Louer ? Une solution fréquente pour les nouveaux habitants de l'espace rural.

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Les nouveaux habitants de l'espace rural de Midi-Pyrénées ont permis la stabilisation de sa population. Les logements qui leur sont offerts sont relativement anciens. Face à cette pression immobilière, le parc locatif se renouvelle. Une offre plus adaptée se développe, en particulier dans le nord-est de la région. Les pouvoirs publics apportent aussi leur contribution en favorisant la rénovation. Etude réalisée à la demande du Conseil Economique et Social Régional de Midi-Pyrénées pour son rapport sur l'habitat locatif en milieu rural.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Numéro 56 : octobre 2002
Louer ? Une solution fréquente pour
les nouveaux habitants de l'espace rural
Importance et part de l'habitat locatif dans l'espace rural
Nord-du-Lot
En % de l'ensemble
des résidences principales
Figeac-DecazevilleCahors
27 et plus
de 24 à moins de 27 Rodez
de 21,6 à moins de 24 Villefranche-
de 16,5 à moins de 21,6
de-Rouergue
Montauban
Millau
Albi-Carmaux
Auch
Castres-Mazamet
En nombre de logements
13 200Tarbes Toulouse
3 500
Saint-
Gaudens
Lannemezan Lavelanet
Lourdes Saint-Girons
Foix-Pamiers limite de zone d'emploi
GéoFLA® © IGN - Insee 2002
Figurent en grisé les 18 aires urbaines de la région. La partie complémentaire constitue l'espace rural.
Source : Insee, recensement de la population 1999
Les nouveaux habitants de l'espace rural INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
de Midi-Pyrénées ont permis la stabilisation DIRECTION REGIONALE
DE MIDI-PYRENEES
Téléphone : 05 61 36 61 36de sa population. Les logements qui leur sont offerts
Télécopie : 05 61 36 62 00
Adresse : 36, rue des Trente-Six-Pontssont relativement anciens. Face à cette pression 31054 TOULOUSE CEDEX 4
Directeur de la publication :immobilière, le parc locatif se renouvelle. Une offre
Benjamin Camus
Rédacteur en chef :
plus adaptée se développe, en particulier dans le Bruno Mura
Maquettiste :
Christian Boutinetnord-est de la région. Les pouvoirs publics apportent
www.insee.fr/mp
aussi leur contribution en favorisant la rénovation. Imprimeur : Reprographie Moderne, 31770 Colomiers
Dépôt légal : octobre 2002
ISSN : 1262-442X
Etude réalisée à la demande du Conseil Economique et Social Régional CPPAP : 183AD
SAGE : SIPAG5676
de Midi-Pyrénées pour son rapport sur l'habitat locatif en milieu rural
Prix : 2,2 €
1Louer ? Une solution fréquente
pour les nouveaux habitants de l'espace rural
la location a constitué dans plus de 40 % Un parc locatif âgéait majeur révélé par le recen-
des situations la solution de logement.sement de 1999, l’espace ruralFrégional ne perd plus d’habitants. En conséquence, malgré une stabilisa- A l’image de l’ensemble des logements
Entre 1990 et 1999, sa population s’est tion de sa population, l’espace rural ruraux, ce parc locatif est ancien : environ
dispose en 1999 de 93 700 résidences 50 % des résidences principales locativesstabilisée à 954 000 habitants. Des arrivées
principales locatives soit 23 % de plus datent d’avant 1949 et 33 % d’avantsupérieures aux départs de 54 000
qu’en 1990. Dans l’espace rural régio- 1915. Ces proportions sont respective-personnes ont compensé l’excédent des
décès sur les naissances. Conséquence de nal, 25 % des habitants sont locataires, ment de 19 % et 29 % pour l’ensemble
ces migrations, la demande de logement soit une part proche de la moyenne du parc locatif régional. Les logements les
nationale, alors qu'ils sont plus de 40 % plus vieux se situent dans le nord du Gers,s’est accentuée.
en milieu urbain. Dans l'espace rural, la région de Caussade et le nord de Millau.
ce sont les pôles ruraux qui comptent Les logements locatifs récents ont étéUn habitant du rural
sur quatre est locataire le plus de locataires avec quatre construits principalement dans le Lot,
habitants sur dix. Le parc locatif est autour de Rodez ainsi que sur une large
largement développé sur l’ensemble du partie des départements du Tarn-et-En dix ans, 186 000 personnes ont
territoire régional à l’exception de Garonne et de l’Ariège. Malgré la prédo-décidé de s’installer dans l’espace rural
l’espace situé sur l’axe Rodez-Cahors. minance d’un parc âgé, le confort s’estde Midi-Pyrénées. Face à un tel afflux,
généralisé. En 1999, plus de 96 % desNote : l’ensemble des données et calculs porte uniquement sur l’espace rural de la
habitations locatives disposent à l’intérieurrégion Midi-Pyrénées
de l’habitat d’un wc et d’une douche ou
Définitions d'une baignoire. Néanmoins certains
Espace à dominante rurale : ale : communes rurales et unités urbaines n’appartenant cantons du sud de l’Ariège et de l’est de
pas à l’espace à dominante urbaine. l’Aveyron disposent d’un niveau de
L’espace à dominante rurale est constitué de quatre sous-espaces : les communes sous les communes sous les communes sous les communes sous les communes sous confort plus faible.
faible influence urbainefaible influence urbaine (ensemble des communes rurales et des unités urbaines
appartenant à l’espace à dominante rurale, qui ne sont pas pôle rural et dont 20 % ou Un tiers des locataires habitent
plus des actifs résidents travaillent dans des aires urbaines), les pôles rurauxaux (unités en logement collectif contre 3 % des
urbaines ou communes rurales appartenant à l’espace à dominante rurale, offrant de propriétaires, généralement installés en
2 000 à moins de 5 000 emplois et dont le nombre d’emplois offerts est supérieur ou maison individuelle. Les locataires
égal au nombre d’actifs résidents), la périphérie des pôles rurururururauxauxaauxauxux (ensemble des disposent d’un nombre moyen de pièces
communes rurales et des unités urbaines appartenant à l’espace à dominante rurale, inférieur à celui des propriétaires (3,5
n’étant ni pôle rural, ni sous faible influence urbaine, et dont 20 % ou plus des actifs contre 4,4).
résidents travaillent dans les pôles ruraux) et le rural isolé (ensemble des communes
rurtenant à l’espace à dominante rurale et n’étant ni
Les résidences locatives construites
pôle rural, ni sous faible influence urbaine, ni périphérie de pôles ruraux).
depuis 1990 représentent 10 % du parc
Ce zonage, élaboré en 1996 à partir des données du recensement de 1990, a été revu locatif. Le nombre moyen de pièces y
en 2002 à la lumière des résultats du recensement de 1999.
est légèrement plus faible que pour
Part des ménages ayant emménagé en 1998 dans l'espace rural
selon l'âge de la personne de référence et le nombre de pièces
en % en %Locataires Propriétaires
60 moins de 30 ans 60
de 30 à 39 ans
50 50
de 40 à 59 ans
40 40plus de 60 ans
Ensemble30 30
Note de lecture :
20 20
Parmi les locataires de
10 10moins de 30 ans, plus
de 50 % occupent un
0 0
logement d'une pièce.1 pièce 2 pièces 3 pièces 4 pièces 5 pièces 6 et plus 1 pièce 2 pièces 3 pièces 4 pièces 5 pièces 6 et plus
Source : Insee, recensement de la population 1999
2l’ensemble du parc locatif en raison d’une et celui des résidences locatives de 34 %. demandes pour de courtes durées de
raréfaction des grands logements. Cette Cependant les conditions locales du location. L’ancienneté moyenne dans le
évolution s’accompagne cependant marché locatif de certaines zones d’em- logement est d’environ sept ans mais la
d’habitations souvent plus spacieuses. ploi influent sur les résultats. Ainsi, dans moitié des locataires occupent leur
Ainsi en comparaison des logements la zone d’emploi de Villefranche-de- logement depuis moins de trois ans. Les
anciens, les logements récents offrent plus Rouergue, la progression du locatif seuls emménagements réalisés sur la
ersouvent des surfaces variant de 70 à 150 m². dépasse de 20 % le taux que l’on période la plus récente (entre le 1 janvier
A contrario, les logements plus pouvait attendre au vu de l’évolution du 1998 et le 8 mars 1999) représentent
anciens présentent davantage des surfa- nombre de résidences principales dans environ 30 % de l’ensemble des
ces comprises entre 40 et 70 m² ou cette zone. A contrario, le développement locations. Ces mouvements récents
supérieures à 150 m². du locatif reste limité dans la zone traduisent les dernières tendances du
d’emploi de Castres-Mazamet. marché locatif en milieu rural.
Les locataires sont plus
mobiles et plus jeunes Dans certaines zones d’emploi le Ces évolutions résultent de la combi-
locatif a fortement progressé au regard naison de plusieurs facteurs : démogra-
La mobilité des locataires (c'est-à- de la croissance modérée de l’habitat. phique, économique, offre locative
dire un déménagement effectué au cours La progression du locatif est trois fois dynamique... Cette addition de facteurs
de l'année 1998) décroît avec l’âge et le supérieure à celle des résidences princi- masque ce qui est imputable à l’offre
nombre de pièces disponibles. Seule pales pour les zones d’emploi d’Auch, locative et ce qui relève de l’environne-
exception à cette tendance, l’arrivée des Figeac-Decazeville, Millau, Rodez, Saint- ment général de la zone. Pour pallier cet
enfants oblige souvent les locataires trente- Girons, Lavelanet, et Villefranche-de- inconvénient, l’évolution locative récente
naires à rechercher un logement plus Rouergue. Ainsi dans la zone d’emploi de chaque zone est décomposée en deux
grand. Néanmoins, à âge équivalent et de Lavelanet, pour 100 nouvelles rési- effets, l’un dit structurel, l’autre résiduel
pour un même nombre de pièces, la dences principales, le nombre de loca- (voir graphique page 4).
mobilité des locataires demeure toujours taires s’accroît de 84. Cette situation
supérieure à celle des propriétaires. traduit pour toutes ces zones soit la Cette décomposition permet de
difficulté d’accéder à la propriété, soit distinguer trois groupes de zones d’emploi :
Les deux tiers des ménages locatai- une offre locative attractive. - les zones d’emploi du nord et de l’est
res comprennent une ou deux person- de la région (Nord-du-Lot, Cahors, Millau
nes. La moitié (51 %) des ménages lo- Un marché locatif et Villefranche-de-Rouergue) bénéficient à
cataires sont constitués de personnes plus dynamique dans la fois d’un parc locatif bien adapté et d’une
seules et de familles monoparentales le nord-est de la région dynamique locale. Ainsi par rapport à l’évo-
contre seulement plus du quart (28 %) lution régionale, la zone d’emploi de
pour les propriétaires. Les locataires sont La mobilité des locataires implique Cahors a bénéficié, par son dynamisme et
plus jeunes que les propriétaires, la que l’offre locative puisse satisfaire des la structure de son parc, de locataires
moitié a moins de 41 ans contre 61 ans
pour la moitié des propriétaires. Essor de la construction et du locatif vont de pair
Variation du nombre de résidences
locatives entre 1990 et 1999 L’essor de la %
45 construction et du
Villefranche-de-Rouergue locatif vont de pair
40
Dans ce contexte d’une demande de 35 Cahors
régressionlogement soutenue en milieu rural, le Figeac-Decazeville linéaire
30locatif a progressé à un rythme plus élevé Albi-Carmaux Toulouse
Nord-du-Lotque celui des constructions. Sa part dans Auch25
Saint-Gironsles résidences principales est passée en dix Rodez MontaubanMillauans de 21 % à 24 %. Dans les zones où Lourdes20
Lannemezan Foix-Pamiersle nombre de résidences principales a le TarbesSaint-Gaudens
15 Variation du nombre de résidencesplus progressé, l’essor du locatif a été le Castres-Mazamet
principales entre 1990 et 1999Lavelanetplus significatif. Ainsi dans la zone d'em- %10
ploi de Cahors le nombre de résidences 2 4 6 8 10 12 14 16
Source : Insee, recensements de la population 1990 et 1999principales a progressé de plus de 12 %
3supplémentaires entre 1998 et 1999 ; Pourcentage de locataires installés entre 1998 et 1999
- le sud de la région, zones d'em- dans la partie rurale de chaque zone d'emploi
ploi de Tarbes, de Lourdes et de Foix- Zone d'emploi Part des emménagements Ecart à
(partie rurale) 1998-1999 (en %) la moyenne (en %)Pamiers, ainsi que les zones d’emploi
d’Auch et de Castres-Mazamet subis- Nord-du-Lot 32,2 3,4
Cahors 31,4 2,6sent en premier un environnement
Villefranche-de-Rouergue 31,1 2,3
local défavorable ainsi que les effets d’un Millau 30,8 2,0
Albi-Carmaux 29,2 0,4parc moins bien adapté ;
Rodez 29,2 0,4
- les zones d’emploi de Lavelanet Toulouse 29,1 0,2
Montauban 29,0 0,2et de Lannemezan sont handicapés par
Moyenne Midi-Pyrénées 28,8 /// un parc de logement inadapté à la Saint-Girons 28,7 - 0,1
Figeac-Decazeville 28,6 - 0,2demande. Bien que la zone de Lavelanet
Lavelanet 28,4 - 0,5possède sa propre dynamique, illustrée Saint-Gaudens 28,2 - 0,7
par un effet résiduel légèrement positif, Lannemezan 27,8 - 1,0
Auch 27,7 - 1,1la plus faible part de logements récents
Tarbes 27,6 - 1,2
explique une évolution moindre. Lourdes 27,0 - 1,9
Foix-Pamiers 26,3 - 2,5
Castres-Mazamet 26,1 - 2,7
La pression immobilière
bouleverse Décomposition de l'écart à la moyenne
le parc de logements
% Effet résiduel
4
La pression immobilière touche
3l’ensemble du parc de logements de Nord-du-Lot
l’espace rural. De ce fait, le nombre de
Millau2logements vacants se réduit entre 1990 Cahors
et 1999 passant de 10 à 8 % de l’ensem-
Villefranche-de-Rouergue
1ble des logements de l’espace rural Lavelanet Montauban Effet structurelrégional. RodezLannemezan Saint-% %Albi-CarmauxGaudens
Toulouse- 3 - 2 2 3 4Saint-Girons
Figeac-DecazevilleLe parc immobilier de l’espace Tarbes - 1 Auchrural compte cependant 43 500 loge- Lourdes
ments vacants. L’importance de la Foix-Pamiers - 2 effet résiduel + effet structurel = 0Castres-Mazametvacance s’explique en partie par l’âge
élevé de ces logements. Les trois quarts - 3
%datent d’avant 1949. Les taux de vacance
Note de lecture :
les plus élevés se rencontrent au nord-est
Pour la partie rurale de chacune des zones, il est calculé la part des emménagementsdu Lot, au nord de l’Aveyron, au nord-est
récents (de 1998 et 1999) dans le total des locataires en 1999. L’écart observé entrede Caussade ainsi que dans la région des
le taux d’une zone et celui de l’ensemble du rural de la région est décomposé en
Baronnies dans le département des
deux effets :
Hautes-Pyrénées (voir carte page 5).
- l’effet structurele l mesure l’incidence de l’âge du parc locatif de la zone comparée à
celle de la région. Un effet positif indique un parc locatif mieux adapté que celui de laLe nombre de résidences secondai-
région.res subit également les effets d’une forte
- l’effet résiduelsiduel est l’effet non expliqué par l'effet structurel et s’interprète commedemande de logement durant la dernière
illustrant la dynamique locale.décennie. En dépit d’une progression sur
Pour chacune des zones, l’équation est la suivante :l’ensemble de la région, les résidences
Part des emménagements récents de la zone - Part des emménagements récents de lasecondaires de certaines communes
région = Effet structurel + Effet résiduelrurales situées à proximité des aires
urbaines se muent en résidences princi- Exemple : Pour la zone « Nord-du-Lot » entre 1998 et 1999, plus de 32 % des
locataires de cette zone ont emménagé durant cette période, soit 3,4 % de plus que lapales. Dans les communes sous faible
moyenne régionale. Cet écart se décompose en 0,6 % d’effet structurel et 2,8 %influence urbaine, 2 500 résidences
d’effet résiduel.secondaires ont disparu entre 1990 et
1999 (voir carte page 5). Source : Insee, recensement de la population 1999
4Des logements vacants nombreux et Diminution des résidences secondaires
répartis sur l'ensemble de la région à proximité des aires urbaines
Part des logements vacants Evolution du nombre de résidences
dans l'espace rural Nord-du-Lot secondaires et de logements
(en % de l'ensemble des logements) occasionnels entre 1990 et 1999 Nord-du-Lot
Figeac-Decazeville (en %)Cahors9
Figeac-Decazeville7 Cahors
26Rodez6 Villefranche-
11 Rodez3 de-Rouergue Villefranche-0
de-Rouergue- 10
Montauban
Millau Montauban
Albi-Carmaux Millau
Albi-Carmaux
Auch
Castres-Mazamet Auch
Toulouse Castres-Mazamet
Tarbes
Tarbes Toulouse
Saint-Gaudens LavelanetLannemezan Saint-Gaudens Lavelanet
Saint-Girons LannemezanLourdes limite des Lourdes limite desSaint-Girons
Foix-Pamiers zones d'emploi zones d'emploi
Foix-
GéoFLA® © IGN - Insee 2002 Pamiers
GéoFLA® © IGN - Insee 2002
Unité géographique : canton Unité géographique : canton
Source : Insee, recensement de la population 1999 Source : Insee, recensements de la population 1990 et 1999
Un effort de rénovation Taux d'effort par Opération Programmée
pour maintenir d'Amélioration de l'Habitat (OPAH)
la population Période 1993-1998
Sélection d'OPAH en milieu rural
Nord-du-Lotmontant total des OPAH retenues :Conscients de l’inadaptation d’une
14 millions d'eurospartie de l’habitat rural aux normes Pays de
Sud-ouest Livernonactuelles, les pouvoirs publics ont du Lot
Espalion - Bozouls
favorisé la rénovation des résidences prin-
cantons de
cipales de certaines zones. L’objet de ces Montbazens et Rignac
Bas Quercy Cornus-Nantcommune deinvestissements consiste à améliorer le
et MillavoisCaussadeNord Lomagne
commune decadre de vie afin d’attirer, ou tout au Vallée et terrasses cantons deCondom
Réquista etcanton demoins de maintenir, la population. Le Est Lomagne NaucelleVillemur-sur-Tarn
commune de Fleurancetaux d’effort (montant investi par rési-
Moyenne
vallée du Tarndence principale de la zone en 1990)
commune de Mirande Monts de Lacaunecommunes dede ces différents programmes peut être canton de
Lombez etMaubourguet Pays d'Agoutmis en regard de l’évolution du nombre de Samatan Haute vallée du Thore
Boulogne-de ménages. L’amélioration de l’habitat Astarac
sur-GesseBigorre canton de En euros par résidencesn’apparaît alors que comme un des élé- Varilhes
principales 1990
ments de l’évolution démographique. La
Neste-Barousse-Louron 320Mirepoix
forte progression du nombre de ména- 200Séronais
125ges du canton de Varilhes ne peut être
intégralement attribué à l’important GéoFLA ® © IG - Insee 2002
limite des communes en OPAH
effort financier consacré à ce dernier.
Sources : Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat
limite des zones d'emploiSa localisation dans un espace très Insee, recensement 1990
attractif entre Foix et Toulouse joue un
rôle prépondérant. Néanmoins, le La décohabitation 11 % du nombre de ménages mais
nombre de ménages a augmenté dans limite les effets de seulement d’un peu plus de 1 % de la
l’ensemble des zones d’intervention, à l'intervention publique population entre 1990 et 1999. En
l’exception de celle de Boulogne-sur- effet, la construction ou la rénovation
Gesse. L’habitat du Lot et de l’Aveyron Sur un espace comptant 240 000 de logements n’apporte généralement
a largement bénéficié de cet effort de habitants, l’effort réalisé par les pouvoirs pas la population attendue. Ainsi pour
rénovation. publics s’est traduit par une hausse de 1 000 habitants présents en 1990 dans
5Sélection d'OPAH en milieu rural sur la période 1993-1998
Variation du nombre
de ménages entre 1990 et 1999
%
25
Canton de Varilhes
20
Communes de Lombez et de Samatan
Vallée et terrasses
Moyenne vallée du Tarn
Seronais15 Pays d'Agout Pays de Livernon
Bas Quercy Cornus, Nant et Millavois
Villemur-sur-TarnEspalion, Bozouls Commune de Mirande
Nord-du-Lot
10 Mirepoix Cantons de Montbazens et de RignacSud-ouest du Lot Est Lomagne
Commune de Fleurance
Nord Lomagne Astarac, BigorreCanton de Maubourguet
Commune de Caussade
5 Neste, Barousse, Louron
Cantons de Requista et de Naucelle
Monts de Lacaune
Commune de Condom Taux d'effort *
Haute vallée du Thore
0 €
Boulogne-sur-Gesse
50 100 150 200 250 300 350 400 450
- 5
* Taux d'effort : montant investi au titre de l'OPAH
Sources : Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat entre 1993 et 1998 pour l'ensemble des résidences
Insee, recensements de la population 1990 et 1999 principales de la zone en 1990 (en euros par résidences principales)
l’espace retenu par l’intervention publi-Décomposition de la variation de population entre 1990
que, l’augmentation de populationet 1999 des territoires ayant bénéficié d'une OPAH
constatée entre 1990 et 1999 s’élève à
Pour 1 000 habitants en 1990 14 personnes. A taille moyenne des
ménages constante, l’extension du parcménages, il donne l’ampleur de la
Effet construction de logements aurait dû induire unevariation de population qu’aurait
Effet vacance progression démographique de 107connue une zone du fait de la varia-
Effet collectivités tion de la taille moyenne des ménages habitants. La réduction de la vacance
Effet résidences pour le nombre de résidences princi- apportait un gain supplémentaire
secondaires
pales de 1999 ;Effet taille d’habitants (+ 16) alors que le dévelop-
des ménages pement des résidences secondaires- « l’effet vacance » et « l’effet rési-Evolution de population
réduisait ce potentiel (- 19). Les chan-dences secondaires » : liés à l’évolu-
gements intervenus au niveau de lation du nombre de logements vacants- 150 - 100 - 50 0 50 100 150
cellule familiale (augmentation deset de résidences secondaires, ils donnent
NNNNNote de lecturote de lecturote de lecturote de lecturote de lecture :e :e :e :e : l’ampleur de la variation de population divorces, diminution du nombre d’en-
qu’aurait connue une zone du fait de fants, moindre cohabitation entre
La variation de la population peut se
la modification de structure du parc de générations) contracte la taille moyenne
décomposer en quatre effets principaux :
logements à taille moyenne des ména- des ménages entre 1990 et 1999 de 2,6
- « l’effet logement » : lié à la varia- ges inchangée. Si la vacance diminue, à 2,4. Cette réduction compense
tion du nombre de logements, il donne la population augmente. A l’inverse, si l’essentiel de la croissance démographi-
l’ampleur de la variation de population la vacance s’amplifie, la population que attendue (- 93). Ces évolutions de
qu’aurait connue une zone du seul fait diminue. Lorsque le nombre de résiden- la structure familiale modèrent les
de la variation du nombre de logements ces secondaires diminue, certaines espoirs de gain de population d’une
à taille moyenne des ménages, nombre deviennent résidences principales donc la politique en faveur du logement. Néan-
de logements vacants et de résidences population augmente et inversement ;
moins, l'aide publique à l'habitat
secondaires inchangés ;
- « l’effet collectivités » représente lapermet le plus souvent d'éviter la perte
- « l’effet taille des ménages » : lié à variation de la population vivant en d'habitants.
l’évolution de la taille moyenne des collectivités.
Source : Insee, recensements de la population 1990 et 1999 Eric AMBIAUD
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