Les Hautes-Pyrénées : entre tassement démographique et attractivité.

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Poursuivant le mouvement amorcé dans les années quatre-vingt, la population des Hautes-Pyrénées a légèrement baissé au cours de la dernière décennie. En mars 1999 elle s'élève à 222 400 habitants, soit 2 400 personnes de moins que neuf ans plus tôt. Comme pour l'ensemble de la région Midi-Pyrénées, les arrivées de nouveaux habitants ont été sensiblement plus nombreuses que les départs. Cette dynamique migratoire est toutefois loin de compenser le déficit croissant des naissances par rapport aux décès.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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© Insee 1999 - IGN 1999
Numéro 34-65 : mars 2000
Taux de variation (en %)Les Hautes-
forte hausse (plus de 0,6)
hausse (de 0,2 à 0,6)
stabilité (entre - 0,2 et 0,2)
baisse (de - 0,6 à - 0,2)Pyrénées : PYRENEES-
forte baisse (moins de - 0,6)
MaubourguetATLANTIQUES
GERSentre
Vic-en-
Bigorretassement
Tarbesdémographique Juillan
Ossun HAUTE-
Lannemezan
GARONNE
Lourdeset attractivité
Bagnères-
Argelès- de-Bigorre
Gazost
Pierrefitte-
Nestalas
Variation annuelle
de population
par commune
ESPAGNE
entre 1990 et 1999
Source : Insee - Recensements de la population
Poursuivant le mouvement amorcé dans les années
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION REGIONALEquatre-vingt, la population des Hautes-Pyrénées
DE MIDI-PYRENEES
Téléphone : 05 61 36 61 36a légèrement baissé au cours de la dernière décennie.
Télécopie : 05 61 36 62 00
Adresse : 36, rue des Trente-Six-PontsEn mars 1999 elle s’élève à 222 400 habitants, 31054 TOULOUSE CEDEX 4
Directeur de la publication :soit 2 400 personnes de moins que neuf ans plus tôt.
Benjamin Camus
Rédacteur en chef :Comme pour l’ensemble de la région Midi-Pyrénées, Bruno Mura
Maquettiste :
Madeleine Cambounetles arrivées de nouveaux habitants ont été sensiblement
Imprimeur : Reprographie Moderne, 31770 Colomiersplus nombreuses que les départs. Cette dynamique Dépôt légal : mars 2000
ISSN : 1262-442X
CPPAP : 183ADmigratoire est toutefois loin de compenser le déficit SAGE : SIP346576
croissant des naissances par rapport aux décès. Prix : 15 F - 2,29
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Les Hautes-Pyrénées : entre tassement
démographique et attractivité
oixante ans d’accroissement de cet ensemble, cet espace constitue (mis nes périurbaines, sans que la croissance
population avaient permis au à part le canton d’Arreau sur de faibles démographique de celles-ci neSdépartement de retrouver puis de effectifs) la seule partie du département compense le recul enregistré par les
en progression au cours des vingt pôles urbains qui les attirent.dépasser son niveau démographique du
dernières années. Cette évolution estdébut du siècle. La tendance s’est
inversée au cours des vingt dernières d’autant plus significative que, durant Stabilisation en montagne
années et désormais les Hautes-Pyrénées cette même période, la population de
connaissent, comme l’Aveyron et le l’ensemble du département a diminué Le mouvement de dépeuplement
de 5 500 habitants. de l’espace rural se poursuit, mais à unGers, un déclin démographique. La
rythme moins élevé que dans lesbaisse enregistrée depuis 1990 est
toutefois plus modérée que celle Un phénomène de peuplement années quatre-vingt. Dans la continuité
observée durant la décennie précédente. diffus se produit ainsi dans les commu- d’une tendance déjà ancienne, les
Dépeuplement des villes
Variation annuelle de population par commune due
Le recul démographique affecte un
au solde naturel entre 1990 et 1999
peu plus de la moitié des communes du
(en %) Taux de variationdépartement. Dans les villes en
forte hausse (plus de 0,6)LANDESparticulier, la baisse de la population hausse (de 0,2 à 0,6)
stabilité (entre - 0,2 et 0,2)n’a pas été enrayée. Cette évolution est GERS
baisse (de - 0,6 à - 0,2)
observée tant à Tarbes (- 1 291 habitants) forte baisse (moins de - 0,6)
ou à Lourdes (- 1 097 habitants) qu’à
Lannemezan (- 567 habitants) ou à Maubourguet
Bagnères-de-Bigorre (- 376 habitants)
PYRENEES-et ce sans qu’une croissance des ban-
ATLANTIQUESlieues ne vienne compenser ces pertes.
Vic-en-Le pôle urbain de Tarbes perd 1 088 Bigorre
habitants, les communes de sa banlieue
n’ayant globalement progressé que de
quelques 200 personnes, loin donc Tarbes
d’équilibrer les pertes de la ville centre.
Juillan
L’évolution de cette banlieue n’est HAUTE-Ossun
Lannemezan GARONNEd’ailleurs pas homogène puisque certai-
nes communes voient leur population Lourdes
s’accroître (Séméac : + 323 habitants)
Bagnères-
tandis que d’autres connaissent un recul de-Bigorre
Argelès-(Bordères-sur-l’Echez : - 342 habitants Gazost
ou Soues : - 125 habitants). Pierrefitte-
Nestalas
Plus largement, l’espace à domi-
nante urbaine qui englobe approxima-
tivement Tarbes, Lourdes, l’ensemble
des cantons limitrophes de ces deux
villes, et qui déborde sur les cantons de
Pouyastruc et de Tournay, perd 800
habitants. Cependant, si l’on ne tient
ESPAGNE
pas compte de Tarbes et de Lourdes,
qui représentent près de la moitié de Source : Insee - Recensements de la population
2
Save
Gerscantons du nord-est du département celui de Lannemezan qui perd encore les cantons de Castelnau-Rivière-Basse
(Trie-sur-Baïse, Castelnau-Magnoac, 8,5 % de sa population. et Rabastens-de-Bigorre perdent chacun
Galan, Lannemezan, La Barthe-de- une cinquantaine d’habitants. Plus
Neste, Saint-Laurent-de-Neste) perdent Le nord du département ne marqué est par contre le recul démo-
1 421 habitants. Il s’agit d’une évolu- connaît, quant à lui, qu’une légère baisse graphique du canton de Vic-en-Bigorre
tion à laquelle n’échappe d’ailleurs aucun de sa population. Tandis que le canton qui semble ne plus bénéficier de la
de leurs chefs-lieux, le plus touché étant de Maubourguet stabilise ses effectifs, proximité du bassin de peuplement de
Tarbes ; la ville de Vic elle-même
perd une centaine d’habitants, après en
avoir gagné 300 au cours de laEvolution de la population du département depuis le début du siècle
période précédente.Nombre d'habitants
230 000
Abstraction faite de la commune de
220 000 222 368 Bagnères-de-Bigorre qui perd 4,5 % de
sa population, globalement la montagne
210 000 ne se dépeuple plus. Le canton de Luz-
Saint-Sauveur (3 268 habitants) connaît
200 000 certes une baisse de 177 personnes, mais
les autres cantons maintiennent leur
190 000 niveau de population (Aucun, Campan,
Vielle-Aure) ou bien progressent, soit
180 000 légèrement (Arreau), soit de manière1901 1906 1911 19211926 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 19991931
Source : Insee - Recensements de la population plus nette comme le canton d’Argelès-
Population Taux de variation annuel (en %) Taux de variation annuel (en %)
(en milliers) 1990-1999 1982-1990
1999 1990 1982 Total dû au solde dû au solde Total dû au soldedû au solde
naturel apparent des naturel apparent des
entrées-sorties entrées-sorties
Hautes-Pyrénées 222,4 224,8 227,9 - 0,1 - 0,2 + 0,1 - 0,2 - 0,1 - 0,1
Espace à dominante urbaine 133,2 134,0 135,0 - 0,1 0 - 0,1 - 0,1 + 0,1 - 0,2
- dont pôles urbains 91,9 94,1 98,1 - 0,3 + 0,1 - 0,4 - 0,5 + 0,2 - 0,7
- dont communes périurbaines 31,7 30,6 28,3 + 0,4 - 0,1 + 0,5 + 0,9 - 0,1 + 1,0
Espace à dominante rurale 89,2 90,8 92,9 - 0,2 - 0,5 + 0,3 - 0,3 - 0,5 + 0,2
Unités urbaines
A. Tarbes 76,7 77,8 80,7 - 0,2 + 0,2 - 0,4 - 0,5 + 0,3 - 0,8
dont ville centre de Tarbes 46,3 47,6 51,4 - 0,3 + 0,2 - 0,5 - 1,0 + 0,3 - 1,3
V. Lourdes 15,2 16,3 17,4 - 0,8 - 0,2 - 0,6 - 0,8 - 0,1 - 0,7
A. Bagnères-de-Bigorre 11,4 11,8 12,6 - 0,4 - 0,6 + 0,2 - 0,8 - 0,5 - 0,3
dont ville centre de Bagnères-de-Bigorre 8,0 8,4 9,2 - 0,5 - 0,7 + 0,2 - 1,1 - 0,5 - 0,6
V. Lannemezan 6,1 6,7 7,4 - 1,0 - 0,1 - 0,9 - 1,2 + 0,3 - 1,5
V. Vic-en-Bigorre 4,8 4,9 4,6 - 0,2 - 0,3 + 0,1 + 0,9 - 0,4 + 1,3
A. Argelès-Gazost 4,5 4,4 4,6 + 0,1 - 0,3 + 0,4 - 0,3 - 0,2 - 0,1
dont ville centre d'Argelès-Gazost 3,2 3,2 3,3 0 - 0,4 + 0,4 - 0,3 - 0,3 0
V. Juillan 3,5 3,5 3,2 + 0,1 - 0,1 + 0,2 + 1,2 + 0,1 + 1,1
V. Maubourguet 2,4 2,5 2,6 - 0,3 - 1,0 + 0,7 - 0,5 - 0,8 + 0,3
V. Ossun 2,2 2,1 1,8 + 0,5 - 0,6 + 1,1 + 2,2 - 0,5 + 2,7
A. Pierrefitte-Nestalas 2,0 2,1 2,4 - 0,4 - 0,2 - 0,2 - 1,6 - 0,2 - 1,4
dont ville centre de Pierrefitte-Nestalas 1,3 1,3 1,5 - 0,5 - 0,2 - 0,3 - 1,8 - 0,2 - 1,6
Midi-Pyrénées 2 551,7 2 430,7 2 325,3 + 0,5 0 + 0,5 + 0,6 0 + 0,6
France métropolitaine 58 518,7 56 615,2 54 334,9 + 0,4 + 0,4 0 + 0,5 + 0,4 + 0,1
Une unité urbaine constituée de plusieurs communes est dénommée "agglomération multicommunale" (précédée d'un A).éée d'une seule commune est dénommée "ville isolée" (précédée d'un V).
Source : Insee - Recensements de la population
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Adour
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Gazost (10 408 habitants) qui gagne sa population diminuer du même Toujours plus de décès
241 personnes. Si les communes ordre de grandeur . que de naissances
faiblement peuplées n’enregistrent
généralement que de faibles fluctuations Enfin l’ensemble des communes de Entre 1990 et 1999, le département
de population, les petites villes de l’arrondissement d’Argelès-Gazost, limi- des Hautes-Pyrénées a perdu chaque
montagne sont parfois soumises à trophe du département des Pyrénées- année 400 habitants en moyenne
des évolutions plus contrastées : Atlantiques, connaît un recul démogra- du fait de l’excédent des décès sur les
ainsi Cauterets et Campan gagnent phique. Ce phénomène, limité dans son naissances. Ce déficit déjà observé
une centaine d’habitants chacune, ampleur, confirme une tendance déjà dans le passé s’est amplifié puisqu’il
tandis que Saint-Lary-Soulan voit observée lors de la décennie précédente. avoisinait les 300 dans les années
o?tr c de r?sidences secondair
En mars 1999, le département des Hautes-Pyrénées Cauterets, Vielle-Louron ou Barèges). Les logements
compte 130 000 logements, soit 8 % de plus qu’en de ce type sont notamment concentrés dans les
1990. L’accroissement le plus tangible est observé sur communes disposant d’une station de sports d’hiver et
la commune de Tarbes (+1 300 logements) et sur sa plus spécia-lement dans trois d’entre elles : Saint-Lary-
banlieue, ainsi que dans les communes de montagne Soulan (3 700), Cauterets (3 700) et Bagnères-de-Bi-
où le tourisme a favorisé la construction de nombreuses gorre (la Mongie) (2 300) qui regroupent près de 40 %
résidences secondaires. des résidences secondaires du département.
Le taux moyen d’occupation des résidences principales En revanche, dans la moitié nord du département,la
s’élève à 2,3 personnes par logement. Mais les écarts proportion de résidences secondaires dans l’ensemble
sont importants entre la zone de montagne - où ce taux des logements n’atteint que rarement 10 %, hormis
est le plus souvent inférieur à la moyenne - et le reste sur les coteaux situés dans les cantons de Castelnau-
du département. La commune de Tarbes se singularise Magnoac et Trie-sur-Baïse, et dans la basse vallée de
à cet égard avec un taux d’occupation des résidences l’Adour.
principales qui n’est que de 2 personnes par logement,
* logement vacant : logement disponible pour la vente ou pour laconséquence probable d’une moindre proportion de
location, logement neuf achevé mais non encore occupé à la datefamilles avec enfants. Certaines de ces familles ont
du recensement.en effet choisi de quitter la commune centre pour
s’installer dans les communes périurbaines avoisinantes.
Sept pour cent des logements (soit 9 400) sont des
logements vacants*. Près de la moitié d’entre eux se
Part dans l'ensemble
LANDES des logements (en %)trouvent dans les quatre communes les plus peuplées
de 50 à 90GERSdu département (Tarbes, Lourdes, Bagnères-de-Bigorre de 33 à 50
de 19 à 33et Lannemezan) où ils représentent environ 10 % de
de 9 à 19
l’ensemble des logements. Cette proportion est égale- de 0 à 9
PYRENEES-ment atteinte dans une grande partie des territoires en
ATLANTIQUESdéclin démographique de l’est du département.
Un logement sur cinq (soit près de 26 000 d’entre eux)
possède un statut de résidence secondaire. Cette
HAUTE-
proportion, l’une des plus élevées de Midi-Pyrénées, GARONNE
a continué de s’accroître dans les années quatre-vingt-
dix. Au cours de cette période, le nombre de résidences
secondaires a en effet progressé de 18 % contre seule-
ment 5,7 % pour les autres catégories de logements.
Elles sont essentiellement localisées dans la moitié sud
du département, là où la nature et la pratique des
activités sportives de montagne attirent les citadins en 3 800
1 900toutes saisons. En zone montagneuse, la proportion de
380
résidences secondaires dépasse 50 % dans une
ESPAGNENombre de résidences
secondairesmajorité de communes, et même 80 % dans certaines
d’entre elles (Saint-Lary-Soulan, Aragnouet, Source : Insee - Recensements de la population
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et part dans l'ensemble des logements
r?sidences secondair es en 1999 Nombr d
Le par es continue de s?accrBaïse
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quatre-vingt. Sept communes sur dix apparaître un solde apparent négatif tiers des communes qui affichent une
présentent désormais un solde naturel d’environ 650 habitants, imputable en croissance démographique auraient
négatif. Ce phénomène touche aussi grande partie aux nombreux départs perdu des habitants. Le mouvement
bien les communes rurales que bon d’habitants des communes urbaines. migratoire a cependant été parfois
nombre de communes urbaines. Pendant les années quatre-vingt-dix ce insuffisant pour couvrir le déficit
solde devient positif (+ 1 200 habitants). naturel, comme à Vic-en-Bigorre,
Tarbes et sa périphérie, où habite Cette inversion de tendance résulte à la Luz-Saint-Sauveur ou Maubourguet et
une population en moyenne plus jeune, fois d’un moindre exode urbain et d’un plus encore à Bagnères-de-Bigorre où
permettent à l’ensemble des communes solde migratoire, déjà favorable dans la il ne compense qu'à peine 30 % des
urbaines du département d’équilibrer période précédente, qui s’est maintenu pertes issues du mouvement naturel. De
leur solde naturel. Entre les deux dans l’ensemble à dominante rurale et manière globale, les principales béné-
derniers recensements, la commune de amplifié dans les communes périurbaines. ficiaires des flux migratoires sont les
Tarbes a en effet affiché un excédent communes périurbaines des villes de
de 990 naissances sur les décès. Par Trois cents communes sur les 474 Tarbes, et dans une moindre mesure,
contre, hors du bassin tarbais, les autres du département ont ainsi bénéficié, de de Lourdes.
communes urbaines présentent un solde 1990 à 1999, d'échanges migratoires
défavorable, et parfois même de manière favorables. Sans ces échanges, les deux
sensible, comme à Bagnères-de-Bigorre Jean-Claude LAFFONT
où durant la même période le nombre
des décès a dépassé de plus de 500
Variation annuelle de population par commune due unités celui des naissances.
au solde apparent des entrées-sorties entre 1990 et 1999
Le déficit des naissances se ressent Taux de variation (en %)
LANDES forte hausse (plus de 0,6)plus encore dans les communes rurales
hausse (de 0,2 à 0,6)
où il est parfois très marqué. A titre stabilité (entre - 0,2 et 0,2)
baisse (de - 0,6 à - 0,2)GERSd’exemple, Tibiran-Jaunac (commune
forte baisse (moins de - 0,6)
de 250 habitants) a enregistré 69 dé-
cès pour 7 naissances et Lombrès, pe- Maubourguet
tite commune de moins de 100 habi-
tants, a pour sa part totalisé 17 décès
mais... aucune naissance. Dans la zone PYRENEES-
Vic-en-ATLANTIQUESde montagne, ce déficit est toutefois
Bigorre
plus limité du fait de la présence d’une
population un peu plus jeune que dans
les autres cantons ruraux ; sa partie Tarbes
orientale présente même un solde
Juillan
positif dans le canton de Vielle-Aure HAUTE-Ossun
Lannemezan GARONNEet équilibré dans le canton de Bordères-
Louron.
Lourdes
Bagnères-
de-BigorreAinsi, du fait du seul mouvement
Argelès-naturel, les Hautes-Pyrénées auraient Gazost
perdu 3 600 habitants entre 1990 et Pierrefitte-
Nestalas1999. Cependant, au cours de cette
période, un phénomène nouveau et
favorable est apparu.
Les Hautes-Pyrénées
redeviennent attracti-
ves
ESPAGNE
Entre 1982 et 1990, le mouve-
ment des entrées-sorties avait fait Source : Insee - Recensements de la population
5
Save
N21
GersLes personnes ayant leur résidence principale dans la commune (y compris les élèves internes et militaires du contingent résidant
temporairement dans un établissement d'une autre commune).
Les personnes vivant dans une collectivité située sur la commune (foyers de travailleurs, cités universitaires et foyers
d'étudiants, maisons de retraite, personnes en séjour de longue durée dans un établissement hospitalier ou de convalescence,
communautés religieuses, centres d'hébergement ou d'accueil, établissements d'hébergement pour handicapés).
Les personnes sans abri ou vivant dans des habitations mobiles.
En matière électorale, c'est ce chiffre qui est utilisé. Ainsi lors des élections municipales, le mode de scrutin et le nombre de
conseillers municipaux sont déterminés par la population municipale.
La population des établissements pénitentiaires situés sur la commune.
Les élèves internes et les militaires logés dans un établissement de la commune sans autre résidence personnelle.
La population sans doubles comptes est la population utilisée dans les études et les analyses démographiques. En effet, c'est la seule
notion de population où toutes les personnes sont comptées une fois et une seule. C'est donc cette population qui, seule, est additive si on
procède à des regroupements géographiques. Elle est aussi comparable d'un recensement à un autre. C'est cette population qui est
présentée dans ce 6 pages.
Les doubles comptes
- les élèves internes et les militaires logés dans un établissement de la commune ayant une résidence personnelle dans une autre commune
- les personnes sans domicile fixe rattachées administrativement à la commune mais qui n'y ont pas été recensées
- les membres des collectivités d'autres communes ayant conservé une résidence personnelle dans la commune et y séjournant une partie de
l'année
- les étudiants résidant dans un logement ordinaire d'une autre commune et ayant une résidence personnelle dans la commune.
De nombreux textes législatifs font référence à cette population totale avec doubles comptes. C'est le cas notamment du calcul de la dotation
globale de fonctionnement versée par l'Etat aux communes. La population totale avec doubles comptes issue du recensement de 1999 n'est pas
directement comparable avec celle de 1990, sa composition ayant changé.
Note m?thodologique
Les résultats présentés ici se réfèrent aux chiffres définitifs du dénombrement de la population au 8 mars 1999,
officialisés fin 1999, et publiés à tous les échelons administratifs par un décret dans le Journal Officiel du
30 décembre 1999.
Les données de l'état-civil (naissances et décès au lieu de domicile) permettent de mesurer la part due au solde
naturel dans l’évolution de la population observée entre deux recensements. Elles sont encore provisoires. La
contribution du solde apparent des entrées-sorties est calculée par différence entre d'une part la variation de
population entre les deux recensements de 1990 à 1999, d'autre part le solde naturel (naissances moins décès).
Ainsi, elle totalise le solde des flux de population ayant affecté le territoire (entrées moins sorties) avec le solde des
erreurs de dénombrement affectant les deux recensements.
Les résultats par aires urbaines et unités urbaines font référence aux zonages élaborés à partir du recensement
de la population de 1990. L'aire urbaine est un ensemble de communes d'un seul tenant et sans enclave,
constitué par un pôle urbain et par des communes rurales ou par des unités urbaines dont au moins 40 % de la
population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci.
L'ensemble des aires urbaines constitue avec les communes multipolarisées l'espace à dominante urbaine.
Une unité urbaine (ou agglomération) est constituée d'une ou de plusieurs communes comprenant des ensembles
d'habitations qui présentent entre elles une continuité du bâti et comportent au moins 2 000 habitants.
Un pôle urbain est une unité urbaine offrant 5 000 emplois ou plus et n'appartenant pas à la couronne
périurbaine d'un autre pôle urbain.
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