Les migrations interrégionales n'ont qu'un impact limité sur la structure de la population

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Les personnes qui se sont installées en Provence- Alpes- Côte d'Azur entre 1990 et 1999 en provenance des autres régions métropolitaines ou qui sont parties vers d'autres régions présentent des profils semblables à bien des égards, mais qui les différencient nettement de la population «stable». C'est une population plus jeune où les diplômés de l'enseignement supérieur, les cadres et les professions intermédiaires sont surreprésentés. Toutefois, ces arrivées et ces départs modifient peu les caractéristiques de la population régionale quant à la répartition par sexe, par âge, par qualification.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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SUD INSEE N° 61  septembre 2003 l'essentiel Les migrations interrégionales nont quun impact limitésur la structure de la population
Les personnes qui se sont installées en ProvenceAlpesCôte dAzur entre 1990 et 1999 en provenance des autres régions métropolitaines ou qui sont parties vers dautres régions présentent des profils sem blablesàbien deségards, mais qui les différencient nettement de la populationstable. Cest une po pulation plus jeune oùles diplômés de lenseignement supérieur, les cadres et les professions intermédiaires sont surreprésentés. Toutefois, ces arrivées et ces départs modifient peu les caractéristi ques de la population régionale quantàla répartition par sexe, par âge, par qualification.
Entre 1990 et 1999, 495000 personnes en provenance des autres régions de métropole se sont installées en Provence AlpesCôte dAzur, soit 11 % de sa po pulation en 1999. Sur la même période 345 000 personnes lont quittée tout en restant en France métropolitaine (cf. en cadré “Les migrations interrégionales...). Les premiers résultats du recensement de la population 1999 ont permis de décrire ces flux interrégionaux et de donner (1) quelques caracté.ristiques des migrants De nouveaux résultats permettent dé
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sormais de préciser le profil sociodémo graphique de cette population.
Les migrants : une population jeune
Les immigrants et lesémigrants interrégionaux constituent une population plus (2) jeune que la population stable. En ef fet, 65% des nouveaux arrivants et 69 % des partants ont moins de 40 ans contre 47 % de la population stable. Au contraire, la part de la populationâgée de 65 ans et plus est deux fois moindre chez les migrants que dans la population stable (10 % et 20 %).
Etre un homme ou une femme est aussi un paramètre qui influence la migration, même sil intervient dune manière nette ment moins décisive que l’âge (cf. enca dré “Les hommes de moins de 40 ans...). La population migrante est un peu moins féminisée que la population stable, sur tout la populationémigrante : la popula tion stable compte plus de 52% de femmes contre moins de 50% pour les partants. Toutes choseségales par ailleurs, le fait de vivre seul ou en couple sans enfant plutôt quen couple avec enfant(s) aug mente la probabilitéd’être migrant. Au contraire,être parent dune famille mo
(1) Migrations interrégionales : ProvenceAlpesCôte dAzur attire moins. SUD INSEE lessentiel n°44  novembre 2001. (2) Ce sont des personnes quiétaient présentes en Pro venceAlpesCôte dAzur aux recensements de popula tion de 1990 et de 1999. Cependant, elles ont pu changer de département entre les deux derniers recensements, cest le cas de 179 000 dentre elles. Elles ont pu aussi changer de commune en restant dans le même départe ment comme 766 000 dentre elles.
SUD INSEEN° 61  septembre 2003 l'essentiel La part des 2539 ans dans la population nettement supérieureProvenceAlpes s’insèrentpour la plupart dans un pour les migrants Côte d’Azur leurmarché du travail infrarégional, voire 100 et pluslocal, sont aussi peu mobiles.proportion est de 11 %,elle atteint 95 à 99 90 à 94 14 % des partants.Plus actifs que la population stable, les 85 à 89 L’IledeFrance estmigrants ont un taux de chômage un 80 à 84 Emigrants 75 à 79peu supérieur, surtout les arrivants.particulièrement at Immigrants 70 à 74Ceci résulte de deux constats inverses.tractive pour les 65 à 69Stables cadres. Parmi lesLe chômage féminin touche environ 60 à 64 cadres, les ingéune migrante sur quatre contre moins 55 à 59 50 à 54d’une sur cinq dans la populationnieurs et cadres 45 à 49stable. Au contraire, les hommes sonttechniques d’entre prise sont particumoins souvent au chômage quand ils 40 à 44 35 à 39 lièrement mobilessont migrants: 13,8 %pour les arri 30 à 34 contrairement auxvants, 12,8 % pour les partants et 15 % 25 à 29 20 à 24professions libérapour la population stable. L’importance les. duchômage féminin au sein des mi 15 à 19 10 à 14 Les professions ingrants s’explique vraisemblablement par 5 à 9 termédiaires ont égades stratégies de mobilité des couples qui 0 à 4 lement au sein desprivilégient l’emploi de l’homme. 0 %2 %4 %6 %8 %10 %12 %14 % migrants un poidsEn revanche, les jeunes migrants sont Source : INSEE  Recensement de la population de 1999 supérieur à celuimoins souvent touchés par le chômage noparentale constitue un frein à la moqu’ils ont dans la population stable.que les nonmigrants de leur âge, bilité dans tous les cas.Toutefois la mobilité des cadres et desmême si le taux de chômage reste éle professions intermédiaires, comme cellevé. Ainsi, pour les 2025 ans, le taux de des autres catégories socioprofessionchômage est de 25 % alors qu’il atteint Les plus qualifiés nelles, diminue sensiblement avec l’âge.31 % pour les nonmigrants. changent davantage de région de résidence Ceux qui travaillent à leurLe Var premier Le fonctionnement du marché du tradépartement bénéficiaireà compteet les ouvriers vail, qui dépasse le cadre régional pourdes migrations interrégionalesmoins souvent migrants les plus qualifiés, concourt à leur mobi lité. Les diplômés de l’enseignementL’âge explique la faible mobilité desTous les départements de Provence supérieur sont environ deux fois plusretraités surtout audelà de 70 ans. UneAlpesCôte d’Azur reçoivent plus de nombreux parmi les nouveaux arrimoindre propension à migrer est aussinouveaux arrivants qu’ils n’ont de par vants et les partants vers d’autres réle fait de certaines Migrations interrégionales : le Var en tête pour le solde migratoire gions que dans la population stable.professions. Ainsi Solde migratoire rapporté à la population (en %) L’écart se creuse pour les diplômés deles agriculteurs, les 6,1 ou plus e e 2 et3 cycleou d’une grande école. Leartisans, commer 4,3 à 6,1 poids des jeunes générations, ençants et les chefs 3,7 à 4,3 10 725 3,7 ou moins15 256 moyenne plus diplômées, ne suffit pasd’entreprise dont Italie à expliquer la surreprésentation des dil’activité est forte plômés au sein des migrants. Quel quement tributaire des soit l’âge, les migrants sont plus diplôimmobilisations ma 9 734 113 552 més, même si l’écart diminue avectérielles ou imma 49 82015 887 l’âge. Ainsi, la population stable destérielles sont peu 61 756 75 548 2534 ans compte 27 % de diplômés desujets au change 128 165 l’enseignement supérieur, les immiment de résidence grants 42% et les émigrants 50%. mêmeavant 40 ans. 163 009125 730 Dans le cas des 50 à 60 ans, leur part estLes ouvriers qui 70 938 respectivement de 17 %, 25 % et 26 %.disposent d’un caMer Méditerranée pital culturel sou Alors que les cadres et professions invent moindre que© IGN  INSEE 2003 tellectuelles supérieures ne représenles cadres ou les Note de lecture : 70 938 personnes sont parties du Var vers une région de la France métropo litaine autre que ProvenceAlpesCôte d’Azur et 125 730 personnes sont arrivées dans le Var tent que 6 % de la population de 15 ansprofessions interen provenance d’une autre région. Le solde migratoire du Var représente 6,1 % de sa population. et plus, parmi les nouveaux arrivants enmédiaires et qui Source : INSEE  Recensement de la population 1999
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N° 61  septembre 2003
SUD INSEE l'essentiel
Les hommes de moins de 40 ans, cadres et diplômés, champions de la mobilité...Quelques probabilités à partir du modèle (1) Déterminants des mirations interréionales en ProvenceAlesCôte d’Azur entre 1990 et 1999 La probabilité d'être immigrant plutôt que Probabilité relative d'être migrant par "stable" dans la situation de référence est de (2) ra ortà la situation de référence 21 %, celle d'être émigrant est de 15 %. Arrivants* Partants* Pour un homme de moins de 40 ans, cadre, di e e SexeHomme 1,001,00 plômé du 2ou 3cycle, adulte d'un couple Femme 0,930,89 sans enfant, la probabilité d'être immigrant est Situation familiale de 42 %, celle d'être émigrant de 43 %. Adulte d'un coule sans enfant1,30 1,20 Pour une femme retraitée de moins de 70 ans, Adulte d'un couple avec enfant(s)1,00 1,00 sans diplôme ou possédant un certificat d'étu Adulte d'une famille monoarentale 0,880,93 des primairesou le BEPC, vivant seule,la pro Personne seule1,22 1,31 babilité d'être immigrante est de 8%, celle Autre 0,540,56 d'être émigrante de 5 %. Niveau de diplôme Sans dilôme, certificat d'étudesrimaires, BEPC0,58 0,62 CAP, BEP0,72 0,70Un effet plutôt positif Baccalauréat ou éuivalent 1,001,00 entre 25 et 39 ans pour er Diplôme universitaire de 1cycle, BTS, DUT1,08 1,08 tous les départements e e Di lômeuniversitaire de 2ou 3c cleou d'unerande école1,24 1,38 Situation par rapport à l'activité Moins de 40 ans Les caractéristiques des migrants, sensi Agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d'entreprise0,61 0,77 blement différentes de celles de la popu Cadres etrofessions intellectuelles suérieures 1,692,48 Professions intermédiaires1,07 1,10lation stable, sontelles à même de modi fier la structure de la population régio Em lo és1,00 1,00 Ouvriers 0,690,78 nale ? Si l’on compare les structures de Chômeurs 1,141,16 Etudiants 1,141,38la population par âge, par diplôme et par catégorie socioprofessionnelle consta Autres ersonnessans activitérofessionnelle //1,18 40 ans ou plus tées à ce qu’elles seraient en l’absence de A riculteurs,artisans, commerants, chefs d'entrerise 0,320,35 migrations, on obtient une mesure de l’ef Cadres et professions intellectuelles supérieures0,55 0,52 Professions intermédiaires0,41 0,42fet migratoire sur ces structures (cf. ta Employés 0,390,42 bleau “Un effet positif des migrations...”). Ouvriers 0,300,34 Chômeurs 0,760,77 Autres ersonnessans activitérofessionnelle 0,400,46L’effet migratoire est positif pour la population âgée de 0 à 14 ans, de 25 à Retraités de moins de 70 ans0,49 0,41 Retraités de 70 ans etlus 0,280,3139 ans et de 60 à 69 ans, c’estàdire (1)que la part de ces populations dans la Modèles loisti uessur larobabilité d'être immirant et celle d'être émirant interréional. population totale est un peu supérieure (2) La situation de référence, en italique, correspond à un homme exerçant la profession d'employé, vivant en cou leavec enfant s , aant le baccalauréat et locataire de son loement. à ce qu’elle aurait été sans migration. * Probabilité sinificative au seuil de 5 %. // Variableà écarter du modèle, le coefficient estimé n'étantas sinificativement non nul.L’effet est négatif pour les 1524 ans, les 4059 ans et les 70 ans et plus. Il est Cham : oulation de 15 ans etlus hors immirants de l'étraner et des DOMTOM. Note de lecture : un coefficient supérieur à 1 indique une probabilité d'être migrant plus forte que celle cependant d’une ampleur limitée. En rencontrée dans la population de référence. Un coefficient inférieur à 1 indique une probabilité plus faible. Par exemple, pour des personnes ayant les mêmes caractéristiques (même sexe, même situation familiale, effet, le solde migratoire interrégional même situation par rapport à l'activité, etc.)la probabilité d'être émigrant vers une autre région augmente de e e 38 % pour les titulaires d'un diplôme de 2ou 3cycle par rapport au titulaire d'un baccalauréat et diminue de ne représente que 3,3 % de la popula 38 % pour une personne sans diplôme. tion régionale (4,4 % pour les 2539 ans). Source : INSEE  Recensement de la population de 1999 D’autre part, les profils par âge des im tants vers les autres régions. Le Var artesAlpes et les AlpesMaritimes se simigrants et des émigrants sont assez rive en tête des départements de latuent également audessus du solde attenproches, les flux à l’arrivée et au départ région pour le niveau du solde migradu et le Vaucluse audessous.se compensent donc en partie. Globale toire interrégional avec un excédent des arrivées sur les départs de près de Un arrivant sur cinq en provenance des DOMTOMou de l’étranger En ProvenceAlpesCôte d’Azur, entre 1990 et 1999, 17 000 personnes sont arrivées d’un département 55 000personnes devant les Alpes ou un territoire français d’outremer et 112 000 de l’étranger, soit 129 000 personnes qui sont venues Maritimes (+ 38 000 personnes) et les s’ajouter aux 495 000 migrants en provenance des autres régions métropolitaines. Au sein des mi BouchesduRhône (+ 35 000). Le solde grants venant de la France d’outremer, la Réunion arrive en tête (28 %) suivie de Mayotte (16 %). Glo des BouchesduRhône représente 56 %balement les départements français d’Amérique (Guadeloupe, Martinique et Guyane) représentent un tiers de l’ensemble des migrants en provenance des DOMTOM (respectivement 13 %, 12 % et 8 %). de ce qu’il serait si l’excédent migra Les migrants arrivés de l’étranger sont pour près de la moitié de nationalité française. En 1990, près toire se répartissait entre les différents d’un tiers d’entre eux résidaient dans un pays de l’Union européenne, principalement dans un pays limi départements dans les mêmes proportrophe (Allemagne, ltalie, RoyaumeUni et Belgique). Plus d’un quart des nouveaux arrivants viennent tions que la population régionale. A des pays du Maghreb, en particulier d’Algérie et du Maroc (respectivement 13 % et 11 %). Les autres pays d’Afrique alimentent une part non négligeable du flux d’immigrants de l’étranger (16 %). Les pays l’opposé, l’excédent migratoire du Var d’Afrique noire francophone continuent de nourrir des arrivées significatives dans notre région (14 %). est 82% audessus du solde “attendu”. Les arrivées de Comoriens entre 1990 et 1999 constituent le flux le plus important de migrants en pro Les AlpesdeHauteProvence, les Hauvenance de cette zone (3 600).
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SUD INSEEN° 61  septembre 2003 l'essentiel Un effet positif des migrations sur les professions intermédiaires et les employés Effet des migrations sur la structure par âge Alpes HautesAlpes BouchesVar Vaucluse PACA deHaute AlpesMaritimes du Provence Rhône 0 à 14 ans0,38 0,21 0,020,20 0,160,300,16 15 à 24 ans 0,38 0,79 0,050,15 0,40 0,32 0,11 25 à 39 ans0,07 0,460,41 0,130,34 0,100,22 40 à 59 ans0,05 0,01 0,13 0,06 0,34 0,09 0,11 60 à 69 ans0,20 0,300,15 0,22 0,680,060,11 70 ans et plus 0,32 0,17 0,36 0,21 0,43 0,23 0,27 Effet des migrations sur la structure par CS de la population de 15 ans et plus Agriculteurs, artisans, com  0,02 0,04 0,05 0,040,09 0,02 0,04 merçants, chefs d'entreprise Cadres et professions  0,12 0,200,00 0,02 0,060,04 0,03 intellectuelles supérieures Professions intermédaires0,42 0,260,26 0,250,17 0,370,24 Employés 0,070,52 0,290,21 0,32 0,030,23 Ouvriers 0,26 0,09 0,08 0,050,26 0,04 0,10 Retraités 0,240,35 0,03 0,40 0,60 0,050,00 Autres personnes sans  0,32 0,99 0,390,05 0,67 0,38 0,30 activité professionnelle Pour mesurer l’effet des migrations sur la structure de la population par âge, on part de la répartition observée dans la région au dernier recensement. On effectue une simulation de la population hors migrations à partir de laquelle on calcule une nouvelle structure. Pour une modalité donnée, l’effet s’obtient par différence entre la part dans la répartition observée et celle calculée. On procède de même pourmesurer l'effet sur la structure par catégorie socioprofessionnelle de la population de 15 ans et plus. Exemple : les professions intermédiaires représentent 11,44 % de la population de 15 ans et plus au recensement de 1999 et 11,20 % dans la simulation. L’effet migratoire est de : 11,44  11,20= + 0,24 point. Source : INSEE  Recensement de la population 1999
ment l’âge moyen de la population dans la région est de 40,6 ans, celui des arrivants est de 33,7 ans, celui des par tants de 32,6 ans. Sans les migrations, la population aurait en moyenne 40,8 ans.
L’impact des migrations interrégiona les sur les structures démographiques départementales est plus important. Les départements de la région sont suffi samment contrastés pour que les pro fils migratoires le soient aussi.Entre 15 et 24 ans, à l’exception des Bouches duRhône qui bénéficient d’un effet positif dû aux migrations interrégiona les, tous les départements enregistrent
un effet négatif qui va de  0,05 point pour les AlpesMaritimes à  0,79 point pour les HautesAlpes. Au contraire, dans la classe d’âge 6069 ans, on cons tate un effet négatif pour les Bouches duRhône tandis que pour tous les autres départements, l’effet est positif, en parti culier pour le Var (+ 0,68 point).
Les migrationsrenforcent la part des professions intermédiaires et des employés
Les migrations ont pour effet de dimi nuer la part des personnes sans diplôme
Les migrations interrégionales ou les changements de région de résidence er Lors de chaque recensement, une question est posée sur le lieu de résidence au 1janvier de l’année du précédent recensement. Cette question permet de comptabiliser les migrants, c’estàdire les per sonnes dont le lieu de résidence a changé. Ce nombre de migrants est inférieur au nombre de migra tions réellement effectuées, du fait des migrations multiples entre les deux recensements et des retours non comptabilisés. Les chiffres mentionnés dans cet article portent sur les migrations déclarées entre Provence AlpesCôte d’Azur et le reste de la France métropolitaine. Car s’il est possible grâce au recensement de connaître le nombre de personnes venues de l’étranger, on ne peut comptabiliser celles qui y sont parties, et qui n’ont donc pas été recensées en 1999. er Les enfants nés depuis le 1janvier 1990 sont par convention considérés comme migrants en 1999 si la personne de référence du ménage est ellemême migrante. Lesimmigrantsen ProvenceAlpesCôte d’Azur sont donc des personnes résidant dans la région en 1999 mais qui habitaient dans une autre région de métropole en 1990. Ce sont donc ceux qui sont arrivésdans la région entre 1990 et 1999, en provenance d’une autre région de France métropolitaine. Lesémigrantsde ProvenceAlpesCôte d’Azur sont donc les personnes résidant dans la région en 1990 mais qui habitaient dans une autre région de métropole en 1999. Ce sont donc ceux qui sont partisde la région entre 1990 et 1999, tout en restant en France Métropolitaine.
© INSEE 2003 N° ADEP : 0904B05336 N° ISSN : 1287292X Prix : 2,20 euros Code Sage : SIE036132
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de 0,49 point. L’effet est également e négatif sur les diplômés de 2et de e 3 cycle,mais de très faible ampleur. Entre ces deux extrêmes, pour les titulai res d’un CAP ou d’un BEP, d’un bacca er lauréat ou d’un diplôme de 1cycle de l’enseignement supérieur, l’effet est po sitif.
Les cadres supérieurs constituent la caté gorie la plus mobile, au départ comme à l’arrivée. Toutefois, les migrations de cette catégorie d’actifs n’ont que peu d’effet sur leur part dans la population de 15 ans et plus, cet effet est d’ailleurs légèrement négatif. L’excédent des ar rivées sur les départs est relativement faible pour les cadres supérieurs com paré à celui d’autres catégories socio professionnelles, en particulier les pro fessions intermédiaires et les employés. Les migrations ont un effet positif de près d’un quart de point sur la part des professions intermédiaires et des em ployés, leur effet est, contrairement à une idée reçue, neutre pour les retrai tés. Au niveau départemental, les effets par catégorie socioprofessionnelle contras tent parfois avec la situation régionale, en particulier pour les retraités. Les mi grations augmentent de 0,60 point la part des retraités dans le Var tandis qu’elles ont un effet négatif dans les BouchesduRhône ( 0,40 point). Quels que soient les départements de la ré gion, l’effet est toujours positif pour les professions intermédiaires et presque toujours positif pour les employés.
Les migrations interrégionales concer nent des personnes dont les profils sont sensiblement différents de la population stable quant à l’âge, au niveau de forma tion et à la catégorie socioprofession nelle. Elles contribuent de manière si gnificative à la croissance de la popula tion, mais elles n’ont qu’un effet limité sur sa structure sociodémographique.
Claude Cappelluti Jimmy Lopez
Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques ProvenceAlpesCôte d'Azur 17, rue Menpenti 13387 Marseille Cedex 10 Téléphone : 04 91 17 57 57 Fax : 04 91 17 59 58 Internet : www.insee.fr/paca
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