Les migrations résidentielles en Picardie du sud

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Au contact de l'Ile-de-France, la moitié sud de la Picardie connaît d'intenses brassages de populations au travers de la mobilité résidentielle. Les flux d'arrivées et de départs s'opèrent d'abord avec la banlieue parisienne. Ceci tient toutefois au nombre élevé d'habitants de la banlieue. Si l'on exclut l'effet du poids démographique, le regard sur les mouvements migratoires se modifie : pour une personne donnée, les probalilités de migration sont bien plus fortes entre le sud de la Picardie et la couronne périurbaine francilienne, qui recouvre des espaces géographiquement plus éloignés de Paris. De même, hors effet du poids démographique, les échanges du sud de la Picardie sont plus intenses avec l'aire urbaine de Lille qu'avec Paris intra-muros. Les nouveaux arrivants dans le sud de la Picardie, recherchent avant tout une maison individuelle. Cet espace apparaît assez attractif pour les cadres, mais ceux-ci y restent moins représentés qu'en moyenne nationale.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°123  2003 Les migrations résidentielles en Picardie du sud Attrait de la maison individuelle, brassages importants avec l’ÎledeFrance Au contact de l’ÎledeFrance, la moitié sud de la Picardie connaît d’intenses brassages de populations au travers de la mobilité résidentielle. Les flux d’arrivées et de départs s’opèrent d’abord avec la banlieue parisienne. Ceci tient toutefois au nombre élevé d’habitants de la banlieue. Si l’on exclut l’effet du poids démographique, le regard sur les mouvements migratoires se modifie : pour une personne donnée, les probabilités de migration sont bien plus fortes entre le sud de la Picardie et la couronne périurbaine francilienne, qui recouvre des espaces géographiquement plus éloignés de Paris. De même, hors effet du poids démographique, les échanges du sud de la Picardie sont plus intenses avec l’aire urbaine de Lille qu’avec Paris intramuros. Les nouveaux arrivants dans le sud de la Picardie recherchent avanttout une maison individuelle. Cet espace apparaît assez attractif pour les cadres, mais ceuxci y restent moins représentés qu’en moyenne nationale. a moitié sud de la Picardie estments migratoires sont d’autant plus imCette méthode révèle d’abord l’im ici définie comme le départementportants qu’ils concernent des territoiportance de la proximité. Au niveau des daLPicardie enregistre ses principauxns l’Aisne les zones d’emploi deles échanges hors de l’effet du poids de l’Oise, auxquelles s’ajoutentres à forte population. Pour apprécierflux directement observés, le sud de la ChâteauThierry et de Soissons. Cetdémographique des zones (effet deéchanges avec l’ÎledeFrance. Tou ensemble connaît des flux intensesmasse), les flux sont rapportés danstefois, lorsque l’on fait abstraction du d’arrivées et de départs. Entre 1990cette étude au poids démographiquepoids démographique des zones im et 1999, ces mouvements ont suivi desdes zones. Ainsi, pour un territoirepliquées, les échanges sont près de tendances analogues à l’ensemble dedonné, ses échanges avec le sud de latrois fois plus intenses avec le reste la région. Le solde migratoire (soldePicardie sont alors appréciés indépende la Picardie. Ils sont d’une ampleur des arrivées et des départs) est dedamment de son poids démographique.comparable avec la zone formée d’une venu légèrement déficitaire : la moitié sud de la Picardie conserve un excé dent visàvis de l’ÎledeFrance. EnAvec les espaces franciliens, des flux intenses et excédentaires revanche, elle présente un déficit visPrincipaux flux de migration définitives impliquant le sud de la Picardie de 1990à1999 àvis du reste de la Picardie et des Unité : nombreSource : Insee  Recensement de la population 1999 régions de province. Départs du sudArrivées dans le Solde bilatéral de la Picardiesud de la Picardie Des migrations intenses Reste de la Picardie17 23513 733 3 502 avec la proximité directe Lille (aire urbaine)18 5282 903 15 625 Près de 85% des arrivées comme9 074Paris (commune)3 84112 915 des départs de la zone s’opèrent avec Banlieue de Paris27 12958 76431 635 le reste de la Picardie, l’ÎledeFrance, Couronne périurbaine de Paris9 8039 32319 126 les autres régions du Bassin parisien Frange de 15 kms alentour17 96924 7046 735 ou le Nord  PasdeCalais. Les mouve
bande de 15 kilomètres autour du sudbanlieue. Comme pour les migrations àvage entre les âges. Seuls les retraités de la Picardie. En effet, la plupart descourte distance, ceci vaut pour toutes lessont spécifiquement attirés par le sud de déménagements s’effectuent à courtecatégories socioprofessionnelles et lesla Picardie, où ils peuvent accéder à des distance. Ceci reste valable quelle quetranches d’âge. Trois raisons expliquentlogements plus grands et en maison in soit la catégorie socioprofessionnelle oucette densité spécifique d’échanges avecdividuelle. En outre, une forte partie de la tranche des migrants. Entre 1990 etla couronne périurbaine. Tout d’abord, inces retraités sont d’anciens Picards qui 1999, en moyenne nationale, deux miterviennent des effets de proximité, puisretournent dans leur région d’origine à grants sur trois sont restés dans le mêmeque la partie nord de la couronnel’issue de leur vie professionnelle. En re département et quatre migrants sur cinqpériurbaine est au contact de la moitié sudvanche, pour toutes les tranches d’âge n’ont pas changé de région.de Picardie, qu’elle recoupe même en parplus jeunes, les flux de Paris vers le sud 2 tie .En second lieu, entre la couronnede la Picardie sont moins élevés qu’at Hors effets de masse,périurbaine et la moitié sud de la Picartendu, en liaison évidente avec l’attrac die, les proportions d’actifs qui travaillenttion du pôle d’emploi parisien. Les dé des migrations plus intenses dans la métropole parisienne sont souventparts du sud de la Picardie vers Paris avec la couronne périurbaine proches et les temps de trajet comparasont à peine plus élevés qu’attendu. Pa de Paris bles. Ces espaces sont donc ceux qui ontris exerce une attraction significative le plus de points communs pour les actifspour les seules tranches d’âge corres Les échanges avec l’ÎledeFrance travaillant dans la métropole parisienne.pondant aux étudiants et jeunes actifs. A sont, du point de vue des flux observés, Enfin, les loyers et les prix de l’immobilierl’opposé, toutes les autres tranches d’abord enregistrés avec la banlieue pari sont aussi les plus proches entre ces deuxd’âge sont moins représentées qu’en sienne (définie comme l’agglomération espaces, et notamment moins élevés qu’àmoyenne. hors Paris intramuros). Ils sont ensuite Paris et dans sa banlieue. réalisés avec l’espace plus large de la Hors effets de masse, « couronnepériurbaine ».Cette zone est Des flux avec Paris trèsdes échanges plus intenses définie au pourtour de Paris et de sa ban segmentés selon les âgesavec Lille qu’avec Paris lieue à partir des déplacements domicile 1 travail .Elle dépasse les limites de l’ÎleEntre 1990 et 1999, le sud de la PiLes migrations avec l’aire urbaine deFrance et s’étend jusqu’à rejoindre descardie a vu 12 915 migrants arriver dede Lille sont bien moins développées aires urbaines comme Vernon, Chartres,Paris intramuros, tandis que 9 070 haqu’avec la banlieue parisienne ou la cou Provins. Au nord de Paris, elle atteint celbitants le quittaient pour Paris. Les arrironne périurbaine de Paris. En revan les de ChâteauThierry, Noyon, Creil etvées en provenance de la capitale sontche, elles le sont davantage qu’avec Beauvais. justeconformes à son poids démograParis intramuros. La différence est en Le sud de la Picardie conphique. Ceci s’explique par un net clicore plus marquée si l’on tient compte naît plus d’échanges migratoide la taille respective de ces res avec la banlieue parisienneespaces :hors effet de          qu’avec la couronne périur, les arrivants dans le          baine. Néanmoins, ceci tient uniicardie sont ainsi pro       quement à l’écart de populationnellement deux fois plus entre ces deux espaces: la banreux à venir de l’aire ur lieue parisienne compte en effetlilloise que de Paris intra 7,5 millions d’habitants contre% $"%. Pour le sud de la Pi 1,2 million pour la couronne, les échanges se sol périurbaine. En neutralisant cetar un fort déficit migra effet de masse, les échangesvec l’aire urbaine lilloise, " # avec la couronne périurbaineu’ils sont excédentaires ! "#$ sont plus intenses que ceux avecis de Paris intramuros. la banlieue. Ainsi, parmi les noudissymétrie s’explique veaux arrivants dans le sud de lamblablement par les Picardie, le nombre d’anciensdu prix de l’immobilier : habitants de la couronneci sont nettement plus # !## périurbaine dépasse, effet deà Paris que partout $% !&'  "& masse mis à part, de 62 % celuis, ce qui limite les échan  %# des anciens habitants de la banigratoires avec la capi lieue. De même, parmi les perexplique son déficit vis sonnes qui ont quitté le sud de ladu sud de la Picardie. Picardie de 1990 à 1999, 27130 l’aireurbaine lilloise, les "! "  %# se sont dirigées vers la banlieuee l’immobilier sont plus  !' de Paris et 9 800 vers la coues de ceux du sud de la ronne périurbaine. Pourtant, enie, ce qui favorise les ()  éliminant l’effet de masse, la  *+ges et les arrivées de couronne périurbaine exerce() nts picards. De plus, la   *+ une attraction plus forte que la nière logique, les flux qui ont  1 au moins 40 % des actifs résidents      int de départ ou d’arrivée la par  de la couronne périurbaine travaillentmune entre le sud de la Picar      dans le pôle urbain formé de Paris etcouronne périurbaine ne sont      de sa banlieue.en compte.
Hors effets de masse, deséfrchanges luséuents avec le reste de la Picardie et la couronneériurbaine de Paris Zones de départ et darrivée des migrants Source : InseeRecensement de la population 1999 Zone de départ Références Couronne Poids de la Sud Reste Lille ParisBanlieue périurbaine population de la Picardiede la Picardie(Aire urbaine)(commune) deParis Population de Paris moyenne de la moyenne zone daccueil de la zone Zones %écart %écart %écart %écart %écart %érapportcart par daccueil d'arrivée desàla desàla desàla desàla desàla desàlaàla population en 1999 étudiées sortantsmoyenne totalemoyenne sortants moyenne sortants moyenne sortants moyenne sortants moyenne sortants moyenne de métropole Sud de la Picardie12,66 6,841,80 0,121,69 0,054,17 1,585,75 2,56 918647 1,62 Reste de la picardie12,05 6,403,03 0,860,62 0,62 1,03 0,37 1,18 0,27925 4261,63 Paris (commune)6,35 0,714,47 0,204,00 0,0814,86 3,007,33 0,972 112 5923,72 Paris banlieue (UU  com)18,97 0,4613,17 0,018,70 0,3353,03 3,0936,24 1,797 376 73912,98 UU Paris25,32 0,5217,64 0,0612,70 0,2443,57 1,619 489 33116,69 Paris périurbain (AU  UU)6,86 2,092,34 0,061,25 0,44 4,350,96 17,536,89 1262 5672,22 AU Paris32,17 0,7019,99 0,0613,95 0,2610 751 89818,91 ZE Beauvais2,03 5,360,30 0,05 0,24 0,26 0,901,81 1,283,01 181752 0,32 ZE SanterreOise0,95 14,82 0,060,01 0,05 0,15 0,120,99 0,131,08 34197 0,06 ZE SudOise2,54 2,980,67 0,050,87 0,372,22 2,492,40 2,77 361871 0,64 ZE Compiè0,26 0,750,69 0,27 0,11 0,38323 0,301,49 17210,32 0,51gne 3,43 ZE Soissons2,91 15,31 0,180,03 0,13 0,27 0,230,26 0,431,44 101374 0,18 ZE Châ037 0,125,42 671,74 0,760,07 0,325,79 0,08 0,35 0,13teauThierry 0,80 AU : aire urbaine ; UU : unitéurbaine ; com : commune ; ZE : zone demploi % sortants = nombre de personnes quittant la zone de départ vers la zone darrivéeÉcartàla moyenne = (% sortants  Poids de la zone darrivée en France métr.)  nombretotal de personne qui ont quittéla zone de départ Poidsde la zone darrivée en France métr. Note de lecture : Par exemple, 12,05 % des personnes quittant le sud de la Picardie se dirigent vers le reste de la Picardie. Ce pourcentage représente unécart de 6,40 % en plus par rapportàce quon aurait pu attendre au regard du poids démographique du reste de la Picardie dans la population totale de France métropolitaine. Il y a donc un autre facteur qui attire des migrants originaires du sud de la Picardie. Ici , cest un effet de proximité.
proximité de Paris comparée à l’éloi gnement de Lille facilite ces échanges.
Les cadres sont les plus mobiles, mais moins qu’attendu
Les migrations par catégorie profes sionnelle doivent s’interpréter à diffé rents niveaux. Sur le plan strictement quantitatif, les premiers flux sont ceux des actifs relativement moins qualifiés (ouvriers, employés) en raison de l’im portance numérique de ces catégories. En termes de fréquence (probabilité pour une personne de déménager), les plus mobiles sont en revanche les cadres. Par rapport aux flux attendus, le sud de la Picardie se révèle relativement at tractif pour les cadres: entre le sud de la Picardie et l’ÎledeFrance, les cadres sont moins mobiles qu’attendu, même s’ils restent ceux qui déménagent le plus fré quemment. En particulier, Paris intra muros attire juste autant de cadres en provenance du sud de la Picardie qu’il est attendu compte tenu de son poids démographique. A l’opposé, dans ses échanges avec l’aire urbaine de Lille, le sud de la Picardie enregistre des migra
tions de cadres bien plus élevées qu’at tendu, qui se soldent par de nombreuses arrivées pour la Picardie.
L’attraction des cadres s’explique aussi par leur sousreprésentation
Plusieurs facteurs économiques et spatiaux peuvent expliquer cette situation contrastée visàvis des métropoles fran cilienne et lilloise. Par rapport à l’Îlede France, une mobilité moins élevée qu’at tendue semble assez logique: la proximité géographique permet à de nombreux ca dres habitant le sud de la Picardie de tra vailler chaque jour en ÎledeFrance, ce qui diminue l’opportunité d’un déménage ment. En outre, plus que des cadres quit tant le sud de la Picardie, les mouvements sont le fait de jeunes qui partent finir leurs études supérieures en ÎledeFrance et y obtiennent un emploi de cadre. Le sud de la Picardie présente également des fac teurs positifs d’attraction, qui peuvent ex pliquer les nombreuses arrivées enregis trées visàvis de l’aire urbaine lilloise: sa forte densité économique, son type d’ha bitat, le niveau des salaires pratiqués et la
proximité des pôles d’emploi franciliens. Entre enfin en compte un facteur défavo rable :si le sud de la Picardie est relative ment attractif pour les cadres, c’est aussi parce que ceuxci y restent nettement moins représentés qu’en moyenne. Le SudOise est la zone de Picardie qui compte le plus de cadres parmi la popula tion active résidente, mais sa part est en core sous la moyenne nationale: 11,9 % contre 13,1 %. A l’inverse des cadres, la mobilité est plus élevée qu’attendu pour les catégo ries relativement moins qualifiées. En effet, pour ces catégories, le sud de la Picardie est moins attractif que les es paces des grandes métropoles, en rai son des perspectives qui y sont offertes en termes d’emploi et de salaire. Ceci vaut visàvis des espaces franciliens comme de l’aire urbaine de Lille.
L’attrait des espaces ruraux et de la maison individuelle
Toutes les zones d’emploi du sud de la Picardie ont un excédent migratoire vis àvis de chacun des espaces franciliens (Paris intramuros, banlieue, couronne
               ,      )     -   
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7 + 7 0    1  12  /+   9 /+ 5)       126) . / .  .  3   . /; . / .    . /+<3+,      . ,
périurbaine). Les campagnes comme les aires urbaines du sud de la Picardie ont un excédent avec l’ÎledeFrance. Toutefois, celuici est bien plus accusé dans la partie rurale que dans les aires urbaines. Au regard des populations concernées, les campagnes attirent bien plus d’anciens Franciliens que ce qui est attendu. Dans les aires urbai nes, les arrivées sont au contraire plus faibles qu’attendu. Ce contraste reflète bien les motivations des nouveaux arri vants qui cherchent majoritairement à devenir propriétaires d’une maison in dividuelle, bien souvent en dehors des villes. Cette tendance à l’étalement ur bain modifie le mode de peuplement et les structures territoriales de la zone. De 1990 à 1999, toutes les aires urbai nes du sud de la Picardie ont enregis tré un déficit migratoire. Ce déficit était
   "
notamment très prononcé pour l’aire ur baine de Creil. A l’opposé, les espaces ruraux enregistrent de fortes poussées démographiques. En particulier, le SanterreOise présente la plus forte croissance de la région, ayant gagné 9,2 %d’habitants entre 1990 et 1999 contre 5,2% pour l’ensemble de la Pi cardie. Au fur et à mesure de cet étale ment résidentiel, l’accès à la maison in dividuelle tend à devenir plus difficile pour les nouveaux arrivants. En 1995, près de 77 % des logements occupés par de nouveaux arrivants originaires d’Île deFrance étaient des maisons indivi 3 duelles, contre 66 % en 1998.
Nicolas Prud’homme
3  D’aprèsle recensement de la population 1999 : exploitation des questions sur l’année d’achèvement des logements.
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Insee Picardie Relaisn°1202003. « Le Bassin parisien, espace cohérent autour d’une vaste région urbaine», Insee Picardie Relaisn°1122003. « Lesfranges franciliennes face au développement métropolitain», Institut d’aménagement et d’urbanisme de la ré gion d’ÎledeFrance (IAURIF),Note ra pide2003. n°323, « La Picardie et ses zones d’emploi » Insee Picardie Dossiersn°312002. « Atlas de la vallée de l’Oise »,agence d’urbanisme OiselaVallée, 2002. « Lesmigrations en France entre 1990 et 1999  Les régions de l’Ouest plus attractives »,Insee Premièren°758, 2001.
Institut National de la Statistique et des Études Économiques Insee Picardie Téléphone : 03 22 97 32 00 Télécopie : 03 22 97 32 01 Directeur de la Publication :Pascal SEGUINRédacteur en chef :Edwige CROCQUEY Maquette Insee Picardie  Flashage POLYGRAPHIQUE  Impression YVERT Dépôt légal : novembre 2003  ISSN : 03963128  Code SAGE : IPR12362  N°123 novembre 2003 Prix : 2,20Conditions d'abonnement : INSEE PICARDIE Relais (11 numéros) + INSEE PICARDIE Première (11 numéros minimum) 38Insee Picardie 1, rue Vincent Auriol 80040 AMIENS CEDEX 1Courriel : ventespicardie@insee.fr Bureau d'information: Téléphone : 03 22 91 39 39  Télécopie : 03 22 97 32 04© Insee 2003
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