Les ménages de la région Centre doivent poursuivre leurs efforts en faveur de lenvironnement

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Les ménages, au même titre que toutes les formes d'activité économique, engendrent des préjudices sur l’environnement. Les effets de l’habitat, des déplacements et de la consommation semblent avoir des conséquences dérisoires à l’échelle individuelle, mais ont en réalité des répercussions notables à l’échelle collective. Que ce soit pour la production et la gestion des déchets, les émissions de gaz à effet de serre ou la consommation d’eau, des progrès importants ont été effectués par les ménages, stimulés par les mesures des pouvoirs publics. En revanche, les avancées sont insuffisantes concernant l’artificialisation et l’urbanisation qui continuent de progresser très rapidement. Dans tous ces domaines, les enjeux restent forts et passent par des changements profonds et une prise de conscience devant se généraliser.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Insee
Centre info
n°178
Mars 2012
Les ménages de la région Centre
doivent poursuivre leurs efforts
en faveur de l’environnement
Les ménages, au même titre que toutes les formes d'activité
économique, engendrent des préjudices sur l’environnement. Les effets
del’habitat,desdéplacementsetdelaconsommationsemblentavoirdes
conséquences dérisoires à l’échelle individuelle, mais ont en réalité des
répercussions notables à l collective. Que ce soit pour la
production et la gestion des déchets, les émissions de gaz à effet de
serre ou la consommation d’eau, des progrès importants ont été
effectués par les ménages, stimulés par les mesures des pouvoirs
publics. En revanche, les avancées sont insuffisantes concernant
l’artificialisation et l’urbanisation qui continuent de progresser très
rapidement.Dans tous ces domaines,les enjeux restent forts et passent
photos : webpedagogique / media-rtl /maxisciences / par des changements profonds et une prise de conscience devant se
actu.voila
généraliser.
La stratégie nationale de dévelop- naturelles affectant le climat, la diversi- veau national, en euros par habitant,
pement durable 2010-2013 (SNDD) a té biologique et les équilibres naturels. elle a été multipliée par trois depuis
été adoptée le 27 juillet 2010. Élaborée Inciter la population à consommer plus 1960. Cet accroissement engendre des
dans un contexte mondial marqué par raisonnablement, réduire la production pressions supplémentaires sur l’en-
des enjeux environnementaux de plus de déchets et mieux gérer leur élimina- vironnement, amplifiées par des modifi-
en plus prégnants, elle s’adresse tout tion sont des leviers d’action. cations de la manière de consommer.
autant aux ménages afin qu’ils modi- En effet, les dépenses se portent deEn région Centre, comme dans toute la
fient leurs pratiques quotidiennes, France, la dépense de consommation plus en plus vers des postes à fort im-
voire réfléchissent à leurs investisse- finale des ménages augmente réguliè- pact environnemental. Par rapport à
ments, qu’aux pouvoirs publics et aux rement depuis cinquante ans. Au ni- 1960, les dépenses de consommation
entreprises. Elle se décline en neuf dé-
fis clés assortis d’objectifs, qu’il est im-
Évolution des dépenses de consommation des ménages en France
portant d’étudier en région, dont
certains concernent directement les
euros 2005 par habitant
ménages et font l’objet du présent ar- 16 000
ticle pour le Centre. 14 000 Logement, eau, gaz,
électricité
12 000 Transports
Une hausse de la consomma- Loisirs et culture
10 000tion sur les postes à fort Produits alimentaires, tabac
8 000 Biens et services diversimpact sur l’environnement
Équipement de la maison6 000
et habillement
Le premier défi, « consommation et Hôtels, cafés et restaurants4 000
Santéproduction durables » évoque nos
2 000modes de production et de consomma-
0tion. Ceux-ci se traduisent par une ex-
1960 1970 1980 1990 2000 2010ploitation croissante des ressources
Source : Insee, Comptes nationaux base 2005
1
www.insee.fr/centreLes neuf défis de la stratégie nationale de développement durable (SNDD) 2010-2013 :
vers une économie verte et équitable
Défi clé n° 1 : Consommation et production durables
Défi clé n° 2 : Société de la connaissance
Défi clé n° 3 : Gouvernance
Défi clé n° 4 : Changement climatique et énergies
Défi clé n° 5 : Transport et mobilité durables
Défi clé n° 6 : Conservation et gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles
Défi clé n° 7 : Santé publique, prévention et gestion des risques
Défi clé n° 8 : Démographie, immigration et inclusion sociale
Défi clé n° 9 : Défis internationaux en matière de développement durable et de pauvreté dans le monde
du transport, générateur d’émissions biens d’équipement - la production de importante en région Centre (37 %,
de gaz à effet de serre (GES), ont qua- déchets des ménages a crû de 20 % 7 points de plus qu'au niveau national),
druplé de même que celles associées entre 2000 et 2008. L’objectif de la poli- tandis que celle mise en bacs est com-
au logement, avec sa construction et tique nationale est d’amorcer le décou- parable à l’échelon national et celle res-
ses dépenses énergétiques. Quant à plage entre croissance économique et tant en poubelle résiduelle est plus
celles relatives aux loisirs et aux dépla- production de déchets. faible (45 % contre 50 %).
cements associés, elles ont été multi- La loi du 3 août 2009 relative à la mise Les déchets des équipements électri-
en œuvre du Grenelle de l’environne-pliées par huit. ques et électroniques (DEEE), environ
ment fixe notamment comme objectif 20 kg/hab/an en France, sont collectés
de réduire de 7 % la production d’ordu-Une production de déchets de diverses manières depuis 2006 afin
res ménagères et assimilées par habi-moinsimportantedansle d'être traités de façon adaptée : repris
tant entre 2007 et 2012. La régionCentre, mais des efforts par les distributeurs lors de la vente d'un
Centre, avec une production de 332 ki-collectifs à poursuivre nouvel équipement, ou déposés par les
logrammes par habitant en 2009 at- ménages dans les déchèteries (un quart
En France, le volume de déchets col- teint d'ores et déjà le niveau de la cible du tonnage en région). L'éco-participa-
fixée pour 2012.lecté par les municipalités en 2008 at- tion versée par les producteurs pour
teint 34,5 millions de tonnes dont 85 % Cependant, les collectivités de la ré- chaque équipement mis sur le marché
gion sont incitées à poursuivre leursémanent des ménages. est répercutée au consommateur.
efforts et à diminuer de 7 % la produc-La préoccupation de réduction des dé-
La région Centre est face à un enjeution de leurs déchets sur la base dechets s’explique par la très forte crois-
majeur : le parc de déchèteries s’avèreleur production actuelle, afin de partici-sance du volume des déchets
insuffisant au vu de l'importance desper à l’effort collectif restant à réalisermunicipaux ces dernières années, en
apports. La moyenne régionale deau niveau national.particulier ménagers. Sous l’effet
209 kg/hab/an contre, 183 au niveau
conjoint de la croissance démogra-
national, cache des disparités fortesDes ménages de plus en plusphique et de l’évolution des modes de
entre les zones rurales et urbaines
vie - utilisation plus intensive de maté- actifs en matière de tri en
(242 kg/hab/an contre 153). En effet,région Centreriaux d’emballage et de marchandises
les ménages vivent plutôt en zone ru-
jetables, augmentation des achats de
rale (un tiers contre un quart en FrancePour 61 % des français, le tri
de province), souvent dans des mai-des déchets arrive en tête des
sons avec jardin, et accèdent aux dé-actions concrètes réalisables
Évolution de la production d'ordures chèteries pour y déposer en grandespour protéger l’environne-
ménagères et assimilées quantités leurs déchets verts.ment, d’après une enquête ré-
cente réalisée par le Crédoc et
kg/hab De gros efforts de valorisation400 le SOeS.
Objectif de réduction de 7 %390 encore à fournir
par habitant d’ici 2012 : En région Centre, comme au
380
niveau national, la production Afin d’alléger leur poubelle résiduelle,370
360 de déchets en mélange (pou- les ménages peuvent, en plus du tri,
350 belle résiduelle) baisse grâce composter leurs déchets organiques :
340 au tri effectué par le biais des déchets verts des jardins et fraction fer-
330
conteneurs (papiers, cartons, mentescible des ordures ménagères.
320 France Centre
plastiques…) ou dans les dé- En région Centre, ils produisent 165 kg310
chèteries. La part des déchets de déchets organiques par habitant et300
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 des ménages apportée en dé- par an, soit environ 30 % des déchets
Source : Ademe, Enquête collectes chèterie est particulièrement ménagers et assimilés collectés.
2 2L’introduction d’une part variable dansEn particulier, les apports en déchèterie Contribution des secteurs
la tarification des déchets, permettantde déchets verts des jardins se sont in- aux émissions de gaz
ainsi de réduire la facture de ceux quitensifiés dans les zones rurales ces à effet de serre en région Centre
produisent le moins de déchets et en 2008 en équivalent COdernières années (+ 20 % de 2005 à 2
trient le plus, est un axe fort du Gre-2009). Le compostage et la réutilisation
%0,61,6nelle de l’environnement. Cela devraitdes déchets végétaux comme amende-
contribuer à favoriser le tri et la réduc-ment permettent de les valoriser en en-
8,1tion des déchets chez les ménages.richissant son jardin mais aussi de
En effet, ces derniers participent deréduire le volume d’ordures ménagères
28,5plus en plus au financement de la ges-nécessitant un traitement collectif.
16,5tion des ordures ménagères. De 2000Ainsi, la loi Grenelle prévoit la diminu-
à 2010, la Teom et la Reom ont quasi-tion de 15 % entre 2007 et 2012 du re-
ment doublé, passant de 127 àcours au stockage, à l’enfouissement
232 milliards d’euros en région Centre,ou à l’incinération. Pour le Centre, cela
soit 92 euros par habitant (contreconsiste à réduire de 200 milliers de 16,6
98 euros/hab en France métropoli-tonnes les déchets correspondants en
28,1taine).cinq ans. En France, l’effort est consé-
quent puisque face à l’objectif de
5 200 milliers de tonnes le bilan des Des émissions de gaz à effet de Agriculture, Sylviculture, Aquaculture
deux premières années ne s’élève serre très importantes dans les Transport routier
qu’à 250 milliers de tonnes, soit à transports routiers et le secteur Industrie manufacturière, Traitement des déchets,
Constructionpeine 5 % réalisés. résidentiel
Résidentiel
Tertiaire
Le quatrième défi de la SNDD,
Industrie de l’énergie
« changement climatique et éner- Autres secteursRépartition des déchets par type
gies », exige le développement desen 2009 dans le Centre Source : Lig'Air
énergies renouvelables et une rigueur
%
1,3 ainsi qu'une sobriété plus grandes
dans nos consommations. Les émis- cadre de la loi de programmation fixant
5,8
sions de gaz à effet de serre dues à les orientations de la politique énergé-
6,9
l’activité humaine sont à l’origine du ré- tique (POPE) de 2005, l'État s’est fixé
chauffement de la planète. Elles ont comme objectif à l’horizon 2050 de les29,0
7,2
doublé à l’échelle mondiale depuis le diviser par quatre afin de contenir le ré-
début des années 1970 et devraient à chauffement climatique à + 2°C. Étant
8,3 nouveau doubler d’ici 2050 si aucune donnée l’augmentation prévue de la
mesure n’est prise. L’objectif inscrit population, cela revient à diviser les
dans la loi dite Grenelle 1 est de dimi- émissions de gaz à effet de serre par
8,6 13,2 nuer de 20 % les émissions de gaz à habitant par cinq pour passer d’environ
effet de serre à l’horizon 2020, afin de 10 tonnes en 1990à2tonnes par habi-
9,2
10,5 revenir au niveau de 1990. Dans le tant en 2050.
Déchets organiques Baisse des émissions de gaz à effet de serre en France
Matériaux recyclables*
En 2009, les trois principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre sont dansEncombrants
Déblais et gravats l’ordre, les transports de marchandises et de personnes, l’agriculture-sylviculture et
Emballages verre le secteur résidentiel-tertiaire. Par rapport à 1990, les émissions sont en baisse
Autres déchets pour le secteur agricole (- 11 %), les industries de l’énergie (- 14 %) et les industries
Papiers cartons
manufacturières (- 38 %), en partie grâce à des évolutions de procédés et la substi-
Déchets dangereux (yc DEEE)
tution vers des énergies renouvelables pour ce dernier secteur. Elles sont en aug-Emballages plastiques
mentation de 12 % dans les transports, le mode routier étant responsable à 91 % de métaux
*verre, métaux ferreux, bois... ces émissions. Elles
Source : Ademe, Enquêtes collectes ITOM et augmentent également Émissions de gaz à effet de serre
MODECOM
en Francedans le secteur résiden-
millions de tonnes d'équivalent CO2tiel-tertiaire (+ 9 %) et
600
dans le traitement desLa gestion des déchets représente le
500déchets.premier poste de dépense de protec-
Traitement des déchetsParmi les six gaz à effettion de l’environnement, avec 14 mil- 400
Industrie de l'énergie
de serre retenus dansliards d’euros en 2009 dont 8 milliards
300 Résidentiel-tertiaire
le protocole de Kyoto,pour la gestion des déchets munici-
Agriculture, sylviculture
le dioxyde de carbone 200paux. Soixante pour cent de cette dé-
Transports
est le plus répandu. Enpense est financée par le biais de la Industrie manufacturière100
métropole, il est à l’ori-taxe et de la redevance d’enlèvement
0gine de plus des deuxdes ordures ménagères (Teom et 1990 2009
tiers de l’effet de serre. Source : CitepaReom).
3En région Centre, les émissions de gaz Des émissions risquant le cadre du plan climat, a favorisé la ré-
à effet de serre représentent environ d’augmenter novation de logements et l’essor des
4 % de celles de la France, soit une pro- énergies renouvelables chez les parti-
En région Centre, le volume des émis-portion équivalente à celle de sa popu- culiers. La norme Bâtiment Basse
sions de CO a progressé entre 19992lation. Les quatre principaux secteurs Consommation (BBC), adoptée offi-
et 2008 sous l’effet conjoint de l’aug-participant à l’effet de serre sont dans ciellement le 3 mai 2007 suite aux ac-
mentation du nombre de résidencesl’ordre l’agriculture, les transports rou- cords du Grenelle de l’environnement,
principales et de leur surface
tiers, l’industrie et le secteur résidentiel. a pour objectif de réduire la consom-
moyenne.
Les ménages ont principalement deux mation d’énergie dans les habitations
Le besoin croissant de logements estfaçons d’agir pour réduire leurs émis- et sera obligatoire en 2013 pour tous
engendré à la fois par l’augmentationsions de gaz à effet de serre : par le les types de construction. Cela ne
de la population et la diminution de lachauffage des logements et par les dé- concernera toutefois qu’une faible
taille des ménages. Entre 1968 et 2008,placements routiers. partie du parc de logements puisque
en région Centre, le nombre de ména-
celui-ci se renouvelle de 1 % seule-
ges a crû de 72 % (69 % en France mé-
Des logements davantage ment chaque année.
tropolitaine) et la taille des ménages estgénérateurs de CO2 De leur côté, les ménages peuventpassée de 3,0 à 2,2 personnes. À l’hori-
également contribuer à la baisse deszon 2030, le nombre de ménages, etEn région Centre, le chauffage des lo-
émissions de CO en réduisant la tem-2donc le besoin en logements, serait su-gements représente 74 % des usages
pérature de leur logement, en réalisantpérieur d’environ un quart au parc ac-domestiques énergétiques et 94 % des
des travaux d’isolation ou en changeanttuel du fait de la hausse de laémissions de GES résidentielles. Il
d’énergie de chauffage. Limiter la tem-population et de la poursuite de laémet en moyenne 5,3 tonnes de CO2
pérature de son logement à 19° au lieubaisse de la taille des ménages.par résidence principale contre 4,8 ton-
de 20° fait économiser 7 % d’énergie, ce
nes nationalement. Ceci est en partie Parallèlement à cette évolution démo- qui en région Centre permettrait de dimi-
dû à la structure du parc de logements. graphique inéluctable, des progrès nuer les émissions de CO de 350 à2
En effet, la part des logements indivi- sont faits en matière d’émissions de 580 kg par an et par logement selon que
duels régionaux est supérieure de CO par m² puisque celles-ci passent2 l’on se chauffe à l’électricité ou au fioul.
9 points (72 %) à celle de la France de de 62 à 57,5 kg/m² entre 1990 et 2008, Cette économie d’énergie a en outre l’a-
province. Or, les logements collectifs sans prendre en compte la rénovation vantage de faire diminuer la facture, ce
émettent moins de CO que les loge-2 du parc de logements. La réduction qui d’après une enquête réalisée par le
ments individuels. En outre, la taille des des émissions de gaz à effet de serre Crédoc en juin 2010 est la motivation
logements neufs est supérieure en ré- principale de 85 % des français ayantpasse par la sobriété énergétique. Ain-
gion Centre (112 m² contre 105 à l’é- cherché à limiter leur consommation desi,leGrenelle1met l’accent surlaré-
chelon national). chauffage.novation énergétique et thermique des
D’autre part, les émissions par m² sont bâtiments existants afin de réduire Le quatrième défi de la SNDD
également supérieures en région d’au moins 38 % leur consommation concerne également les déplacements,
Centre : 57,5 kg de CO par m² par an2 d’énergie d’ici 2020. Il prévoit égale- générateurs d’émissions de gaz à effet
contre 55,3 kg au niveau France en- ment de faire passer la part d’énergie de serre, mais ceux-ci sont également
tière. Ceci est en partie dû au climat de renouvelable dans la consommation fi- impliqués dans le cinquième défi
la région, située dans une zone plus ri- nale d’énergie de 10 % à 23 % entre « transport et mobilité durables ».Ce
goureuse que la moyenne française, 2010 et 2020. Plusieurs dispositifs ac- dernier tend à favoriser la complémenta-
ainsi qu’à l’ancienneté du parc de loge- compagnent ces objectifs. L’État, avec rité et les transports les moins polluants,
ments, un peu moins récent et donc le crédit d’impôt en faveur du dévelop- en s’attachant à réduire les déplace-
plus émetteur. pement durable introduit en 2005 dans ments contraints, à développer des sys-
tèmes innovants répondant aux besoins
de performances économiques, écologi-
Des émissions de CO dans l'habitat en nette progression ques et de cohésion sociale.2
(évolutions 1999-2008)
% Des émissions de CO liées aux216
déplacements plus importantes
14 en région Centre
12 Centre France
Les trajets domicile-travail et domi-
10 cile-études représentent un quart des
déplacements usuels des français et le
8
tiers des émissions de CO associées.2
6 Toutefois, ils constituent un enjeu ma-
jeur en matière de mobilité durable et
4
peuvent inspirer des mesures de poli-
2 tique publique qui bénéficieront à tous
les motifs de déplacement.0
En 2007, en région Centre, ces dépla-Volume de CO2 Nombre de résidences Surfaces moyennes
principales cements réalisés à 78 % en voiture,
Sources : Insee, Recensement de la population ; Anah
4 4concernent un million d’actifs ou d’étu- Connaître pour agir
diants, qui ont émis 828 000 tonnes de
Donner une vision d’ensemble des impacts des modes de vie des ménages surCO . Cela représente 770 kg de CO2 2
l’environnement a été jusqu’à présent rendu en partie possible au niveau natio-par navetteur et par an (contre 670 kg
nal avec les informations statistiques disponibles. Toutefois, pour que lesen France de province). Le Centre est
e orientations nationales post-Grenelle ou que la stratégie nationale de dévelop-ainsi au 2 rang des régions de pro-
pement durable 2010-2013 (SNDD) soient porteuses de sens, il convient de lesvince les plus émettrices derrière la Pi-
adapter à l’échelle des ménages dans leur cadre de vie. La région constitue àcardie (840 kg/navetteur). Ceci est en
cet égard l’échelle de proximité cohérente pour permettre des comparaisonsgrande partie dû à la configuration de
avec les moyennes nationales. L’Insee Centre et la direction régionale dela région Centre, très vaste, et qui par
l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (Dreal) Centre ont pourses franges nord, jouxte la région pari-
ambition de construire un corpus d’informations quantitatives, stables et perti-
sienne. Un navetteur du Centre par-
nentes qui éclairent sur la façon dont les ménages interagissent sur l’environ-court en moyenne 24 km par jour
nement à partir de statistiques émanant de diverses sources.contre 20 km en France de province.
Cette publication, réalisée avec le concours de la Draaf et de l’Ademe, vise àLa périurbanisation, particulièrement
montrer aux ménages de la région Centre en quoi, comment et dans quellesdéveloppée en région Centre, et la
proportions des impacts environnementaux ont pour origine leurs activités etconcentration des emplois au sein des
leurs modes de vie et quels seraient, au regard des objectifs institutionnels, lespôles conduisent à un accroissement
leviers d’actions qu’ils pourraient activer à l’échelle individuelle ou collective,des flux entre les pôles et leur cou-
en vue d’atteindre des modes de consommation sobres en énergie, économesronne et donc à une accentuation des
en espace et en ressources naturelles.émissions de CO . Entre 1999 et 2008,2
les actifs réalisant ce type de trajet ont Dreal Centre
augmenté de 40 % quand l’ensemble
des actifs ayant un emploi et résidant
dans la région n’a progressé que de La moyenne des émissions des voitu- plus sobres et les pouvoirs publics légi-
8 %. Cette propension à la périurbani- res neuves immatriculées est passée fèrent pour inciter les ménages à les
sation entraîne une hausse du taux de de 154 g/km en 2003 à 131 g/km en acheter. Il reste toutefois à ces derniers
détention de voiture, avec 38 % des 2009, encore loin de l’objectif du Gre- d’autres initiatives à prendre afin de
ménages en possèdant au moins nelle de 95 g/km en 2020. contribuer à la diminution des émis-
deux, soit 4 points de plus qu’en 1999. L’effet du mécanisme de bonus-malus sions de CO . Des alternatives à la voi-2
a été renforcé par la progression duAu total, 85 % des ménages de la ré- ture peuvent être trouvées, comme les
gion en sont pourvus contre 83 % en prix des carburants tout au long de transports en commun, le vélo (10 km
l’année 2007 et jusqu’à la mi-2008.France de province. Dans les pôles, le quotidiens de vélo évitent le rejet de
Cela a en effet favorisé l’achat de voi-recours aux transports en commun est 700 kg de CO /an) ou la marche à pied2
tures plus sobres et donc moins émet-important et les émissions de CO sont (chaque kilomètre parcouru permet d’é-2
trices de CO . Toutefois, une étude2moindres que dans les couronnes. conomiser 280 g/CO ). Et si l’usage de2
récente de l'Insee montre qu’à court l’automobile s’avère indis- pensable, il est
terme le barème de 2008 aurait accru possible d’adopter une conduite souple,Progression des véhicules les
les émissions de CO en stimulant la2 d’oublier l’usage de la climatisation et deplus sobres parmi les
production et la vente de véhicules respecter les limitations de vitesse. Au to-immatriculations neuves
neufs. tal, « l’éco-conduite » permettrait une éco-
Afin de faire diminuer les émissions de Les industriels rivalisent d’ingéniosité nomie de 20 à 40 % de carburant.
CO , la loi de finances initiale pour2 pour produire des véhicules de plus en
2008 a créé le dispositif de bonus-ma-
lus écologique pour les automobiles. Davantage d'immatriculations de véhicules sobres
La mise en œuvre de cette mesure a
fait augmenter considérablement les grammes par kmnombre d'immatriculations
Étiquette énergie/CO245 000 180immatriculations de voitures qui émet-
40 000 160tent moins de 120 g CO /km. En région2
Émissions de CO2 faibles
35 000 140Centre, leur part passe de 14 % en
Inférieures ou A30 000 120 égales à 100 g/km2003 à 45 % en 2009 (14 % à 48 %
pour la France entière). La proportion 25 000 100 de 101 à 120 g/km B
d’immatriculations de voitures émettri- 20 000 80
de 121 à 140 g/km C
ces deplus de160gCO /km, désor- 15 000 602
de 141 à 160 g/km Dmais taxées, passe de 30 % à 9 %, 10 000 40
comme au niveau national. Toutefois, 5 000 20 de 161 à 200 g/km E
cette mesure ne touche qu’une faible 0 0
de 201 à 250 g/km2007 F2003 2004 2005 2006 2008 2009
partie des automobiles puisque le taux
supérieures ou égales à 250 g/kmÉmissions de 120 g ou moins Émissions de plus de 160 g Gde renouvellement du parc, bien qu’en de 121 g à 160 g Moyenne des émissionsprogression, n’est que de 6 % contre Émissions de CO2 élevées
Objectif Grenelle 2020
7 % à l’échelon national.
Source : MEDDTL (CGDD/SOeS)
5Le sixième défi de la SNDD vise à la La consommation d’espace par l’habitat
« conservation et gestion durable
indice base 100 en 1990de la biodiversité et des ressources
140
naturelles ». Les activités humaines,
par leurs impacts sur le cycle de l’eau 135 Surface sols bâtis*
Ménages (nombre)et la biologie des sols appauvrissent la
130 Logements (nombre)biodiversité. La protection des espa-
Populationces et des espèces et pour l’eau le re- 125
cours au contingentement, voire à
120
l’interdiction des prélèvements lorsque
la disponibilité de la ressource est me- 115
nacée, sont indispensables.
110
Chaque logement, qu’il soit individuel
105ou collectif, est à l’origine d’une imper-
méabilisation des sols, perte quasi irré-
100
versible d’une ressource qui se
95renouvelle sur de très longues périodes
(1 000 ans). L’aspect très rural de la ré- 1992 1998 2000 20061990 1994 1996 2002 2004 2008
gion Centre se manifeste au travers de *Enquêtes Teruti et Teruti-Lucas : rupture de série entre 2004 et 2006
Source : Insee ; MAAPRATsa faible densité de population,
presque deux fois moindre qu’au ni-
veau métropolitain (65 hab/km² contre
chantier de logements ordinaires dont la loyers en centre-ville poussent114). Au quotidien, les ménages habi-
plupart sont destinés à être des résiden- inexorablement les habitants vers latent, travaillent, font leurs courses et se
ces principales, soit une augmentation périphérie des zones urbaines.déplacent sur une partie artificialisée du
de 10 % par rapport aux cinq annéesterritoire qui, selon la méthodologie uti- La SNDD et le Grenelle préconisent de
précédentes. La part moyenne de loge-lisée, est estimée entre 4 % et 9 %. lutter contre la banalisation des paysa-
ments individuels construits, bien qu’enLa surface dédiée à l’habitat, qu’il soit ges et l’artificialisation des espaces par
diminution, reste importante (71 %).principal ou secondaire, jardins com- la densification des centres urbains. En
pris, revient environ à 1 000 m² par mé- région Centre, l’objectif est de diminuerOutre la propension à l’individualisation
nage de la région, contre une moyenne de moitié le rythme annuel d’artificiali-de l’habitat, l’implantation des surfaces
nationale de 855 m² par ménage. sation des sols d’ici 2020. La mise encommerciales et zones d’activités, les
place récente de commissions départe-routes et espaces connexes engen-
mentales de consommation des espa-Une extension des surfaces drent une progression quatre fois plus
ces agricoles contribue à cet objectif.artificialisées quatre fois plus rapide des surfaces artificialisées que
Le levier principal sera la maîtrise desrapide que l’accroissement celle due à l’accroissement démogra-
documents d’urbanisme compte tenudémographique phique sur les deux dernières décennies
d’une connaissance approfondie du po-(cinq fois en métropole).
Depuis vingt ans, l’augmentation du tentiel foncier existant à l’intérieur des
nombre de ménages s’accompagne L’espace agricole davantage centres urbains et de la prise en compte
d’un phénomène de décohabitation impacté par la construction des prévisions démographiques.
croissant. Dans le Centre, il suffisait de neuve
382 logements pour loger 1 000 habi- Des ressources en eau très
La disparition des terres agricoles ettants en 1990, il en faut 433 en 2008 sollicitées, une qualité à
des espaces ruraux, au profit d’une ur-(428 en France métropolitaine). surveiller
banisation excessive, menace lesPar ailleurs, l’essor de l'habitat indivi-
fonctionnements des écosystèmes, Toute exploitation des ressources doitduel, en particulier dans les zones ru-
grignote les espaces naturels et le po- être adaptée aux niveaux de disponibi-rales, est facilité par les dispositifs liés
tentiel de production agroalimentaire. lité et aux rythmes de renouvellement.à l’acquisition et répond à un désir
Ainsi, réduire les pressions sur la res-croissant de confort. Alors qu’une enquête d’opinion récente
source en eau est un enjeu majeurindique que l’urbanisation et la destruc-Ce type d’habitat génère plus d’étale-
pour les années à venir. Celle-ci n’esttion d’espaces naturels sont perçuesment urbain que l’habitat collectif.
pas inépuisable en quantité, se dé-Alors que la taille des logements col- comme des menaces à la biodiversité,
grade en qualité et son exploitationl’artificialisation des sols continue delectifs évolue peu depuis deux décen-
coûtedeplus enplus cher.progresser.nies, la surface des maisons
3individuelles tend à s’accroître (de En région Centre, le rythme annuel En 2007, 1 153 millions de m d’eau
96 m² à 111 m² en vingt ans). De plus, d’artificialisation atteint 5 800 hecta- ont été prélevés en région Centre, soit
la moitié des maisons possède un jar- res. Ce sont les sols agricoles qui en 3,7 % du total métropolitain. Près de
din d’au moins 600 m², même si la ten- payent le plus lourd tribut, essentielle- 20 % des prélèvements sont destinés
dance nationale est à la diminution de ment les terres arables et les zones à un usage domestique, part compa-
la taille des terrains acquis ces derniè- maraîchères, mais aussi les autres es- rable au niveau national. Les prélève-
res années. paces : bocages, prairies et forêts. ments des ménages ont baissé de 7 %
Entre 2006 et 2010, la région Centre a La concentration des emplois et le ren- depuis 2000 dans le Centre et de 3 %
enregistré près de 69 000 mises en chérissement du coût du foncier et des en France métropolitaine.
6 6Utilisation des prélèvements de l’Eure-et-Loir suite à des leur consommation. Dans le Centre,
en eau dans la région Centre dépassements de seuil de potabilité. depuis quelques années, la facture
en 2007 Néanmoins, en 2010, la qualité de l’eau tend à converger vers le niveau natio-
2,5 %
distribuée a été conforme aux normes nal. En 2008, le prix moyen total de
sanitaires en vigueur : 93 % de la popu- l’eau dans la région est de 3,37 euros
3lation régionale a reçu une eau par m (3,41 en France métropolitaine).
19,6 conforme aux teneurs en pesticides et En dix ans, l’augmentation est de 38 %
98 % de la population une eau contre 31 % en métropole, en partie du
conforme aux teneurs en nitrates. fait d’un coût initial inférieur.
58,5 Récemment, des investissements im-
19,4 portants ont été réalisés dans la régionUne consommation plus
pour assurer le renouvellement des ré-économe en eau
seaux d’eau potable et d’assainisse-
Avec 8,7 milliards d’euros en 2009, la ment vieillissants. En effet, en France,
Usage énergétique 3dépense totale de prélèvement et de 22 % des 6 milliards de m produits industriel
distribution d’eau représente un cin- sont perdus durant la distribution d’eauUsage domestique
quième de la dépense nationaleUsage agricole en raison de défauts d’étanchéité des
Sources : Agences de l'eau ; MEDDTL (SOeS) consacrée à la protection de l’environ- réseaux. Le renouvellement de ceux-ci
nement. En 2008, après une chute de ainsi que des progrès dans le dispositif
11 % par rapport à 2004, la consom-Dans le Centre, les eaux souterraines de surveillance contribuent à diminuer
mation d’eau potable des ménages dusont particulièrement sollicitées : en les fuites. Ces investissements se ré-
Centre s’établit, en moyenne, à 146 li-2007, 96 % des volumes prélevés pour percutant sur la facture d’eau, les
tres par habitant et par jour contrela production d’eau potable sont d’ori- consommateurs participent ainsi à la
151 en France métropolitaine.gine souterraine contre 63 % en métro- protection de la ressource tout en bé-
pole. Ainsi, en 2010, 1 100 captages néficiant d’un meilleur service.Un changement dans les pratiques
assurent la fourniture d’eau à plus de peut en partie expliquer cette évolu-
90 % de la population régionale. Ces tion. Régulièrement sensibilisés par
ressources en eau souterraine sont les campagnes des pouvoirs publics,
fragiles tant quantitativement que qua- les ménages sont mieux dotés en équi-
litativement. Depuis une trentaine pements économes en eau (chasse
d’années, la baisse du niveau est épi- d’eau à double débit, mitigeur,
sodique (telle la nappe libre de lave-vaisselle et lave-linge de classe
Beauce) ou persistante (comme la énergétique A) et adoptent des com-
nappe captive du Cénomanien). Elle portements plus sobres par une ges-
suppose une réglementation adaptée tion raisonnée de l’eau. En outre, les
des volumes prélevés, afin de rendre arrêtés préfectoraux de restrictions de
compatibles l’ensemble des usages de l’usage de l’eau obligent les ménages
l’eau et les besoins des milieux à limiter leur consommation lors des
aquatiques. Dans ce contexte, l’une épisodes de sécheresse.
des mesures du plan national d’adapta-
La hausse de la facture d’eau con-tion au changement climatique
photo : navi-mag.comtribue également au phénomène, les(PNACC) en 2009 est de « développer
ménages se montrant plus attentifs àles économies d’eau et assurer une
meilleure efficience de son utilisation »
en économisant 20 % de l’eau prélevée
Évolutions de la consommation domestique d'eau potabled’ici 2020. Or, depuis 2000, dans le
et du prix de l'eau
Centre, les prélèvements suivent plutôt
3litre par jour et par habitant euro par mune pente ascendante. En 2007, ils re-
170 4,0
viennent enfin à leur niveau de 2000 Prix total de l'eau :
région Centre France métropolitaine 3,41 3,5grâce à la baisse régulière des prélève- 165
3,37ments industriel et domestique et à la
3,0
160pluie qui a beaucoup fait diminuer les
prélèvements agricoles. 2,5
155
La qualité de l’eau potable reste la
2,0
préoccupation environnementale ma-
150
jeure des français selon le baromètre 1,5
du centre d’information sur 145
1,0
l’eau/TNS-Sofres 2011. La pollution
Consommation domestique d’eau potable :140des nappes par les nitrates et pestici- 0,5région Centre France métropolitaine
des a entraîné la fermeture de capta-
135 0,0ges. Entre 2004 et 2008, 10 % des
1998 2001 2004 2008captages ont été abandonnés dont
Sources : MEDDTL (SOeS) ; MAAPRATpresque la moitié dans le département
7Pour comprendre ces résultats
Définitions
Déchet : le Code de l'environnement (article tituée des OMR et des déchets collectés sé- de personnes dans le foyer, du volume des
L.541-1) le définit comme « tout résidu d'un lectivement, soit en porte à porte, soit en bacs ou des sacs remis par l’autorité ges-
processus de production, de transformation tionnaire du service et du poids des déchetsapport volontaire : verre, emballages et jour-
ou d'utilisation, toute substance, matériau, naux-magazines (matériaux secs). Elles emmenés à l’occasion d’une pesée em-
produit [...] abandonné ou que son détenteur comprennent également, à la marge, les col- barquée.
destine à l'abandon ». lectes sélectives de biodéchets alimentaires. Prélèvement d'eau : regroupe l’ensemble
Collecte sélective : collecte des déchets des prélèvements liés aux activités généréesTaxe d'enlèvement des ordures ménagè-
ménagers séparés en plusieurs flux différen- res (Teom) : perçue avec la taxe foncière, par l’agriculture, l’industrie (y compris de l’é-
ciés (matériaux secs, fermentescibles, dé- son montant varie en fonction de la valeur du nergie), l’alimentation en eau potable, ou
chets encombrants). autre (source d’eau minérale autorisée, pro-logement ou du local. Elle n’est pas du tout
liée à la quantité de déchets produite par le duction de neige artificielle). Ils sont regrou-Ordures ménagères résiduelles (OMR) :
ménage ou le professionnel, au contraire de pés en trois sous-types correspondants aupart des ordures ménagères collectées en
milieu affecté : prélèvements en eau de sur-la redevance d'enlèvement des orduresmélange, restant après les collectes sélecti-
ménagères (Reom). Le montant de celle-ci face, en eau souterraine, en eau de mer.ves.
Ordures ménagères et assimilées : cons- varie généralement en fonction du nombre
Méthodologie
Mesures de l’occupation des sols : Corine Estimation des émissions de CO dues aux Estimation des émissions de CO2 dues au2
Land Cover et Teruti déplacements des actifs et étudiants chauffage des logements
Corine Land Cover est une méthode de produc- L’estimation du CO émis est le fruit d’une colla- Le calcul des émissions de CO2 liées au2
tion basée sur la photo-interprétation d’images sa- boration de l’Insee avec le SOeS. Elle utilise le chauffage des logements nécessite d’estimer
tellitaires, avec une échelle de production de recensement de la population 2007, complété la consommation en énergie finale requise
e
1/100 000 et un seuil de 25 hectares pour la prise par les déclarations annuelles de données so- pour chauffer ces logements. Un facteur de
en compte des unités cartographiées, alors que ciales 2006 (pour calculer les distances moyen- conversion, différent selon l’énergie utilisée,
Teruti consiste à suivre chaque année nes travail-domicile des actifs résidant et permet de passer de cette consommation à
322 200 points répartis sur le territoire métropoli- travaillant dans la même commune), par le fi- l’émission de CO2. La méthode employée est
tain. La différence de conception entre ces deux chier central des automobiles (structure du basée sur les travaux de M. Julien Marchal,
méthodes rend la comparaison des résultats très parc automobile par commune), l’enquête na- ingénieur du corps des Ponts et Chaussées,
difficile. On constate des superficies approchantes tionale transports et déplacements 2008 dont les résultats ont été publiés par l’Agence
pour certaines grandes catégories. Mais les caté- (nombre d’allers-retours quotidiens et modes nationale de l’habitat (Anha) en février-mars
gories composites de Corine Land Cover n’exis- de transport des étudiants) et par les enquêtes 2008 sous le titre « Modélisation des perfor-
tent pas dans Teruti. En évolution, il vaut mieux « Ménages Déplacements » et la base des mances énergétiques du parc de logements -
privilégier Teruti ; Corine Land Cover servira transports en commun du CERTU (phase de État énergétique du parc en 2008, modèle
pour établir une photo et localiser les points de traitement des transports en commun dans les prospectif à l’horizon 2050 ».
changements importants d’usage des sols. grandes communes).
Directeur de la publication Pour en savoir plus
Dominique Perrin
« Stratégie nationale de développement durable 2010-2013 : vers une économie verte et équitable »,
Édition décembre 2010.Coordination des études
Olivier Aguer « Les indicateurs de la stratégie nationale de développement durable 2010-2013 », Édition 2010,
CGDD-SOeS, février 2011.
Équipe de projet
« Les perceptions sociales et pratiques environnementales des Français de 1995 à 2011 », La revue duChrystel Scribe
Karine Pélissou CGDD, octobre 2011.
Florence Naizot (Dreal)
« Le développement durable en Midi-Pyrénées Synthèse et Enjeux », Dossiers de l’Insee, n° 153, Insee
Murielle Lethrosne (Dreal)
direction régionale de Midi-Pyrénées, octobre 2011.
Rédactionenchef « Profil environnemental de la région Centre », Dreal, 2010.
Philippe Calatayud
« Consommation des ménages et environnement », Édition 2011, CGDD-SOeS, mars 2011.
Jacqueline Duvey Pilate
« 345 millions de tonnes de déchets produits en France en 2008 », Chiffres et Statistiques, n° 179, Meddtl,
Maquettiste / Webmestre décembre 2010.
Hélène Fernandes Ferreira /
« Les tonnages de réduction et de recyclage des déchets ménagers et assimilés attendus par la loi
Yves Dupuis
Grenelle 1 », Le Point sur, n° 66, novembre 2010.
Relations médias « Modélisation des performances énergétiques du parc de logements - État énergétique du parc en 2008,
Martine Blouin
modèle prospectif à l’horizon 2050 », Agence nationale de l’habitat (Anah), février 2008.
Hortense Robert
« Le bonus-malus écologique : éléments d'évaluations », Insee Analyses n°3, janvier 2012.
Institut national de la statistique « Les eaux d’alimentation en région Centre, données 2010 », Agence régionale de la Santé, juillet 2011.
et des études économiques « Services d’eau et assainissement : une inflexion des tendances ? », Le point sur n° 67, CGDD-SOeS,
Direction régionale du Centre
décembre 2010.131 rue du faubourg Bannier
45034 Orléans Cedex 1
www.centre.developpement-durable.gouv.fr www.agreste.agriculture.gouv.fr
Tél : 02 38 69 52 52
www.cieau.com (Centre d'information sur l'eau)www.statistiques.dev.frFax : 02 38 69 52 00
www.ademe.frwww.insee.fr/centre
Exemplaire non destiné à la vente - ISSN n° 0986-976X - © Insee 2012
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