Les Populations immigrées en Basse-Normandie

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La direction régionale de Basse-Normandie du Fonds d'Action et de Soutien pour l'Intégration et la Lutte contre les Discriminations (FASILD) et celle de l'INSEE proposent cette publication sur les populations immigrées en Basse-Normandie pour mettre à la disposition des acteurs publics et privés, institutionnels et associatifs, un outil de connaissance et de travail. Elle s'inscrit donc dans une démarche volontaire visant à renforcer la connaissance des phénomènes d'immigration. Pour le FASILD, ce document correspond à une volonté de produire des connaissances opérationnelles afin de contribuer à l'intégration des immigrés et à la compréhension des processus de discrimination dont ils peuvent être l'objet en raison de leur origine, religion ou croyances. Il s'agit là d'une priorité, car l'amélioration des éléments de connaissance globale des phénomènes liés à l'immigration, à l'intégration et à la lutte contre les discriminations ne peut qu'engendrer une meilleure maîtrise des politiques publiques sur cette question.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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PRÉFACE
La Basse-Normandie compte une proportion assez faible de populations immigrées. Elle n’est pas histori-
quement une terre d’immigration de travail. Notre région n’a pas de frontières terrestres, qui favoriseraient des
flux de populations. De plus, son caractère rural, longtemps prépondérant et facteur d’excédent en main
d’œuvre, a conditionné, en partie, son faible attrait pour des populations en quête de travail. Par ailleurs, son
éloignement des grands pôles urbains et une industrialisation développée seulement à partir des “ Trente glo-
rieuses ” expliquent aussi le faible flux d’arrivées au titre de l’immigration de travail.
Comme les autres régions de France métropolitaine, la Basse-Normandie a d’abord connu des populations
immigrées arrivant d’Italie et d’Espagne, suivies par des immigrés en provenance du Portugal et de Turquie
dans les années 60-70. Plus tard, des populations originaires des pays du Maghreb et d’Afrique Noire se sont
installées progressivement.
Le Comité Interministériel à l’Intégration du 10 avril 2003, réuni sous la présidence du Premier Ministre,
marque la refondation de la politique de l’intégration. L’action de l’Etat en ce domaine s’articule désormais au-
tour de trois orientations prioritaires :
- l’amélioration de l’accueil des étrangers primo-arrivants en France, concrétisée en 2005 par la mise en
œuvre du Contrat d’Accueil et d’Intégration et par le soutien à l’apprentissage du français. La maîtrise de
la langue est en effet le premier pas vers une bonne intégration,
- la promotion sociale et professionnelle des immigrés installés durablement en France,
- la lutte contre les discriminations et les obstacles à l’égalité de traitement des immigrés et des person-
nes issues de l’immigration.
Compte tenu du faible nombre d’immigrés dans la région, les études sur ces populations immigrées étaient
quasi inexistantes. Cette étude de l’INSEE et de la direction régionale Basse-Normandie du Fonds d’action et
de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD) fait un point précis de la situation.
Connaître pour agir est l’ambition de cette étude sur les immigrés en Basse-Normandie. La politique pu-
blique a besoin de se doter d’outils de connaissance, qui favorisent une meilleure efficacité de son action.
Cette publication est un outil de connaissance et d’aide à la décision pour les pouvoirs publics, les collecti-
vités territoriales, ainsi que pour les acteurs associatifs qui oeuvrent tous les jours dans le domaine de l’intégra-
tion et la lutte contre les discriminations.
L’intégration et la lutte contre les discriminations participent à l’égalité des chances, l’un des piliers du plan
de cohésion sociale. Je suis persuadé que cette actualisation de la connaissance des populations immigrées va
contribuer à une mise en œuvre plus efficace de cette politique dans notre région.
Les populations immigrées en Basse-Normandie 1AVANT-PROPOS
La direction régionale de Basse-Normandie du Fonds d’Action et de Soutien pour I’Intégration et la Lutte contre
les Discriminations (FASILD) et celle de l’INSEE proposent cette publication sur les populations immigrées en
Basse-Normandie pour mettre à la disposition des acteurs publics et privés, institutionnels et associatifs, un outil
de connaissance et de travail. Elle s’inscrit donc dans une démarche volontaire visant à renforcer la connaissance
des phénomènes d’immigration.
Pour le FASILD, ce document correspond à une volonté de produire des connaissances opérationnelles afin de
contribuer à l’intégration des immigrés et à la compréhension des processus de discrimination dont ils peuvent
être l’objet en raison de leur origine, religion ou croyances. Il s’agit là d’une priorité, car l’amélioration des
éléments de connaissance globale des phénomènes liés à l’immigration, à l’intégration et à la lutte contre les
discriminations ne peut qu’engendrer une meilleure maîtrise des politiques publiques sur cette question.
Cette publication, unique dans la région, fournit des données exhaustives sur les flux de populations
étrangères dans la région depuis 1962, sur la nature et l’origine des nouveaux courants migratoires, sur les
processus d’intégration dans le domaine de l’accès au travail, à l’habitat et la nature des difficultés rencontrées
dans ce processus. Elle met aussi en évidence la diversité des situations vécues par les populations immigrées en
Basse-Normandie.
Avec environ 28 000 personnes, la Basse-Normandie compte une faible proportion d’immigrés. Elle se situe,
avec2%desa population contre 7,4% pour l’ensemble de la métropole, au 20e rang sur les 22 régions françaises.
La répartition des populations immigrées en Basse-Normandie est assez variée. Le Calvados regroupe la
majorité des immigrés habitant la région. Ceux-ci sont très souvent arrivés lors des années soixante-dix ou avant.
Ils venaient du Portugal, d’Algérie, d’Espagne et d’Italie. L’Orne est le département qui héberge
proportionnellement le plus de personnes immigrées (2,6%.). Ces dernières sont souvent originaires de Turquie
(18,3 %) ainsi que du Portugal (12,5%). Enfin la Manche, avec 1,2% d’immigrés, reste l’un des départements
comptant proportionnellement le moins d’immigrés, bien qu’accueillant presque un immigré sur cinq de
Grande-Bretagne.
Les immigrés vivent à 60% dans un pôle urbain. C’est dans l’Orne, département le plus industriel que la
proportion d’immigrés vivant dans un pôle urbain est la plus importante. La part des immigrés atteint 4,6% dans
l’aire urbaine de l’Aigle et 3,8% dans celle d’Alençon. Les Français par acquisition qui représentent 38% des
immigrés, souvent issus d’une immigration plus ancienne, ont des caractéristiques proches de celles de
l’ensemble de la population.
Les immigrés actifs représentent plus de 2% de la population active régionale. Ils sont plus exposés à la
précarité d’emploi, notamment les femmes et les jeunes. Les immigrés actifs exercent toutefois plus souvent des
métiers situés aux deux extrémités de l’échelle socioprofessionnelle. Les proportions d’ouvriers et de cadres
immigrés, ces derniers présents notamment dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, sont plus
importantes que celles observées dans la population active totale. Par ailleurs, la présence d’étudiants étrangers,
venus en France poursuivre leurs études, influence nettement les caractéristiques d’ensemble de la population
immigrée.
Enfin, l’étude ne prend pas en compte les enfants d’immigrés qui, nés sur le sol français, ne sont pas par
définition immigrés. Par ailleurs, le recensement ne permet pas d’estimer les effectifs de cette « deuxième ou
troisième génération » issue de l’immigration.
Le Directeur régional
Le Directeur régional du FASILD
de l’INSEE Basse-Normandie
.
.
Babacar FALL
Jean-Louis BORKOWSKI
2 Les populations immigrées en Basse-NormandieSOMMAIRE
Préface de Cyrille SCHOTT, Préfet de la région Basse-Normandie . . . . . . . . . . . 1
Avant-propos. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Méthodologie et définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
POPULATION
LA POPULATION IMMIGRÉE EN BASSE-NORMANDIE
Une forte augmentation, d’abord dans l’Orne, puis dans la Manche . . . . . . . . . . . . 5
NATIONALITÉS ET PAYS D’ORIGINE
Depuis 1990, une forte progression des naturalisations . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
STRUCTURE PAR SEXE ET PAR ÂGE
Féminisation et vieillissement de la population immigrée . . . . . . . . . . . . . . . . 10
MÉNAGES - FAMILLES
CARACTÉRISTIQUES DES MÉNAGES ET DES FAMILLES
Davantage de familles nombreuses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
ACTIVITÉ, EMPLOI, CHÔMAGE
TAUX D’ACTIVITÉ
Forte progression du taux d’activité des femmes immigrées . . . . . . . . . . . . . . . 14
STRUCTURE DE LA POPULATION ACTIVE
Plus d’un homme immigré sur six travaille dans le secteur de la construction . . . . . . 16
CHÔMAGE
Les femmes et les jeunes encore plus touchés que l’ensemble de la population. . . . . . 18
ÉDUCATION, FORMATION
NIVEAU D’ÉTUDES ET DIPLÔMES
Davantage de sans diplôme et aussi de diplômés de l’enseignement supérieur . . . . . . 19
LOGEMENT
TYPE ET ESPACE D’HABITATION, STATUT D’OCCUPATION
Les ménages immigrés résident plus souvent en habitat collectif . . . . . . . . . . . . . 21
FICHES COMMUNALES
Caen, Alençon, Cherbourg-Octeville, Hérouville-Saint-Clair, Lisieux, Flers, Argentan. 24
Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
Les populations immigrées en Basse-Normandie 3MÉTHODOLOGIE ET DÉFINITIONS
La présente publication se fonde es- Ainsi, la population immigrée de Un autre thème, les revenus des ména-
sentiellement sur les données du re- Basse-Normandie est présentée ici ges, ne pourra également pas être trai-
censement de la population de 1999 telle qu’elle a été recensée en 1999. té. En effet, la source principale sur les
ainsi que celles des recensements an Les flux d’entrées depuis 1999 ne sont- salaires (les “ DADS ”) ne permet d’iso-
térieurs depuis 1962. donc pas pris en compte. Seul l’Office ler que les étrangers ; son utilisation
L’exploitation principale du recense- des migrations internationales fournit n’aurait ainsi fourni qu’une vue partielle
ment donne toutes les informations sur pour la France des statistiques annuel- de la question.
les individus sur la base de 80% des les sur la délivrance des titres de séjour Dans cette étude, la population im-
données collectées. L’exploitation dite qui comptabilisent les flux présumant migrée sera détaillée suivant le pays
“ complémentaire ”, réalisée par son- d’une installation durable, concernant d’origine (pays de naissance) de l’indi-
dage au quart, permet de fournir des in- principalement les travailleurs perma- vidu. On utilisera aussi un niveau plus
formations détaillées sur l’emploi, la nents et le regroupement familial. De- agrégé : l’appartenance ou non à
structure des ménages et des familles. puis juillet 2004, ce rôle est désormais l’Union européenne des quinze, en vi-
A des fins d’homogénéité, c’est unique- dévolu à l’Observatoire des Statistiques gueur à l’époque du recensement de
ment cette dernière source qui sera uti- de l’Immigration et de l’Intégration ins- 1999. Enfin, les immigrés sont aussi ré-
lisée dans l’étude, même pour l’analyse tallé par le Haut Conseil à partis selon qu’ils ont conservé ou non
des individus. (HCI). leur nationalité d’origine.
MÉNAGE IMMIGRÉ, FAMILLE IMMIGRÉE
Un ménage est statistiquement un ensemble d’une ou plusieurs per-
QUELQUES DÉFINITIONS sonnes habitant une même résidence principale. Il peut être constitué
d’une ou de plusieurs familles, d’une personne seule sans famille mais
aussi de personnes, avec ou sans lien de parenté direct. Une
famille est constituée d’un couple avec ou sans enfants ou d’une per-
sonne sans conjoint avec au moins un enfant (dans ce dernier cas, elle
est dite monoparentale). Est associée au ménage (ou à la famille), une
personne de référence considérée comme chef de ménage (ou de fa-
mille). Un ménage (ou une famille) est immigré(e) si la personne de ré-
IMMIGRÉ
férence ou son conjoint est immigré. Par extension, on appellera
“ménage immigré” (ou “ménages africain”), un ménage dont la per-Tout immigré n’est pas étranger et inversement. La qualité d’immigré
sonne de référence est immigrée (ou africaine). Dans le cas d’unest intrinsèque à l’individu tandis que celle d’étranger est susceptible
couple mixte où c’est uniquement le conjoint qui est immigré, celui-cide disparaître (avec la naturalisation française). Les deux populations
se substitue à la personne de référence. Par opposition, un couple en-se recoupent en grande partie sans se confondre. Si la population
dogame est un couple composé d’un homme et d’une femme immigrésétrangère se fonde sur le critère unique de nationalité, la
du même pays.immigrée quant à elle se définit en fonction d’un double-critère mesuré
à la naissance de l’individu, celui de la nationalité et celui du lieu de
naissance : un immigré est un résidant sur le territoire français, né de
nationalité étrangère dans un pays étranger. Ainsi, la population im- ESPACE URBAIN - ESPACE RURAL
migrée n’inclut-elle pas les étrangers nés en France. Le nombre d’im-
Au découpage administratif du territoire (régions, départements, ar-migrés varie en fonction des entrées et sorties du territoire (retours au
rondissements, etc....), se superpose un découpage créé par l’INSEE àpays en particulier), et les décès puisque l’on ne peut pas “ naître immi-
des fins d’études statistiques ; il s’agit du zonage en aires urbaines.gré ”. La population des étrangers est “ plus volatile ” statistiquement ;
son comptage s’opère non seulement avec les habituels soldes natu-
Les pôles urbains sont des agglomérations comptant 5 000 emplois ou
rels et migratoires mais aussi avec le processus de naturalisation qui
plus et n’appartenant pas à la couronne d’un autre pôle urbain.
fait diminuer le nombre.
Précisons qu’il n’existe pas de définition juridique de la qualité d’immi- Les couronnes périurbaines sont des communes ou unités urbaines
gré ; celle qui est présentée ici est strictement statistique. La notion de dont 40% ou plus des actifs résidents travaillent dans l’aire urbaine
résidence sur le territoire pourrait être affinée avec la durée de séjour hors de la commune ou de l’unité urbaine de résidence.
en France mais les restrictions inhérentes au recensement de la popu-
Une aire urbaine est composée d’un pôle urbain et de sa couronne pé-lation ne permettent pas d’avoir cette information. Rien en effet ne per-
riurbaine.met en particulier de distinguer l’immigration définitive et l’immigration
temporaire (cas par exemple des étudiants étrangers présents sur le
Les communes périurbaines multipolarisées sont des communes ou
sol français détenteurs d’une carte de séjour provisoire pour la période unités urbaines dont 40% ou plus des actifs résidents travaillent dans
de leurs études). Ce document prend donc en compte la totalité des im- plusieurs aires urbaines sans atteindre ce seuil avec l’une d’entre el-
migrés présents lors du recensement de la population de 1999. les.
L’espace à dominante urbaine est couvert par les aires urbaines et les
couronnes périurbaines multipolarisées, le restant définit l’espace à
dominante rurale.
4 Les populations immigrées en Basse-NormandiePOPULATION
Au 20e rang sur les 22 régions, la population bas-normande compte une faible proportion
d’immigrés : 2,0% contre 7,4% pour l’ensemble de la France métropolitaine. Toutefois,
depuis la fin des années 60, la population immigrée y progresse plus vite qu’ailleurs.
Comme dans les autres régions, les immigrés sont davantage citadins que le reste de la
population et se concentrent dans les plus grosses agglomérations. Les proportions se dif-
férencient nettement suivant le département de résidence : elles sont plus élevées dans
l’Orne et le Calvados. La Manche comporte encore très peu d’immigrés mais fait l’objet de
la plus forte hausse enregistrée entre 1990 et 1999 en raison de nombreuses arrivées
d’Anglais. Cette augmentation des flux d’arrivées britanniques est par ailleurs constatée
dans toute la région et contribue à elle seule pour les trois-quarts de la hausse du nombre
d’immigrés sur la période. En revanche, les populations originaires d’Espagne, d’Italie, du
Portugal et de Turquie ont diminué. Le ralentissement de l’immigration de travail dans les
années 70 et le regroupement familial ont entraîné une féminisation des flux migratoires.
Plus âgée que l’ensemble de la population régionale, la population immigrée de
Basse-Normandie est cependant un peu plus jeune que celle de la France métropolitaine
grâce à des flux d’arrivées plus récents.
LA POPULATION IMMIGRÉE EN BASSE-NORMANDIE
Une forte augmentation, d’abord dans l’Orne, puis dans la Manche
n mars 1999, date du dernier recensement de la popula- 1968 et 1975 a atteint presque 7%. Ultérieurement, la crois-Etion, la Basse-Normandie compte un peu plus de 28 000 sance de la population immigrée a moins ralenti que dans les
immigrés, soit 2,0% de la population régionale. Bien que autres régions, surtout dans le département de la Manche, peu
cette proportion soit nettement inférieure à celle de la métro- représenté en immigrés. La part de sa population immigrée a
pole (7,4%), elle augmente beaucoup plus vite : de 68,1% doublé entre 1975 et 1982 (de 0,5% à 1%). Pendant la dernière
contre 31,2% entre 1968 et 1999. Sur la même période, la pro- période intercensitaire, la hausse de cette population dans ce
gression du nombre de Bas-Normands est pourtant inférieure département côtier y a atteint encore presque 2% grâce aux
à celle des métropolitains (respectivement 13,2% et 17,6%). Britaniques.
C’est au cours de la première moitié des années 70 que la
croissance a été particulièrement forte : 3,4% par an contre
2,5% dans l’ensemble. L’immigration de travail en était le BEAUCOUP D’ARRIVÉES
principal moteur. En particulier dans le département de l’Orne, MAIS AUSSI BEAUCOUP DE DÉPARTS
plus industriel que les autres, la progression annuelle entre
Sur la dernière période intercensitaire, la population im-
migrée habitant en Basse-Normandie a augmenté deux fois
LA POPULATION EN BASSE-NORMANDIE
plus vite que dans l’ensemble de la métropole (7,9% contreSELON LE LIEU DE NAISSANCE ET LA NATIONALITÉ
3,4%). Au 7e rang au niveau national, cette forte croissance est
Nationalité Ensemble %
observée dans toutes les régions non frontalières de l’ouest qui
Nés Total dont : 1 383 809 97,2
comportent peu d’immigrés (moins de 2,5%) mais où l’on as-en France Français de naissance 1 375 748 96,6
Français par acquisition 4 985 0,4 siste à une augmentation des flux d’arrivées, notamment depuis
Étrangers 3 076 0,2
1990. Toutefois, l’accroissement en Basse-Normandie y est un
Nés Total dont : 39 756 2,8
à l’étranger Français de naissance 11 610 0,8 peu moins spectaculaire : en effet, si la région compte une forte
Total immigrés dont : 28 146 2,0 proportion d’arrivées, à la fois de l’étranger et d’une autre ré-
Français par acquisition 10 759 0,8
gion (en particulier de l’Ile-de-France), elle enregistre parÉtrangers 17 387 1,2
contre, comparativement à toutes les autres régions de la mé-Ensemble Total dont : 1 423 565 100,0
Français de naissance 1 387 358 97,5 tropole, la plus forte proportion de départs (décès, “ retours au
Français par acquisition 15 744 1,1
pays ” ou déménagements). Si cette dernière se situait dans laÉtrangers 20 463 1,4
moyenne métropolitaine, la croissance serait deux fois plus im-Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unités : nombre, %
Les populations immigrées en Basse-Normandie 5POPULATION
ÉVOLUTION DE LA PART DES IMMIGRÉS la Basse-Normandie a longtemps présenté un relatif enclave-
PARMI L’ENSEMBLE DE LA POPULATION DEPUIS 1962 ment géographique et son industrialisation fut tardive.
8 La région est aussi l’une des moins urbanisées : en 1999,
plus de 6 Bas-Normands sur 10 habitent encore en dehors d’un
6 pôle urbain (contre 4 métropolitains sur 10).
Tous ces éléments ont concouru à de faibles flux d’arrivées
4 en provenance de l’étranger dans le passé, en particulier au titre
de l’immigration de travail pendant les “trente glorieuses”.
Globalement, au cours du dernier quart de siècle, la part des2
immigrés est passée de 1,6 à 2,0% en Basse-Normandie.
0
1962 1968 1975 1982 1990 1999
France métropolitaineBasse-Normandie DES IMMIGRÉS DAVANTAGE CITADINS
Source : INSEE - Recensements de la population Unité : % SAUF DANS LA MANCHE
ÉVOLUTION DE LA POPULATION IMMIGRÉE
C’est dans l’Orne, département le plus industriel, que laENTRE 1990 ET 1999 SELON LA RÉGION
part de population immigrée est la plus importante (2,6%). De
Bretagne ce point de vue, le caractère industriel de ce département l’em-
Pays de la Loire
porte sur son caractère rural. La part des immigrés atteint 4,6%
Poitou-Charentes
dans l’aire urbaine d’Aigle et 3,8% dans celle d’Alençon.
Alsace
Le Calvados, le plus important des trois départements selonLimousin
la taille de population, abrite plus de la moitié de l’ensembleIle-de-France
Basse-Normandie des immigrés habitant la région : cette présence s’explique lar-
Haute-Normandie gement par son caractère plus urbain que le reste de la région.
Languedoc-Roussillon L’influence de la capitale caennaise est déterminante : 37% des
France métropolitaine
Aquitaine
Centre POPULATION DES IMMIGRÉS EN 1990 ET 1999
Midi-Pyrénées SELON LE DÉPARTEMENT DE RÉSIDENCE
Rhône-Alpes
Évolution Part
Corse entre 1990 des immigrés
1990 1999 et 1999 dans laProvence-Alpes-Côte d’Azur
(en %) population
Franche-Comté
totale en 1999
Picardie Nombre % Nombre % % (en %)
Auvergne
Calvados 14 226 54,5 14 774 52,5 3,9 2,3
Lorraine Manche 4 856 18,6 5 793 20,6 19,3 1,2
Orne 7 014 26,9 7 579 26,9 8,1 2,6Bourgogne
Nord-Pas-de-Calais Ensemble 26 096 100,0 28 146 100,0 7,9 2,0
Champagne-Ardenne
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : nombre, %
-20 -10 0 10 20 30 40 50
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unité : %
PART DES IMMIGRÉS DANS LA POPULATION
BAS-NORMANDE SELON L’ARRONDISSEMENTportante. L’augmentation de la population immigrée bas-nor-
mande est ainsi essentiellement due à de nombreuses arrivées
entre 1990 et 1999 : 6 300 directement de l’étranger et 3 000 de
la métropole. Parmi ces derniers, plus de la moitié habitaient la
région parisienne. Après la Picardie, la proportion d’immigrés
bas-normands qui habitaient l’Ile-de-France en 1990 est la plus
importante de toutes les régions.
UNE PROPORTION D’IMMIGRÉS QUI RESTE FAIBLE
La Basse-Normandie présente certaines caractéristiques
fortes de l’ouest de la France : un éloignement certain de toute
frontière terrestre et un caractère rural historique, même s’il
s’estompe d’année en année. Par ailleurs, comme la Bretagne,
6 Les populations immigrées en Basse-NormandiePOPULATION
PART DES IMMIGRÉS DANS LA POPULATION immigrés bas-normands habitent dans l’aire urbaine de Caen
SELON LA RÉGION (contre 26% de l’ensemble de la population).
Ile-de-France Le département de la Manche, quant à lui, en dépit des der-
Corse nières arrivées d’Outre-Manche, est l’un des départements mé-
Provence-Alpes-Côte d’Azur tropolitains où ilyale moins d’immigrés : 1,2% de la
Languedoc-Roussillon population. Contrairement aux deux autres départements, son
Alsace
attractivité est d’abord due à son caractère rural et à une cer-
Rhône-Alpes
taine qualité de vie. En effet, si comparativement aux Man-
Lorraine
chois, l’ensemble de la population de l’Orne habite davantage
France métropolitaine
en zone rurale (52% contre 49%), le constat est inverse parmiMidi-Pyrénées
les populations immigrées : elles sont “ rurales ” à 41% dans laFranche-Comté
Manche contre 36% dans l’Orne.Aquitaine
Bourgogne Globalement, les populations immigrées sont toutefois lar-
Centre gement “ urbaines ”. La concentration dans les grandes agglo-
Champagne-Ardenne mérations est en effet importante : 60% des immigrés habitent
Picardie dans un pôle urbain (contre 38% de l’ensemble des Bas-Nor-
Auvergne mands).
Nord-Pas-de-Calais
Par ailleurs, si plus de 80% des étrangers hors Union euro-
Limousin
péenne habitent dans un pôle urbain, la proportion chute à 36%
Haute-Normandie
parmi ceux provenant de l’Union européenne. Comparative-
Poitou-Charentes
ment à l’ensemble des Bas-Normands, ces derniers habitentBasse-Normandie
même plus fréquemment en milieu ruralPays de la Loire
Bretagne
0 2 4 6 8 10 12 14 16
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %
POPULATION IMMIGRÉE SELON LE TYPE DE COMMUNE (1) ET LA NATIONALITÉ
Population immigrée
Population totale
Étrangers de nationalité Étrangers de nationalité
Type de commune Français par acquisition Ensemblede l’Union européenne hors Union européenne
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
Pôles urbains 6 099 56,7 2 652 35,9 8 139 81,3 16 890 60,0 545 146 38,3
Communes périurbaines 2 032 18,9 1 349 18,3 473 4,7 3 854 13,7 327 609 23,0
Communes multipolarisées 219 2,0 381 5,2 71 0,7 671 2,4 50 637 3,6
Communes rurales 2 409 22,4 2 996 40,6 1 326 13,2 6 731 23,9 500 173 35,1
Ensemble 10 759 100,0 7 378 100,0 10 009 100,0 28 146 100,0 1 423 565 100,0
Source : INSEE - Recensement de la population 1999
(1) voir définition page 4
POPULATION DES IMMIGRÉS SELON LE LIEU DE RÉSIDENCE ET LA NATIONALITÉ
Immigrés
Population
Dont Français
Dont Étrangers totale Part des
par acquisition
immigrés dans la
Aires urbaines population totalePart dans laTotal Part dans la (en %)population
Nombre population Nombre Nombreimmigrée
immigrée (%) (en %)
L’Aigle 920 268 29,1 652 70,9 20 196 4,6
Alençon 1 901 522 27,5 1 379 72,5 50 234 3,8
Flers 1 222 336 27,5 886 72,5 34 550 3,5
Trouville-sur-Mer 696 324 46,6 372 53,4 22 158 3,1
Caen 10 518 4 476 42,6 6 042 57,4 370 910 2,8
Argentan 712 280 39,3 432 60,7 27 373 2,6
Lisieux 881 302 34,3 579 65,7 44 977 2,0
Autres aires urbaines 3 894 1 623 41,7 2 271 58,3 302 357 1,3
Espace multipolarisé 671 219 32,6 452 67,4 50 637 1,3
Espace à dominante rurale 6 731 2 409 35,8 4 322 64,2 500 173 1,3
Ensemble 28 146 10 759 38,2 17 387 61,8 1 423 565 2,0
Source : INSEE - Recensement de la population 1999
Les populations immigrées en Basse-Normandie 7
■POPULATION
NATIONALITÉS ET PAYS D’ORIGINE
Depuis 1990, une forte progression des naturalisations
omme dans le reste de la métropole, le profil de la po- NOMBRE D’IMMIGRÉS NATURALISÉS
OU ÉTRANGERS DEPUIS 1962Cpulation immigrée par nationalité s’est considérable-
12ment modifié au cours du temps. Avec les vagues
d’arrivées durant la période des années 70, la proportion 10
Étrangers d’Europedes étrangers issus d’un pays non européen, principale-
8
ment d’Afrique du Nord et de Turquie, est passée de 13,6%
en 1962 à 32,5% en 1999. 6
NaturalisésEn même temps, malgré la venue de nombreux Portu-
4
gais entre 1968 et 1975, la part des étrangers venus
Étrangers hors Europe
2
NOMBRE D’IMMIGRÉS ÉTRANGERS 0
SELON LA NATIONALITÉ (1) DEPUIS 1962 1962 1968 1975 1982 1990 1999
Source : INSEE - Recensements de la population Unité : millier d’immigrés10
8 d’Europe a considérablement diminué sur la même pé-
Autres nationalités d’Europe riode (de 50,9% à 29,3%). La proportion s’est toutefois re-
6 dressée durant la dernière période intercensitaire,
notamment avec l’arrivée de nombreux Britanniques.
La baisse de la représentation étrangère européenne est4
Portugais Turcs en grande partie due aux naturalisations. Cependant, du-
Marocains
rant la dernière période intercensitaire, l’acquisition de la2
nationalité française a été le plus souvent le fait d’étran-Algériens
gers arrivés plus récemment, de provenance plus0
lointaine.1962 1968 1975 1982 1990 1999
Progressive dans les années 60-80, l’augmentation duSource : INSEE - Recensements de la population Unité : millier d’immigrés étrangers
POPULATION DES IMMIGRÉS EN 1999 ET ÉVOLUTION DEPUIS 1990
SELON LE PAYS D’ORIGINE ET LE DÉPARTEMENT DE RÉSIDENCE
Calvados Manche Orne Basse-Normandie France métropolitaine
Évolution Évolution Évolution Évolution ÉvolutionPays d’origine Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre
1990/1999 1990/1999 1990/1999 1990/1999 1990/1999
en 1999 en 1999 en 1999 en 1999 en 1999
(en %) (en %) (en %) (en %) (en %)
Allemagne, Bénélux 1 417 4,5 636 45,9 564 11,9 2 617 14,0 248 256 7,5
Espagne, Italie 1 515 -20,6 401 -27,9 673 -15,0 2 589 -20,5 694 881 -21,1
Portugal 1 517 0,9 223 -46,9 951 -13,0 2 691 -10,8 571 874 -4,6
Royaume-Uni 868 55,0 1 124 346,0 400 177,8 2 392 150,2 75 020 44,4
Autres pays d’Europe 1 706 -13,7 535 20,5 601 15,6 2 842 -3,3 344 113 2,2
Maroc 1 228 13,3 627 -13,4 954 -7,6 2 809 -1,1 522 504 14,2
Algérie 1 476 -1,9 368 4,5 504 16,7 2 348 2,6 574 208 3,3
Autres pays d’Afrique anciennement
sous administration française 1 720 29,8 421 72,5 473 76,5 2 614 42,3 477 589 22,6
Autres pays et territoires d’Afrique 382 -10,1 191 198,4 214 30,5 787 20,5 117 261 26,5
Turquie 952 30,1 163 -80,8 1 388 9,8 2 503 -12,0 174 160 3,4
Autres pays et territoires d’Asie 1 452 0,6 787 131,5 662 2,0 2 901 19,2 375 834 22,9
Amérique, Océanie 541 32,6 317 80,1 195 28,3 1 053 43,1 130 394 35,5
Ensemble 14 774 3,9 5 793 19,3 7 579 8,1 28 146 7,9 4 306 094 3,4
Source : INSEE - Recensements de la population 1990 et 1999 Unités : nombre, %
8 Les populations immigrées en Basse-NormandiePOPULATION
RÉPARTITION DES IMMIGRÉS nombre d’immigrés devenus Français s’est accélérée sur
SELON LEUR ORIGINE DANS LES PRINCIPALES AIRES
les années ultérieures : leur proportion est en effet passée
URBAINES
de 32,6% à 38,2% entre 1990 et 1999. Ainsi sur la période,
Maroc
8,9% le nombre d’étrangers baissait légèrement (de 17 600 à
17 400) alors que le nombre des naturalisés augmentait deAlgérie
Caen 10,0% plus d’un quart (de 8 500 à 10 800).
Portugal
10,6%
UNE REPRÉSENTATION BRITANNIQUE
EN NETTE HAUSSE
Autres
70,5%
Au cours de la dernière période intercensitaire, la
Basse-Normandie est l’une des régions où la représenta-
Royaume-Uni
tion britannique a le plus augmenté (4e rang avec +150%4,0%Algérie
11,4% contre +44% dans l’ensemble de la métropole). L’aug-
Cherbourg
mentation (de 960 à 2 400) contribue aux trois-quarts àMaroc Autres
23,8%
60,8% l’augmentation de l’ensemble des populations immigrées
(26 100 à 28 100). Dans le département de la Manche en
particulier, où la progression est l’une des plus importan-Portugal
10,3%
tes de la métropole, les natifs du Royaume-Uni sontMaroc
12,5%
Alençon presque 5 fois plus nombreux qu’en 1990.
Turquie Autres La population originaire du Maghreb reste en nombre
16,2% 61,0%
à peu près stable. En revanche, celle venue d’Afrique
sub-saharienne a progressé de manière sensible (plus de
Maroc
9,2% 40%). Le nombre d’immigrés en provenance d’Asie (sauf
Turquie
Algérie la Turquie) progresse aussi fortement (+20%).Flers 36,6%
22,4%
Alors qu’il avait fortement augmenté quelques décen-
nies auparavant, le nombre de Turcs et Portugais d’origineAutres
31,8% baisse de plus de 10% entre 1990 et 1999.
Source : INSEE - Recensement de la population 1999 Unité : %
Dans l’ensemble du territoire bas-normand, les immi-Note de lecture : les cercles sont proportionnels au nombre d’immigrés dans l’aire
urbaine. Chaque représentation donne les trois pays d’origine les plus représentés. grés originaires du Maroc demeurent les plus nombreux :
ils représentent 10% de population
immigrée en 1999. Viennent ensuite, à
MOBILITÉ RÉSIDENTIELLE ENTRE 1990 ET 1999
peine moins nombreux, les natifs duSELON LE PAYS D’ORIGINE
Portugal.
Lieu de résidence en 1990
La répartition des immigrés sui-
Présents enPays d’origine Présents
France hors À l’étranger vant l’origine diffère suivant le dépar-dans la région
région
tement de résidence. Le Calvados
Allemagne, Bénélux 60,0 11,8 28,2
Espagne, Italie 78,8 14,5 6,8 compte une grande proportion d’im-
Portugal 86,3 9,7 4,1 migrés issus des vagues des années 70
Royaume-Uni 32,2 5,3 62,5
et antérieures (Portugal, Algérie,Autres pays d’Europe 61,6 10,9 27,6
Maroc 76,7 10,2 13,1 Espagne, Italie). L’Orne se caractérise
Algérie 75,4 10,5 14,1
par une majorité d’immigrés venus deAutres pays d’Afrique anciennement
sous administration française 64,3 12,0 23,6 Turquie (18,3 %) et une forte propor-
Autres pays et territoires d’Afrique 43,3 12,2 44,5
tion de natifs du Portugal (12,5%) cor-Turquie 84,0 4,6 11,4
Autres pays et territoires d’Asie 61,2 13,9 24,9 respondant à l’image d’une
Amérique, Océanie 50,0 15,2 34,9
immigration de travail. Ce n’est pas
Ensemble 66,8 10,7 22,5
du tout le cas pour la Manche où
Source : INSEE - Recensements de la population Unité : %
presque un immigré sur 5 provient duNote de lecture : 86,3% d’immigrés provenant du Portugal habitant en Basse-Normandie en 1999 étaient déjà
présents dans la région en 1990 ; 9,7% habitaient en France mais hors région et 4,1% résidaient à l’étranger. Royaume-Uni
Les populations immigrées en Basse-Normandie 9
■POPULATION
STRUCTURE PAR SEXE ET PAR ÂGE
Féminisation et vieillissement de la population immigrée
omme partout ailleurs, depuis quelques décennies, le teignait 3,5% entre 1968 et 1975. Le nombre des immigrésCrythme de croissance des immigrés est bien plus sou- hommes a même baissé entre 1982 et 1990.
tenu pour les femmes : leur proportion est passée de 41,5% Par ailleurs, la structure par âge diffère aussi suivant la
en 1968 à 48,5% en 1999. Ce phénomène de féminisation nationalité. Même si elle décroît depuis une vingtaine
de la population immigrée s’explique largement par le re- d’années, la population étrangère masculine reste majori-
groupement familial qui a suivi une immigration de taire (54%). En revanche, parmi les immigrés ayant ac-
main-d’œuvre composée presque essentiellement d’hom- quis la nationalité française, les femmes sont majoritaires
mes jeunes arrivés seuls. Cette immigration de travail s’est (52,4% en 1999) et la répartition hommes-femmes est
considérablement tarie depuis les années 70 : pendant la plus proche de celle de la population régionale totale.
dernière période intercensitaire, l’augmentation annuelle
de la population masculine a été de 0,6% alors qu’elle at-
LES IMMIGRÉS FORTEMENT REPRÉSENTÉS
AUX ÂGES DE PLEINE ACTIVITÉPART DES FEMMES PARMI LES IMMIGRÉS DEPUIS 1962
50
La grande majorité des enfants issus de l’immigration
40 n’est pas comptée parmi les immigrés car née sur le sol
français : la population immigrée est donc plus âgée que
30
l’ensemble. En 1999, la moyenne d’âge est de 44,3 ans,
contre 39,2 ans pour l’ensemble des Bas-Normands.
20
C’est ainsi que la structure par âge des immigrés se
différencie d’abord sur les dernières générations : seule-10
ment 3,4% d’entre eux sont nés en 1990 ou après (contre
0 11,4% de l’ensemble des Bas-Normands). Par ailleurs,
1962 1968 1975 1982 1990 1999
elle reflète les courants migratoires du passé : si la propor-
Source : INSEE - Recensements de la population Unité : %
tion de ceux nés avant 1940 est à peine supérieure à celle
PYRAMIDE DES ÂGES DE LA POPULATION IMMIGRÉE EN BASSE-NORMANDIE EN 1999
âge
HOMMES FEMMES100
95
Ensemble de la population régionale
90
85
80
75
70
65
60
55
50Hommes Femmes
45
40immigrés immigrées
35
30
25
20
15
10
5
0
15 10 5 0 0 5 10 15
Source : INSEE - Recensement de la population Unité : effectif en ‰ de la population totale (hommes + femmes)
10 Les populations immigrées en Basse-Normandie

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