Lindépendance des jeunes adultes : chômeurs et inactifs cumulent les difficultés

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En 2005, environ 5 millions de jeunes âgés de 18 à 29 ans ne vivent plus chez leurs parents. Pour ces jeunes adultes, la pauvreté en termes de « conditions de vie » est plus présente que dans l’ensemble de la population. Les problèmes liés au logement sont fréquents et touchent même ceux qui ont une situation financière confortable. Les retards de paiement et les découverts bancaires sont eux aussi fréquents. En revanche, les jeunes décohabitants ne déclarent pas plus de restrictions de leur consommation que le reste de la population. Parmi les jeunes n’habitant plus chez leurs parents, les chômeurs et les inactifs qui ne sont pas étudiants cumulent toutes les difficultés. Au contraire, à autres caractéristiques égales, ceux qui ont déjà un emploi stable et les couples sans enfants ont les situations les plus favorables. Les difficultés financières vécues à l’adolescence ressurgissent fréquemment chez les plus pauvres. Filles et garçons ne mènent pas une vie autonome au même âge Des conditions de vie plus difficiles pour les jeunes indépendants Problèmes de logement et découverts bancaires fréquents, même chez les plus aisés À revenu équivalent, les jeunes décohabitants déclarent moins souvent de restrictions de consommation Les jeunes en couple sans enfants s’en sortent le mieux La pauvreté est plus marquée chez les jeunes déjà en difficulté à l’adolescence Encadré L’indépendance des jeunes adultes : des situations de transition
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1156 - SEPTEMBRE 2007
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L’indépendance des jeunes adultes :
chômeurs et inactifs
cumulent les difficultés
Yves Jauneau, division Études sociales, Insee
n 2005, environ 5 millions de jeu- transition, tant sur le plan des revenus que du
logement (encadré). Ce départ est fortement liénesâgésde18à29ansnevivent
à leur situation professionnelle et concerneEplus chez leurs parents. Pour ces
seulement 17 % des étudiants, 62 % des jeu-
jeunes adultes, la pauvreté en termes de
nes ayant un emploi temporaire et 82 % de
« conditions de vie » est plus présente ceux ayant un emploi permanent (définitions).
que dans l’ensemble de la population.
Les problèmes liés au logement sont
Des conditions de vie plus difficilesfréquents et touchent même ceux qui
pour les jeunes indépendantsont une situation financière confor-
table. Les retards de paiement et les
Environ 17 % des jeunes adultes ne vivant
découverts bancaires sont eux aussi pas chez leurs parents sont pauvres en ter-
fréquents. En revanche, les jeunes mes de conditions de vie (définition) contre
décohabitants ne déclarent pas plus de 13 % pour l’ensemble de la population
(tableau 1). Leur niveau de vie monétaire, telrestrictions de leur consommation que
que déclaré dans les enquêtes, est égale-le reste de la population.
ment en moyenne plus bas que celui du
Parmi les jeunes n’habitant plus chez
reste de la population. Ainsi, 31 % des jeu-
leurs parents, les chômeurs et les inactifs nes adultes indépendants ont un niveau de
qui ne sont pas étudiants cumulent toutes vie monétaire les classant parmi le quart de
erles difficultés. Au contraire, à autres ca- la population le plus modeste (1 quartile) et,
à l’inverse, seuls 18 % d’entre eux figurentractéristiques égales, ceux qui ont déjà
parmi le quart le plus aisé (dernier quartile).un emploi stable et les couples sans en-
Par ailleurs, à niveau de vie monétaire équi-
fants ont les situations les plus favora-
valent, les jeunes décohabitants sont un peu
bles. Les difficultés financières vécues à plus souvent pauvres en termes de condi-
l’adolescence ressurgissent fréquem- tions de vie que l’ensemble de la population.
ment chez les plus pauvres.
En 2005, environ 56 % des jeunes âgés de 18 Part des 18-29 ans n'habitant pas chez
à 29 ans ne vivent plus chez leurs parents leurs parents, selon l'âge et le sexe
(définition, graphique 1). Les filles quittent
en %généralement plus tôt le domicile parental que
100
les garçons. Ainsi, entre 18 et 21 ans, une Ensemble
Hommesjeune fille sur quatre ne vit déjà plus chez ses
80 Femmes
parents contre seulement un jeune homme sur
dix. Les jeunes femmes partent les premières
60
car, en moyenne, elles vivent en couple et ont
des enfants plus tôt, mais ce n’est pas la seule
40
raison. Parmi les personnes de 26 à 29 ans
ayant un emploi et pas d’enfants, 91 % des
20femmes et seulement 79 % des hommes ont
quitté le domicile familial.
0
Lorsqu’ils quittent le foyer parental, les jeunes 18-21 ans 22-25 ans 26-29 ans Ensemble
se trouvent souvent dans un situation de Source : Insee, SRCV-SILC 2005.
INSEE
PREMIEREfréquent que leur niveau de vie est plusProblèmes de logement et Les jeunes en couple sans
faible, et ce davantage que chez leursdécouverts bancaires fréquents, enfants s’en sortent le mieux
aînés : parmi le quart le plus modeste de la
même chez les plus aisés
population, les retards de paiement tou- Parmi les jeunes adultes indépendants, les
chent en moyenne 22 % des personnes,Vivre dans un logement convenable et chômeurs et les inactifs (hors étudiants)
mais 29 % des jeunes décohabitants.boucler les fins de mois posent souvent ont bien sûr les conditions de vie les plus
problème pour les jeunes adultes indé- difficiles. Leur taux de pauvreté en condi-
pendants (tableau 2). Ainsi, 29 % tions de vie atteint 38 % et, à autres carac-
À revenu équivalent, les jeunes
d’entre eux vivent dans des logements téristiques comparables (âge, sexe,
décohabitants déclarent moinsjugés trop petits (contre 16 % pour l’en- situation familiale, niveau de vie, statut
souvent de restrictions desemble de la population), 29 % dans d’occupation du logement, zone d’habita-
des logements difficiles à chauffer tion, diplôme), ils ont un risque 1,8 fois plusconsommation
(contre 24 %) et 21 % ont des décou- grand d’être pauvres que ceux ayant un
verts bancaires réguliers (contre 13 %). Même avec des revenus en moyenne plus emploi temporaire et un risque 3,6 fois plus
Ces difficultés restent très présentes y faibles, les jeunes adultes qui sont partis élevé que ceux ayant un emploi permanent
compris chez les jeunes les plus aisés. de chez leurs parents ne souffrent pas (tableau 3).
Ainsi, même parmi les jeunes adultes plus de restrictions de consommation que Ces jeunes chômeurs et inactifs cumu-
indépendants appartenant au quart le le reste de la population. Ainsi, un jeune lent toutes les difficultés. Ce sont aussi
plus aisé de la population, 20 % vivent sur dix doit faire face à de nombreuses les seuls à vivre dans des ménages où
dans un logement trop petit, 25 % dans restrictions (au moins quatre sur neuf – les restrictions de consommation sont
un logement difficile à chauffer et 13 % définition), soit une proportion comparable importantes : près d’un jeune chômeur
sont souvent à découvert. à l’ensemble de la population. En particu- ou inactif sur trois déclare au moins 4 pri-
erPar ailleurs, les jeunes décohabitants ont lier, les jeunes les plus modestes (1 quar- vations de consommation parmi les 9
plus fréquemment du mal à payer à temps tile de niveau de vie) déclarent en retenues (tableau 4). À l’inverse, un
les factures ou les impôts. Environ 17 % moyenne un peu moins souvent de fortes emploi stable protège fortement les jeu-
sont concernés par au moins un retard de restrictions de consommation (23 %) que nes contre les risques de pauvreté :
paiement, contre 11 % pour l’ensemble de l’ensemble de la population de même 10 % des jeunes décohabitants ayant un
la population. Cela est d’autant plus niveau de vie (26 %). emploi permanent sont pauvres en ter-
mes de conditions de vie. Pourtant,
comme les autres, ils rencontrent des Taux de pauvreté en termes de conditions de vie, selon le niveau de vie
difficultés à se loger de façon conve-monétaire
nable : un quart d’entre eux vivent dansen %
un logement trop petit, et autant dans unTaux de pauvreté en conditions de vie Répartition des individus
logement difficile à chauffer.Quartile de niveau 18-29 ans ne 18-29 ans ne vi-
Ensemble de la Ensemble de la
de vie Ce sont les jeunes vivant en couple maisvivant pas chez vant pas chez
population population
leurs parents leurs parents sans enfants qui s’en sortent le mieux :
er1 33 30 31 25 seulement 10 % d’entre eux sont pauvres
e2 19 14 25 25 en termes de conditions de vie. Ces jeunes
e3 7 6 27 25 ont un risque de pauvreté plus faible que
e4 3 2 18 25
leurs homologues vivant en couple avec
Ensemble 17 13 100 100
des enfants, ou ne vivant pas encore en
Lecture : parmi les 18-29 ans ne vivant pas chez leurs parents, 31 % ont un niveau de vie les situant dans le quart des niveaux de
couple, et cela à situation professionnellevie les plus faibles de la population. Parmi les jeunes ayant ce niveau de vie, 33 % sont pauvres en conditions de vie.
Source : Insee, SRCV-SILC 2005. et niveau de vie équivalents. Mais là
1 Principales difficultés rencontrées par les jeunes adultes décohabitants
en %
Logement Découverts bancaires Restrictions de consom-2Logement trop petit Retards de paiement 3difficile à chauffer fréquents mation importantes
Quartile
18-29 ans ne 18-29 ans ne 18-29 ans ne 18-29 ans ne 18-29 ans ne
de niveau
vivant pas Ensemble de vivant pas Ensemble de vivant pas Ensemble de vivant pas Ensemble de vivant pas Ensemble de
de vie
chez leurs la population chez leurs la population chez leurs la population chez leurs la population chez leurs la population
parents parents parents parents parents
er1 36 22 35 34 29 22 29 18 23 26
e2 31 17 30 25 20 12 24 14 11 11
e3 24 15 23 19 9 5 15 11 4 5
e4 20 10 25 17 5 4 13 8 1 2
Ensemble 29 16 29 24 17 11 21 13 11 11
1. Ces items constituent, pour partie, le score permettant le calcul de la pauvreté en conditions de vie (définitions). Ils sont mesurés au niveau du ménage, et non de l'individu.
2. Au moins un retard de paiement dans l'année parmi le loyer et les charges, les factures liées au logement ou le paiement des impôts.
3. Au moins quatre restrictions parmi les neuf retenues (définitions).
Lecture : parmi les 18-29 ans ne vivant pas chez leurs parents et ayant un niveau de vie les situant dans le quart des niveaux de vie les plus faibles de l'ensemble de la population, 36 % vivent dans
des ménages qui considèrent que leur logement est trop petit.
Source : Insee, SRCV-SILC 2005.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREerencore, si ces jeunes couples sans enfants (17 % pour le 1 quartile). Elle est maxi- si 38 % des jeunes chômeurs et inactifs
sont moins souvent à découvert et rare- male chez les jeunes ne vivant pas en estiment que leur situation est moins bonne
ment concernés par des restrictions de couple (42 %) alors que la situation profes- que dix ans auparavant, c’est encore le cas
consommation, ils sont également touchés sionnelle semble avoir un impact moindre : de 26 % de ceux ayant un emploi.
par les problèmes de logement. De leur Les déterminants de la pauvreté en termes de conditions de vie parmi les
côté, les jeunes ne vivant pas en couple
18-29 ans ne vivant pas chez leurs parents
connaissent plus fréquemment des res-
Taux de pauvreté en termestrictions de consommation (17 %) alors Odds ratio
de conditions de vie (en %)
que les jeunes couples avec enfants
Ensemble 17 –déclarent très souvent vivre dans un loge-
Situation professionnelle
ment trop petit (36 %) et avoir un décou-
Emploi permanent 10 0,5
vert bancaire (26 %). Emploi temporaire 19 1,0
Étudiant 17
Chômeur, inactif 38 1,8
Situation familialeLa pauvreté est plus marquée
Ne vit pas en couple 21 1,7
chez les jeunes déjà en Vit en couple, sans enfants 10 1,0
Vit en couple, avec au moins un enfant 23 1,5difficulté à l’adolescence
Note : une régression qualitative a été effectuée pour comparer la probabilité d'être pauvre en conditions de vie. Le modèle est à
Parmi les jeunes de 25-29 ans ne vivant résidus logistiques (logit). Les variables prises en compte sont l'âge, le sexe, le niveau de diplôme, la situation familiale et pro-
fessionnelle, le statut d'occupation du logement, la zone d'habitation. Ne figurent dans le tableau ci-dessus que les variablesplus chez leurs parents, les difficultés
commentées dans le texte. Le modèle permet d’estimer l’effet de chacune d’entre elles, en neutralisant l’effet des autres variables.
vécues font souvent écho à celles rencon-
Lecture : un jeune ayant un emploi permanent a 0,5 fois plus de risque (soit 1/0,5=2,0 fois moins de risque) d'être pauvre en
trées dix ans auparavant, alors qu’ils conditions de vie qu'un jeune ayant un emploi temporaire, toutes choses égales par ailleurs. Les coefficients qui n'apparaissent
pas ne sont pas significativement différents de 1 au seuil de 5 % . La modalité de référence est indiquée en italique.vivaient chez leurs parents. Ainsi, le taux
Champ : ensemble des 18-29 ans ne vivant pas chez leurs parents.
de pauvreté en termes de conditions de
Source : Insee, SRCV-SILC 2005.
vie des 25-29 ans ayant eu des difficultés
Les difficultés des jeunes adultes indépendants selon la situation profes-financières à l’adolescence est de 29 %
sionnelle et la situation familialecontre 5 % pour ceux qui n’en avaient pas
(graphique 2). Ce constat se vérifie même
Découverts Restrictions de Logement
Retards de Logementparmi les jeunes ayant un emploi stable :
bancaires consommation difficile à1
paiement trop petit216 % d’entre eux sont pauvres en condi- fréquents importantes chauffer
tions de vie lorsqu’ils avaient une situation Ensemble 17 21 11 28 29
financière difficile à l’adolescence contre Situation professionnelle
Emploi permanent 12 17 4 26 254 % parmi ceux qui avaient une situation
Emploi temporaire 20 25 14 29 31financière favorable.
Étudiant 15 16 14 22 28
Enfin, environ 28 % des jeunes de
Chômeur, inactif 34 32 30 41 36
25-29 ans estiment que leur situation finan- Situation familiale
cière actuelle est plus mauvaise que celle Ne vit pas en couple 16 22 17 24 30
Vit en couple, sans enfants 11 17 7 26 25de leur famille au moment de leur adoles-
Vit en couple, avec au moins un enfant 26 26 12 36 32cence, contre 20 % sur l’ensemble des
1. Au moins un retard de paiement dans l'année parmi le loyer et les charges, les factures liées au logement ou le paiement des impôts.plus de 25 ans (graphique 3). Cette propor-
2. Au moins quatre restrictions parmi les neuf retenues (définitions).
tion atteint 40 % pour ceux ayant les Champ : ensemble des 18-29 ans ne vivant pas chez leurs parents.
erniveaux de vie les plus faibles (1 quartile) Source : Insee, SRCV-SILC 2005.
mais reste élevée chez les plus aisés
Part des jeunes estimant que leur situation financière est pire qu'au mo- Pauvreté en conditions de vie,
ment de leur adolescenceselon l'existence de problèmes
Ensemblefinanciers à l'adolescence
Situation professionnelle
Souvent, la plupart
À un emploidu temps
Rarement, Étudiant
occasionnellement
Chômeur, inactif
Jamais
Situation familiale
Ensemble Ne vit pas en couple
Vit en couple, sans enfant
0 10 2030 %
Lecture : parmi les 25-29 ans ne vivant pas chez leurs pa- Vit en couple, avec au moins un enfant
rents, le taux de pauvreté en conditions de vie est de 5 % par-
mi ceux qui n'avaient pas de difficultés financières dans leur 15 2535 45 %
famille, au cours de leur adolescence. Lecture : parmi les 25-29 ans ne vivant pas chez leurs parents, 28 % estiment que leur situation financière (c'est-à-dire celle de
Champ : individus de 25-29 ans ne vivant pas chez leurs pa- leur ménage) est «moins bonne» ou «bien moins bonne» que durant leur adolescence.
rents. Champ : individus de 25-29 ans ne vivant pas chez leurs parents.
Source : Insee, SRCV-SILC 2005 Source : Insee, SRCV-SILC 2005.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREde l’enquête, même si, dans la pratique, les équilibrer le budget du ménage, puiser dans
L’indépendance des jeunes adul- situations peuvent se recouvrir (un étudiant ses économies pour équilibrer le budget, ne
peut avoir un job d’appoint par exemple). disposer d’aucune épargne, considérer sates : des situations de transition
L’étude concerne ici les personnes âgées de situation financière comme difficile ;
Parmi les jeunes qui vivent hors du domi- 18-29 ans résidant en France métropolitaine – retards de paiement : avoir été dans l’im-
cile parental, tous ne sont pas indépen- et ne vivant plus chez leurs parents. Les per- possibilité de payer, au cours des 12 der-
sonnes vivant régulièrement dans des loge- niers mois, des factures d’électricité ou dedants financièrement. Ainsi, 14 %
ments collectifs (internat, foyer, ...) sont gaz, des loyers, ses impôts ;déclarent bénéficier, de façon person-
exclues du champ. Les données concernant – restrictions de consommation : maintenirnelle ou via leur conjoint, d’aides privées
la situation financière à l’adolescence ne le logement à la bonne température, se
venant d’autres ménages (probablement
sont disponibles que pour les plus de 25 ans. payer une semaine de vacances, rempla-
leurs parents). Les jeunes étudiants sont
cer des meubles, acheter des vêtements
les plus aidés : 60 % déclarent bénéficier
chauds, acheter de la viande, recevoir pa-Définitionsde ces apports d’argent, qui contribuent rents ou amis, offrir des cadeaux au moins
en moyenne pour 19 % à leurs revenus. une fois par an, posséder deux paires de
Ä statut professionnel et situation fami- chaussures, ne pas faire de repas par
Vivre chez ses parents ou non :dans
liale donnés, la part des aides privées manque d’argent (au moins une fois au
cette étude, un jeune ne « vit plus chez ses
cours des 2 dernières semaines) ;dans le revenu diminue avec l’âge. parents » s’il a sa propre résidence princi-
– difficultés de logement : surpeuplement,Parmi les jeunes qui vivent encore chez paleetnelapartageavec aucundeses
pas de salle de bains, pas de toilettes, pasleurs parents, 14 % déclarent ne pas y deux parents. L’indépendance résiden-
d’eau chaude, pas de système de chauf-
habiter toute l’année. Cette proportion tielle est mesurée au moment de l’enquête,
fage, logement trop petit, difficulté à chauf-
un jeune pouvant retourner vivre chez sesest plus forte chez les étudiants (20 %)
fer, humidité, bruit.
parents après une période d’indépendance.et reste non négligeable chez ceux
Niveau de vie : revenu disponible du mé-
Emploi temporaire : contrat à durée déter-ayant un emploi (8 %). En revanche, la nage divisé par le nombre d’unités de
minée, intérim, apprentissage et contrats
totalité des jeunes chômeurs et des consommation (uc). Le niveau de vie est
aidés.
inactifs qui vivent encore chez leurs pa- donc le même pour tous les individus d’un
Emploi permanent : contrat à durée indé-
rents y habitent pratiquement toute même ménage. Les unités de consomma-
terminée, titulaire de la Fonction publique.
tion sont ici calculées selon l’échelle d’équi-l’année. Les jeunes vivant avec leurs pa- Pauvreté en termes de conditions de vie :
valence dite de l’OCDE modifiée qui attribuerents contribuent financièrement à éle- manque global d’éléments de bien-être ma-
1 uc au premier adulte du ménage, 0,5 ucver le revenu du ménage. En moyenne, tériel, mesuré à l’échelle du ménage. La pau-
aux autres personnes de 14 ans ou plus et
leur salaire ou autres revenus – d’activi- vreté en termes de conditions de vie repose
0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans.
sur le repérage d’un certain nombre de priva-té, allocations chômage...– contribuent
tions d’éléments d’un bien-être matériel stan-pour 10 % au revenu disponible de l’en-
dard, c’est-à-dire largement diffusés dans la Bibliographiesemble du ménage. Cette contribution
population, ou de difficultés de la vie quoti-
est naturellement plus élevée pour ceux
dienne. Il est intéressant d’utiliser ce concept
qui ont un emploi (23 %).
pour les jeunes, dont les revenus qui varient « Les étudiants, les autres jeunes, leur fa-
rapidement, sont plus difficiles à mesurer et mille et la pauvreté », Herpin N. et Verger
peuvent être considérés comme provisoires. D., Économie et Statistique n° 308-310,
Sources Un ménage est dit pauvre lorsqu’il cumule au 1997, Insee.
moins 8 privations des 27 items ci-après. Un « Les jeunes partent toujours au même âge
individu est pauvre en termes de conditions de chez leurs parents », Villeneuve-Go-
Les données proviennent du panel sur les de vie si le ménage dans lequel il vit est dans kalp C., Économie et Statistique
ressources et conditions de vie (SRCV), ce cas. Le seuil de 8 privations est fixé afin de n° 337-338, 2000, Insee.
partie française du système de statistiques fournir une part de ménages pauvres en ter- « Les jeunes adultes en Europe », Cham-
communautaires (SILC), pour l’année 2005. mes de conditions de vie comparable à la baz C., Études et Résultats n° 90, 2000,
Chaque année, environ 10 000 ménages part de ménages pauvres financièrement. Drees, ministère de la Santé.
sont interrogés sur leur revenu, leur situa- Items retenus pour mesurer le taux de pau- « Parmi les jeunes ne vivant plus chez leurs
tion financière et leurs conditions de vie. vretéenconditionsdevie : parents, les étudiants sont les plus aidés
Pour la situation professionnelle, quatre si- – insuffisance des ressources : être soumis par leur famille », Robert-Bobée I., Insee
tuations sont distinguées : emploi perma- à des remboursements d’emprunt élevés Première n° 826, 2002, Insee.
nent, emploi temporaire, étudiant, chômeur par rapport à ses revenus, avoir été en dé- « Quitter le nid : entre forces centripètes et
et inactif (hors étudiant). Il s’agit de la situa- couvert bancaire au cours des 12 derniers centrifuges », Laferrère A., Économie et
tion spontanée déclarée par l’individu lors mois, avoir des revenus insuffisants pour Statistique n° 381-382, 2005, Insee.
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