par âge, la formation, L’économie régionale, encore
les nationalités, les caractéristiques des loge mandie a en effet perdu 16 400 non sa- -
ments, les migrations et les navettes très industrielle, se tertiarise, lariés. Cette évolution (-20,4%) est
“domicile-travail”.
principalement due à la diminution pro-À l’exception de certaines zones pour lesquel favorisant ainsi le-
les l’exploitation est exhaustive (DOM, Corse, gressive des exploitations agricoles.
zones urbaines sensibles de moins de 2 000 ha développement de l’activité- Elle est à rattacher aussi à la construc-
bitants et environ 70 communes de métropole),
féminine. Cette mutation tion et au commerce qui perdent res-l’exploitation complémentaire procède par son-
dage au quart et ne fournit des résultats signifi- pectivement 2 200 artisans et 3 600s’accompagne d’une réductioncatifs que pour des zones géographiques d’une commerçants. La baisse de l’emploi
certaine taille (au minimum 2 000 habitants). importante des emplois non non salarié n’est cependant pas une
caractéristique de la région même siqualifiés, notamment dans
elle est un peu plus marquée qu’au
l’industrie.
niveau national (-16,5%).
S O MM A IRE n 1999, l’emploi total en
(1) Dans cet article, l’emploi est défini comme étant l’emploi auEHaute-Normandie, mesuré par le lieu de travail. Il comptabilise non seulement les personnes
actives qui occupent un emploi et sont résidentes, mais aussiEMPLOI recensement de la population (1), s’élevait
les personnes qui occupent un emploi mais ne sont pas rési-
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI EN HAUTE-NORMANDIE dentes.à 664 000 personnes, dont 600 000 sala-
L’emploi se tertiarise et se féminise. . . . . . . . . . 1
ACTIVITÉ EMPLOI AU LIEU DE TRAVAIL PAR STATUT SELON LE SECTEUR D’ACTIVITÉ EN 1999 EN HAUTE-NORMANDIE
LES CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES EN 1999 Secteur d’activité Ensemble Salariés Non salariés
Les catégories les plus qualifiées se développent
Ensemble 664 092 600 092 64 000
et se féminisent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Agriculture 20 430 6 788 13 642
Industrie 155 132 148 391 6 741
POPULATION
Construction 41 439 35 079 6 360
LES FAMILLES HAUT-NORMANDES EN 1999
Tertiaire 447 091 409 834 37 257Moins de couples et moins d’enfants . . . . . . . . 4
dont commerce 80 141 67 044 13 097
LES HAUT-NORMANDS À L’HORIZON 2030
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : emploiUn vieillissement inéluctable . . . . . . . . . . . . . . . 6
EMPLOISur la décennie, la progression de LA STRUCTURE DE L’EMPLOI catégories socioprofessionnelles. Ainsi,
l’emploi total est donc imputable à RÉGIONAL SE MODIFIE l’emploi des cadres, comme des profes-
celle de l’emploi salarié. Celle-ci sions intermédiaires, a augmenté de
repose sur la création d’emplois de Le recul de l’emploi industriel en par près de 20%, de 13% pour les employés,-
services qui a compensé totalement ticulier et le fort développement du ter mais il a régressé de 12% pour les ou- -
les pertes subies ailleurs. Ainsi, la tiaire conduisent à une modification de la vriers, et même de 20% pour les non
région a créé 63 200 emplois salariés structure de l’emploi régional. Notre éco qualifiés. Pour les ouvriers, l’érosion de-
dans le tertiaire (+18,2%). Ce dyna nomie tend à se tertiariser, mais reste l’emploi industriel n’est que très imparfai- -
misme de l’emploi tertiaire, qui est du encore plus industrielle que celle de la tement compensée par les gains dans le
même ordre qu’en France (+17,9%) France (24,7% contre 19,4%). De ce fait, tertiaire. En neuf ans, tous secteurs
s’explique principalement par le déve et bien qu’en progression notable, la part confondus, 28 400 emplois d’ouvriers ont-
loppement des services aux entrepri du tertiaire dans l’emploi salarié (68,3%) disparu en Haute-Normandie.-
ses, parmi lesquels se trouve l’emploi reste en Haute-Normandie inférieure à
intérimaire. Il trouve sa source égale son niveau national (73,8%). Cette tertia- -
ment dans l’évolution de l’emploi risation en marche se traduit par une LES NAVETTES «DOMICILE-TRAVAIL»
public (hausse de 24% dans l’éduca hausse de l’emploi féminin. En- S’ALLONGENT
tion et la santé et de 23% dans les ad Haute-Normandie, les femmes représen- -
ministrations d’État et les collectivités tent 44,5% des actifs occupés en 1999. En 1999 comme en 1990, les navet-
locales). Cette proportion a augmenté de 2,2 tes domicile-travail sont plus longues
ÉVOLUTION DE L’EMPLOI AU LIEU DE TRAVAIL PAR SEXE ET SECTEUR D’ACTIVITÉ ENTRE 1990 ET 1999
EURE SEINE-MARITIME HAUTE-NORMANDIE
30 30 30
20 20 20
10 10 10
0 0 0
-10 -10 -10
-20 -20 -20
-30 -30 -30
-40 -40 -40
-50 -50 -50
Hommes Femmes
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unité : %
EMPLOI AU LIEU DE TRAVAIL PAR CATÉGORIE SOCIOPROFESSIONNELLE ET SECTEUR D’ACTIVITÉ EN 1999 EN HAUTE-NORMANDIE
Tertiaire
Catégories socioprofessionnelles Ensemble Agriculture Industrie Construction Ensemble Dont commerce
Ensemble 664 092 20 430 155 132 41 439 447 091 80 141
Agriculteurs exploitants 13 156 13 156 0000
Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 39 996 473 6 404 6 296 26 823 12 013
Cadres, professions intellectuelles supérieures 64 776 118 12 281 1 480 50 897 4 764
Professions intermédiaires 150 717 440 38 094 4 800 107 383 15 904
Employés 186 911 546 11 958 2 279 172 128 28 254
Ouvriers 208 536 5 697 86 395 26 584 89 860 19 206
Dont non qualifiés 74 108 260 31 660 7 113 35 075 6 854
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : emploi
Dans les secteurs de la construc points en neuf ans. Les activités les plus- pour les ouvriers, les professions inter-
tion et de l’industrie, l’évolution de créatrices d’emplois féminins ont été médiaires et les cadres. Sur cette pé-
l’emploi salarié est nettement plus dé l’administration (+31%), la santé, l’édu- - riode, elles tendent à s’allonger pour
favorable. Si l’industrie a en proportion cation et l’action sociale (+27%) et les l’ensemble des catégories socioprofes-
perdu autant d’emplois (32 000, soit services aux entreprises (+20%). Cette sionnelles. En 1999, un Haut-Normand
–17,7%) qu’au plan national, la cons dernière activité affiche un dynamisme- sur quinze travaille dans une autre
truction a en revanche mieux résisté. particulier dans l’Eure avec une hausse région, dont un cadre sur huit. Un
Elle n’a perdu que 11,5% de ses effec de l’emploi féminin de plus de 3 500- Haut-Normand sur ving-cinq travaille en
tifs salariés (contre -17,4% en France), postes. Ile-de-France. Cette proportion s’élève à
soit -4 500 emplois. Les mutations structurelles de l’éco- près d’un sur dix dans l’Eure
nomie haut-normande entraînent par ail-
leurs des disparités fortes selon les
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 9 - Novembre 2001
Ensemble
Agriculture
Industrie
Construction
Tertiaire
dont
Commerce
Ensemble
Agriculture
Industrie
Construction
Tertiaire
dont
Commerce
Ensemble
Agriculture
Industrie
Construction
Tertiaire
dont
CommerceLES CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES EN 1999
Les catégories les plus qualifiées se développent et se féminisent
Jérôme FOLLIN
Les évolutions structurelles minué, de près de 10%, comme au plan Enfin, les autres inactifs, avec notam-
national, reflétant ainsi le repli de ment les élèves et les étudiants, sont unde l’emploi recomposent
l’emploi dans l’industrie et l’augmenta peu moins nombreux qu’en 1990 mais-progressivement la population
tion du niveau moyen de qualification restent, avec 340 000 individus, la caté-
active. Les agriculteurs des emplois de ce secteur. Mais avec gorie la plus nombreuse parmi les per-
plus de 260 000 personnes, les ouvriers sonnes de 15 ans ou plus.et les ouvriers sont de moins
restent tout de même la catégorie so-
en moins nombreux tandis ciale active la plus nombreuse (un actif
que les catégories les plus sur trois). L’ENCADREMENT SE FÉMINISE
qualifiées se développent
La féminisation de la population
et se féminisent. LES CATÉGORIES LES PLUS QUALIFIÉES active constitue une tendance globale
SE DÉVELOPPENT PLUS VITE qui ne se vérifie pas pour toutes les CSP.
’emploi haut-normand a connu L’emploi ouvrier a davantage baissé pour
L d’importantes mutations au cours Les trois autres catégories sociales les femmes que pour les hommes et le
des années quatre-vingt-dix, notamment «actives», les employés, les professions poids relatif de celles-ci au sein des em-
en termes de secteurs d’activité et de qua intermédiaires et les cadres, ont connu ployés s’est légèrement réduit bien-
lification des emplois. Ces évolutions ont une augmentation sensible. qu’elles restent très nettement majoritai-
modifié la composition en catégories so Les employés, profitant du dévelop res dans cette catégorie (huit actifs sur- -
cioprofessionnelles (CSP) de la population pement du secteur tertiaire, représentent dix). Elles ont en revanche renforcé leur
résidant en Haute-Normandie. maintenant près de 30% de la population position chez les professions intermé-
active. Ils étaient 232 000 en 1999, soit diaires et surtout chez les cadres, même
+13% par rapport à 1990. si elles restent minoritaires. En somme,
Les cadres et les professions inter sur 100 femmes actives en 1999, 52 sontLE RECUL DES «INDÉPENDANTS» -
médiaires, catégories les plus quali employées, 15 sont ouvrières, 21 appar- -
L’agriculture est le secteur qui a fiées, sont aussi celles qui se tiennent à la catégorie des professions
connu la diminution la plus remarquable. développent le plus, signe d’une éléva intermédiaires, 7 à celle des cadres et 5-
Le nombre d’agriculteurs exploitants est tion du niveau de qualification des em- sont «indépendantes»
passé de 23 500 à 13 500 entre 1990 et plois et de la population. Avec une
1999 (-43%), soit une disparition de plus augmentation supérieure à 20% pour
de 1 000 agriculteurs en moyenne chacune, ces classes sociales repré-
chaque année. Autre catégorie «d’indé sentent maintenant, à elles deux, 30%- LES CATEGORIES
pendants», les artisans, commerçants et de la population active. SOCIOPROFESSIONNELLES
chefs d’entreprise sont moins nombreux Conséquence du vieillissement de la
La nomenclature utilisée dans cet article est
d’environ 10% par rapport à 1990, en population, les retraités dépassent main- proposée en huit catégories. Les six premières
lien avec le recul du poids économique tenant les 300 000 personnes en distinguent la profession déclarée des actifs
ayant un emploi et des chômeurs ayant déjàdu «petit commerce» et de l’artisanat. Haute-Normandie, soit 21% des plus de
travaillé ; ce sont :
L’effectif des ouvriers a également di 15 ans.- - Les «agriculteurs-exploitants»,
- Les «artisans, commerçants et chefs
d’entreprise»,
POPULATION DE 15 ANS OU PLUS RÉSIDANT EN HAUTE-NORMANDIE PAR CATÉGORIE SOCIOPROFESSIONNELLE - Les «cadres et professions intellectuelles
supérieures»,Part des femmesÉvolution
- Les «professions intermédiaires»,Effectif en 1999 1990-1999 1990 1999
- Les «employés»,
Ensemble 1 437 725 4,6 51,8 51,9
- Les «ouvriers».
Agriculteurs exploitants 13 478 -42,7 41,9 33,5
La catégorie des «retraités» regroupe tous les
Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 44 901 -10,1 36,0 32,0 anciens actifs.
Cadres et professions intellectuelles supérieures 70 523 20,2 27,0 33,6 La catégorie des «autres personnes sans ac-
Professions intermédiaires 168 208 22,0 42,0 45,1 tivité professionnelle» englobe les chômeurs
n’ayant jamais travaillé, les militaires duEmployés 231 937 13,1 81,7 80,1
contingent, les élèves et étudiants ainsi queOuvriers 260 680 -9,3 22,3 20,4
toutes les personnes sans activité profes-Retraités 307 259 17,1 51,5 53,0
sionnelle quel que soit leur âge (sauf lesAutres personnes sans activité professionnelle 340 739 -2,4 69,7 66,4
retraités).
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : personne, %
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 9 - Novembre 2001 3
ACTIVITÉLES FAMILLES HAUT-NORMANDES EN 1999
Moins de couples et moins d’enfants
Marie-Noëlle DEMARAIS
Au cours des années TYPE DE COMPOSITION DES MÉNAGES EN HAUTE-NORMANDIE EN 1999
Évolutionquatre-vingt-dix,
Nombre % 1990/1999
le nombre de ménages a Ensemble des ménages 698 463 100 ,0 9,5
Ménages d’une personne 195 517 28 ,0 26,3augmenté en Haute-Normandie Hommes 74 133 10,6 36,1
Femmes 121 384 17,4 20,9et leur taille a diminué. Les
Autres ménages sans famille 9 853 1,4 15,5
ménages d’une seule personne Familles principales monoparentales (1) 56 003 8,0 24,3
Hommes+ enfant(s) 8 485 1,2 28,5
et les familles monoparentales Femmes + enfant(s) 47 518 6,8 23,6
Familles principales comprenant un couple(1) 437 090 62,6 1,8
ont fortement augmenté au
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : ménage, %
(1) Dans le cas où le ménage comporte deux familles, seule la famille principale est prise en compte.détriment des familles
comprenant un couple. Le
ans, les femmes seules dominent encorevivait seule contre 11% en 1999. Cettenombre moyen d’enfants par
légèrement. Entre 30 et 50 ans, lesaugmentation affecte tous les âges. Elle
famille se réduit, sauf dans le
hommes sont les plus nombreux àrésulte de changements de comporte-
cas de couples de célibataires. former un ménage en solitaire. Cela réments (augmentation du célibat et du -
sulte d’abord d’une vie en couple plusnombre de divorces) et du vieillissement
95 517 Haut-Normands vivent tardive pour les hommes et, pour ceuxde la population.1seuls en 1999. Ils occupent ainsi qui avaient déjà formé une famille, d’uneLes femmes sont globalement plus
près de 28% des logements, contre 24% séparation avec la garde des enfantsnombreuses à vivre seules que les
en 1990. Depuis plusieurs décennies, la confiée davantage aux femmes. Enfin,hommes. Cependant, des nuances s’ob-
part des ménages d’une seule personne pour les 15-29 ans, la parité est quasiservent selon les âges. Ainsi, les 60 ans -
ne cesse d’augmenter. En effet, en 1975, ment respectée.et plus constituent près de la moitié des
c’était 6% de la population régionale qui personnes vivant seules. La majorité
sont des femmes, compte tenu de leur
espérance de vie plus longue et du fait UNE FAMILLE SUR DIXMÉNAGES ET FAMILLES
que les femmes en général vivent sou EST MONOPARENTALE-
Ménage : un ménage, au sens du recense- vent avec un conjoint plus âgé.
ment de la population, comprend toutes les
La région compte 58 000 familles moAvant 60 ans, l’écart entre les deux -personnes qui partagent un même logement
ordinaire à titre de résidence principale. Ces noparentales en 1999, soit près de 12%sexes est moins prononcé. Entre 50 et 60
personnes ne sont pas nécessairement appa-
rentées (un sous-locataire ou un salarié logé
fait partie du ménage).
PERSONNES VIVANT SEULES PAR SEXE ET ÂGE EN HAUTE-NORMANDIEUn ménage peut se réduire à une seule per-
sonne (personne vivant seule).
HommesFemmes 75 ansUn ménage peut comporter une ou deux fa-
et plus
milles* ou aucune famille.
65 àFamille : une famille est un sous-ensemble du 74 ans
ménage qui peut avoir trois configurations ;
ce peut être : 1999 55 à
64 ans- un couple, 1990
- un couple avec un ou plusieurs enfants,
45 à- un adulte sans conjoint avec un ou plu- 54 ans
sieurs enfants (famille monoparentale).
Les deux membres d’un couple sont de sexe 35 à
44 ansdifférent et âgés d’au moins 15 ans. Les cou-
ples sont des couples de fait, légitimes ou
25 ànon.
34 ans
Les enfants d’une famille doivent être impéra-
tivement célibataires. 15 à
24 ans
La personne de référence de la famille est
50 000 40 000 30 000 20 000 10 000 0 0 10 000 20 000l’homme du couple ou l’adulte de la famille
monoparentale.
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unité : personne seule* (une famille principale et une famille secondaire)
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 9 - Novembre 2001
POPULATIONFAMILLES SELON LE NOMBRE D’ENFANTS DE MOINS DE 25 ANS EN HAUTE-NORMANDIE EN 1999de l’ensemble des familles. Ce nombre a
Ensemble des familles Familles monoparentales Familles comprenant un couplefortement augmenté depuis 1990 (près
Nombre % Nombre % Nombre %
de +28%). Peu d’hommes vivent seuls Ensemble des familles 496 611 100,0 58 037 100,0 438 574 100,0
avec leurs enfants : ils ne représentent Familles sans enfant 220 031 44,3 12 803 22,1 207 228 47,3
Familles avec enfant 276 580 55,7 45 234 77,9 231 346 52,7que 15% des familles monoparentales.
1 enfant 113 157 22,8 25 337 43,7 87 820 20,0
2 enfants 104 411 21,0 13 066 22,5 91 345 20,8Cette proportion n’a que peu augmenté
3 enfants ou plus 59 012 11,9 6 831 11,8 52 181 11,9
(13,2% en 1990). Cette faible représenta-
Source : INSEE - Recensement de la population de 1999 Unités : famille, %
tion s’explique aisément : il arrive plus
souvent, en cas de séparation, que la
garde des enfants soit confiée à la mère. rentales, il existe une forme singulière où A contrario, les couples non mariés
En outre, les femmes, surtout quand parent et enfant sont adultes. La région avec enfants ont fortement évolué. Ces
elles ont des enfants, se remettent moins compte plus de 10 000 familles de ce couples sont en général plus jeunes et
souvent en couple que les hommes. Les type, avec un parent âgé de 60 ans ou l’arrivée d’enfant(s) ne justifie pas l’offi-
hommes qui ont seuls la charge d’en plus. cialisation par le mariage. Ainsi, les cou- -
fants sont en moyenne plus âgés que les ples non mariés avec un seul enfant ont
femmes : 81% d’entre eux ont passé la augmenté de +60% et ceux ayant deux
quarantaine, contre 63% pour les DE PLUS EN PLUS DE COUPLES enfants ont été multipliés par 2,5. Les
femmes. NON MARIÉS AVEC ENFANTS couples non mariés avec enfants sont
Dans les familles monoparentales, ainsi maintenant plus nombreux que
l’activité de la personne de référence et Plus de 88% des familles haut-nor ceux qui n’en ont pas.-
le nombre d’enfants sont étroitement liés. mandes comprennent un couple, soit Pour toutes les catégories sociopro-
Dans près de deux cas sur trois, la per 438 574 couples en 1999. Comparative fessionnelles (CSP), hormis les agricul- - -
sonne de référence est active avec un ment à 1990, la baisse a été faible, mais teurs, dont l’âge moyen a sensiblement
emploi. Cette proportion est d’autant plus de profonds changements sociaux sont augmenté, le nombre de familles sans
élevée qu’il y a peu d’enfants. Jusqu’à intervenus influant à la fois sur l’état ma enfant est plus élevé qu’en 1990. La va- -
deux enfants, la très grande majorité des trimonial et sur le nombre d’enfants. riabilité du nombre d’enfants par famille
«parents isolés» sont actifs. A contrario, Si les couples mariés sont encore en fonction de la CSP est difficile à in-
pour la majorité des familles ayant quatre très majoritaires en 1999 (environ huit terprêter car elle dépend en grande
enfants ou plus -soit à peine 5% - le sur dix), ils sont un peu moins nombreux partie des structures par âge respecti-
«chef de famille» est une femme sans qu’en 1990. En revanche, avec une évo ves de chaque catégorie. Par exemple,-
activité professionnelle. lution de +58% par rapport à 1990, le la proportion de familles avec un enfant
Le nombre d’enfants de familles mo nombre de couples non mariés a forte est relativement élevée chez les em- - -
noparentales a considérablement aug ment augmenté. ployés (37%) mais ils sont plus jeunes-
menté : près de +27% par rapport à Globalement, par rapport à 1990, le que la moyenne des actifs. Chez les
1990. Un enfant, quel que soit son âge, a nombre de familles sans enfant a augmenté cadres, en moyenne plus âgés, la part
une probabilité plus forte d’appartenir à (+17%) au détriment des familles avec en des familles avec un enfant est nette- -
une famille monoparentale en 1999 fants. La baisse du nombre de ces derniè ment plus faible-
qu’en 1990 : 12% des moins de 12 ans res est d’autant plus forte que le nombre
sont élevés dans une famille monoparen d’enfants est élevé. Près d’un couple sur-
tale, contre 8% en 1990. deux, quel que soit l’état matrimonial, n’a
A la marge de ces familles monopa pas d’enfant de moins de 25 ans.-
FAMILLES SELON LA CATÉGORIE SOCIOPROFESSIONNELLE DE LA PERSONNE DE RÉFÉRENCE ET LE NOMBRE D’ENFANTS DE MOINS DE 25 ANS
EN HAUTE-NORMANDIE EN 1999
Familles avec enfant(s)Ensembe Famille
des familles 1 enfant 2 enfants 3 enfants ou plus sans enfant
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
Ensemble 496 611 100,0 113 157 22,8 104 411 21,0 59 012 11,9 220 031 44,3
Agriculteurs exploitants 6 974 100,0 1 645 23,6 2 138 30,7 1 196 17,1 1 995 28,6
Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise 26 861 100,0 7 680 28,6 7 270 27,1 3 189 11,9 8 722 32,5
Cadres, professions
intellectuelles supérieures 40 906 100,0 10 748 26,3 12 066 29,5 6 106 14,9 11 986 29,3
Professions intermédiaires 78 745 100,0 23 159 29,4 23 573 29,9 9 058 11,5 22 955 29,2
Employés 47 785 100,0 17 573 36,8 13 343 27,9 6 776 14,2 10 093 21,1
Ouvriers 149 286 100,0 41 924 28,1 41 475 27,8 28 025 18,8 37 862 25,4
Retraités 123 732 100,0 4 953 4,0 1 156 0,9 1 027 0,8 116 596 94,2
Autres personnes sans
activité professionnelle 22 322 100,0 5 475 24,5 3 390 15,2 3 635 16,3 9 822 44,0
Source : INSEE - Recensement de la population de 1999 Unités : famille, %
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 9 - Novembre 2001 5LES HAUT-NORMANDS À L’HORIZON 2030
Un vieillissement inéluctable
Jérôme FOLLIN
avec un retournement de tendance avant dité et s’appuie sur les migrations identiquesSi les tendances passées se
ce terme dans certains cas. à celles que la région a connues enmaintenaient, la population de
moyenne sur la période 1982-1999. Dans
la Haute-Normandie
cette hypothèse, la population augmenterait
augmenterait jusqu’au début jusqu’au début des années 2020 pour quasiPLUSIEURS SCÉNARIOS POSSIBLES -
ment se stabiliser ensuite. Le niveau atteintdes années 2020. Dans cette
Le scénario qualifié de «central» re en 2030 serait alors supérieur à celui de-hypothèse, la croissance
conduit les conditions actuelles de fécon 1999, d’environ 80 000 habitants.-
démographique continuerait à
ralentir pour s’annuler au cours ÉVOLUTION DE LA POPULATION HAUT-NORMANDE À L’HORIZON 2030 SELON DIFFÉRENTS SCÉNARIOS (1)
de la décennie 2020. C’est un
2 000
scénario parmi d’autres
possibles. En revanche, le
1 950
Scénario Lvieillissement de la population Scénario N
apparaît inéluctable, avec pour 1 900
Scénario I
corollaire un recul des effectifs
1 850scolaires qui devrait se
Scénario U
prolonger et une population
Scénario M
1 800
active qui pourrait commencer à
diminuer d’ici une dizaine
1 750
2000 2003 2006 2009 2012 2015 2018 2021 2024 2027 2030d’années.
Source : INSEE - Projections de population (modèle OMPHALE 2000) Unité : millier d’habitants
(1) voir encadré
enter de prévoir les perspectivesT d’évolution de la population est
un exercice périlleux, d’autant plus péril-
PROJECTIONS DE POPULATION : LES DIFFÉRENTS SCÉNARIOS
leux que l’horizon de prévision est éloi-
Parmi les scénarios «standards» définis par l’INSEE, cinq sont commentés dans cet article :gné. Il est toutefois possible de cerner les
- Un scénario central(I) : les quotients de fécondité par âge sont maintenus à leur niveau estimé pour
«futurs démographiques possibles» en
1999 jusqu’à l’horizon de projection. Les quotients de solde migratoire (1) par âge sont, sur toute la
se fondant sur différents scénarios. En période de projection, égaux à leur valeur moyenne sur la période 1982-1999.
- Un scénario alternatif (U) au scénario central qui reprend les mêmes hypothèses à ceci près que las’appuyant sur les résultats des derniers
période de référence pour les quotients migratoires est 1990-1999, et non pas 1982-1999.
recensements, l’INSEE a défini un cer- Trois autres scénarios s’appuient également sur un maintien de la fécondité mais font varier les fac-
teurs migratoires :tain nombre de scénarios faisant varier
- Un scénario (L) qui s’appuie sur des quotients de solde migratoire qui seraient supérieurs, pourles différents facteurs d’évolution de la
chaque âge, de 0,001 à ce qu’ils étaient en moyenne sur la période 1982-1999.
population, à savoir la mortalité, la fécon- - Un scénario (M), symétrique du précédent, qui fonctionne sur la base de quotients migratoires infé-
rieurs de 0,001.dité et les migrations. Cet article propose
- Un scénario (N), complètement théorique, correspond à des soldes migratoires nuls pour chaque
de décrire l’évolution de la population ré- âge sur toute la période de projection.
gionale correspondant à certains de ces Pour tous ces scénarios, l’hypothèse de mortalité est la même. Les quotients de mortalité (1) par âge
s’amélioreraient régulièrement et au même rythme que l’évolution prévue au plan national (prolonge-scénarios (voir encadré ci-contre).
ment des gains de mortalité observés au cours des trente dernières années).
Toutes les hypothèses de travail
(1) les quotients migratoires sont le rapport entre les soldes migratoires (arrivées – départs) observés dans la régionconduisent à une population en 2030 su-
au cours de l’année et la population de la région, à sexe et âge donné. De même, les quotients de mortalité rappor-périeure à la actuelle, mais
tent le nombre de décès de l’année pour chaque âge à la population de l’âge correspondant.
6 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 9 - Novembre 2001
POPULATIONUne variante à ce scénario central cas de figure étant très «optimiste» -les mi- MOINS D’ÉLÈVES, MOINS D’ACTIFS
consiste à reconduire les tendances mi grations sont déficitaires pour la Haute-Nor- -
gratoires des années quatre-vingt-dix mandie depuis plusieurs décennies- la Comme conséquence de ces modifi-
(et non pas de la période 1982-1999). population augmenterait davantage que cations importantes de la structure par
Dans cette hypothèse, le solde migra dans les scénarios précédents (de plus de âge, deux sous-populations devraient-
toire de la Haute-Normandie s’étant 150 000 personnes à l’horizon 2030). connaître des évolutions bien marquées.
détérioré au cours de la dernière dé A supposer que les taux de scolarisa- -
cennie, la population augmenterait tion restent constants à tous les âges, la
dans des proportions moindres, population scolaire devrait connaître,30% DE LA POPULATION AURA PLUS DE
jusqu’au début des années 2020, et di dans son ensemble, un recul continu- 60 ANS EN 2020
minuerait ensuite. dans les décennies à venir. Les effectifs
Si ces hypothèses de travail diffèrentTrois autres scénarios, ne faisant atteints en 2030 seraient inférieurs au
quant au niveau de population auxquellesvarier que la composante migratoire, niveau actuel de 10 à 20% selon les
elles conduisent, elles ont toutes en repeuvent être commentés. - âges, jusqu’à 20 ans. Toutefois, la
vanche un point commun : elles mettent enLes deux premiers sont symétri tranche d’âge des 20 à 25 ans scolari- -
évidence un vieillissement de population quiques, l’un s’appuyant sur une amélio sés, correspondant en grande partie à la-
se prolongerait encore pendant plusieursration des soldes migratoires, l’autre population étudiante, fait figure d’excep-
décennies.sur une détérioration, mais de même tion à cette tendance : les effectifs de-
Le poids des personnes âgées de 60ampleur. Dans le premier cas (scena vraient augmenter de 3 000à5000 à-
ans ou plus ne cessera de croître, dans tousrio L) correspondant à un solde migra l’horizon 2005 ou 2006, pour diminuer-
les cas de figure, pour dépasser les 30% àtoire proche de 0, l’augmentation de ensuite comme les classes d’âge plus
la fin des années 2020 (pour un niveaupopulation serait très importante et le jeunes. Cette évolution particulière s’ex-
actuel de 19%). Par conséquent, et malgréseuil des 1,9 million de Haut-Nor plique par le fait que cette classe d’âge-
les progrès attendus de l’espérance de vie,mands serait dépassé en 2030. Dans correspond à des générations particuliè-
le nombre annuel de décès augmentera netla seconde hypothèse (scénario M) - rement creuses en 1999 (naissances des
tement, passant de moins de 16 000 àavec un solde migratoire d’environ années 1975 à 1979) et nettement plus
18 000 ou 19 000 en 2030.moins 300 chaque année, la crois nombreuses vers 2005 ou 2006 (nais- -
Même avec un comportement de féconditésance démographique serait très mo sances du début des années 80).-
qui resterait le même qu’actuellement, ledérée pendant encore une quinzaine Le vieillissement de la population,
nombre de naissances diminuerait très sensid’années avant une phase de diminu - sauf modification sensible des comporte- -
blement pour la simple raison que les tranchestion qui ramenerait la population ré ments d’activité, devrait également faire-
d’âges «fécondes» vont diminuer elles-aussi.gionale à un niveau à peine supérieur baisser la population active. A peu près
D’un total régional d’environ 23 000 naissanau niveau actuel. - stable jusqu’en 2010 environ, celle-ci
ces annuelles actuellement, on pourrait passerUne troisième hypothèse de tra pourrait baisser nettement ensuite pour-
sous la barre des 20 000 à l’horizon 2020 ouvail, complètement théorique, montre ne plus représenter qu’à peine 40% de la
2025. Ainsi, les enfants jusqu’à 15 ans ne recomment la population évoluerait si - population totale en 2030 contre plus de
présenteraient plus, vers 2030, que 16% de lales soldes migratoires (par âge) de la 45% actuellement. Cette tendance pour-
population, contre 20% actuellement.région avec l’extérieur étaient nuls. Ce rait toutefois être remise en cause par
une augmentation très importante du
taux d’activité des femmes ou des plusÉVOLUTION DE LA POPULATION HAUT-NORMANDE À L’HORIZON 2030
SELON LE SCÉNARIO CENTRAL de 60 ans
600
40à59ans 20à39ans
AVERTISSEMENT500
0à19ans Cet article ne donne que les grandes tendan-
400 ces démographiques correspondant à un
nombre limité de scénarios. L’incidence d’une
évolution de la fécondité, par exemple, n’a pas
300
été étudiée. Les évolutions à l’échelon
60à79ans infra-régional n’ont pas été décrites.
200 La Direction régionale de l’INSEE publiera
début 2002, un CAHIER D’AVAL consacré aux
projections de population. Un éventail plus
100
large de scénarios pourra être pris en compte
80 ans et + et les perspectives démographiques y seront
analysées de façon beaucoup plus détaillée,0
2000 2003 2006 2009 2012 2015 2018 2021 2024 2027 2030 notamment du point de vue géographique.
Source : INSEE - Projections de population (modèle Omphale 2000) Unité : millier d’habitants
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 9 - Novembre 2001 7L’ACTUALITÉ À L’INSEE
Projections de population : de nouvelles possibilités
pour répondre à vos besoins
Disposer d’un éclairage sur les évolutions possibles de la population, du nombre de
ménages ou de la population active est souvent nécessaire à la prise de décision.
Que ce soit pour la création d’établissements scolaires, la modification des structures
hospitalières ou l’implantation de locaux industriels ou commerciaux, ces données
vous sont indispensables.
Le modèle Omphale, outil méthodologique créé par l’Insee, permet de réaliser, selon
différents scénarios, des projections de population par âge et par sexe, année par
année, jusqu’à l’horizon 2030.
Ces projections sont réalisées à partir des résultats des derniers recensements : 1999,
1990 et 1982. Elles s’appuient aussi sur les statistiques de l’état civil.
L’utilisateur a le choix entre plusieurs scénarios en jouant sur les hypothèses en ma-
tière de fécondité, de mortalité et d’échanges migratoires.
Le premier scénario dit «central» reconduit les tendances observées sur les
années1982-1999.
Les autres scénarios offrent diverses possibilités de variations des paramètres afin de
répondre à vos préoccupations :
La période d’observation, jugée trop longue pour certains évènements, peut être ré• -
duite à la seule dernière période intercensitaire,
Le quotient de fécondité (rapport du nombre de naissances de l’année pour chaque
âge à la population de l’âge correspondant) peut être réduit ou augmenté, comme
celui de la mortalité,
Quant aux migrations, les motifs de mobilité ont pu évoluer sur une période récente
ou se décaler dans le temps.
Ces projections sont, bien sûr, réalisées sur des zones géographiques pertinentes. Elles
n’auraient aucune signification sur une seule commune. De plus, ces projections sont
ACCUEIL, CONSEIL, INFORMATION
des simulations ; ce ne sont, en aucun cas, des prévisions ; elles ne sont donc à consi- Du lundi après-midi au vendredi soir de 9h à 12h30
et de 13h30 à 17hdérer que comme des évolutions possibles de la population.
Service téléphonique : 02 35 52 49 94 - Télécopie : 02 35 15 06 32
L’Insee est à votre disposition pour étudier vos demandes et vous conseiller sur le Indices courants (serveur vocal 24h/24) :
08 92 68 07 60 (2,21 F/mn)choix des hypothèses à retenir.
Service vidéotex
Informations générales : 3615 INSEE (1,01 F/mn)
Pour plus d’informations avec possibilité de les recevoir par télé-
copie : 3617 INSEE (5,57 F/mn)
Consultation SIRENE : 3617 SIRENE (2,23 F/mn)
Principaux indices de prix : 3617 PVI (2,23 F/mn)
L’INSEE sur Internet : http://www.insee.fr
ABONNEMENT ANNUEL
(nouvelle formule 2001)
Prix : 300 francs – 45,73 euros
L’abonnement comprend :
AVAL, publication mensuelle de huit pages en quadrichromie
(10 numéros par an),
“L’année économique et sociale en Haute-Normandie” bilan 2000
Cahier d’Aval publié en juin,
Les tableaux économiques de la Haute-Normandie, TEHN 2001.
INSEE Haute-Normandie :
Directeur régional : Jacques JACOB
Service des études et de la diffusion : Jean LEMATTRE
Service statistique : Christian COPENOLLE
Service de l’administration des ressources :Jean-Paul BOCQUET
Aval : Directeur de la publication : Jacques JACOB
Rédacteur en chef : Marie-France GUILLIEN
© INSEE 2001 - ISSN : 0245-9809 -
Dépôt légal : novembre 2001- N° CPPAP : 1543 AD -
Code Sage : AVAL0968
Imprimerie IPP 560 bis, route de Dieppe
76250 Déville-lès-Rouen
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