Les natifs de Haute-Normandie : A 30 ans, un natif haut-normand sur trois n'habite plus la région

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Les mouvements de population par rapport au lieu de naissance donnent une bonne image de l'attractivité des régions sur le long terme. Avec un rang intermédiaire dans le classement des régions, la Haute-Normandie se caractérise par une attractivité moins défavorable que la plupart des régions du nord. Si les "expatriés" sont particulièrement nombreux autour de trente ans, le déficit est très limité après quarante. La Haute-Normandie est toutefo la première région de province à perdre ses natifs avec le départ à la retraite, même si leur nombre est relativement faible.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 21 - Janvier 2003
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
J’IRAI REVOIR MA NORMANDIE
A maintes reprises, nous avons tenté d’ap-
procher la question de “l’attractivité de la
Haute-Normandie”, en nous fondant sur
divers indicateurs. L’indicateur le plus clas-
sique est celui qui mesure les change- LES NATIFS DE HAUTE-NORMANDIE
ments de domicile d’une région à une
autre entre deux recensements. A 30 ans, un natif haut-normandNous tentons cette fois d’aborder le sujet
autrement en essayant de répondre aux sur trois n’habite plus la régionquestions suivantes : combien de person-
nes nées en Haute-Normandie l’avaient
quittée au dernier recensement ? Combien Bruno BLAZEVIC
de personnes nées dans une autre région
habitaient en Haute-Normandie au dernier
recensement ?
L’exercice est périlleux pour de nombreu-
La mise en regard de la région de ré-ses raisons techniques : ainsi, nous igno- Les mouvements de population
rons si les personnes nées en sidence avec la région de naissance fait
par rapport au lieu de naissanceHaute-Normandie et habitant une autre ressortir un net clivage sur la métropole :
région en 1999 ont vécu un jour ou vingt donnent une bonne image de hormis la Corse, les cinq régions les plusans dans notre région ; nous ne savons pas
si, depuis leur naissance, elles y ont fait l’attractivité des régions sur le au sud de la France sont les plus attracti-
plusieurs séjours. En outre, on remarquera ves. Plus que les autres, ces régions atti-long terme. Avec un rang- Monsieur de la Palice ne l’aurait pas nié -
rent de nombreuses catégories de
que la probabilité d’avoir déménagé aug- intermédiaire dans le
population susceptibles d’émigrer, no-mente avec l’âge et que l’on a plus de
chance de quitter sa région natale en 80 classement des régions, la tamment les retraités à la recherche
ans qu’en un an... d’une certaine qualité de vie qu’ils trou-Haute-Normandie se caractérise
On se souviendra aussi que les mouve-
veront moins facilement ailleurs.
ments de population sont liés aux grandes par une attractivité moins
évolutions économiques et que le compor-
défavorable que la plupart destement d’un jeune de 20 à 25 ans n’était
pas le même avant 1970 que dans les
UN DÉFICIT RELATIVEMENT LIMITÉrégions du nord. Si les
années 80, surtout en Haute-Normandie.
Néanmoins, il semble raisonnable de dire “expatriés” sont
que globalement la Haute-Normandie re- Ainsi, rien d’étonnant que la Pro-
particulièrement nombreuxtient plutôt bien ses enfants : mieux que vence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) cara-
les régions du nord et de l’est et, bien sûr, autour de trente ans, le déficit cole en tête avec un excédent migratoire
beaucoup moins bien que celles du sud.
atteignant plus du quart de la populationQuant à la région parisienne, si elle lui est très limité après quarante.
“enlève” de nombreux jeunes, on constate des natifs de la région, et qu’à l’opposé,
La Haute-Normandie estaussi qu’elle les lui rend souvent quelques certaines régions telles que le
années plus tard. toutefois la première région de Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine et la
Jean LEMATTRE Champagne-Ardenne connaissent unprovince à perdre ses natifs
Chef du service des études et de la diffusion déficit de plus de 14% de leur populationavec le départ à la retraite,
native.
même si leur nombre est Compte-tenu de sa localisation géo-
relativement faible. graphique, la Haute-Normandie se
classe honorablement avec un solde dé-S O MM A IRE
ficitaire de presque 70 000 habitants
(3,9% de ses natifs), ce qui la place auSOCIÉTÉ
12ème rang parmi l’ensemble desLES NATIFS DE HAUTE-NORMANDIE omparativement aux études sur
A 30 ans, un natif haut-normand sur trois régions.C les migrations plus usuellementn’habite plus la région . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Le taux de départ des natifs de lafaites sur des périodes intercensitaires,
SOCIÉTÉ Haute-Normandie est équivalent à celuil’analyse des mouvements de population
LE TRAVAIL À DOMICILE EN HAUTE-NORMANDIE de la moyenne des régions (un peu plusdepuis le lieu de naissance (1) est uneUn actif sur 25 travaille à domicile . . . . . . . . . . 5
de 25%) classant la région au 10èmeapproche permettant d’avoir une vision à
rang pour sa faculté de garder ses natifs.ANALYSES CONJONCTURELLES plus long terme de l’attractivité d’une
LES TAUX DE CHÔMAGE AU 3e TRIMESTRE 2002 région. Le cycle de vie de l’individu peut
La décrue du chômage se poursuit
(1) voir encadré page 4au Havre et à Lillebonne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 être appréhendé sous cet angle.
SOCIETEBasse-Normandie (+18 000), gommant àSOLDE MIGRATOIRE DES RÉGIONS PAR RAPPORT AU RESTE DE LA MÉTROPOLE
peu près le déficit avec l’Ile-de-France.
Globalement négatif, le solde migra-
toire de la Haute-Normandie varie sensi-
blement suivant l’âge. Presque nul à 18
ans, le déficit augmente ensuite jusqu’à
l’âge de 30 ans puis diminue jusqu’à 40
ans. Il se stabilise ensuite jusqu’à l’âge
de 55 ans. A partir de l’âge de la retraite,
le déficit s’aggrave à nouveau dans des
proportions importantes.
Note de lecture : pour la
Haute-Normandie, le solde migratoire
(natifs nés hors Haute-Normandie dans le
reste de la métropole habitant en POUR LES ADULTES
Haute-Normandie moins natifs de EN ÂGE DE TRAVAILLER,
Haute-Normandie habitant hors
Haute-Normandie dans le reste de la UN FORT DÉFICIT DE JEUNES
métropole) représente -3,9% de la
S’ATTÉNUANT À PARTIR DE 30 ANSpopulation des natifs de
Haute-Normandie.
La région perd ainsi un gros “batail-
lon” de ses jeunes adultes : avec un défi-
cit de -8,7% pour les 25-29 ans, elle se
place au 14ème rang parmi l’ensemble
SOLDE MIGRATOIRE ENTRE LA HAUTE-NORMANDIE ET LES AUTRES RÉGIONS
des régions, loin du Languedoc-Roussil-
lon et de la région PACA qui sont, à l’in-
verse, largement excédentaires pour
cette catégorie de jeunes adultes. Ce
constat s’explique par une propension
particulièrement faible à attirer des
jeunes nés ailleurs. En effet, si compara-
tivement à l’ensemble des régions, son
taux de départ est un peu au-dessus de
MIGRATIONS PAR ÂGE
DES NATIFS DE HAUTE-NORMANDIE
Note de lecture : pour la ENTRE LA RÉGION DE NAISSANCE
Haute-Normandie, le solde migratoire ET LE RESTE DE LA MÉTROPOLE EN 1999
(natifs nés en Basse-Normandie habitant
Taux Taux Soldeen Haute-Normandie moins natifs nés en
d’arrivée de départ migratoireHaute-Normandie habitant en
(%) (%) (%)Basse-Normandie) représente +18 151
personnes. 0-4 ans 9,8 7,8 2,2
5-9 ans 14,2 11,7 3,0
10-14 ans 15,8 13,3 2,9
15-19 ans 16,8 16,2 0,7
20-24 ans 20,1 24,9 -6,0
25-29 ans 24,4 31,0 -8,7
30-34 ans 25,1 31,7 -8,7connaît son plus fort déficit (-28 000 soitEn revanche, son pouvoir attractif (au
35-39 ans 26,0 30,3 -5,81,6% des natifs haut-normands) : elle est13ème rang sur les 22) est nettement in- 40-44 ans 26,2 28,1 -2,6
45-49 ans 27,1 29,0 -2,6la 10ème région la plus déficitaire avecférieur : moins de 23% de natifs hors
50-54 ans 29,0 31,1 -3,0
cette région. 55-59 ans 31,8 34,5 -3,9région y résident.
60-64 ans 26,8 32,9 -8,3C’est ensuite l’Ile-de-France qui con- 65-69 ans 26,2 30,8 -6,2
tribue le plus au déficit global causant un 70-74 ans 26,4 32,2 -7,8
75-79 ans 27,7 33,6 -8,1solde négatif dépassant 1% mais cepen-LA HAUTE-NORMANDIE
80-84 ans 25,8 36,6 -14,6
dant nettement inférieur à ceux de la 85-89 ans 28,5 33,7 -7,3EST DÉFICITAIRE AVEC
90 ans et plus 30,0 33,7 -5,3
Champagne-Ardenne et de laL’ILE-DE-FRANCE
TOTAL 23,0 26,0 -3,9Basse-Normandie (respectivement 4%ET TOUTES LES RÉGIONS DU SUD
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %
et 4,4%). La Haute-Normandie est toute- Note de lecture : en 1999, 26% des habitants de la Haute-Normandie
âgés de 35 à 39 ans et nés en métropole sont natifs du reste de lafois excédentaire avec sept régions quiComme la Picardie, le Centre et la métropole et 30,3% des métropolitains âgés de 35 à 39 ans natifs de la
Haute-Normandie habitent le reste de la métropole. Le solde migratoiresont toutes situées dans la moitié nordrégion parisienne, c’est d’abord avec la (voir encadré page 4) représente -5,8% des métropolitains âgés de 35 à
39 ans natifs de Haute-Normandie.de la France : en premier lieu avec larégion PACA que la Haute-Normandie
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 21 - Janvier 2003SOLDE MIGRATOIRE PAR ÂGE RAPPORTÉ À LA POPULATION DES NATIFS HAUT-NORMANDS départ à la retraite, le déficit se tasse
pour les 40-59 ans aux environs de 3%
5 de la population des natifs. En effet, les
années 1960 à 1975 correspondent aux
0 fastes de l’industrie en
Haute-Normandie. Durant cette période,
une situation de l’emploi plus favorable
-5
que maintenant a retenu de nombreux
jeunes natifs de la région qui n’ont pas
-10 bougé depuis. Par ailleurs, la région atti-
rait beaucoup de personnes originaires
d’autres régions, parfois des familles-15
nombreuses, qui se sont stabilisées dans
la région.
-20
0 10 20 30 4050607080 90ans
et plus
LA RÉGION PERD BEAUCOUPSource : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %
DE SES CADRESNote de lecture : en 1999, le solde migratoire (voir encadré page 4) représente -10% des métropolitains âgés de 30 ans natifs de la Haute-Normandie
MAIS EN ATTIRE PLUS QU’AILLEURS
La Haute-Normandie est déficitaireMIGRATIONS DES NATIFS DE HAUTE-NORMANDIE de 10% de Haut-Normands de cet âge.
ENTRE LA RÉGION DE NAISSANCE ET LA RÉGION DE pour toutes les catégories socio-profes-Après 30 ans, le déficit se réduit pro-RÉSIDENCE EN 1999
sionnelles : artisans, commerçants etgressivement jusqu’à 40 ans, âge pourTaux Taux de Solde
chefs d’entreprise (-8,6%), retraitésd’arrivée départ migratoire lequel il est trois fois moindre qu’à
(%) (%) (%)
(-7,4%) et surtout, des cadres (-10,3%).30 ans. Cette baisse ne s’explique pas
Ile-de-France 7,1 7,9 -1,1 Parmi ces derniers, la région est défici-Champagne-Ardenne 0,5 0,3 0,2 par des retours plus importants dans la
Picardie 2,3 2,2 0,1 taire sauf pour les professeurs, les pro-région de naissance. En effet, pour lesCentre 1,4 1,5 -0,2
Basse-Normandie 3,4 2,2 1,0 fessions scientifiques (+13,2%) et, dansâges de 30 et 40 ans, les retours (mesu-
Bourgogne 0,3 0,4 -0,1 une moindre mesure, les professions li-rés depuis 1990) représentent respecti-
Nord-Pays-de-Calais 1,9 0,9 1,0
bérales (+2%). La Haute-Normandie neLorraine 0,5 0,3 0,2 vement 10,7% et 6,8% des natifs
Alsace 0,2 0,3 -0,1 se suffit donc pas à elle-même en ma-n’habitant pas la région en 1990. On neFranche-Comté 0,2 0,2 0,0
tière de recrutement d’enseignants.constate pas non plus une franche dimi-Pays de la Loire 1,0 1,2 -0,2
Bretagne 1,4 1,3 0,1 L’Ile-de-France est, sans surprise etnution des départs de ceux qui s’étaientPoitou-Charentes 0,4 0,6 -0,2
de loin, la région la plus excédentaireAquitaine 0,4 1,1 -0,7 installés dans la région. Par contre, les
Midi-Pyrénées 0,3 0,8 -0,5 pour la catégorie des cadres. Face àjeunes nés avant le début des années
Limousin 0,2 0,2 0,0 cette suprématie, quatre régions résis-soixante étaient beaucoup plus sédentai-Rhône-Alpes 0,5 1,5 -1,0
Auvergne 0,2 0,3 -0,1 tent tout de même avec un solde positifres que les générations suivantes. CesLanguedoc-Roussillon 0,2 0,9 -0,7
(principalement la région PACA). ToutesProvence-Alpes- dernières ont été plus amenées à quitter
Côte d’Azur 0,4 2,0 -1,6 les autres régions sont déficitaires et, deCorse 0,0 0,1 -0,0 leur région natale pour suivre des études
ce point de vue, la Haute-Normandie, ausupérieures et trouver un emploi trèsTOTAL 23,0 26,0 -3,9
11ème rang, ne se place pas parmi les
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : % qualifié dont l’offre en Haute-Normandie
Note de lecture : en 1999, 7,1% des habitants de Haute-Normandie nés plus mal loties : dix régions connaissentest inférieure à la moyenne des régionsen métropole sont nés en Ile-de-France et 7,9% des natifs de
Haute-Normandie habitent en Ile-de-France. Le solde migratoire (voir un déficit de plus de 20% et même pluset particulièrement à l’Ile-de-France. Cetencadré page 4) de la Haute-Normandie vis-à-vis de l’Ile-de-France
représente -1,1% des métropolitains natifs de la Haute-Normandie du tiers pour trois d’entre-elles.effet “génération” est une cause de la di-
Le déficit de cadres en Haute-Nor-minution du déficit migratoire.
mandie est surtout causé par plus de dé-Il n’est pas surprenant que pour lesla moyenne (au 11ème rang avec 31%
parts qu’ailleurs. En effet, le taux dejeunes, ce soit avec l’Ile-de-France quecontre 29,5%), son taux d’arrivée est par
départ des cadres par rapport à la régionles flux et le déficit migratoire soient lescontre l’un des plus faibles (au 17ème
de naissance est largement supérieur àplus importants : pour les 25-29 ans,rang avec 24,4% de la population
celui de la moyenne des régions (58%13 800 départs contre 8 300 arrivées.résidente).
contre 48%), la Haute-Normandie se pla-Parmi les six régions proches de laA 30 ans, un natif haut-normand sur
çant au 13ème rang parmi l’ensemblerégion parisienne, se situant au 3èmetrois n’habite plus la région et malgré un
des régions pour ce qui est de “garder”rang avec -4,2% de la population native,nombre d’arrivées qui atteint 24,6% de la
ses cadres natifs de la région.le déficit de la Haute-Normandie est pluspopulation résidente, les mouvements
Par contre, au-dessus de la moyenneimportant que la moyenne.migratoires depuis la naissance se tra-
et au 7ème rang parmi l’ensemble desEntre 40 ans et les premiers âges deduisent par un manque à gagner proche
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 21 - Janvier 2003 3régions avec 53% de cadres résidents en Haute-Normandie est la 2ème régionNOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS A 1999, le taux d’arrivée en Haute-Nor qui perd le plus de natifs âgés de 60 à-
mandie atténue le déficit migratoire. 64 ans à l’occasion du départ à la re-
Comme pour l’ensemble des natifs traite. Ces départs sont toutefois peu
haut-normands en période d’activité, le nombreux : seulement 1 500 depuisREPRISE DES ACCIDENTS DE TRAVAIL
EN NORMANDIE EN 2001 déficit des cadres se réduit avec l’âge. 1990, soit 2,9% du total des natifs rési-
Ces quatre dernières années, le nombre d’acci- dant encore dans la région en 1990. LeLes cadres natifs de Haute-Normandie
dents avec arrêt de travail augmente alors que la ten- se sédentarisent à peu près au milieu de taux de retour est aussi l’un des plus fai-
dance était à la baisse régulière. C’est surtout depuis
leur vie active. bles (17ème rang avec 4,5% des natifs1998 que cette augmentation est significative. L’indice
de fréquence poursuit sa dégradation : il passe du A l’image de l’ensemble des six ré- n’habitant pas la région en 1990). Par
seuil de 45,9 en 1997 à 48,5 en 2001. Cet indice
gions proches de la région parisienne, ailleurs, un bon nombre de natifs d’ail-s’élevait même à 55 au début des années 1990 et à
90 au début des années 1970. leurs qui s’étaient installés dans lac’est avec l’Ile-de-France que, pour les
Cela se vérifie également dans le travail cadres, la Haute-Normandie enregistre région sont repartis depuis 1990 : ils
temporaire.
les flux les plus forts (19 900 départs sont deux fois plus nombreux que lesLa durée moyenne d’un arrêt de travail progresse
régulièrement et dépasse les 39 jours en 2001. pour 10 300 arrivées) et son déficit le natifs qui partent aussi.
Par contre, le nombre d’accidents mortels est lui
plus lourd. Ce dernier, se situant cepen- Parmiceuxqui sontâgésde60àen diminution, il s’élève à 36 en 2001 contre 38 en
2000. On a même pu déplorer 43 accidents mortels dant au 5ème rang avec 13,3% (moins 64 ans partant au moment de la retraite,
en 1999 en Haute-Normandie. que la moyenne des six régions, qui est un natif de Haute-Normandie sur six opte
La première cause de mortalité au travail reste les
de 15,9%), est plus marqué dans la plu- en premier lieu pour laaccidents de circulation.
Les risques professionnels en Normandie : statistiques part des autres régions proches. Basse-Normandie.
2001. - Rouen : CRAM, 2002. - 92 p.
C’est ensuite la région PACA qui est
le plus souvent choisie, pour 13,6%
BON NIVEAU DE COUVERTURE d’entre eux, les anciens cadres choisis-LA HAUTE-NORMANDIE,
EN HAUTE-NORMANDIE
PREMIÈRE RÉGION DE PROVINCE sant plus souvent la Côte-d’Azur. La
En 2000, les bibliothèques municipales desservent
POUR LES DÉPARTS Bretagne vient en 3ème position avec62,4% de la population contre 62,2% en 1999. Mais,
si on exclut l’Ile-de-France, cette moyenne n’est plus AU MOMENT DE LA RETRAITE 11,5%
que de 56,3%.
Les contrastes entre régions s’expliquent par l’ha-
bitat, rural ou urbain, et par la politique culturelle en Le déficit augmente à nouveau à l’ap-
faveur des bibliothèques. proche de l’âge de la retraite.
La Haute-Normandie a un taux de desserte de
Juste après l’Ile-de-France, la51,2% alors que le taux d’inscrits de la population
desservie est de 18,1%, contre 17,6% en moyenne
nationale. Notre région est aussi au-dessus de la
moyenne nationale pour les dépenses en personnel :
15,65€ contre 14,70€.
LES MIGRATIONS DE POPULATION
Bibliothèques municipales, bibliothèques départementa-
PAR RAPPORT AU LIEU DE NAISSANCEles de prêt : données 2000 / Direction du livre et de la lec-
ture. - Paris : Ministère de la Culture et de la
L’étude porte sur la mobilité des individus en comparant leur lieu de résidence avec leur lieu
communication, 2002. - 370 p.
de naissance, et ceci à un niveau régional. Le recensement de la population ne fournissant
pas le lieu de résidence à la naissance, celui-ci sera assimilé à la région de naissance.
Par ailleurs, la présente étude se fonde uniquement sur les résultats tirés du recensement de
L’IMPORTANT C’EST LA ROSE... 1999. Elle a été faite sur le modèle habituel des analyses des migrations résidentielles entre
L’horticulture ornementale tient une place impor- deux recensements successifs mais avec l’information supplémentaire du lieu de résidence
en 1990 qui s’intercale entre le lieu de naissance et le lieu de résidence en 1999. L’ajout permettante dans l’économie de la Haute-Normandie : 4%
un tant soit peu d’apporter un caractère d’ancienneté aux mouvements de population, d’ap-de l’emploi des exploitations agricoles. Avec 24 mil-
préhender les retours au lieu de naissance et les départs de ceux qui s’étaient installés danslions de plants produits en 2001 dans la région, la
la région. Déclinées avec l’âge de l’individu, ces considérations sont d’autant plus pertinentesproduction de fleurs à massifs a connu un essor ex-
et réalistes que la période de vie passée de l’individu est courte. Pour les individus les plus
ceptionnel ces dix dernières années.
âgés, il faut faire le lien entre les évènements de l’existence qui provoquent le changement de
La superficie consacrée aux fleurs coupées a été
résidence (passage à la vie active, départ en retraite) et la tranche d’âge pendant laquelle ils
divisée par deux en douze ans : 86 071 m2 en 1989, sont susceptibles d’être observés.
48 958 m2 en 2001. Par contre, la production de plan- Cette étude se limite à l’ensemble des individus nés en métropole et y habitant en 1999. Les
tes en pot continue de croître : 4,7 millions de pots natifs des DOM-TOM et d’un pays étranger et symétriquement, les natifs de métropole résidant
contre 4,2 en 1988 et 2,7 en 1980. en 1999 dans les DOM-TOM ou un pays étranger ne sont donc pas retenus.
La baisse de la production des plants de pépiniè-
QUELQUES INDICATEURS UTILISÉS DANS L’ÉTUDE :res ornementales s’est confirmée durant les douze
- SOLDE MIGRATOIRE pour une région A par rapport au reste de la métropole (ou à une autredernières années ; Les conifères subissent la plus
région B) : nombre de natifs nés hors région A (ou dans la région B) habitant la région A enforte diminution avec une production divisée par trois.
1999 moins nombre de natifs de la région A habitant ailleurs en 1999 (ou dans la région B) : ilAvec 75 000 arbres fruitiers produits dans la
sera excédentaire si le nombre d’arrivées est supérieur au nombre de départs (déficitaire dansrégion, la Haute-Normandie ne satisfait pas à la de-
le cas contraire).
mande locale estimée à 200 000 arbres et arbustes
- LE TAUX DE DÉPART de la région A vers le reste de la métropole (ou vers la région B) sera le
fruitiers l’an.
rapport entre le nombre de natifs de la région A habitant ailleurs en 1999 et la population des
Plantes à massifs : résultats du recensement de l’horti- natifs de la région A.
culture et des pépinières 2001 / J. Caron et M. Dubois. - - LE TAUX D’ARRIVÉE du reste de la métropole (ou de la région B) vers la région A sera le rap-
Evreux : DDAF, 2002. - 6 p. port entre le nombre de natifs nés hors région A (ou dans la région B) habitant la région A en
1999 et la population résidante dans la région A en 1999.
Le territoire retenu pour cette étude étant la métropole, les taux de départ et d’arrivée moyens
sur l’ensemble des 22 régions sont égaux.
4 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 21 - Janvier 2003

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