On pardonne tout à son quartier sauf... linsécurité, les dégradations, le bruit

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Dans leur immense majorité, les Français trouvent leur quartier agréable à vivre. Pourtant, cela ne les empêche pas d’émettre des critiques : dangers de la circulation, difficultés pour garer sa voiture, manque d’animation, de commerces, pollution, bruit... La délinquance n’est pas la préoccupation la plus fréquemment citée mais passe en première position quand les habitants sont insatisfaits de leur quartier. Le sentiment d’insécurité est plus courant dans les quartiers où les revenus sont faibles. Les habitants des zones urbaines sensibles, particulièrement confrontés à ces problèmes, déplorent cependant souvent la mauvaise réputation de leur quartier. Les Français plébiscitent leur quartier Qui aime bien... critique bien L’insécurité au cœur des préoccupations des insatisfaits La ville à la campagne... et réciproquement ! Insécurité et problèmes de drogue contribuent à la mauvaise réputation des Zus Encadré Lien entre sentiment d’insécurité et délinquance subie : fort mais pas systématique
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1133 - MAI 2007
Prix: 2,30€
On pardonne tout à son quartier
sauf... l’insécurité,
les dégradations, le bruit
Thomas Le Jeannic, division Conditions de vie des ménages, Insee
ans leur immense majorité, les installer et la plupart du temps, elles y vivent
depuis de nombreuses années. C’est ce queFrançais trouvent leur quartier
déclarent 93 % des femmes et 95 % des hom-Dagréable à vivre. Pourtant, cela ne
mes de plus de 70 ans. Chez les jeunes, cet atta-
les empêche pas d’émettre des critiques :
chement est un peu moindre mais reste très
dangers de la circulation, difficultés pour majoritaire : 85 % des 14-24 ans ont répondu
garer sa voiture, manque d’animation, de positivement.
commerces, pollution, bruit... L’opinion favorable sur le quartier où l’on vit va
croissante avec le revenu du ménage mais égale-La délinquance n’est pas la préoccupa-
ment avec le revenu moyen des habitants dution la plus fréquemment citée mais
quartier (graphique 1), et ces deux effets se conju-
passe en première position quand les ha-
guent. Ainsi, pour les ménages appartenant à la
bitants sont insatisfaits de leur quartier. même tranche de revenu, l’opinion favorable aug-
Le sentiment d’insécurité est plus cou- mente avec le revenu médian du quartier, et pour
rant dans les quartiers où les revenus un même revenu médian du quartier, les habitants
sont d’autant plus satisfaits qu’ils sont plus aisés.sont faibles. Les habitants des zones ur-
Les habitants des quartiers les plus modestesbaines sensibles, particulièrement con-
erappartenant au 1 quartile de revenus sont ainsi
frontés à ces problèmes, déplorent
trois fois plus nombreux que leurs homologues
cependant souvent la mauvaise réputa- des quartiers aisés à ne pas aimer leur quartier.
tion de leur quartier.
Qui aime bien... critique bien
À la question « Votre quartier ou votre village
est-il agréable à vivre ? », 91 % de la population Pour autant, les Français émettent un certain
de plus de 14 ans ont répondu « oui tout à fait » nombre de critiques à l’encontre de leur quar-
ou « oui plutôt » en 2005-2006. tier ou de leur village. Leur principal souci est
Les personnes âgées sont les plus attachées à lié à la circulation et à l’utilisation de la voiture.
leur quartier. Elles ont souvent choisi de s’y En 2005 comme en 2006, 45 % des personnes
1 Personnes trouvant leur quartier agréable à vivre, selon le revenu du ménage
(quartiles) et celui des habitants du quartier
%
100
80
60
Quartier modeste Quartier intermédiaire Quartier aisé Rural et petites agglomérations
er e e e1 quartile 2 quartile 3 quartile 4 quartile
1. Les ménages sont classés en quatre quartiles selon leurs revenus déclarés à l'enquête, dans l'ensemble des ménages résidant en France. Les
quartiers sont classés selon la médiane des revenus des habitants en 2001. Quartier modeste : médiane < 18 000€. Quartier intermédiaire : mé-
diane de 18 000€ à25000€. Quartier aisé : médiane≥ 25 000€.
erLecture : dans les quartiers modestes, 69 % des personnes appartenant au quart des ménages français ayant les revenus les plus faibles (1 quar-
etile) considèrent que leur quartier est agréable à vivre, contre 81 % des personnes du 4 quartile.
Champ : population de 14 ans ou plus résidant dans les agglomérations de plus de 10 000 habitants.
Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie «Cadre de vie et sécurité» 2005-2006 empilées, Insee.
INSEE
PREMIEREconsidèrent que les dangers de la circu- des raisons de sécurité, 12 % se sentent moitié de cette population considère que
lation sont un problème pour leur quar- en insécurité dans le quartier, 9 % à l’in- l’environnement du quartier est dégradé
tier ou village (graphique 2). Gênés par térieur même du domicile. et, pour une personne sur deux, la mau-
les véhicules des autres, les Français vaise réputation de leur quartier est un
n’en sont pas moins préoccupés par l’uti- problème.
L’insécurité au cœur deslisation du leur : 39 % se plaignent du Par ailleurs le bruit et le manque d’espa-
manque de places de stationnement. Le ces verts les gênent deux fois plus quepréoccupations des insatisfaits de transports en commun, les autres, la moitié notamment se plaint
moins souvent cité puisqu’en dixième Un peu moins d’une personne sur dix ne de ce que leur quartier est trop bruyant.
position, concerne tout de même un trouve pas son quartier agréable à Le manque d’équipements (équipe-
quart de la population. vivre. La plupart des critiques, et particu- ments sportifs, de la petite enfance, ser-
Le manque d’animation, de commerces lièrement celles touchant à la sécurité, vices médicaux, écoles, commerces) est
et d’activités pour les jeunes font partie rencontrent plus d’écho chez ces insatis- un peu plus souvent cité mais reste à
du deuxième groupe de critiques (28 à faits. La délinquance est citée comme des niveaux très proches de ceux de
30 % de la population). une préoccupation par près des deux l’ensemble de la population, voire plus
À peu près au même niveau avec 28 %, tiers de ces personnes, c’est-à-dire 2,2 faibles comme pour les transports en
la délinquance et les incivilités n’arrivent fois plus que dans l’ensemble de la commun.
qu’en sixième position des préoccupa- population ; elle arrive ainsi au premier
tions, juste devant la pollution, le manque rang des critiques devant les dangers de
d’équipements sportifs et le bruit. la circulation.
La ville à la campagne...
Dans des proportions de critiques supé- Plus du tiers de ces personnes insatisfai-
et réciproquement !rieures à 20 % apparaissent également tes se sentent en insécurité dans leur
le manque d’équipements liés à la petite quartier, c’est trois fois plus que la
Les habitants des zones périurbaines,enfance, le manque d’espaces verts, ou moyenne ; 18 % d’entre elles renoncent à
des pôles ruraux et du rural isolé sontencore l’environnement du quartier sortir seules parfois ou souvent à cause
unanimes quant à l’appréciation de leurdégradé par la saleté et le manque de la présence de groupes de personnes
cadre de vie : 94 % en sont satisfaits.d’entretien. qu’elles jugent inquiétants, soit près de
(tableau). Délinquance, sentiment d’in-Le sentiment d’insécurité, plus assimi- quatre fois plus que dans l’ensemble de la
sécurité, drogue, alcool, bruit, pollutionlable à de la peur, est moins prégnant : population. Elles sont plus souvent gênées
et... manque d’espaces verts ne sont16 % des personnes interrogées disent par des consommateurs d’alcool (28 %)
pas leur préoccupation principale. Enrenoncer parfois ou souvent à sortir pour ou de drogue (23 %). Un peu plus de la
revanche, ils se plaignent d’être « loin
de tout » et du manque d’équipements Critiques sur le quartier
que l’on pourrait qualifier d’urbains :La population insatisfaite de son quartier par rapport à l'ensemble de la population
commerces, activités pour les jeunes et
Dangers de la circulation
surtout transports en commun.Manque de places de stationnement
Si le sentiment d’insécurité dans le quar-Manque d'animation
tier ou le village y est moins fréquent,Manque de commerces
Manque d'activités pour les jeunes avoir peur chez soi est aussi fréquent
Préoccupé par délinquance, incivilités qu’à Paris (8 %). Il est vrai que cela
Pollution dépend beaucoup du type d’habitat.
Manque d'équipements sportifs Toutes choses égales par ailleurs, ce
Bruit sentiment est plus élevé dans les mai-
Manque de transports en commun sons isolées, et plus encore lorsqu’elles
Manque d'équipements pour la petite enfance sont situées en dehors des
Environnement dégradé
agglomérations.
Manque d'espaces verts
Préoccupation pour la délinquance et
Manque de lieux de rencontre
sentiment d’insécurité dans son quartier
Quartier loin de tout
augmentent nettement avec la densitéRenoncer à sortir seul par insécurité
urbaine. Les habitants de Paris et deManque de services médicaux
sa banlieue sont particulièrement sen-Mauvaise réputation
sibilisés à ces questions, ainsi queS'y sentir en insécurité
ceux des villes-centres des grandesGêné par l'alcool (déchets, bagarres, dégradations)
Manque d'écoles, collèges, lycées agglomérations. Près de deux de cesPopulation insatisfaite
de son quartierGêné par la drogue (revente, consommateurs, déchets) habitants sur cinq considèrent la délin-
Ensemble de la populationInsécurité au domicile quance comme un problème dans leur
Présence de groupes inquiétants quartier et près d’un sur cinq s’y sent
0 1020 3040 5060
personnellement en insécurité. Il est%
vrai que le niveau de délinquance y estChamp : population de 14 ans ou plus résidant dans les agglomérations de plus de 10 000 habitants.
Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie « Cadre de vie et sécurité » 2005-2006 empilées, Insee. plus élevé : dans les agglomérations
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREles villes-centres des agglomérations deLien entre sentiment d’insécurité et délinquance subie :
plus de 100 000 habitants, sans toutefoisfort mais pas systématique
atteindre les faibles valeurs des zones
Les personnes préoccupées par la délin- notent plus souvent dans leur quartier des
urbaines sensibles (67 %).
quance ou en insécurité ont plus souvent dégradations d’équipements collectifs (de
Quelle que soit la zone de résidence, à
subi des violences (agressions, vols, 50 à 63 % contre 21 %) ainsi que la présence
l’exception de Paris, les dangers de la cir-
vandalisme...) au cours des deux dernières de vendeurs, de consommateurs ou de dé-
culation sont l’une des deux préoccupa-années que les autres. C’est le cas pour les chets liés à la drogue (de 25 à 35 % contre
tions les plus souvent citées. Si cespersonnes en insécurité dans le quartier, 10 %). Sentiment d’insécurité et préoccu-
dangers préoccupent deux Parisiens surun peu moins pour celles qui ont peur chez pation sont donc largement alimentés par
elles. Elles ont plus souvent subi des agres- des actes de délinquance non dirigés di- cinq, ils se démarquent en citant trois fois
sions physiques, des vols personnels dans rectement contre les personnes ou leurs sur quatre le manque de places de sta-
le quartier ou des cambriolages de leur rési- biens personnels, mais contre le quartier tionnement, devant la pollution et le bruit.
dence. Pour autant, ce type de délinquance lui-même. A contrario, des personnes peu-
ne touche guère qu’une minorité de ces vent elles-mêmes avoir été des victimes ou
populations. Plus courants, les actes de avoir constaté des problèmes dans le quar- Insécurité et problèmes
vandalisme sur le logement ou sur la voi- tier, sans pour autant être particulièrement
de drogue contribuent
ture concernent 22 % à 27 % des inquiets, sensibles à la délinquance. Le lien entre in-
à la mauvaise réputation des Zuscontre 8 % des personnes qui n’ont ni peur sécurité et délinquance subie est donc fort
ni ne sont préoccupées. Les mêmes mais pas systématique.
L’inquiétude sur l’insécurité dans son
de plus de 100 000 habitants, un habi- gênés par des consommateurs de quartier augmente quand le revenu
tant de banlieue a deux fois plus de drogue ou d’alcool. médian du quartier diminue. Ainsi les
risque de se faire agresser dans son Par ailleurs, les villes-centres et Paris, quartiers dont les revenus des habitants
quartier, et près de trois fois plus s'il mieux dotées en équipements urbains, sont plus faibles sont davantage concer-
réside en ville-centre qu'un habitant du présentent d’autres inconvénients aux nés par ces inquiétudes (graphique 3).
rural isolé. yeux de leurs habitants : environnement Les zones urbaines sensibles sont parti-
Un Francilien sur cinq dit renoncer parfois dégradé, bruit et pollution, manque de culièrement symptomatiques de cet état
ou souvent à sortir seul de chez lui pour places de stationnement et d’espaces de faits puisque 60 % de leurs habitants
des raisons de sécurité, un sur quatre verts. Au total, la part de personnes satis- considèrent la délinquance dans leur
dans les grandes villes de province. Ils se faites de leur quartier y est un peu moins quartier comme un problème, et cette
déclarent plus fréquemment qu’ailleurs forte qu’ailleurs : 89 % à Paris, 86 % dans préoccupation est la plus souvent citée.
Les caractéristiques du quartier de résidence selon le type de commune
en %
Agglomération Agglomérations de Agglomérations de
Péri- Pôles Ruralparisienne plus de 100 000 hab. moins de 100 000 hab.Caractéristiques du quartier de résidence ZUS
urbain ruraux isolé
Paris Banlieue Ville centre Banlieue Ville centre Banlieue
Agréable à vivre 89 88 86 92 87 92 95 94 94 67
Dangers de la circulation 41 42 47 45 49 44 49 42 38 49
Manque de places de stationnement 76 51 57 39 44 28 26 38 19 47
Manque d'animation 25 32 32 24 34 24 30 28 31 38
Manque de commerces 17 29 18 23 19 26 38 26 43 22
Manque d'activités pour les jeunes 22 24 30 22 28 26 34 26 34 34
Préoccupé par délinquance, incivilités 38 35 38 30 33 26 23 26 14 60
Pollution 61 32 40 30 30 24 20 20 15 36
Manque d'équipements sportifs 32 25 26 26 20 22 31 24 26 27
Bruit 462837 2730 26 19 18 12 43
Manque de transports en commun 8 19 7 19 17 21 40 30 37 11
Environnement dégradé 43 25 34 19 28 16 14 18 11 52
Manque d'espaces verts 42 27 34 23 26 14 11 16 8 34
Quartier loin de tout 8 18 8 12 11 15 23 18 34 31
Renoncer à sortir seul par insécurité 21 21 24 16 22 16 10 14 7 30
Mauvaise réputation 19 21 22 15 19 8 7 11 4 58
S'y sentir en insécurité 20 18 21 12 16 9684 32
Gêné par l'alcool (déchets, bagarres, dégradations) 21 13 19 12 15 9 8 10 6 25
Gêné par la drogue (revente, consommateurs, déchets) 19 14 13 9 11 8773 25
Insécurité au domicile 8 10 10 9 12 9898 16
9 8 9 5 7 4121 17Présence de groupes inquiétants
Lecture : 76 % des Parisiens pensent que leur quartier manque de places de stationnement.
Champ : population de 14 ans ou plus résidant dans les agglomérations de plus de 10 000 habitants.
Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie «Cadre de vie et sécurité» 2005-2006 empilées, Insee.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREÊtre gêné par la drogue ou l’alcool:ona Opinions sur la sécurité dans le de ces quartiers ne sont pas particulière-
d’abord demandé aux personnes si ellesquartier selon le niveau de revenu ment sensibles aux manques d’équipe-
avaient observé dans leur quartier, d’a-
des habitants du quartier ments et de transports en commun.
près leur expérience directe, des problè-%
60 mes liés à la drogue (revente,
consommation ou déchets comme les se-Sources50
ringues) ou liés à l’alcool (déchets comme
les bouteilles vides, bagarres ou dégrada-40
Depuis 1996, en janvier de chaque année, tions suite à une consommation exagérée
30 l’Insee mesure la délinquance subie par la d’alcool). Dans l’affirmative, on leur de-
population (cambriolages, vols liés à la voi- mandait ensuite si la présence dans leur
20 ture, agressions et vols personnels), ainsi que quartier ou village de vendeurs, de
son sentiment d’insécurité à l’aide des enquê- consommateurs ou de déchets liés à la
10
tes permanentes sur les conditions de vie des drogue était gênante ; de même pour les
ménages (EPCV). En 2005 et en 2006, ces problèmes liés à la consommation exces-0
quartier quartier quartier enquêtes ont été complétées par une partie sive d’alcool.
modeste intermédiaire aisé variable intitulée « Cadre de vie et sécurité » Quartier ou village:pourunmêmelieudepréoccupé par délinquance, incivilités
(CVS) permettant notamment d’aborder les résidence, le contour du quartier ou du villagemauvaise réputation
actes de vandalisme contre les résidences et peut varier d’un individu à l’autre. Dans les'y sentir en insécurité
les voitures, et les problèmes dans le quartiergêné par l'alcool (déchets, bagarres, dégradations) questionnaire, il est laissé à la libre appré-
gêné par la drogue (revente, consommateurs, déchets) de résidence liés à la consommation de ciation de l’enquêté.
présence de groupes inquiétants drogue et d’alcool. L’étude a été réalisée sur
Revenus médians des habitants du quartier :
Note : le revenu des habitants du quartier est mesuré par la la période 2005-2006, ce qui permet de dou-
ils sont issus de l’enquête sur les revenus
médiane des revenus des habitants en 2001. Quartier mo- bler l’échantillon, qui comporte ainsi 20 000
fiscaux de 2001. Il s’agit de la médiane des
deste : médiane < 18 000€. Quartier intermédiaire : médiane individus de plus de 14 ans. Une extension
revenus (la moitié des habitants ont un re-de 18 000€à25000€. Quartier aisé : médiane≥ 25 000€. nationale sur les Zus a été faite afin de rendre
venu supérieur) par quartier Iris, décou-Champ : population de 14 ans ou plus résidant dans les ag-
les résultats représentatifs sur ces zones.
page réalisé par l’Insee dans lesglomérations de plus de 10 000 habitants.
Source : enquêtes permanentes sur les conditions de vie agglomérations de plus de 10 000 habitants
«Cadre de vie et sécurité» 2005-2006 empilées, Insee. à partir du recensement de la population.Définitions
Périurbain : toute commune dont au moins
Près d’un tiers des habitants s’y sentent
40 % de la population résidente ayant un
en insécurité. De ce fait, presque autant Préoccupation pour la délinquance, emploi va travailler quotidiennement dans
peur, sentiment d’insécurité :ondis-renoncent parfois ou souvent à sortir de un pôle urbain (unité urbaine d’au moins
tingue en général préoccupation et senti- 5 000 emplois).chez eux, dont 17 % en raison de grou-
ment d’insécurité. Les personnes dites
Pôles ruraux : petites unités urbainespes de personnes qui les inquiètent près
préoccupées par la délinquance, pour el-
ayant entre 2 000 et 5 000 emplois sur leurde leur domicile. Dans les Zus, un habi- les-mêmes ou leurs proches, sont ici celles
territoire.
tant sur quatre se dit gêné par la drogue, qui ont répondu par l’affirmative à la ques-
Zones urbaines sensibles (Zus) : territoi-
tion « Selon vous, votre quartier ou votreque ce soit par la présence de vendeurs
res infra-urbains définis par les pouvoirs
village est-il concerné par le problème sui-ou de consommateurs et de leurs publics pour être la cible prioritaire de la po-
vant : la délinquance, les incivilités ? ». Le
déchets, contre un sur huit en moyenne. litique de la ville, en fonction des considéra-
sentiment d’insécurité, plus proche de la
tions locales liées aux difficultés quePlus d’une personne sur deux se plaint notion de peur, est mesuré soit au domicile
connaissent les habitants de ces territoires.d’un environnement dégradé et, de soit dans le quartier par les questions sui-
vantes : « Vous arrive-t-il personnellementmanière très amplifiée, la mauvaise réputa-
de vous sentir en insécurité - à votre Bibliographietion du quartier est un problème pour 58 %
domicile ? - dans votre quartier ou votre vil-
de la population, quatre fois et demi plus
lage ? ». D’autres questions précisent la na-
que la moyenne nationale. ture de cescraintes:«Danslavie Le Jeannic T., « Insécurité : perceptions et
Le bruit et la pollution ne semblent pas courante, vous arrive-t-il de renoncer à sor- réalités», Données sociales, 2006, Insee.
tir seul(e) de chez vous pour des raisons de PanKéShonJ.L.,«Lareprésentationdesconsidérés comme des gênes caractéristi-
sécurité?»et«Auxabordsde votredomi- habitants de leur quartier : entre bien-êtreques des Zus, mais plutôt des quartiers
cile, y a-t-il, en particulier, des groupes de et repli», Économie et Statistique,n°386,
modestes en général. De même, la gêne
personnes qui vous inquiètent au point de 2005, Insee.
occasionnée par les consommateurs d’al- renoncer à sortir ? ». Ici, les personnes en Rizk C., « Citadins, votre quartier est-il
cool est très liée à la faiblesse des revenus insécurité sont celles qui ont répondu « Oui agréable à vivre ? », Insee Première, n° 934,
souvent » ou « Oui parfois » à ces questions. décembre 2003.dans le quartier. En revanche, les habitants
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