Les logements limousins.

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Evolution du confort des logements en région Limousin entre les recensements de 1990 et 1999. Disparités entre les logements urbains, les logements des périphéries, et les logements ruraux. Part des résidences principales, secondaires et des logements vacants liée à la structure de la population. Attrait des zones périphériques sur le choix du logement. Forte dominante de maisons individuelles, même en ville. Graphiques, cartes.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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société
les Logements
limousins
Alors qu'en 1990 près de 11 % creusoises comptaient plus deBertrand Oddo
des logements ne comportaient 20 % de logements
pas de confort sanitaire inconfortables ; à la fin de la
Au cours de la dernière minimum (baignoire ou douche décennie seules 30 communes de
décennie, le confort des et W-C dans le logement), ce ce département restaient dans
logements situés dans le taux est
descendu àLimousin s'est
4 % à la fin denettement amélioré. On
la décennie.trouve de moins en
Le nombre demoins de logements ne
résidences
disposant pas des
principales
éléments essentiels du
ne disposant
confort : W-C et d’aucun de
baignoire ou douche. À ces éléments
cette évolution du parc a été divisé
correspond une par 3 sur
l'ensemble desegmentation marquée
la période.des logements en trois
L’améliorationcatégories : les
a été trèslogements urbains,
marquée
petits, souvent locatifs,
dans les
les logements des zones
périphéries, grands, et rurales : au
les logements ruraux, début des
âgés et de moins en années 90,
moins occupés à titre près de 180
communesprincipal.
8 r insee limousin8 r ce cas. Cette amélioration du nombreuses à vivre sans le
confort se vérifie aussi dans le confort sanitaire minimum : elles
sud de la Haute-Vienne et la sont, en proportion, six fois plus
Corrèze rurale. Il reste toutefois nombreuses que les enfants de
près d’un logement rural sur 10 moins de 10 ans.
ne disposant pas de sanitaires ou La part des résidences
de WC, contre seulement un sur secondaires dans les zones
30 à Limoges. Ce confort est rurales est très importante : inoccupés. Ce taux est le plus
aussi lié à l’âge des logements : ainsi, en dehors des villes de élevé de toutes les régions
la proportion de logements plus de 5 000 habitants, un métropolitaines ; il faut toutefois
inconfortables va de un sur deux logement sur cinq a un usage le mettre en rapport avec les
cents dans le cas des logements d'agrément. Dans certaines pertes de populations dans les
terminés après 1990 à un sur zones du plateau des zones rurales. C’est en effet dans
sept pour les logements anciens. Millevaches, plus de la moitié celles-ci que le nombre de
Les personnes âgées, qui des logements sont dans ce cas. logements vacants est le plus
occupent souvent des logements Les résidences secondaires, du élevé. Dans les autres zones, que
anciens, sont ainsi les plus fait de leur faible occupation ce soit dans les centres des
durant l'année agglomérations ou dans les
et des efforts banlieues, les taux de vacances
que sont sont deux fois plus faibles. Ils
disposés à sont alors simplement
faire leurs révélateurs d’une rotation
occupants, normale du parc de logement. La
présentent majorité des logements vacants
souvent des correspond en effet à des
conditions de logements mis en vente, en
confort attente d’un acheteur, ou à des
moindre que logements proposés à la location.
les résidences Certains d’entre eux auront
principales. toutefois des difficultés à
trouver acquéreurs : en effet,Beaucoup
dans le tiers d’entre eux manquede
un des éléments du confortlogements
sanitaire indispensable,vacants
essentiellement en zone rurale.
Au dernier C’est ainsi que beaucoup de
recensement, logements vacants vont
soit près de probablement se transformer en
9 % des résidences secondaires.
logements Lorsqu'ils y résident, les
étaient Limousins sont majoritairement
insee limousin r 9 r 9propriétaires de leurs
logements : alors que 55 % des
résidences principales sont
occupées par leurs propriétaires
en France métropolitaine, ce
taux monte à 60 % dans la
région. Mais cette proportion
n'est pas homogène entre les
différentes zones : à Limoges,
seules un tiers des résidences
principales sont habitées par
leurs propriétaires. Dans les
autres communes pôles des
agglomérations de plus de 10 000
habitants ce taux n'atteint pas
50 % en moyenne. Par contre, les
communes périphériques,
résidentielles, sont
majoritairement peuplées de
propriétaires : de 75 % pour la
banlieue de Limoges à plus de
8 % pour celle de Brive-la-
Gaillarde.
L’attrait des zones
périphériques
Ces logements périurbains sont
en règle générale confortables.
Ce sont essentiellement des
maisons individuelles, plus
spacieuses que les appartements
du centre ville. C'est ainsi que
près de 40 % des logements de la
périphérie de Limoges font plus
2de 100 m , soit une proportion 3
fois plus élevée qu'en centre
ville. En corollaire, la grande
majorité des studios se trouve à
Limoges et à Brive. Mais ces
studios sont occupés souvent par
des personnes seules, dont la
proportion dans les logements
est deux fois plus élevée en ville
qu’à la campagne, pour atteindre
40 % des logements limougeauds
ou brivistes.
10 r insee limousin10 r La forte proportion de logements étudiants, s’installaient chez eux inférieur de 30 % dans les
locatifs dans les villes, liée à la pour la première fois. Le communes de Limoges ou de
taille des logements, favorise manque de moyens les empêche Brive à ce qu'il est dans leurs
une rotation rapide des d’être immédiatement banlieues. Cette recherche
occupants de ces logements : en propriétaires. Ils sont donc d'espaces s'éloigne plus des
effet, dans les logements locatifs, souvent locataires de petits premières couronnes des villes
plus de la moitié des occupants logements. Et prêts à les pour s'étendre au-delà, dans les
s’est installée depuis 4 ans ou abandonner avec la vie zones plus lointaines et bien
moins. Cette proportion descend professionnelle et familiale. Le desservies par le réseau routier.
à moins de 15 % dans les besoin d’espace se faisant alors Parmi ces nouvelles zones
logements occupés par leurs sentir, c’est alors le moment attractives, on trouve autour de
propriétaires. Cette rotation des d’une installation plus stable, en Limoges les communes de Saint-
logements locatifs, en ville, périphérie, avec l’accession à la Gence, Saint-Maurice-les-
correspond à une logique propriété. Brousses ou Boisseuil.
d’installation : tout se passe Cela se vérifie avec le nombre de
Des maisonscomme si des jeunes, voire des personnes par logement, qui est
individuelles,
même en ville
L’espace ainsi recherché, le
caractère rural de la région et la
faiblesse des prix par rapport au
reste du territoire métropolitain
conduisent ainsi à disposer d’un
parc à forte dominante de
maisons individuelles. Trois
Limousins sur quatre vivent dans
de tels logements, contre six sur
dix en métropole. Ce type
d’habitat représente plus de la
moitié des logements habités de
Brive et plus du quart de ceux de
la commune de Limoges, soit
nettement plus que les autres
communes françaises de taille
comparable où seules une
résidence principale sur cinq se
présente ainsi. On note même
une légère croissance de ce type
d’habitat à Limoges dans cette
commune, ce qui correspond à
l’urbanisation des zones
périphériques du territoire
communal. Ces zones ont en
effet un comportement proche de
celui du reste de l’agglomération.
insee limousin r 11Il est à noter que les régions
voisines d'Aquitaine et surtout
de Poitou-Charentes, avec près
de 85 % de la population vivant
en maisons individuelles, font
nettement mieux que le
Limousin si l’on considère que
l’habitat individuel est un
élément de confort.
Plus du quart des résidences
principales a été bâti avant 1914,
et seulement une résidence
principale sur 12 est postérieure
à 1990. Le Limousin est ainsi une
des régions qui dispose du parc
de logements le plus ancien.
Dans les zones rurales, ce sont
près de 40 % des logements qui
sont dans ce cas, voire même le
double dans nombre de
communes du sud-est de la
Creuse. À l’opposé, dans les
faubourgs de Limoges et de
Brive-la-Gaillarde, qui ont connu
des croissances spectaculaires
de leurs populations au cours
des 25 dernières années, ce sont
moins de 10 % des logements qui
èmedatent du début du XX siècle,
voire avant : la majorité des
logements est postérieure à
1975.
12 r insee limousin

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