Les logements au Recensement de 1999

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Evolution de l'habitat en Aquitaine entre les recensements de 1990 et 1999. Evolution de la population suivant les différents types de logement depuis 1982. Croissance comparée de la population et du logement entre 1990 et 1999. Proportion de résidences secondaires et de logements vacants en Aquitaine. Composantes de la croissance du parc de logement. Cartes, tableau, graphiques, méthodologie.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE QUATRE PAGES
INSEE AQUITAINE
LES LOGEMENTS AU
RECENSEMENT DE 1999
La progression du nombre de logements
en Aquitaine est importante et légèrement
des régions du littoral atlantique atteint 1,25 %, avecsupérieure à la moyenne métropolitaine.
un maximum pour les Pays de Loire (1,40 %).Ce développement de l’habitat est
L’habitat se développe sur le littoralparticulièrement prononcé sur le littoral
et à la périphérie des grandes villes
et à la périphérie
L’augmentation du nombre de résidences, tous ty-des grandes unités urbaines.
pes confondus, concerne la totalité du territoire ré-
Les effectifs des résidences principales
gional. Le phénomène est particulièrement
et secondaires augmentent, tandis que prononcé sur la façade littorale ainsi qu’à la péri-
celui des logements vacants diminue. phérie des grandes unités urbaines. Bien que tou-
jours nettement positif, il est plus modéré dansLa hausse du parc
l’espace rural.
des résidences principales,
La Gironde et les Pyrénées-Atlantiques, qui présen-plus rapide que celle de la population,
tent une façade littorale et qui comprennent les pluss’accompagne d’une diminution
grandes agglomérations urbaines de la région, celles
de la taille moyenne des ménages,
de Bordeaux, Bayonne et Pau, sont les départements
en Aquitaine comme dont le nombre de logements augmente le plus vite. Il
en est de même pour le troisième département litto-dans les autres régions.
A la date du dernier recensement, l’Aquitaine compte
1 488 500 logements répartis en 1 211 600 résiden-
ces principales, 177 700 résidences secondaires et
99 200 logements vacants. Par rapport au recense-
ment précédent, cet ensemble s’est accru de 145 000,
à un rythme moyen annuel de 1,14 %. Un ralentisse-
ment sensible s’est opéré par rapport aux années
1982-1990 au cours desquelles ce dernier taux attei-
gnait 1,71 %. Cette évolution, observée également
dans l’ensemble du pays, est liée au ralentissement si-
multané de la croissance démographique.
Tout en se situant au-dessus de la moyenne natio-
nale métropolitaine (1 %), l’Aquitaine ne figure pas
parmi les régions connaissant les plus rapides ex-
pansions de leur parc de logements entre 1990 et
1999. Sur l’ensemble des régions du sud, l’augmen-
tation en moyenne annuelle est de 1,28 %, le Lan-
guedoc-Roussillon culminant à 1,59 %. L’ensembleINSEE
AQUITAINE
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES
ÉCONOMIQUES
o
N 89
OCTOBRE 2000Évolutions de la population et du logement en Aquitaine depuis 1982 Croissance comparée de la population et
du logement entre 1990 et 1999
1982 1990 1999 Taux annuel moyen
Zones Logement Population
1982-1990 1990-1999 géographiques (%) (%)
Population 2 656 544 2 795 830 2 908 359 0,64 0,44 Aquitaine 10,8 4,0
Parc de logements 1 172 681 1 343 444 1 488 501 1,71 1,14 Dordogne 7,3 0,5
Résidences principales 951 001 1 073 185 1 211 568 1,52 1,36 Gironde 11,6 6,1
Résidences secondaires 121 451 164 998 177 677 3,90 0,83 Landes 12,2 5,1
Logements vacants 100 229 105 261 99 256 0,61 - 0,65 Lot-et-Garonne 6,1 - 0,2
Pyrénées-Atlantiques 13,1 3,7Source : Insee - Recensements de la population (dénombrement)
Régions atlantiques 11,8 4,2
Régions du sud 12,1 5,7
ral d’Aquitaine, les Landes, qui béné- zones touristiques du littoral ou de la
France métropolitaine 9,4 3,4
ficie à la fois d’un des soldes migratoires montagne. Il augmente aussi, dans
les plus élevés du pays, et, dans sa partie une moindre mesure, dans les zones Aquitaine
sud-ouest, de l’expansion de l’agglomé- rurales attractives du Périgord, du Communes rurales 2,4 8,6
ration urbaine de Bayonne. A l’inverse, nord de Lot-et-Garonne et des contre- Unités urbaines :
la Dordogne et le Lot-et-Garonne, dépar- forts des Pyrénées. Dans les Landes, de moins de 5 000 h 4,9 10,3
tements plus ruraux et continentaux, en- plus d’une résidence sur cinq est dé- de 5 000 à 9999 h 0,5 8,3
registrent les plus faibles taux de clarée comme secondaire. Les zones
de 10 000 à 19 999h 7,6 12,3
croissance du parc de logements. C’est fortement urbanisées, quant à elles,
de 20 000 à 49 999 h 1,8 8,1
également dans ces deux départements sont celles où la proportion de rési-
de 50 000 à 99 999h 3,8 11,0
que la croissance de la population est la dences secondaires est la plus ré-
de100000à199999h 5,4 15,3
plus réduite en Aquitaine. duite.Le Pays basque est une excep-
de 200 000 h ou plus 5,8 12,3
tion. C’est une zone fortement urba-A l’intérieur des départements, les con-
nisée, mais qui a depuis longtemps Source : Insee - Recensements de la populationtributions des différentes catégories de
une forte activité touristique, et quilogements, résidences principales, rési-
possède de ce fait un stock impor-dences secondaires ou logements va-
de progression des résidences secon-tant de résidences secondaires.cants, sont inégales.
daires entre les deux dernières périodes
Le nombre de résidences secondaires En Aquitaine, comme dans l’ensemble intercensitaires a chuté : respective-
ou occasionnelles progresse dans les de la France métropolitaine, le rythme ment de 3 points et 2,4 points.
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OCTOBRE 2000Les régions françaises ayant une façade Décomposition de l’évolution du nombre de logements
côtière, qui enregistrent par ailleurs une Le graphique ci-dessous illustre la décomposition de l’augmentation de la population en détermi-
nants qui interviennent positivement ou négativement sur le nombre de logements. Les quatre princi-densification de leur littoral, sont celles
paux déterminants sont l’augmentation de la population, la réduction de la taille des ménages, la
ou le nombre des logements vacants di-
variation du nombre de logements vacants et la variation du nombre de résidences secondaires.
minue le plus. Ce constat, bien que souf- L’augmentation de la population comme la réduction de la taille des ménages ont une incidence di-
recte sur le stock de logements par la demande accrue en résidences principales qu’ils induisent, tou-frant d’exceptions, est suivi par
tes choses égales par ailleurs.
l’Aquitaine qui perd annuellement
Nombre de logements en 1999 – Nombre de logements en 1990 = A + B + C + D + E, où
0,65 % de son stock entre les deux der- A = variation du nombre de résidences principales due à l’augmentation de la population
B = variation du nombre de résidences principales due à la réduction de la taille des ménagesniers recensements alors qu’elle en ga-
C = variation du nombre de logements vacants
gnait encore 0,61 % les années
D = variation du nombre de résidences secondaires
antérieures. Dans tous les départements, E = variation du nombre de résidences principales due à la variation du nombre de personnes ne vi-
vant pas ou plus en résidences principales (cas des personnes qui vivent en maisons de retraite, foyers,sauf en Pyrénées-Atlantiques, la propor-
ou dans d’autres logements collectifs).
tion de logements vacants diminue, lais-
sant ainsi supposer que l’inadéquation
entre l’offre et la demande s’atténue.
La vacance est faible sur la côte atlan-
tique et dans la périphérie des grandes
unités urbaines. Par contre, elle touche
essentiellement le cœur des grandes vil-
les ou les zones rurales en déclin démo-
graphique, en Lot-et-Garonne,
Dordogne et dans certains cantons ru-
raux des Pyrénées-Atlantiques.
Pour sa part, le nombre de résidences
principales poursuit globalement son
augmentation à un rythme annuel voi-
sin de 1,4 %. Il ne connaît pas le ralen-
tissement qui affecte les résidences
secondaires, ni a fortiori, la diminu-
tion du nombre de logements vacants.
Les zones urbaines de toutes catégo-
ries ou les espaces ruraux sous in-
fluence urbaine sont les lieux
privilégiés de cette expansion. Elle re-
vêt une intensité particulièrement
élevée dans les périphéries des gran-
Mode de lecture : Dans les Landes, la hausse du nombre de logements provient pour 30 % de l’ac-des villes, comme durant la période
croissement de la population, pour 58 % de la réduction de la taille des ménages, et pour 19 % de
intercensitaire précédente. l’augmentation du nombre de résidences secondaires. Cette hausse est contrecarrée à hauteur de 6 %
du fait de la réduction du nombre des logements vacants, et à hauteur de 1 % par l’augmentation de
personnes ne vivant pas en logements individuels. Le total algébrique des pourcentages fait 100 %.Croissance du parc de logements
et de la population en Aquitaine
Une croissance presque toujours ménages, définie comme le nombreIndice base 100 en 1962
200 supérieure à celle de la population moyen de personnes habitant un même
190 logement. Egal à 3,29 personnes par
L’un des premiers enseignements du re-180
ménage en Aquitaine en 1962, ce
170 censement de 1999 est l’écart persistant
chiffre est tombé à 2,35 en 1999, soit en160 et positif entre les hausses du parc desTous types de logements
150 moyenne une personne en moins par
logements et celles de la population. De
140 ménage en près de quarante ans.
Résidences principales longue date, le nombre de logements130
120 occupés à titre principal augmente plus
Cette baisse est ancienne, régulière et
Population des110 vite que celui de la population.résidences principales générale. Elle concerne autant le100
1975 19991962 1968 1982 1990 Cette progression s’accompagne d’une monde rural que le monde urbain et
Source : Insee - Recensements de la population touche toutes les régions de France. De-diminution de la taille moyenne des
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OCTOBRE 2000oN 89
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puis 1962, le nombre moyen de person- est proche de la moyenne régionale, Les agglomérations de petites tailles se dif-
nes par ménage est passé de 3,11 à 2,40 mais la part relative de la décohabitation férencient de la moyenne régionale, es-
en France métropolitaine. Il est passé de dans l’augmentation du nombre de loge- sentiellement par la part importante prise
3,52 à 2,54 dans les zones rurales de ments est plus forte en Lot-et-Garonne dans les banlieues par l’augmentation du
notre région contre 3,02 et 2,10 dans les que dans l’ensemble de la région. nombre de résidences secondaires dans la
centres des agglomérations. La baisse variation du parc des logements.
Les autres départements répartissent la
de la fécondité, les nouvelles formes
croissance de leur parc de logements Les communes rurales, quant à elles,
d’organisation familiale, le prolonge-
entre décohabitation d’abord, puis ont vu à la fois diminuer le nombre de
ment de la durée de vie à des degrés di-
croissance de la population et crois- leurs logements vacants et augmenter le
vers sont à l’origine de cette tendance.
sance du nombre de résidences secon- nombre de leurs résidences secondai-
Une progression des résidences res. La contribution de la hausse de ladaires et enfin, baisse du nombre de
principales liée à la décohabitation logements vacants ; à l’exception de la population à l’accroissement du parc
Dordogne où la contribution des rési- de logements est relativement plus ré-
La réduction de la taille des ménages,
dences secondaires l’emporte sur la duite que dans les agglomérations.
appelée décohabitation, explique 65 %
croissance de la population. La forte
de l’augmentation du nombre des loge-
augmentation des logements vacants de
ments en Aquitaine. Si cette valeur reste Eric AMRANEla ville de Pau explique que le départe-
proche des 63 % observés en France
ment des Pyrénées-Atlantiques soit le
métropolitaine ou des 65 % de l’en-
seul à en gagner. Les grandes agglomé-
semble des régions atlantiques, elle est
rations (dont la population dépasse Méthodologietrès supérieure à celle de la moyenne
50 000 habitants), se distinguent à la
Catégorie de logementsdes régions du sud pour lesquelles la
fois des agglomérations de taille plus ré-
décohabitation n’est la cause que de Pour les besoins du recensement, l’Insee définit
duite, et de l’espace rural. Leurs centres quatre catégories de logement : les résidences50 % de la hausse du parc des loge-
urbains enregistrent une hausse du principales ; les résidences secondaires utilisées
ments. Ces fortes différences tiennent à à des fins de loisirs ; les résidences occasionnel-nombre de leurs logements vacants et
les occupées une partie de l’année pour des rai-la dynamique démographique des ré-
une faible augmentation, voire une sta- sons professionnelles ; les logements vacants
gions concernées. La croissance an-
qui sont des logements disponibles à la vente ougnation dans le cas de Bordeaux, de
nuelle de la population est de 0,44 % en à la location, ou qui sont neufs et non encore oc-
leurs résidences secondaires. La part de
cupés. Pour des raisons de compatibilité avecAquitaine et 0,46 % sur l’ensemble des
la croissance de la population dans la les recensements antérieurs, les données pré-
régions atlantiques. Elle atteint 0,61 %
sentées ici agrègent les résidences secondairesvariation du nombre de logements est
sur l’ensemble des régions du sud. et les logements occasionnels sous le seul terme
très forte dans les communes de de résidences secondaires.
banlieue et plus atténuée dans les com-En dépit d’une stagnation de sa popula- Cartes lissées
munes-centres. Ces dernières présen-tion, le Lot-et-Garonne enregistre
Les proportions des résidences secondaires et
tent la caractéristique supplémentaire148 300 logements en 1999 contre des logements vacants présentées dans les car-
tes sont lissées afin de s’abstraire du biais lié à la139 800 en 1990. L’augmentation est d’héberger un nombre relativement im-
variabilité de surfaces des communes. La mé-
presque uniquement due à la réduction portant de personnes ne vivant pas dans thode de lissage utilisée fait le rapport entre le
de la taille des ménages. Cette des résidences principales. nombre de résidences secondaires (ou de loge-
ments vacants) sur le nombre de logements en
chaque point de la carte ; les points étant définis
comme des surfaces hexagonales de 500 m de
côté. Les valeurs attribuées à chaque point sont
calculées selon une fonction décroissante de
l’éloignement du point au centre des communes
situées dans un rayon de 15 km du point.
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