Les jeunes quittent la Loire

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En 1999, le département de la Loire compte près de 729 000 habitants. En neuf ans, le nombre des personnes de plus de 40 ans a augmenté, celui des moins de 40 ans a diminué. La population active tend également à vieillir, tandis que la présence des femmes sur le marché du travail se renforce. Le chômage, en hausse, touche surtout les jeunes. Il est particulièrement élevé dans les zones de longue tradition industrielle, en particulier la région stéphanoise et le Roannais. Depuis 1990, le nombre de logements a un peu augmenté dans le départe-ment. Mais le nombre de résidences principales s'est accru plus fortement, alors que celui des résidences secondaires a diminué. La propriété indivi-duelle continue à gagner du terrain.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Insee Rhône-Alpes
Résultats
Numéro 59-60
Août 2000 RECENSEMENT DE LA POPULATION 1999
Les jeunes quittent la Loire
En 1999, le département de la Loire compte près de 729 000 habitants. EnLOIRE
neuf ans, le nombre des personnes de plus de 40 ans a augmenté, celui des
Premiers chiffres moins de 40 ans a diminué.
La population active tend également à vieillir, tandis que la présence desde l'exploitation
femmes sur le marché du travail se renforce.
principale Le chômage, en hausse, touche surtout les jeunes. Il est particulièrement
élevé dans les zones de longue tradition industrielle, en particulier la ré-
gion stéphanoise et le Roannais.
Depuis 1990, le nombre de logements a un peu augmenté dans le départe-
ment. Mais le nombre de résidences principales s’est accru plus fortement,
alors que celui des résidences secondaires a diminué. La propriété indivi-
duelle continue à gagner du terrain.
Brigitte Baccaïni
Les personnes âgées de 60 ans et plus
Saône-et-Loire
Allier
En % de la population
Roanne
moins de 17,3
de 17,3 à 21,4
de 21,4 à 24,1
de 24,1 à 29,2
29,2 ou plus
Rhône
Puy-de-Dôme
MontbrisonMontbrison
Saint-Chamond
Saint-Étienne
Isère
Firminy
Haute-Loire
Ardèche
Source : INSEE - recensement de 1999
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990 24 % des habitants Population par âge et sexe en 1990 et 1999
de la Loire sont âgés 1990 1999
*Agede 60 ans ou plus
Hommes Femmes Ensemble Hommes Femmes Ensemble
De 0 à 24 ans 131 166 125 009 256 175 113 648 108 626 222 274
De 25 à 39 ans 76 881 77 605 154 486 73 488 73 258 146 746
De 40 à 59 ans 88 092 88 673 176 765 93 521 95 150 188 671
De 60 à 74 ans 46 103 55 682 101 785 49 026 59 352 108 378
75 ans et plus 19 079 38 216 57 295 22 007 40 964 62 971
Total 361 321 385 185 746 506 351 664 377 206 728 870
* L’âge «0» ne comprend que les enfants nés entre le 1er janvier et la date du recensement
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
Le département de la Loire compte tent plus du quart de la population,
728 870 habitants en 1999, soit près sont pour la plupart des communes
rurales situées en zone montagneuse,de 18 000 personnes de moins qu’en
des Monts du Forez aux Monts de la1990. Mais les différentes classes
Madeleine en passant par les Boisd’âge ont été inégalement touchées
par ce mouvement : à la forte baisse Noirs, à l’ouest, ainsi que sur une
du nombre de personnes âgées de bande ouest-est traversant le dépar-
tement au niveau du seuil de Neulise.moins de 40 ans (-42 000 soit une
Certaines communes urbaines appar-baisse de 10 %) s’oppose une augmen-
tiennent également à ce groupe detation du nombre de personnes âgées
de 40 ans ou plus (+24 000 soit une communes « âgées » : Roanne, Feurs,
augmentation de 7 %). Firminy.
Les communes « jeunes », où les per-
sonnes de moins de 25 ans représen-Avant l’âge de 35 ans, les hommes
tent souvent plus du tiers de la popu-sont plus nombreux que les femmes.
A partir de 35 ans, au contraire, les lation, sont pour la plupart des com-
femmes deviennent majoritaires, en munes proches des pôles urbains : sud
de Roanne, sud de Feurs, sud de St-particulier aux âges élevés : quatorze
Etienne, nord de St-Just-St-Rambert.femmes pour dix hommes après
La plupart des communes des Monts59 ans, et dix-neuf femmes pour dix
hommes au delà de 75 ans. Aux âges du Lyonnais se caractérisent égale-
très élevés, cet écart a toutefois ten- ment par une part relativement im-
portante de jeunes.dance à se réduire, du fait de la dis-
parition de la génération des combat-
tants de la première guerre mondiale.
De cette évolution contrastée des ef-
fectifs des différentes classes d’âge, il
résulte que la part des jeunes se ré-
duit au profit de celle des personnes
plus âgées : les ligériens de 60 ans et
plus sont, en 1999, presque aussi
nombreux que ceux de moins de
20 ans.
Les communes « âgées », où les per-
sonnes de plus de 60 ans représen-
Structure de la population par âge en 1990 et 1999 en milliers
* ** 1990 1999
Age Age
100100
95 95
9090
85 85
8080
7575
70 70
6565
6060
5555
5050
Hommes Femmes45 Hommes 45 Femmes
4040
35 35
30 30
2525
2020
1515
1010
55
00
76 5 4 3 2 1 0071 2 3 4 5 6 7 65 4 321 0 0 1 2 3 4 5 6 7
* Au 5 mars 1990 ; âge au 1er janvier 1990 ** Au 8 mars 1999 ; âge au 1er janvier 1999
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
2Entre 1990 et 1999, il y a eu 31 000Les mouvements Nouveaux arrivants* par âge
départs de plus que d’arrivées dans leinterdépartementaux Age Nombre %département de la Loire, soit un taux
concernent en premier d’évolution annuel moyen du au solde De 0 à 24 ans 27 241 40,2
De 25 à 39 ans 23 533 34,6migratoire (solde apparent des entréeslieu les jeunes
De 40 à 59 ans 11 376 16,7et des sorties) égal à -0,5 %.
De 60 à 74 ans 3 767 5,5
Environ 68 000 résidents de la Loire 75 ans et plus 2 026 3,0
en 1999 n’habitaient pas ce départe-
Total 67 943 100ment en 1990. Ces entrées dans le
* Voir définition page 8département concernent principale-
Source : Insee - recensement de 1999ment des jeunes : près des trois quarts
des nouveaux arrivants sont âgés de
départs ont été encore plus nombreux,moins de 40 ans en 1999 alors que
dans cette classe d’âge.ces classes d’âges ne représentent que
En d’autres termes, si les jeunes sontla moitié de la population du départe-
surreprésentés parmi les nouveaux ar-ment.
rivants, ils le sont probablement en-Plus qu’une attraction spécifique du
core plus parmi les personnes ayantdépartement sur les jeunes, ce chiffre
quitté le département entre 1990 ettraduit la plus forte propension qu’ils
11999 .ont à se déplacer.
Pour les personnes âgées, à l’inverse,En effet, la Loire a vu s’installer, entre
le nombre des départs est inférieur au1990 et 1999, 24 000 personnes de
nombre des arrivées.25 à 39 ans en 1999 (elles avaient
entre 16 et 30 ans en 1990), mais les
La taille moyenne des ménages39 % de la population en milliersRépartition des ménages par
ligériens continue à diminuer : de taille en 1990 et 1999vit dans un ménage en milliers2,6 personnes en 1990, elle est
d’une ou deux personnes aujourd’hui de 2,4 personnes. Comme 100
1990
dans tout le pays, les principales cau-
1999
ses de cette réduction du nombre de 80
personnes par logement sont le vieillis-
sement, la dénatalité et la 60
décohabitation.
Les ménages d’une personne seule re- 40
présentent, en 1999, 31 % de l’ensem-
ble (27,5 % en 1990). Les ménages de
20
deux personnes ont également vu leur
part augmenter (de 29 % en 1990 à
0
31 % en 1999). Désormais, ce sont les
1 2 3 4 5 et plus
ménages d’une seule personne qui Nombre de personnes du ménage
sont les plus nombreux dans le dé- Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
partement de la Loire.
En 1990, plus des deux tiers des ha- trois personnes ou plus ; en 1999,
bitants vivaient dans un ménage de cette proportion est descendue à 61 %.
Entre 1990 et 1999 la population ac- neuf ans. La diminution du nombreLes actifs de plus de
tive ligérienne est restée quasiment de jeunes dans le département expli-50 ans sont plus de deux
stable : le département compte que en partie cette chute du nombre
fois plus nombreux que aujourd’hui 320 002 actifs, soit à de jeunes actifs, mais l’allongement de
peine 700 personnes de plus qu’il y a la scolarité y a aussi beaucoup con-ceux de moins de 25 ans
neuf ans (hausse de 0,2 % sur l’en- tribué. En 1999, moins d’un actif sur
semble de la période). dix est âgé de moins de 25 ans (ils re-
Mais, du fait d’une évolution contras- présentaient encore 13 % en 1990).
tée des différentes classes d’âges d’ac- Le département compte 3 700 actifs
tifs, on a assisté, au cours de la der- de plus, entre 25 et 49 ans. 69 % de la
nière décennie, à un net vieillissement population active de la Loire appar-
de la population active dans le dépar- tient à cette tranche d’âge (68 % en
tement. 1990).
Le nombre d’actifs âgés de 15 à 24 ans Les actifs plus âgés sont également
a fortement diminué, cette baisse con- plus nombreux en 1999 qu’en 1990,
firmant la tendance déjà observée en- avec une augmentation de 9 900 per-
tre 1982 et 1990 : ils étaient 41 700 sonnes. Cette augmentation du nom-
en 1990 et ils ne sont plus que 28 700 bre d’actifs âgés de plus de 49 ans cons-
en 1999, soit une baisse de 31 % en titue une rupture avec l’évolution ob-
1 On ne peut connaître avec précision que les départs vers d'autres départements français. Ces chiffres ne seront disponibles qu'après publication
des données de l'ensemble des départements.
3

Taux d'activité des femmes
Taux d'activité par sexe et âge en 1990 et 1999 en milliers
Hommes Femmes
100
100
19991990
80
80 1999
1990
60
60
40
40
20
20
0 0
15/19 25/29 35/39 45/49 55/59 15/19 25/29 35/39 55/5945/49
20/24 30/34 40/44 50/54 60/64 20/24 30/34 40/44 50/54 60/64
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
servée lors de la période intercensitaire Ce renforcement de l’activité féminine
précédente (le nombre d’actifs âgés de a lieu après l’âge de 25 ans.
50 ans ou plus avait diminué de plus de Le nombre d’actifs de moins de 25 ans
11 000 entre 1982 et 1990). Le poids de a diminué, tant chez les hommes
cette tranche d’âge a donc sensiblement (-8 100 actifs) que chez les femmes
augmenté dans l’ensemble de la popu- (-6 300 actives). Le taux d’activité a
lation active du département : plus d’un perdu environ six points dans cette
actif sur cinq (22 %) est âgé de plus de tranche d’âge, passant de de 40,1 % à
49 ans, en 1999 (19 % en 1990). 34,2 % chez les hommes et de 32,7 % à
Le taux d’activité de la population âgée 25,5 % chez les femmes.
de 15 à 64 ans a augmenté entre 1990 Entre 25 et 49 ans, par contre, l’aug-
et 1999, passant de 65,3 % à 68,2 %. mentation du nombre de femmes ac-
Cette évolution est toutefois très con- tives (+7 400) fait bien plus que com-
trastée d’une classe d’âge à l’autre : à penser la baisse du nombre d’hommes
la forte baisse du taux d’activité des actifs (-3 600). Le taux d’activité a ainsi
jeunes de moins de 25 ans (36,5 % en légèrement diminué pour les hommes
1990 ; 30 % en 1999) s’oppose la de cette tranche d’âge (de 96,9 % à
hausse des taux d’activité aux âges 95,7 %) alors qu’il a fortement aug-
plus élevés. Entre 25 et 49 ans, le taux menté pour les femmes (de 76,2 % à
d’activité a gagné plus de deux points 82,6 %).
au cours de la période, passant de Pour les actifs plus âgés, on observe
86,7 % en 1990 à 89,1 % en 1999. La chez les hommes comme chez les fem-
part d’actifs parmi les personnes âgées mes des gains importants. Le taux
de plus de 49 ans a elle aussi aug- d’activité après 49 ans s’élève ainsi,
menté, passant de 25,1 % en 1990 à en 1999, à 33,5 % chez les hommes et
27,1 % en 1999. 22 % chez les femmes (respectivement
32,3 % et 19,5 % en 1990).
Poursuivant la tendance antérieure, la
place des femmes sur le marché du
travail s’est renforcée entre 1990 et
1999. L’augmentation du nombre de
femmes actives (+6 400, soit une
hausse de près de 5 %) compense le
recul de l’activité masculine (-5 700,
soit une baisse de 3 %).
Les femmes représentent aujourd’hui
46 % des actifs de la Loire, contre 44 %
en 1990.
Actifs et inactifs en 1990 et 1999
19991990Type d'activité
des 15 ans et plus
Nombre % Nombre %
Actifs 319 341 100 320 002 100
dont ayant un emploi 279 370 87,5 278 187 86,9
chômeurs* 37 021 11,6 40 820 12,8
militaires du contingent 2 950 0,9 995 0,3
Inactifs 285 244 282 336
Total 604 585 602 338
* Au sens du recensement (voir définition page 8) Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
4

Si le nombre d’actifs a connu une très cependant à se réduire. Entre 1990 etUn taux de chômage
légère hausse entre 1990 et 1999, le 1999, la hausse du chômage, tousen hausse et qui touche
nombre d’actifs ayant un emploi a, lui, âges confondus, n’a en effet touché
en premier lieu diminué de plus de 1 000 personnes. que les hommes, dont le taux de chô-
Dans le même temps le nombre de mage dépasse désormais 10 % alorsles jeunes actifs.
chômeurs augmentait de plus qu’il se situait à 7,7 % en 1990. A l’in-
de 10 %, passant de 37 000 person- verse, le chômage des femmes a dimi-
nes en 1990 à 41 000 en 1999. nué, passant de 16,6 % en 1990 à
Le taux de chômage s’élève ainsi dans 15,9 % en 1999.
la Loire à 12,8 % en 1999, en hausse En 1990, presque les deux tiers des
continue depuis vingt ans (10,4 % en chômeurs étaient des femmes. En
11982, 11,6 % en 1990) . 1999, la part des femmes parmi l’en-
semble des personnes au chômage est
Le taux de chômage est plus de deux descendue à 57 %.
fois plus élevé pour les jeunes de
moins de 25 ans (24,6 %) que pour les Les communes les plus touchées par
actifs plus âgés (11,9 % entre 25 et le chômage (taux supérieurs à 13 %)
49 ans ; 10,6 % après 49 ans). Cet se situent dans les vallées du Gier et
écart doit être relativisé : 70 % des de l’Ondaine (de Rive-de-Gier à Fir-
moins de 25 ans, étudiants pour la miny), durement touchées par la crise
plupart, ne sont pas sur le marché du des industries traditionnelles, et dans
travail. le centre-ouest du département
A âge égal, le chômage touche plus les (autour de Boën). Roanne, qui doit
femmes que les hommes. Cet écart est faire face à d’importantes difficultés
particulièrement important chez les économiques, se caractérise aussi par
plus jeunes actifs : entre 15 et 24 ans, un taux de chômage élevé.
31 femmes actives sur 100 et 20 hom-
mes actifs sur 100 sont au chômage.
Après 25 ans, le taux de chômage des
hommes tombe en dessous de la barre
des 10 % alors qu’il reste proche de
15 % pour les femmes.
La situation relativement défavorable
des femmes sur le marché du travail,
par rapport à celle des hommes, tend
Le chômage
Saône-et-Loire
Allier
En % des actifs
moins de 6,4Roanne de 6,4 à 8,0
de 8,0 à 9,4
de 9,4 à 11,3
11,3 ou plus
Rhône
MontbrisonPuy-de-Dôme
Saint-Chamond
Saint- É tienneÉ Isère
Firminy
Haute-Loire
Ardèche
Source : INSEE - recensement de 1999
1 La définition du chômage a changé entre 1990 et 1999 (voir définition page 8)
5
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990En 1999, 42,3 % des actifs ligériens Les plus fortes proportions d’actifs tra-Travailler et résider
ayant un emploi travaillent dans leur vaillant dans leur commune s’obser-dans la même commune commune de résidence. vent dans les villes-centres des plus
Parmi les 160 000 actifs qui travaillent grandes agglomérations (St-Etienne,
hors de leur commune de résidence, St-Chamond, Montbrison, Roanne)
16 % changent aussi de département ainsi que dans l’ouest rural du dépar-
et 4 % changent de région pour aller tement (Monts du Forez). Dans les pé-
travailler. riphéries des grands centres urbains
Les femmes exercent plus souvent que (communes du Roannais ou de la
les hommes leur activité profession- plaine du Forez), les actifs sont au con-
nelle dans leur commune de rési- traire relativement nombreux à chan-
dence : respectivement 47,7 % et ger de commune pour aller travailler.
38,1 %.
Actifs travaillant et résidant dans la même commune
Saône-et-Loire
Allier
En % des actifs occupés
Roanne moins de 17,4
de 17,4 à 23,3
de 23,3 à 29,2
de 29,2 à 40,1
40,1 ou plus
Rhône
MontbrisonPuy-de-Dôme
Saint-Chamond
isèreSaint-Étienne
Firminy
Haute-Loire
Ardèche
Source : INSEE - recensement de 1999
La Loire compte, en 1999, 11 000 lo- réduisait de 3 300 logements (baissePlus de résidences
gements de plus qu’en 1990, soit une de 13,2 %), poursuivant le mouvementprincipales, moins de
augmentation de 3,4 % en neuf ans. amorcé depuis 1982 (baisse de 2 300
résidences secondaires Le nombre de résidences principales entre 1982 et 1990).
a augmenté plus rapidement que l’en- La Loire compte, en 1999, 500 loge-
semble des logements : 13 800 loge- ments vacants supplémentaires par
ments supplémentaires, soit un ac- rapport à 1990 (hausse de 2,1 % en
croissement de 4,9 % au cours de la neuf ans).
période intercensitaire. Dans le même La part des résidences principales,
temps, le parc des résidences secon- dans l’ensemble des logements du dé-
daires et logements occasionnels se partement a, de ce fait, légèrement
Logements par catégorie en 1990 et 1999
19991990
Catégorie de logement
Nombre % Nombre %
Résidences principales 283 870 84,3 297 681 85,6
Logements occasionnels 5 466 1,6 3 193 0,9
Résidences secondaires 19 772 5,9 18 701 5,4
Logements vacants 27 559 8,2 28 124 8,1
Ensemble 336 667 100 347 699 100
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
6
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990augmenté au cours de la période, pas- est. Dans ces communes, plus d’un
sant de 84,3 % du parc à 85,6 %. Les logement sur cinq est une résidence
résidences secondaires et logements secondaire. Elles sont par contre très
occasionnels, qui représentaient 7,5 % peu nombreuses dans les vallées in-
du parc des logements en 1990, n’en dustrielles du Gier et de l’Ondaine,
représentent plus que 6,3 % en 1999. dans tout le sud de la plaine du Fo-
Les résidences secondaires sont rez, ainsi que dans le Roannais.
surreprésentées dans les zones mon-
tagneuses du département : Monts du
Forez à l’ouest, Monts du Pilat au sud-
est et Monts du Beaujolais au nord-
Les résidences secondaires
Saône-et-Loire
Allier
En % de l'ensemble
des logements
Roanne moins de 4,5
de 4,5 à 10,5
de 10,5 à 16,0
de 16,0 à 25,4
25,4 ou plus
Rhône
Puy-de-Dôme Montbrison
Saint-Chamond
Saint-Saint-Saint-ÉÉÉtiennetiennetienneSaint-Saint-Saint-ÉÉÉtiennetiennetienneSaint-Saint-Saint-ÉÉÉtiennetiennetienne Isère
Firminy
Haute-Loire
Ardèche
Source : INSEE - recensement de 1999
La part des ménages propriétaires de propriétaires au cours de la dernièreLa propriété individuelle
leur logement continue à s’accroî- décennie est toutefois ralentie par rap-continue à gagner
tre : ils représentent aujourd’hui port à la décennie précédente.
du terrain 53 % de l’ensemble des ménages de la Cette augmentation de la part des pro-
Loire, contre 50,3 % en 1990 et 45,1 % priétaires s’est effectuée au détriment
en 1982. La progression du taux de de celles des locataires en logement
Résidences principales en 1990 et 1999
1990 1999
Statut d'occupation et type
Nombre % Nombre %
Statut d’occupation
Propriétaire 142 705 50,3 157 801 53,0
Locataire 128 147 45,1 129 163 43,4
- d’un logement loué vide non HLM 78 647 27,7 74 186 24,9
- d’un logement loué vide HLM 47 086 16,6 51 710 17,4
- d’un meublé ou d’une chambre d’hôtel 2 414 0,9 3 267 1,1
Logé gratuitement 13 018 4,6 10 717 3,6
Type
Maison individuelle ou ferme 123 238 43,4 140 689 47,3
Logement dans un immeuble collectif 152 383 53,7 149 182 50,1
Autres* 8 249 2,9 7 810 2,6
Ensemble 283 870 100 297 681 100
* Logement-foyer pour personnes âgées, chambre d’hôtel, construction provisoire, habitation de fortune etc,
Source : Insee - recensements de 1990 et 1999
7
© I.N.S.E.E. Paris 1999 © I.G.N. Paris1990non HLM et des ménages logés gra-
Définitions
tuitement : par rapport à 1990, le
nombre de ménages locataires dans - Population active : La popula-
le secteur libre s’est réduit de 4 500 et tion active est composée de la po-
pulation active ayant un emploi, desle nombre de ménages logés gratuite-
chômeurs et des militaires du con-ment de 2 300.
tingent.
En revanche, la location en HLM se
. Les actifs ayant un emploi sont
maintient bien et continue même sa les personnes qui exerçent une pro-
progression : en 1982, 15,8 % des mé- fession au moment du recensement.
Les personnes qui déclarent aidernages ligériens étaient locataires d’un
un membre de leur famille dans sonlogement HLM ; en 1990, cette pro-
travail y sont également comptabi-
portion était passée à 16,6 % ; en
lisées si la personne aidée n’est pas
1999, elle est de 17,4 %. salariée (exploitant agricole, artisan,
commerçant, profession libérale,
etc.).L’attrait pour la maison individuelle
. En 1999, sont considéréess’accentue : entre 1990 et 1999, le
comme chômeurs au sens du recen-
nombre de ménages résidant en mai-
sement les personnes qui n’ont pas
son individuelle a augmenté de 14 % d’emploi, en recherchent un et qui
et s’approche désormais du nombre se sont explicitement déclarées chô-
meurs.de ménages vivant dans un immeuble
Cette définition diffère légèrementcollectif.
de celle utilisée en 1990 : les per-
sonnes sans emploi et à la recher-
che d’un emploi mais qui ne se dé-
claraient pas chômeurs étaient alors
comptabilisées comme chômeurs.
Elles sont désormais comptabilisées
parmi les inactifs.
La comparaison entre 1990 et 1999
des données relatives au chômage,
à la population active et au taux
d’activité est donc légèrement biai-
Méthodologie sée.
. Le taux d’activité est le rapport
Etudiants : les étudiants sont de la population active à la popula-
comptabilisés dans la commune où tion totale.
ils résident pour suivre leurs étu- . Le taux de chômage est le rap-
des, qu’ils vivent dans un logement port du nombre de chômeurs à la
ordinaire ou dans une collectivité population active.
(foyer ou cité universitaire). - Nouveaux arrivants : ce sont les
Cette règle n’a pas changé entre personnes arrivées dans le dépar-
1990 et 1999, mais on peut suppo- tement depuis le 1er janvier 1990.
ser qu’au recensement de 1990, Les enfants nés après le
certains étudiants avaient été 01/01/1990 sont considérés
comptabilisés à tort au domicile fa- comme migrants si la personne de
milial. référence du ménage l’est.
En 1999, des procédures spécifi- - Catégories de logements : elles
ques mises en oeuvre au moment sont au nombre de quatre.
de la collecte ont permis de mieux . les résidences principales, cons-
contrôler la domiciliation des étu- tituées des logements occupés la
diants. Il est vraisemblable que majeure partie de l’année,
l’amélioration de qualité qui en ré- . les résidences secondaires, uti-
sulte a eu pour conséquence une lisées pour les week-ends, les loi-
diminution du nombre d’étudiants sirs et les vacances,
(donc des jeunes de 18 à 24 ans) . les logements occasionnels, uti-
dans les départements n’ayant pas lisés une partie de l’année pour rai-
d’implantation universitaire, mais sons professionnelles,
cet effet n’a pour l’instant pas été . les logements vacants, qui com-
quantifié. prennent à la fois les logements dis-
ponibles pour la vente ou la loca-
tion, et les logements neufs ache-
vés mais non encore occupés.
- Ménages : un ménage est consti-Pour en savoir plus
tué des personnes occupant une ré-
sidence principale.- Se reporter à La Lettre de l’Insee
Rhône-Alpes sur les résultats du dé-
compte provisoire 1999 :
Pour tout renseignement :. «Toujours plus de Rhônalpins à
l’est», n° 63, juillet 1999, INSEE - Rhône-Alpes - Diffusion
. Numéros spéciaux (un par dé- 165 rue Garibaldi - 69401 Lyon
partement de la région), juillet-août Tél 04 78 63 22 02
1999. Fax 04 78 63 25 25
-- Consulter le site Internet :
Directeur de publication : E. Traynardwww.Insee.fr/rhone-alpes
Rédacteur en chef : P. ReydetAu chapitre «Recensement de 1999»,
des informations sont disponibles
Prix :
sur : - au numéro, 30 F (4,57 €). le calendrier de diffusion des ré-
- sur abonnement, 140 F (21,34 €).sultats,
. les documents (fascicules, cd-
N°ISSN 1254-7093roms) parus ou à paraître.
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