Personnes âgées dépendantes : le maintien à domicile, solution privilégiée mais exigeante

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Les années 2030 verront le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans franchir la barre des 300 000. Le vieillissement, phénomène plus marqué dans la Meuse et dans les Vosges, est également très présent en Moselle et Meurthe-et-Moselle. Le placement en établissement concerne surtout les personnes âgées en perte d’autonomie. Parmi les 42 000 bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie, 20 000 vivent en établissement et sont fortement dépendants. Depuis quelques années, le maintien à domicile est préféré au placement en établissement, notamment pour des personnes souffrant d’une légère perte d’autonomie. Ce choix implique de maintenir sur le territoire lorrain un nombre suffisant et bien réparti de professionnels de santé, notamment les médecins généralistes. Plusieurs mesures visent d’ores et déjà à renforcer l’attractivité de l’exercice de la médecine généraliste libérale sur l’ensemble des territoires lorrains. Sommaire Un vieillissement annoncé Faire correspondre l’offre en établissements aux besoins locaux Le maintien à domicile : une alternative exigeante Une démographie médicale mal répartie sur le territoire Des départs certains, des installations à motiver Des mesures immédiates, des effets différés La consommation médicale : liée au vieillissement Un vieillissement annoncé Faire correspondre l’offre en établissements aux besoins locaux Le maintien à domicile : une alternative exigeante Une démographie médicale mal répartie sur le territoire Des départs certains, des installations à motiver Des mesures immédiates, des effets différés La consommation médicale : liée au vieillissement
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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°
Personnes âgées dépendantes :289N
Yann KUBIAK
ARS Lorraine
Les années 2030 verront le nombre de personnes âgées de plus de
75 ans franchir la barre des 300 000. Le vieillissement, phénomène plus
marqué dans la Meuse et dans les Vosges, est également très présent
en Moselle et Meurthe-et-Moselle. Le placement en établissement concerne
surtout les personnes âgées en perte d’autonomie. Parmi les 42 000
bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie, 20 000 vivent
en établissement et sont fortement dépendants. Depuis quelques années,
le maintien à domicile est préféré au placement en établissement,
notamment pour des personnes souffrant d’une légère perte d’autonomie.
Ce choix implique de maintenir sur le territoire lorrain un nombre suffisant
et bien réparti de professionnels de santé, notamment les médecins
généralistes. Plusieurs mesures visent d’ores et déjà à renforcer
l’attractivité de l’exercice de la médecine généraliste libérale sur
l’ensemble des territoires lorrains.
En 2006, plus d’un Lorrain sur cinq (21%) tements lorrains, plus urbanisés,
était âgé de 60 ans ou plus. Cette proportion at- Meurthe-et-Moselle et Moselle. Toutefois, les
teindra 27% en 2021 et plus de 30% en 2031. projections réalisées sur le département de la
Plus de 184 000 habitants étaient âgés d’au Moselle font apparaître une accélération du
moins 75 ans, soit 7,9% de la population lorraine. vieillissement de la population. D’ici à 2031, le
À l’horizon 2031, cette classe d’âge comptera nombre de Mosellans âgés de 60 ans ou plus
près de 300 000 personnes, soit un Lorrain sur devrait progresser de 54,2%, contre moins de
huit. 40% en Meurthe-et-Moselle. L’augmentation
continue de l’espérance de vie alimente les
tranches d’âges les plus élevées.Un vieillissement annoncé
Tendance lourde de la démographie régio- Faire correspondre l’offre en
nale, le n’est pas homogène sur établissements aux besoins
l’ensemble du territoire. Les départements les
locaux
plus concernés sont la Meuse et les Vosges,
où respectivement 24,5% et 26,1% des habi- Anticiper le vieillissement à un niveau terri-
tants sont âgés de 60 ans ou plus. À l’inverse, torial fin est indispensable pour une poli-
cette tranche d’âge est proportionnellement tique éclairée de prévention et
moins importante dans les deux autres dépar- d’accompagnement de la dépendance. Cette
Vdernière appelle une réponse in- vieillissants et moins dotés, à decins généralistes. Ces derniers
dividualisée, proportionnée à la l’instar du Bassin Houiller, en Mo- occupent une place centrale dans le
perte d’autonomie engendrée. Au selle-Est. Dans la décennie à ve- dispositif, en tant que prescripteurs.
31 décembre 2009, en Lorraine, nir, un rééquilibrage territorial de Les difficultés qui pourraient à
42 461 personnes de 60 ans ou l’offre sera nécessaire, afin de ré- moyen terme frapper cette profes-
plus bénéficient de l’allocation pondre au mieux aux besoins lo- sion auraient des conséquences
personnalisée d'autonomie, 38% calisés. importantes sur l’ensemble du
résident en institution. Plus de système de soins ambulatoires de la
60% des bénéficiaires présentent région.Le maintien à domicile :
une perte d’autonomie totale ou une alternative exigeante
sévère. Plus le degré de dépen- Une démographie
Pour les personnes moins dépen-
dance est élevé, plus le place- médicale mal répartiedantes (GIR 3 ou 4), le maintien à
ment en institution s’avère sur le territoiredomicile est la solution choisie dans
nécessaire voire indispensable. À
plus de huit cas sur dix. Ce mode deer En Lorraine, les difficultés à venircet effet, au 1 janvier 2011, la
prise en charge a la faveur des pa-
sont déjà identifiées, même s’il n’y aLorraine compte 269 établisse-
tients et de leurs familles. Il est éga-
jamais eu autant de médecins enments réalisant de l’accueil pour
lement encouragé par les pouvoirs
activité : une densité médicale infé-personnes âgées dépendantes en
publics dans une logique de maî-
rieure à la moyenne nationale, maishébergement permanent, soit une
trise des coûts.
surtout de fortes disparités territoria-offre de 19 574 places installées.
Le maintien à domicile des person- les et une forte proportion de méde-Le taux d’équipement varie forte-
nes âgées coûte en effet globale- cins qui cesseront leur activité dansment selon le territoire considéré,
ment moins cher que le placement les dix prochaines années.de 48,3 places pour 1 000 per-
en institution. Toutefois, il requiertsonnes âgées de 75 ans et plus Avec 102 médecins généralistes li-
une présence suffisante et unedans le Territoire de Santé de béraux pour 100 000 habitants
bonne répartition géographique des erProximité (TSP) de Longwy, à plus (source ADELI au 1 janvier 2011), la
professionnels de santé de premierde 180 pour 1 000 dans le TSP de Lorraine se situe légèrement en
recours. Dans cette approche pluri-l’Ouest vosgien. En regard du dessous de la moyenne nationale
professionnelle, la coordination estvieillissement, l’offre en structu- (109 généralistes pour 100 000 habi-
indispensable entre infirmiers, kiné-res risque à terme d’être insuffi- tants). Certains territoires de santé
sithérapeutes, pharmaciens et mé-sante dans des territoires très souffrent déjà d’une présence médi-
cale très en deçà de la moyenne ré-
gionale. Dans la Meuse, la densitéRépartition des places en EHPAD au 1er janvier 2011
médicale est de près de 20 points
Nombre de places par TSP inférieure à celle de la région. En
Moselle, pourtant département ur-
bain et le plus peuplé de Lorraine, la
densité médicale est inférieure au
LONGWY
niveau régional. Ce chiffre n’inclut
THIONVILLE
PAYS toutefois pas les centres de santé
DE
SARREGUEMINES-BITCHE-SARRALBE
PAYS miniers, très présents dans le Bas-
DE
BRIEY sin houiller, et dans lesquels les mé-
PAYS DE VERDUN
PAYS COEUR DE LORRAINE BASSIN HOUILLER decins ont un statut de salariés. CesMETZ
centres accueillent désormais tous
les patients, affiliés ou non au ré-
PAYS gime minier.DU VAL DE LORRAINE
PAYS DE SARREBOURG Les inégalités sont encore plus
ET DU SAULNOIS
criantes au niveau des territoires de
PAYS BARROIS
ET NANCYSUD-OUEST santé de proximité. Ainsi, les paysDU HAUT VAL DE MEUSE MEURTHE
ET PAYS LUNÉVILLOIS de Verdun et du Barrois font partieMOSELLAN
des territoires de Lorraine où le
nombre de médecins généralistes li-
Nombre de places béraux est le plus faible.
pour personnes âgées
DÉODATIEde 75 ans et plus OUEST VOSGIEN
Nombre de places
VOSGES CENTRALES
Des départs certains,de 48 à 70
de 71 à 110 des installations à
PAYS
de 111 à 14 0 DE REMIREMONT motiverET DES VALLEES
de 141 à 181
À l’image de la population, la profes-
Source : FINESS - Projections de population INSEE
EHPAD : établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes sion médicale est vieillissante. Au
er1 janvier 2011, sur les 2 404 mé-Source : Finess - Insee, projections de population
2
IGN - Insee 2012decins généralistes libéraux exer- À plus court terme, le nombre de jets sont soutenus conjointement
çant en Lorraine, 38,7% sont âgés postes d’internat en spécialité «mé- par des communautés de commu-
de 55 ans ou plus et mettront proba- decine générale» a été fortement re- nes et des professionnels de santé.
blement fin à leur activité dans les levé en Lorraine : 146 postes La pluridisciplinarité permet de pla-
dix ans à venir. Ces cessations d’internat en 2011, contre 88 en cer le patient dans un parcours de
d’activité tireront à la baisse la den- 2004. D’autres dispositifs incitatifs soin, et incite les professionnels à
sité médicale, car les départs ne se- existent, comme les contrats d’en- une meilleure coordination, source
ront pas compensés en totalité par gagement de service public qui ont de confort pour le patient et d’éco-
les nouvelles installations. Par ail- pour objectif «de fidéliser des jeu- nomie pour la collectivité. L’exercice
leurs, ces installations devraient nes médecins dans des spécialités en groupe est plébiscité par les jeu-
continuer de se concentrer sur le sil- et des lieux d’exercice fragiles où la nes professionnels. Depuis 2010,
lon lorrain, et ainsi accentuer les continuité des soins est menacée». onze projets ont été validés par
inégalités entre territoires, au détri- En Lorraine, pour l’année universi- l’ARS. Actuellement, plus de vingt
ment des marges, moins attractives. taire 2010-2011, près de la moitié projets de maison de santé plu-
Sur la période 2006-2011, les flux des 17 contrats proposés ont été si- ri-professionnelles sont en cours
nets d’installation sont lourdement gnés. Dans le cadre du Projet Ré- d’installation. L’année dernière,
déficitaires sur certains territoires gional de Santé, des bassins de vie cette formule a permis six installa-
lorrains comme Longwy ou et des bassins de services intermé- tions de jeunes médecins dans la
Bar-le-Duc. Aux problèmes de den- diaires ont été classés "fragiles". Meuse.
sité et de flux d’installation s’ajoute Dans ces bassins, les profession-
celui de la localisation des prati- nels bénéficieront d’aides à l’instal- La consommation
ciens. À densité équivalente, les ca- lation. La grande majorité des zones
médicale : liée au
binets médicaux sont deux fois plus éligibles se trouve dans la Meuse et
vieillissementconcentrés géographiquement dans dans les Vosges. L’ARS et la Faculté
le Lunévillois que dans le TSP de de médecine soutiennent également Le défi posé par le vieillissement de
Thionville. Ces effets d’aggloméra- la mission de maître de stage. Dans la population en termes d’accès aux
tion de l’offre médicale tendent à ce cadre, le Conseil Régional de soins de premier recours est bien
augmenter le temps d’accès moyen Lorraine aide financièrement les plus large que la seule réponse au
au médecin le plus proche, pour les maîtres de stage exerçant en zone problème de la dépendance et du
habitants des communes périphéri- rurale. Leur mission consiste en ef- maintien à domicile. Entre 2008 et
ques. Aussi, si ces tendances se fet à faire découvrir le métier et le 2010, les médecins généralistes lor-
poursuivaient – baisse du nombre terrain à de futurs professionnels. rains ont effectué annuellement plus
de médecins et concentration de de dix millions de consultations, soitD’autres initiatives existent déjà, no-
l’offre autour du sillon lorrain – elles en moyenne quatre consultationstamment le développement des mai-
pourraient creuser encore davan- par an et par habitant. Un lien positifsons médicales de santé ou des
tage les inégalités d’accès aux soins se dégage entre vieillissement et ni-maisons de santé pluri-profession-
entre les différents territoires lor- veau de consommation de soins.nelles. Ces structures sont implan-
rains. Environ 16% des consultations gé-tées dans des zones où l’offre
néralistes en Lorraine sont le fait demédicale est déficitaire, et les pro-
Des mesures
immédiates,
Beaucoup plus de départs que d'installations dans les TSPdes effets différés
de Bar-le-Duc et de Longwy
Des mesures ont été prises pour Installations et départs de médecins généralistes libéraux de 2006 à 2011 par TSP
prévenir la constitution de déserts
médicaux. Le numerus clausus na- Bar-le-Duc
Longwytional, nombre d’étudiants en méde-
Verdun
cine admis au terme de la première Sarrebourg
Saint-Dié-des-Vosgesannée d’études est de 8 000 étu-
Neufchâteau
diants en 2012, contre 7 400 étu- Pont-à-Mousson
Nancy en 2011, et 4 100 en 2001. À
Metz
Nancy, sur la même période, le Thionville
Commercynombre de places ouvertes a quasi-
Toul
ment doublé, passant de 156 en DépartsÉpinal
2001 à 306 en 2011. Ce renforce- Remiremont Installations
Sarregueminesment des effectifs ne produira ses
Lunéville
effets qu’à la fin de la décennie et Briey
Forbachne résoudra pas l’insuffisante im-
Dieuze
%plantation dans les zones fragiles, la Saint-Mihiel
liberté d’installation restant pour
0 5 10 15 20 25 30
l’instant la règle.
Source : Assurance maladie
3patients âgés de 75 ans et plus, rable au niveau national. Partout ail- Plus la part des ouvriers est
alors que les personnes de cet âge leurs, il est plus élevé, en particulier importante, plus la consommation
ne représentent que 8% de la popu- en Moselle-Est dans le Saulnois, médicale généraliste par habitant
lation régionale. Cette surreprésen- dans le TSP de Sarreguemi- est élevée. Ce résultat fait écho
tation résulte de l’apparition, nes-Bitche-Sarralbe et dans le Bas- dans une région où la part des ou-
généralement avec l’âge, de patho- sin Houiller. vriers dans la population active de-
logies ou de maladies chroniques meure 5 points au-dessus de laParmi les déterminants sociodémo-
(diabète, hypertension, maladies car- moyenne nationale, et où, dans lesgraphiques, plus la part des 75 ans
dio-vasculaires). Ces pathologies ou anciens bassins industriels, une partet plus est importante dans une
maladies nécessitent dans la plupart importante des retraités sont d’an-commune, plus le nombre de
des cas des traitements qui ne relè- ciens ouvriers.consultations généralistes est élevé.
vent pas de la dépendance. Ce résultat vient confirmer ceteris Les facteurs d’offre médicale in-
Toutefois, le vieillissement n’est pas paribus l’influence du vieillissement fluent moins sur la consommation
le seul facteur qui conditionne la sur la consommation de soins, à médicale que les facteurs sociodé-
consommation de soins observée. état de santé et offre médicale don- mographiques ou de santé. Ils
En effet, le nombre d’actes médi- nés. Il en est de même pour le jouent toutefois un rôle significatif.
caux généralistes par habitant est nombre annuel de naissances enre- Toutes choses égales par ailleurs,
très variable entre les communes ou gistrées dans la commune. Les ef- plus la densité médicale est élevée
territoires de santé de proximité de fets de ces deux facteurs tendent à dans un TSP, plus la consommation
Lorraine. valider l’idée que la consommation médicale est importante dans les
de soins se concentre aux deux ex- communes qui le constituent. Ce ré-Si la consommation de soins résulte
trémités de la vie. Toutefois, la part sultat valide l’idée selon laquelleprincipalement de comportements
des enfants de moins de 5 ans une offre abondante génère saindividuels non observés, elle dé-
n’influe pas significativement sur la propre demande. Cette théorie ditepend également, pour partie, de l’é-
consommation médicale généra- «de la demande induite» a justifiétat de santé de la population, de sa
liste. Autre facteur sociodémogra- pendant ces dernières décennies lecomposition sociodémographique et
phique influent au niveau maintien d’un numerus clausus bas.de l’offre médicale de proximité.
communal, la part des femmes est Toutefois, à densités médicales
Toutes choses égales par ailleurs, corrélée positivement avec la égales, la consommation médicale
le nombre annuel de décès surve- consommation de médecine géné- est d’autant plus faible que la dis-
nus dans une commune est corrélé rale. L’hypothèse souvent avancée tance au plus proche médecin est
positivement à la consommation de est que les femmes, jouissant en élevée. Ce résultat confirme que le
soins généralistes de ses habitants. général d’indicateurs de santé meil- maintien voire l’accroissement du
Cette consommation est d’autant leurs que ceux des hommes, sont nombre de médecins dans la région
plus élevée que la commune se plus attentives à leur santé ou celle est une condition nécessaire mais
trouve dans un territoire de santé de de leurs enfants. insuffisante pour assurer sur le terri-
proximité où le taux de mortalité toire lorrain un accès homogène aux
Enfin, la question des inégalités so-standardisé est élevé. Cet indica- soins de proximité.
ciales de santé est approchée auteur d’état de santé varie très forte-
travers de la composition sociale dement en Lorraine d’un TSP à l’autre.
la population active communale.Seul le taux de Nancy est compa-
La consommation médicale par habitant augmente avec le vieillissement
Coefficient
Nom de la variable explicative Significativité
standardisé
Nombre de décès au niveau communal lissé sur la période 2006-2008 0,14 ***
Part communale des personnes âgées de 75 ans et plus 0,13 ***
Taux de mortalité standardisé (par sexe et âge) au niveau TSP 0,13 ***
Pourcentage de femmes dans la commune 0,13 ***
Nombre de naissances au niveau communal lissé sur la période 2006-2008 0,12 ***
Part des ouvriers dans la population active communale 0,11 ***
Nombre de médecins généralistes pour 100 000 habitants au niveau TSP 0,07 **
Part des moins de 5 ans -0,03 ns
Distance moyenne au médecin le plus proche calculée dans chaque TSP -0,06 **
Variable expliquée : nombre annuel moyen de consultations généralistes par habitant (période 2006-2008)
*** : significatif au seuil de 1%
** : s au seuil de 5%
ns : non significatif
Note de lecture : Toutes choses égales par ailleurs, une augmentation de la part des personnes âgées de 75 ans et plus implique une hausse de la consommation médicale
par habitant. L'impact du vieillissement est du même ordre de grandeur (+0,13) que l'état de santé. L'offre médicale influe aussi sur la consommation mais son impact est
moitié moindre (+0,07). À offre équivalente, plus la distance au médecin le plus proche est grande, plus la consommation de soins est faible (-0,06).
4Savoir plus :
- Sur le site de l’Orsas Lorraine
http://www.orsas.fr/
- Sur le site de l’ARS Lorraine
http://www.ars.lorraine.sante.fr
- STATISS 2010 - Statistiques et in-
dicateurs de la santé et du social :
http://www.ars.lorraine.sante.fr/filead
min/LORRAINE/ARS_LORRAINE/A
CTUALITES/statiss2010.pdf
APA
er
Entrée en vigueur au 1 janvier 2002, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie
- L’accès aux soins de premiers re-
(APA) permet aux personnes de plus de 60 ans résidant en France de bénéficier
cours :
d’une aide pour accomplir des actes essentiels à leur vie. Elle prend en charge
http://www.lorraine.sante.gouv.fr/stat
tout ou partie des frais liés à la perte d’autonomie. Le montant de cette aide est
etu/etud/doc/sante/accesoin.pdf
fonction du degré de dépendance de chacun (voir Grille AGGIR). Le Conseil gé-
néral instruit les demandes et règle la prestation. L’instruction de chaque de-
Site Internet : mande s’appuie sur une analyse personnalisée des besoins. Cette évaluation
www.insee.fr est réalisée au domicile de la personne âgée. L’APA peut être accordée aux per-
sonnes placées en famille d’accueil, en établissement, ou souhaitant le main-
tien à domicile. Dans ce dernier cas, l’APA participe à la prise en charge des
dépenses qui concourent à l’autonomie et sont nécessaires au maintien à do-
micile : aide humaine, portage de repas, téléalarme, adaptation du logement,
frais de séjour en accueil temporaire ou accueil de jour.
Grille AGGIR
La grille AGGIR (autonomie gérontologique groupes iso-ressources) permet de clas-
ser les personnes âgées de 60 ans ou plus en six niveaux de perte d’auto-
nomie :
- GIR 1 : personnes confinées au lit ou au fauteuil ayant perdu leur autonomie
mentale, corporelle, locomotrice et sociale, qui nécessitent une présence indis-
pensable et continue d’intervenants.
- GIR 2 : personnes confinées au lit ou au fauteuil dont les fonctions mentales
ne sont pas totalement altérées et qui nécessitent une prise en charge pour laMinistère de l’Économie et des Finances
plupart des activités de la vie courante, ou personnes dont les fonctions menta-
les sont altérées mais qui ont conservé leurs capacités motrices.
Insee
- GIR 3 : personnes ayant conservé leur autonomie mentale, partiellement leurInstitut National de la Statistique
autonomie locomotrice, mais qui nécessitent quotidiennement et plusieurs foiset des Études Économiques
par jour des aides pour leur autonomie corporelle.Direction Régionale de Lorraine
15, rue du Général Hulot
- GIR 4 : personnes qui n’assument pas seules leur transfert mais qui, une fois
CS 54229
levées, peuvent se déplacer à l’intérieur du logement. Elles doivent être aidées
54042 NANCY CEDEX
pour la toilette et l’habillage.
Tél : 0383918585
- GIR 5 et GIR 6 : personnes très peu ou pas dépendantes (ces 2 derniers groupesFax: 0383404561
ne donnent pas droit à l’APA).www.insee.fr/lorraine
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION
Christian TOULET
Directeur régional de l’Insee
COORDINATION RÉDACTIONNELLE TSP
Bertrand KAUFFMANN
La définition des Territoires de Santé de Proximité (TSP) résulte des Schémas
Jean-Jacques PIERRE
Régionaux d’Organisation des Soins de troisième génération (SROS3). Elle
RESPONSABLE ÉDITORIALE constitue une des innovations importantes du SROS 3 en Lorraine. Le TSP doit
ET RELATIONS MÉDIAS répondre «aux besoins de la population tant sur le plan des soins que sur celui
Brigitte VIENNEAUX de la prévention, de la réinsertion et de la réadaptation». Il doit correspondre à
un «exercice collectif et interprofessionnel sur lequel s’organise la permanence
RÉDACTRICE EN CHEF
des soins» et doit permettre d’«assurer des services polyvalents et coordon-
Agnès VERDIN
nés» et «faciliter une continuité de la prise en charge». Le territoire n’est plus
envisagé comme un périmètre administratif, mais comme une zone d’organisa-
RÉALISATION DE PRODUITS
tion fonctionnelle de l’offre de soins.
ÉDITORIAUX
Édith ARNOULD Avec l’élaboration du SROS-PRS, les TSP n’ont plus de caractère officiel mais
Marie-Thérèse CAMPISTROUS conservent leur statut de territoire d’observation.
ISSN : 0293-9657
© INSEE 2012
5

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